LD6000 Terrain
Étapes faites
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Toutes méthodes confondues
Photos prises
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Dossier assurance
Préparation
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Avant intervention
Date

AChoisis ta méthode

BDémarrage rapide

Préparation : 0/0

AMatériel à embarquer

BVérifications appareil

CContexte site

Sécurité Ne jamais mesurer sur pièces sous tension. Ne jamais immerger la tête capteur H2 dans liquide, boue, poussière. Le contact avec poudre fine est interdit.

ACalculateur de gaz

Volume gaz nécessaire
L
bouteille(s) de 50 L à 200 bar (= 10 000 L détendus)
Formule G = VL × L × P × (1 + réserve) — Source : tableau LD6000, chap. 15.2.3 du manuel.

BProcédure terrain

Étapes : 0/9

Préchauffe au grand air

3 minutes obligatoires dehors (ou en zone sans H₂). Le capteur calibre son zéro. Si tu allumes en zone polluée, aucune détection ensuite.

Vidange canalisation

Mettre la conduite à vide d'eau côté à inspecter.

Raccordement bouteille

Détendeur sur bouteille N₂/H₂ 95/5. Raccorder à un côté de la conduite.

Remplissage lent

Remplir jusqu'à ce que le capteur détecte du gaz à l'autre bout. Fermer l'autre côté.

Mise en pression

Monter à la pression de contrôle (souvent 1 à 5 bar selon réseau).

Temps de migration

De quelques minutes à plusieurs heures. Sol humide normal, recouvrement 1,5 m ≈ 60 min pour atteindre la surface.

Balayage surface

Sonde H2 à 2–5 cm du sol, juste au-dessus du tracé. Avancer lentement, max 30 cm/sec.

Calibrage zéro local

En zone à concentration, faire un calibrage zéro (touche 0). La référence devient cette concentration ; on cherche ensuite l'augmentation relative.

Localisation précise

Le point de fuite = concentration maxi. Confirmer en s'éloignant : la valeur doit baisser dans toutes les directions.

CLecture écran H₂

Affichage digitSignification
000–050Bruit de fond, air ambiant
050–200Présence de gaz, hors zone fuite
200–500Approche zone fuite
500–1000Zone très probable de fuite
Important L'échelle digit (0–1000) est logarithmique, pas linéaire avec les ppm H₂. Le capteur détecte de 10 à 20 000 ppm avec résolution 1 ppm.
Seuil d'alarme

Réglage usine : 500 digits. Trois seuils programmables. Le seuil s'applique à la valeur RELATIVE (après calibrage zéro), pas à la valeur absolue.

DRétroaction sonore

Casque Recommandé

Son continu, fréquence variable. Plus aigu = plus de gaz. Permet de chercher tête baissée sans regarder l'écran.

Buzzer interne (piézo)

Suite de bips, fréquence fixe. Cadence rapide = plus de gaz. Moins précis que le casque, utile en duo.

ERéflexes avant intervention

3 erreurs à éviter

1. Allumer le détecteur dans le local fuite → calibrage faussé, 0 détection.

2. Toucher le sol avec la sonde → encrassement du capteur, durée de vie réduite.

3. Pression bouteille < 30 bar → pas assez pour finir le test, prévoir bouteille pleine.

AProcédure terrain

Étapes : 0/7

Pré-localisation aux points de contact

Microphone universel + pointe d'écoute. Écouter chaque vanne, robinet, bouche du tracé. Noter le niveau le plus élevé. Ne pas changer la sensibilité entre deux points (la valeur précédente est conservée pour comparer).

Cibler le tronçon le plus bruyant

La fuite est sur le tronçon entre les deux points où le niveau est le plus fort. Bruit sourd = fuite probable, bruit clair = écoulement / restriction.

Passer en microphone de sol

Monter le trépied LD6000 DA sur le BM, ou sortir le BMW. Filtre Sol (50–400 Hz) par défaut.

Régler la sensibilité

Auto : maintenir le bouton enregistrement jusqu'au bip. Manuel : viser barre rouge à mi-hauteur. Toute modif efface la série courante.

Balayer au sol au-dessus du tracé

Un point tous les 1 m maximum, sur 5 sec d'écoute par point. La position avec la goutte 💧 = probabilité de fuite la plus forte.

Confirmer en mesure longue durée

Au point suspect, lancer une mesure 5 ou 15 min pour s'assurer que ce n'est pas un bruit ponctuel d'environnement (canal, pompe…).

Enregistrer la série

Menu › Enregistrer › Valeurs de mesure › emplacement (1 à 20). Photo de l'écran obligatoire pour le dossier.

BChoix du mode

Mode SMART Recommandé

Combine niveau sonore + indicateur Smart (calcul fréquence × niveau × évaluation). À privilégier en environnement bruyant ou sur fuite faible. Plus la barre Smart est grande et claire, plus on est près de la fuite.

Mode F & V (fréquence + volume)

Hauteur de barre = niveau, couleur de barre = fréquence dominante. Bon compromis lecture rapide. Utile en environnement calme.

Mode V (niveau seul)

Affiche uniquement le niveau minimum mesuré. Mode classique, simple à interpréter, peu d'infos.

Mode IMPULSION

Avec générateur d'impulsions LD-PULS. Localisation conduites non-métalliques jusqu'à 2 m de profondeur. Filtre par défaut 0–1000 Hz, baisser la borne haute si générateur éloigné (0–350 Hz souvent idéal).

CFiltres préréglés

PréréglageHPBPPlageUsage
Vannes200 Hz800 Hz0–2000Robinets, bouches
Sol défaut50 Hz400 Hz0–1000Tracés, sol
Utilisateur100 Hz800 Hz0–1200Personnalisable
Réglage fin Bon réglage : la partie la plus haute du spectre doit être encadrée par les filtres. Le passe-haut doit se poser juste à droite de la zone descendante du pic principal. Bouton enregistrement long = ajustement automatique.

DParamètres types selon contexte

Conduite acier — sol dur
Mode
SMART
Filtre
SOL
HP
100 Hz
BP
500 Hz
Conduite PVC / PE — terre meuble
Mode
SMART
Filtre
UTIL.
HP
50 Hz
BP
300 Hz

Le PE/PVC absorbe les hautes fréquences. Rester bas. Si fuite très faible, passer au gaz traceur.

Environnement urbain bruyant
Mode
SMART
Protection
NIV. 3
HP
150 Hz
BP
600 Hz

ATa caméra E40bx

Résolution IR
160×120
NETD
0,045 °C
Plage
-20→+120°C
Précision
±2 °C / 2%
Distance mini
40 cm
Champ vision
25°×19°
Avantage du suffixe "bx" Modèle building : alarme point de rosée et alarme isolation intégrées au menu, plus liaison MeterLink avec humidimètre par Bluetooth. Idéal pour la recherche de fuite et le diagnostic bâtiment.

BConditions de prise de vue

Différence de température (Δt)

Pour qu'un défaut soit visible, il faut au moins 10–15 °C d'écart entre intérieur et extérieur. Plus le Δt est grand, plus c'est net.

Période idéale hiver, tôt le matin (avant lever du soleil) ou nuit.

Conditions à éviter absolument

Soleil direct sur la façade dans les 4 dernières heures → pollution thermique des matériaux
Pluie ou façade humide → l'évaporation refroidit, fausse la lecture
Vent > 5 m/s → uniformise les températures, défauts invisibles
Δt < 10 °C → contrastes trop faibles

Préparation locale

Avant la mesure intérieure : chauffer normalement le local pendant au moins 4 heures, fermer fenêtres, couper VMC ponctuellement si possible.

Avant la mesure extérieure : prendre la photo au lever du jour, avant que le soleil ne tape sur la façade.

CRéglages caméra étape par étape

Réglages : 0/8

Allumer + laisser stabiliser 5 min

Le détecteur se thermalise. Mesure faite trop tôt = imprécision.

Régler l'émissivité (ε)

Menu › Mesure › Émissivité. Valeurs courantes : peinture mate 0,95, plâtre 0,91, brique 0,93, bois 0,90, métal poli 0,1–0,3.

Température apparente reflétée

Menu › Mesure › Température réfléchie. En général : = température ambiante. À ajuster si surface très réfléchissante près d'une source chaude/froide.

Distance à la cible

Menu › Mesure › Distance. Renseigner la distance réelle (1 à 5 m typique en intérieur). Influence faible mais à régler proprement.

Humidité relative + T° air ambiant

Indispensables pour que l'alarme point de rosée fonctionne. Mesurer avec ton hygromètre, puis saisir dans Menu › Mesure.

Choisir la palette

Touche dédiée. Iron / Rainbow HC = lecture rapide, Gris = mesure précise, Arctic = froid sur fond chaud (très bien pour fuite eau).

Mode AUTO puis MANUEL

Démarrer en auto pour cadrer. Une fois la zone trouvée, basculer en manuel et resserrer la plage (span) sur la zone d'intérêt — c'est ça qui révèle les défauts subtils.

Mise au point manuelle nette

Bague de focus. Une image floue = mesure faussée. Faire le point sur un détail à fort contraste.

DDétecter un pont thermique

Qu'est-ce qu'un pont thermique ?

Une zone moins isolée où la chaleur fuit plus vite. En intérieur en hiver, ça apparaît comme une zone plus FROIDE que le mur autour. À l'extérieur, c'est l'inverse : plus CHAUDE.

Étapes : 0/6

Choisir le bon côté

Intérieur en hiver = méthode la plus fiable (Δt naturel). Faire la prise de vue au moins 4 h après mise en chauffe normale.

Cadrer le mur entier d'abord

Vue générale en mode AUTO, palette Iron. Repérer les zones plus sombres (= plus froides) sur les murs, plafonds, jonctions.

Activer la fonction Delta T

Menu › Mesure › Delta T. Place un Spot 1 sur le mur sain et un Spot 2 sur la zone suspecte. La caméra calcule l'écart en direct.

Resserrer la plage

Bascule en mode MANUEL, ajuste le span sur l'écart Spot 1 / Spot 2. Le défaut devient ultra-visible.

Activer l'alarme isolation

Menu › Mesure › Alarme isolation. Définir un indice thermique limite (souvent 0,7 ou 0,75 selon la RT). Toute zone sous le seuil s'affiche en couleur d'alerte.

Documenter

Enregistrer image radiométrique (.jpg avec données). Ajouter annotation vocale ou texte directement sur la caméra.

Zones typiques à inspecter

Jonctions : dalle/mur, mur/toiture, refend/façade, encadrements menuiseries
Points singuliers : appuis de fenêtre, linteaux, balcons (rupture de pont thermique), coffres de volet roulant
Plancher bas : à la périphérie sur dalle non isolée
Combles : chevilles métalliques, jonction mur/plafond

ERecherche fuite eau en thermique

Principe

L'eau qui s'évapore en surface refroidit le matériau (chaleur latente). Une zone humide apparaît donc comme plus FROIDE.

Sur eau chaude ou plancher chauffant, c'est l'inverse : la fuite apparaît chaude grâce à la conduction.

Étapes : 0/7

Identifier le type de réseau

Eau froide / EU : chercher le froid. Eau chaude / chauffage : chercher le chaud. Plancher chauffant : tracé visible si fuite.

Préparer le local

Couper VMC, fermer portes, attendre 15–20 min que les courants d'air se stabilisent. Ne pas marcher pieds nus sur la zone.

Mesurer en oblique, pas perpendiculaire

Angle idéal 30–45°. Perpendiculaire = effet miroir IR, surtout sur carrelage et peinture brillante.

Palette Arctic ou Rainbow HC

Très efficace pour mettre en évidence les zones froides ponctuelles.

Span resserré sur la zone

Mode manuel, plage 2–3 °C autour de la température sol. Une fuite apparaît comme une tache bleue franche.

Suivre le cheminement

L'eau migre par capillarité — la trace thermique n'est pas forcément le point fuite exact. Le point le plus froid = le plus humide ; remonter pour trouver l'origine.

Confirmer avec humidimètre

MeterLink Bluetooth : connecte ton humidimètre à la E40bx, la valeur d'humidité s'imprime directement sur l'image thermique. Preuve solide pour le dossier assurance.

Pièges classiques

Pied de mur froid sur dalle non isolée : ressemble à une fuite mais c'est un pont thermique. Vérifier avec humidimètre.

Réflexion d'une fenêtre froide : apparaît sur sol carrelé brillant. Bouger l'angle pour voir si la "tache" suit ton mouvement.

Sol chauffé inhomogène : certains planchers ont des zones naturellement plus froides (boucles éloignées).

FPoint de rosée — alarme E40bx

Définition

Le point de rosée est la température à laquelle l'air ambiant devient saturé en humidité et la condensation apparaît. Toute surface plus froide que ce seuil va condenser → moisissures à terme.

Exemple : air à 20 °C / 60% HR → point de rosée à 12 °C. Toute paroi sous 12 °C est à risque.

Étapes : 0/6

Mesurer T° et HR de l'air ambiant

Hygromètre à hauteur d'occupant, loin des murs froids et sources de chaleur. Laisser stabiliser 5 min.

Saisir les valeurs dans la caméra

Menu › Mesure › Température air ambiant + Humidité relative. La E40bx calcule automatiquement le point de rosée.

Activer l'alarme point de rosée

Menu › Mesure › Alarme dewpoint. La caméra colore en couleur d'alerte toutes les zones dont la surface est sous le point de rosée.

Balayer le local

Angles de murs, embrasures, derrière les meubles, derrière les rideaux, jonctions plafond. Les zones critiques sont là où ça ne respire pas.

Régler la marge de sécurité

Tu peux régler une marge au-dessus du point de rosée (ex: +2 °C). Toutes les zones proches du seuil s'affichent — utile pour le préventif.

Documenter

Image enregistrée affiche : T° point de rosée + T° surface + zones d'alerte. Très visuel pour rapport client / expert.

ConditionsPt de roséeRisque
20 °C / 50% HR9,3 °CFaible (bon)
20 °C / 60% HR12,0 °CModéré
20 °C / 70% HR14,4 °CÉlevé
20 °C / 80% HR16,4 °CCritique
22 °C / 65% HR15,0 °CÉlevé

GChoix de palette selon usage

PaletteUsage
Iron défautPolyvalente, lecture rapide ponts thermiques
Rainbow HCContraste maxi, défauts subtils, fuites eau
ArcticMettre en valeur le froid (fuites EF, condensation)
GrisMesure précise, restitution naturelle
LavaMettre en valeur le chaud (chauffage, électrique)

HErreurs courantes à éviter

Top 5 des pièges

1. Oublier de régler l'émissivité → écart de 5–10 °C possible
2. Image floue → résolution thermique divisée par 2
3. Reflet de soi-même sur surface brillante → fausse signature thermique
4. Mesurer en plein soleil ou juste après → pollution thermique
5. Δt trop faible (< 10 °C) → on ne voit rien d'exploitable

Bonnes pratiques pour l'expertise

Toujours faire 3 prises de vue par défaut : vue large, vue rapprochée, vue MSX (visible + thermique combinés). Avec annotation et valeurs Δt, ton dossier devient incontestable.

AProcédure terrain

Étapes : 0/9

Prévenir les occupants et voisinage

La fumée peut déclencher détecteurs incendie. Neutraliser la centrale alarme, prévenir gardien/syndic, afficher une note si bâtiment partagé.

Identifier le réseau à tester

Tracer le circuit suspecté : descente EU, colonne EP, ventilation primaire, gaine technique. Repérer toutes les sorties.

Obturer les sorties

Boucher tous les exutoires sauf un point d'injection et un point d'évacuation contrôlée. Tampons gonflables sur EU/EP, chiffon humide sur petites bouches, scotch large sur grilles.

Remplir les siphons

Eau dans tous les siphons (lavabos, douches, éviers, sols). Sinon la fumée s'échappe par là et fausse complètement le test.

Mise en place du générateur

Raccorder à un point d'accès (regard, tampon de visite, bouche de ventilation). Joint étanche obligatoire.

Injection

Démarrer le générateur. Pour cartouche : amorcer puis laisser monter en pression. Une légère surpression (quelques mbar) suffit.

Surveillance visuelle

Inspecter méthodiquement la zone. Filmer en continu avec smartphone. Un assistant à l'extérieur surveille toiture, façade, regards.

Localisation

Le point où la fumée sort = la fuite. Marquer immédiatement. La fumée peut sortir loin du défaut si conduit horizontal.

Aérer après test

Couper le générateur, ouvrir les obturations, ventiler 15–30 min. Réarmer la centrale incendie.

BMatériel

Générateur électrique Pro

Type Smoke Tester ou équivalent. Fumée à base de glycol/glycérine alimentaire. Débit réglable, autonomie longue, fumée non toxique et sans résidu. Idéal pour usage régulier et locaux occupés.

Cartouches fumigènes

Cartouches type Bricks 3 min ou SmokeRocket. Usage unique, allumage par mèche. Plus puissant en volume mais résidus possibles et odeur tenace. Plutôt pour réseaux extérieurs / désaffectés.

À ne jamais utiliser

Fumigènes de spectacle / airsoft / pyrotechnie : combustion incomplète, particules irritantes, risque incendie. Strictement interdits pour recherche fuite en bâtiment.

Accessoires indispensables

CCas d'usage

Évacuations EU / EP

LE cas d'usage classique. Recherche de défauts d'étanchéité, fissures, raccords défaits sur descentes encastrées.

Étanchéité toiture-terrasse

Injection sous la membrane via évacuation EP ou trappe. La fumée sort aux déchirures, soudures défectueuses, points singuliers.

Ventilations / conduits

VMC, conduits cheminée, gaines techniques. Visualise les fuites entre étages, raccords défaits dans cloisons.

Étanchéité à l'air bâtiment

Combiné à un test d'infiltrométrie (porte soufflante), le fumigène matérialise les fuites d'air autour des menuiseries, prises, gaines.

Recherche d'intrusions d'eau pluviale

Quand la trace d'humidité ne correspond à aucun réseau d'eau sous pression. La fumée injectée dans un EP localise le contournement par capillarité ou le défaut de relevé.

NE PAS utiliser pour

Réseaux gaz combustible : risque explosion. Réseaux d'eau sous pression : préférer l'acoustique ou le H₂.

DSécurité avant test

Interdictions absolues

Aucun fumigène en présence de :

• Réseau gaz combustible non isolé
• Atmosphère explosive (ATEX)
• Personnes asthmatiques / BPCO sévère sur place
• Locaux à oxygène médical
• Salles serveurs / data sans accord écrit

ELimites de la méthode

SituationMéthode à privilégier
Réseau d'eau sous pressionAcoustique ou H₂
Évacuation gravitaire avec fuiteFumigène ✓
Toiture-terrasse ferméeFumigène ✓
Conduite enterrée > 1 mH₂ (fumée ne migre pas en sol)
Local hyper-occupé / hôpitalH₂ ou acoustique
Étanchéité à l'air bâtimentFumigène ✓ + porte soufflante
Photos : 0/0

AContexte général

BDésordres visibles

CRecherche acoustique

DGaz traceur

EThermographie

FFumigène

GAprès ouverture / réparation

Astuce dossier Active la géolocalisation des photos et l'horodatage visible. C'est ce que l'expert d'assurance regarde en premier. Renomme avec un préfixe par sinistre (ex: SIN-2026-001-A1.jpg).

1L'idée de base

Pourquoi de l'hydrogène ?

L'hydrogène (H₂) est la plus petite molécule qui existe dans l'univers. Tellement petite qu'elle traverse à peu près tout : terre, béton, carrelage, joints, parois fines.

Si tu remplis ta canalisation avec ce gaz et qu'il y a une fuite, le H₂ va sortir, traverser tout ce qui est au-dessus, et remonter à la surface. Là, ton capteur le voit.

SOL CONDUITE FUITE SURFACE SONDE H₂
Molécules H₂ qui migrent Point de fuite

2Le mélange 95/5

Pourquoi pas du H₂ pur ?

L'hydrogène pur est inflammable et explosif entre 4% et 75% de concentration dans l'air. Pour rester en sécurité, on le dilue à 5% dans de l'azote (N₂).

Résultat : un mélange impossible à enflammer, non toxique, qui garde toute la capacité du H₂ à fuir partout. C'est ce qu'on appelle le "mélange de formage", utilisé aussi en soudure.

3Comment le capteur détecte ?

Capteur à semi-conducteur chauffé

Le bout de la sonde H2 contient un petit capteur en oxyde d'étain (SnO₂), chauffé à environ 350 °C par une résistance interne.

Quand des molécules de H₂ touchent ce capteur, elles réagissent chimiquement avec sa surface et changent sa résistance électrique. Cette variation est mesurée et convertie en valeur "digit" sur ton écran (0 à 1000).

D'où les 3 minutes de préchauffe : le temps que la résistance monte à température et se stabilise.

4Pourquoi parfois ça rate

Le H₂ ne sort pas à la verticale ?
Vrai. Le gaz cherche le chemin le plus facile. S'il y a un drain, une gaine technique, une fissure latérale, il sortira par là plutôt que de monter en ligne droite. C'est pour ça qu'on peut détecter du gaz à 2–3 m du point de fuite réel.
Sol gelé ou sol détrempé
Sol gelé = couche imperméable en surface, le gaz ne peut pas sortir. Sol détrempé saturé d'eau = pareil, l'eau bloque les pores. Attendre ou choisir un autre jour.
Dalle béton très épaisse
Le H₂ traverse le béton, mais plus lentement. Une dalle de 30 cm peut demander 1 à 2 heures pour qu'on commence à voir quelque chose en surface. Patience.
Calibrage zéro fait au mauvais endroit
Si tu allumes ton détecteur dans le local fuite, le capteur considère que la concentration ambiante = "normale". Ensuite quand tu cherches, tu ne vois plus de différence. Toujours allumer dehors.

5Quand l'utiliser

Cas idéaux

• Conduites PE / PVC (silencieuses en acoustique)
Pression faible (< 1,5 bar) — l'acoustique ne fonctionne plus
• Fuite très faible (suintement) qui ne fait aucun bruit
• Sous dalle béton ou carrelage récent (acoustique difficile)
• Quand l'acoustique a échoué et qu'il faut conclure

1L'idée de base

Une fuite sous pression fait du bruit

Quand l'eau s'échappe d'une canalisation sous pression, elle passe d'un milieu confiné (le tuyau) à l'air libre. Cette transition crée des turbulences et des vibrations.

Ces vibrations se propagent dans deux supports différents :

1. Dans le métal du tuyau (très bien sur acier, moins sur PE)
2. Dans le sol au-dessus de la fuite (sol dur transmet mieux que sable)

Le LD6000 capte ces vibrations et les amplifie 120 dB pour qu'on puisse les entendre.

MICRO SOL VANNE FUITE
Ondes dans le sol Ondes dans le métal

2Pourquoi des filtres ?

Séparer le bruit de la fuite du reste

L'environnement est plein de bruits : circulation, pompes, ventilation, conversations. Ces bruits ont des fréquences différentes du bruit d'une fuite.

Une fuite typique sonne entre 50 et 700 Hz (sourd, grave). Une voiture qui passe, c'est plutôt 20–80 Hz. Une voix humaine, 200–4000 Hz.

Le filtre Sol 50–400 Hz coupe tout ce qui est au-dessus et en dessous de cette plage. Tu n'entends plus que ce qui ressemble à une fuite.

3Pré-loc puis loc

Pourquoi toujours en deux temps ?
La pré-localisation (aux points de contact) sert à identifier le tronçon où est la fuite. Tu écoutes vanne par vanne, robinet par robinet. La fuite est entre les deux points où le bruit est le plus fort.

Une fois le tronçon identifié, la localisation (au sol, micro de sol) sert à trouver le point précis au-dessus de la fuite. C'est là que tu prends la pelle.

Faire directement la loc sans pré-loc = chercher 100 m de tracé au sol au lieu de 5 m. Énorme perte de temps.
Bruit sourd vs bruit clair
Sourd, grave (basses fréquences) = caractéristique d'une vraie fuite. L'eau qui sort par un trou rond fait ce type de bruit.

Clair, aigu (hautes fréquences) = plutôt un écoulement, une vanne mal fermée, une restriction. Pas forcément une vraie fuite à réparer.

4Pourquoi parfois ça rate

Pression trop faible
Sans pression, pas de turbulence, pas de bruit. Sous 1,5 bar, une fuite est inaudible. Solution : injecter de l'air comprimé via un hydrant pour faire monter la pression, ou passer au gaz traceur.
Conduite plastique (PE / PVC)
Le plastique absorbe les hautes fréquences. Le bruit voyage moins loin que sur de l'acier (parfois seulement 5–10 m au lieu de 30–50 m). Il faut multiplier les points de contact, ou passer au gaz traceur.
Sol meuble (sable, terre sèche)
Le son ne se propage pas bien dans le sable. Au-dessus du tracé, on n'entend rien. Soit on attend une humidité, soit on utilise le micro de sol BMW + trépied pour augmenter le contact, soit on passe au H₂.
Trop de bruits parasites
Trafic, pompes voisines, ventilations. Solution : intervenir la nuit ou tôt le matin, augmenter la protection auditive niveau 3, et filtrer plus serré.

5Quand l'utiliser

Cas idéaux

• Conduites métalliques (acier, fonte, cuivre)
• Pression de service ≥ 3 bar
• Sol dur (béton, terre compactée, asphalte)
• Réseaux accessibles (vannes, robinets, bouches de visite)
• Méthode rapide pour valider rapidement un tracé

1L'idée de base

Tout objet émet du rayonnement infrarouge

Tout ce qui n'est pas au zéro absolu (-273 °C) émet du rayonnement infrarouge (IR). Plus c'est chaud, plus ça émet. Cette émission est invisible à l'œil humain, mais ta caméra E40bx, elle, la voit.

La caméra ne mesure pas la température directement. Elle mesure la quantité d'IR émise par chaque pixel de la scène, et en déduit la température via un calcul.

E40bx FROID (humide) CHAUD (sec) MUR
Peu d'IR émis (zone froide) Beaucoup d'IR émis (zone chaude)

2L'émissivité — clé du calcul

Pourquoi ce paramètre est crucial

Tous les matériaux n'émettent pas l'IR de la même façon. L'émissivité ε (epsilon) est un nombre entre 0 et 1 qui dit "à quel point ce matériau rayonne efficacement".

Mur peint mat : ε ≈ 0,95 (rayonne presque parfaitement)
Bois : ε ≈ 0,90
Brique : ε ≈ 0,93
Métal poli : ε ≈ 0,1 (rayonne très peu, reflète l'environnement)

Si tu mesures un radiateur en aluminium poli sans corriger l'émissivité, ta caméra peut afficher 30 °C alors qu'il fait réellement 65 °C. C'est pour ça qu'on ajuste ε dans le menu.

3Comment voir un pont thermique

Une zone moins isolée = chaleur qui fuit

Imagine un mur isolé : la chaleur reste à l'intérieur, le mur côté intérieur est à 19 °C uniformément.

Maintenant imagine qu'à un endroit, l'isolant est absent ou tassé (sous une fenêtre par exemple). La chaleur passe plus facilement à travers, donc côté intérieur, ce point est plus froid (16 °C) parce que la chaleur a fui dehors.

La caméra le voit comme une tache plus sombre/bleue sur le mur. C'est un pont thermique.

Côté important

En hiver, intérieur = chaud, extérieur = froid. Le pont thermique apparaît :
• En INTÉRIEUR comme une zone plus FROIDE que le mur
• En EXTÉRIEUR comme une zone plus CHAUDE que la façade

Toujours faire les mesures du côté chaud (intérieur en hiver) — c'est plus net.

4Comment voir une fuite d'eau

L'évaporation refroidit

Quand de l'eau s'évapore d'un matériau, elle prend de la chaleur à ce matériau. C'est ce qui se passe quand tu sors mouillé de la douche : tu as froid à cause de l'évaporation.

Au sol ou au mur, une zone qui contient de l'eau s'évapore en surface en permanence, donc cette zone est plus froide que le reste autour.

Sur ta caméra, ça donne une tache bleue franche bien dessinée.

Cas particulier : eau chaude

Si la fuite vient d'une conduite d'eau chaude ou de chauffage, c'est l'inverse. La chaleur du tuyau remonte par conduction et la zone humide apparaît plus chaude que le reste. Une "tache rouge" suit alors le tracé du tuyau.

Sol = exactement où est la fuite ?
Pas forcément. L'eau migre par capillarité dans le matériau. La tache thermique montre où l'eau est arrivée, pas forcément où elle est sortie. Le point le plus froid de la tache = le plus humide, donc le plus proche de l'origine.

5Le point de rosée — le truc subtil

L'air contient toujours de l'eau invisible

Même quand l'air semble sec, il contient de la vapeur d'eau. Plus il fait chaud, plus l'air peut en contenir.

Quand cet air rencontre une surface plus froide qu'un certain seuil, la vapeur se transforme en eau liquide : c'est la condensation. Le seuil exact s'appelle le point de rosée.

Exemple : air à 20 °C / 60% HR → point de rosée à 12 °C. Toute paroi à 11 °C ou moins va condenser.

Pourquoi ta E40bx peut le calculer

La fonction "bx" de ta caméra prend la température de l'air ambiant + l'humidité relative que tu as saisis, et calcule le point de rosée. Puis elle compare en temps réel chaque pixel à ce seuil.

Tout pixel sous le seuil = surface à risque de condensation, donc à risque de moisissure à terme. La caméra colore ces pixels en couleur d'alerte.

Très utile pour démontrer à un client que sa salle de bain mal ventilée va moisir, ou qu'un mur mal isolé va saturer en humidité.

6Pourquoi parfois ça rate

Aucun défaut visible
Δt trop faible (intérieur et extérieur à la même température). Solution : attendre l'hiver, ou attendre la nuit. Au moins 10–15 °C d'écart nécessaire.
Tout est rouge ou tout est bleu
La caméra est en mode auto avec une plage trop large. Bascule en manuel et resserre le span sur la zone d'intérêt. Soudain les défauts apparaissent.
Je me vois sur le mur
Surface réfléchissante (carrelage brillant, métal, vitre). Tu vois ton propre rayonnement IR réfléchi. Bouge l'angle de prise de vue : si la "tache" suit, c'est ton reflet. Mesurer en oblique 30–45°.
La façade est uniformément chaude
Le soleil tape ou a tapé récemment. Les matériaux ont emmagasiné de la chaleur et la restituent. Mesure impossible. Attendre la nuit ou le très tôt matin.
Image floue = mesure fausse
Le focus IR doit être net. Une caméra thermique floue divise sa résolution thermique presque par 2. Toujours faire le point sur un détail à fort contraste avant de mesurer.

7Quand l'utiliser

Cas idéaux

Diagnostic isolation bâtiment (ponts thermiques)
Fuite d'eau froide sous carrelage, derrière cloison (très efficace)
Fuite d'eau chaude / chauffage (visible immédiatement)
Plancher chauffant — tracé visible, défauts repérables
Risque condensation / moisissure — alarme point de rosée
Validation visuelle avant ouverture (preuve pour assurance)

Limites

La thermique est complémentaire, rarement suffisante seule. Elle localise visuellement mais ne quantifie pas précisément la fuite. Toujours croiser avec acoustique, gaz traceur ou humidimètre.

ADonnées techniques LD6000

Article
3.110.008.010
Plage fréquences
0–4000 Hz
Amplification
120 dB
Filtres dispo
256
Autonomie continue
14 h
Autonomie usage
40 h
Indice protection
IP54
Piles
4×LR14 C
Temp. fonct.
-5→+55 °C
Poids
1050 g

BSonde H₂ LD6000 H2

Sensibilité
1 ppm
Plage
10–20000 ppm
Résolution
1 ppm
Temps réponse
0,5 s
Préchauffe
3 min
Affichage
0–1000 dig.

CEffet du sol sur la propagation

Plus le sol est compact / dense, mieux les ondes acoustiques se propagent en surface.

Forte Béton, terre compactée

Moyenne Glaise, terre humide

Faible Sable, terre meuble sèche

DPression vs audibilité

PressionAudibilité fuite
> 5 barTrès bonne — conditions idéales
3–5 barBonne
1,5–3 barAtténuée — attention pré-loc
< 1,5 barInaudible — passer au gaz traceur

EBruits typiques

Bruit sourd, basse fréquence

Caractéristique d'une fuite réelle. Bandes 30–700 Hz côté sol, plus large côté solide.

Bruit clair, haute fréquence

Plutôt un écoulement : vanne partiellement fermée, rétrécissement, corrosion. Jusqu'à 4000 Hz.

Bruits parasites

Trafic, pompes, ventilations. Spectre similaire à la fuite après filtrage par le sol — c'est le piège classique. Confirmer en mesure longue durée.

FVolumes par diamètre (gaz)

DNL par mètre
401,26 L
501,96 L
602,83 L
805,02 L
1007,85 L
12512,27 L
15017,66 L
20031,4 L
25049,06 L
30070,65 L

AAcoustique

Aucun son dans le casque
Vérifier dans cet ordre :
  • Branchements casque + microphone bien enfoncés
  • Filtres : régler 50–2000 Hz et faire un bruit fort (gratter)
  • Si écran réagit mais casque muet → câble casque HS, tester un autre casque
  • Si écran ne réagit pas → câble micro HS, tester un autre micro
  • Dernier recours : Réglages › Effacer mémoire paramètres
Écran reste noir à l'allumage
  • Piles usées → remplacer par un jeu neuf de qualité
  • Si toujours rien → contacter SAV Trotec
Écran à peine lisible / sombre
  • Réglages › Éclairage → augmenter à 80–100%
  • Si la luminosité chute toute seule → piles en fin de vie
Logo société affiché en permanence
Unité centrale défectueuse. Contacter le SAV Trotec.
Valeurs erratiques / aucun pic clair
  • Trop de bruit ambiant → augmenter protection auditive niveau 3
  • Filtres trop larges → ajuster auto (bouton enregistrement long)
  • Pression trop basse → injecter air comprimé via hydrant
  • Sol meuble (sable) → utiliser le BMW + trépied magnétique DM

BGaz traceur H₂

Capteur ne chauffe pas, croix permanente
  • Vérifier branchement de la sonde sur la prise dédiée
  • Tester avec une autre sonde si dispo
  • Si toujours rien → SAV (capteur HS)
Aucune détection malgré gaz présent
Cause la plus fréquente : calibrage zéro fait dans une zone déjà polluée par H₂.
  • Sortir du local, aller à l'extérieur sans H₂
  • Éteindre puis rallumer le LD6000
  • Attendre la fin des 3 min de préchauffe AU GRAND AIR
  • Puis seulement, retourner sur la zone d'inspection
Capteur réagit trop lentement
Capteur en fin de vie ou défaillant. SAV Trotec. Vérifier aussi que le filtre fritté (capuchon hexagonal bronze) n'est pas obstrué — nettoyer à l'air comprimé.
Valeurs sautent en permanence
  • Vent fort → utiliser sonde de sol avec cloche caoutchouc
  • Sonde trop près d'une source ponctuelle (batterie voiture, eau électrolysée…)
  • Faire un calibrage zéro sur la zone et observer les variations relatives

CEntretien

Nettoyage de l'appareil
Chiffon non pelucheux légèrement humide, eau claire uniquement. Pas de détergent.
  • Stockage long → retirer les piles
  • Conditions stockage : -25 à +65 °C
Nettoyage du capteur H₂
  • Dévisser le filtre fritté (capuchon hexagonal bronze)
  • Souffler à l'air comprimé l'intérieur du capuchon
  • Revisser sur la pointe
  • Col-de-cygne : chiffon humide non pelucheux
JAMAIS immerger dans liquide, boue, poudre.
Changement de piles
Éteindre l'appareil. Dévisser le couvercle compartiment piles. 4 × LR14 C 1,5 V (≥ 4500 mAh recommandé) ou accus NIMH HR14 1,2 V. Respecter la polarité. Recyclage obligatoire — pas de poubelle ménagère.

App terrain · Non officielle · Basée sur manuel Trotec LD6000 FR
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