Mise en Service
Chronomètre MES
00:00:00
Étape actuelle
Identification
Avancement
0 %

⏱ Étape 1 — Identification (cible 10 min)

Tu sors la plaque signalétique de l'UE et tu remplis ces champs. La fiche s'adapte automatiquement aux longueurs factory, aux pressions d'épreuve, et calcule le tonnage CO₂ en bas.

Caractéristiques machine

Tout est en saisie libre — fonctionne pour Mitsubishi, Atlantic, Daikin, Fujitsu, LG, Samsung, Hitachi, Panasonic, Saunier Duval...

Marque + modèle UE
Marque + modèle UI
N° série UE
N° série UI
Type d'installation
Fluide frigorigène
Charge usine (kg)
Longueur factory (m)
Longueur réelle liaison (m)
Ø liaison liquide
Charge totale calculée
— kg
Tonnage CO₂ équivalent
— t.éq.CO₂

Identification du chantier

Date de la MES
Heure d'arrivée
Client final (détenteur)
Donneur d'ordre
Donneur d'ordre — nom
Numéro intervention
Mode Rapide : tu ne juges pas la qualité de la pose comme en MES Complète. Tu vérifies que tout permet une mise en service sans danger immédiat, et tu signes. Si tu vois quelque chose de critique → tu bascules en mode Audit (MES Complète, sub-tab Audit) ou tu refuses.

⏱ Étape 2 — Vérifs visuelles (cible 15 min)

Tu coches OK / NOK / NA pour chaque point. Pas d'évaluation détaillée comme en audit. Si NOK sur un point critique : tu sors en refus, tu remplis le PV en conséquence.

0 / 14
  • UE : niveau, plots anti-vibratiles, écartement > 30 cm
  • UE : évacuation condensats prévue (caniveau, tube, graviers)
  • Vannes service UE : bouchons en place, pas de trace d'huile
  • Liaison frigo : calorifuge continu, pas de tube écrasé visible
  • Brasures : aspect propre, pas de coulures excessives
  • Carotage / passage mural : étanche des deux côtés
  • UI : positionnée correctement (hauteur, dégagement)
  • UI : évacuation condensats avec pente continue 1 % min
  • Pression hydraulique 1,2-1,5 bar à froid (si PAC)
  • Soupape 3 bar AVANT vannes coupure (si PAC)
  • Vase d'expansion présent et raccordé (si PAC)
  • Disjoncteur dédié + différentiel 30 mA
  • Section câble alim conforme à puissance affichée plaque
  • Mise à la terre raccordée (continuité visuelle)

⚠ Stop net si tu coches NOK sur un de ces 4 points

  • Soupape 3 bar montée APRÈS vanne coupure → risque explosion. Refus.
  • Tube écrasé / plié à 90° visible → risque mécanique. Refus.
  • Mise à la terre absente → danger électrique. Refus.
  • Vannes service UE sans bouchons + trace d'huile → fuite déjà active. Refus ou recharge.

Les autres points sont notés en réserves dans le PV mais n'empêchent pas la MES.

⏱ Étape 3 — Étanchéité + tirage au vide (cible 45-60 min)

Procédure simplifiée vs : un seul test pression à 16-20 bar, puis tirage au vide standard. Pas de chasses azote multiples sauf si tu as un doute. L'objectif : valider l'étanchéité, pas démontrer.

3a. Test étanchéité azote (15 min)

Branche flexibles + sondes (manifold ou Fieldpiece)

Dépose les valves Schrader des vannes service. Branche en aveugle.

Pressurise à 16-20 bar (R32) ou selon notice constructeur

Ne dépasse jamais la pression d'épreuve constructeur. R32 PAC : max 41 bar théorique, 20 bar suffisent. Coupe l'azote, attends 5 min de stabilisation thermique.

Note pression initiale + T° ambiante. Attends 10-15 min.

Tu peux faire d'autres vérifs pendant l'attente (vérif électrique, photos). Reviens noter pression finale + T° finale.

ΔP compensé < 0,1 bar = OK, sinon recherche fuite

Si fuite trouvée : tu reprends, tu refais le test. Si pas trouvée mais ΔP > 0,1 bar : tu factures comme « refus motivé » et l'installateur reprend.

Saisis pressions et écart T° pour évaluer l'étanchéité

3b. Tirage au vide (30-45 min)

Branche pompe à vide + vacuomètre digital

Flexible court (50 cm idéal). Vacuomètre digital obligatoire pour lire en µm.

Démarre, ballast ouvert jusqu'à 2-3 000 µm

Phase rapide (5-10 min sur clim, 15-20 min sur PAC).

Ferme le ballast, descends jusqu'à < 200 µm

Cible Mode Rapide : 200 µm suffit (vs 40-100 µm en MES Complète). Si tu n'y arrives pas : 1 chasse azote 16 bar puis tu retires.

Test maintien 5 min (vs 10-20 min en MES Complète)

Coupe pompe, observe vacuomètre 5 min. Si pression reste < 250 µm : OK. Si remonte au-dessus de 300 µm : humidité ou fuite, tu refais.

Mode Rapide : tu valides à 200-250 µm avec 5 min de maintien. C'est la cible station technique constructeur (vs 40-100 µm + 10-20 min en MES Complète). Suffisant pour la garantie constructeur, plus rapide à atteindre.

⏱ Étape 4 — Charge + démarrage (cible 15 min)

Tirage au vide validé. Tu libères le fluide d'usine et tu compense si besoin. Puis tu démarres la machine pour la première fois.

4a. Calcul du complément de charge

📊 Calcul automatique d'après les caractéristiques saisies en étape 1

Renseigne les caractéristiques en étape 1 (longueur factory, longueur réelle, Ø liquide) pour le calcul automatique du complément.

4b. Procédure de libération du fluide

Si complément à charger : pesée à la balance avant ouverture vannes

Bouteille fluide sur balance, tare à zéro, charge phase liquide via vanne HP (UE éteinte). Tu surveilles la balance descendre, tu fermes pile à la masse cible.

⚠ Précision < 10 g obligatoire (pour le CERFA F-Gas).
Ouvre la vanne service BP en premier (clé Allen)

Ouverture progressive — pas d'un coup. Tu sens le sifflement, le fluide migre vers UI.

Ouvre ensuite la grosse vanne service HP

Pression statique typique R32 à 25 °C : 8-12 bar.

Resserre les bouchons des vannes au couple constructeur

8-10 Nm typique. Bouchon = dernière étanchéité, ne pas oublier.

4c. Premier démarrage

Remets le disjoncteur ON, attends 1-2 min initialisation

L'unité s'auto-initialise. Patiente jusqu'à l'écran d'accueil.

Force une demande chauffage (si PAC) ou clim (si RR)

Mode Rapide : tu n'as pas le temps de bloquer ECS et tester chauffage seul. Tu lances en mode normal et tu observes si tout se met en route correctement.

Patience compresseur 3-5 min temporisation

Anti-court-cycle. Le compresseur démarre après 3-5 min, pas immédiatement. Bruit de détendeur qui se calibre = normal.

⏱ Étape 5 — Mesures + paramétrage régul (cible 30 min)

Tu laisses tourner 15-20 min en régime stabilisé pendant que tu paramètres la régul. Puis tu prends les mesures finales.

5a. Paramétrage régulation minimum (10 min)

0 / 8
  • Mode auto-adaptatif activé (recommandation constructeur)
  • Plafond T° départ chauffage selon émetteur (35-40 plancher / 45 rad. basse / 55 rad. std)
  • Anti-légionellose ECS activée 1×/semaine à 60 °C (si ECS)
  • Mode silence éco programmable activé en horaires nuit (option client)
  • Wifi / module connecté (MELCloud, OneCta, etc.) appairé sur appli client
  • Date / heure régul à jour
  • Débridage compresseur : conforme dimensionnement (pas de bridage par défaut)
  • Appoints électriques OFF si PAC dimensionnée 100 % besoin

5b. Mesures finales (15 min)

Mesures à 1 h de fonctionnement (régime stabilisé)

T° départ primaire (°C)
T° retour primaire (°C)
ΔT primaire (auto)
— K
T° départ secondaire (°C)
T° retour secondaire (°C)
ΔT secondaire (auto)
— K
Pression HP (bar)
Pression BP (bar)
Intensité régime stabilisé (A)
T° extérieure pendant le test (°C)
Pression hydro régime (bar)
Mise à la terre (Ω)
Cibles minimum : ΔT primaire 2-7 K, ΔT secondaire 4-12 K (selon émetteur), pression hydro 1,5-2 bar en régime, terre < 100 Ω. Si dans la fourchette, tu signes. Sinon, tu notes en réserves dans le PV.

⏱ Étape 6 — PV + signature (cible 10 min)

Toutes tes saisies des étapes précédentes sont automatiquement reportées dans le PV. Tu ajoutes l'observation, tu choisis le verdict, tu imprimes, tu fais signer. Et tu repars sur la MES suivante.

FICHE DE MISE EN SERVICE

Procès-verbal standardisé — Format station technique

1. Identification

Date / heure d'arrivée
Numéro intervention
Détenteur (client final)
Donneur d'ordre
Frigoriste opérateur (Cat. I)

2. Équipement

Marque + modèle UE
Marque + modèle UI
N° série UE / UI
Type d'installation
Fluide frigorigène
Charge totale
Tonnage CO₂ équivalent

3. Tests effectués

Test étanchéité azote
Tirage au vide atteint
Test maintien vide 5 min
Pression statique post-charge

4. Mesures finales (régime stabilisé)

ΔT primaire / secondaire
Pression HP / BP
Intensité / T° ext.
Pression hydro (si PAC)
Mise à la terre

5. Verdict

6. Réserves / Observations

7. Signatures

Frigoriste opérateur
[Signature après impression]
Détenteur (client final)
[Signature après impression]

Fiche établie en 2 exemplaires. Conservation minimum 5 ans (article R.543-82). À joindre au CERFA 15497*04 F-Gas.

MES prévues
0
MES validées
0
MES refusées
0
Temps total cumulé
00 h 00
CA estimé du jour HT
— €

Ajouter une MES à la tournée

📋 Saisie rapide d'une intervention prévue

Tournée d'aujourd'hui

Aucune MES planifiée pour aujourd'hui. Ajoute la première en remplissant le formulaire ci-dessus.

💡 Tarification indicative Mode Rapide

Type interventionDurée cibleTarif HT indicatif
MES clim mono-split1 h 30150-200 € HT
MES clim multi-split (2-3 UI)2 h - 2 h 30200-280 € HT
MES PAC bibloc chauffage2 h 30 - 3 h250-350 € HT
MES PAC bibloc + ECS3 h300-400 € HT
Ballon thermodynamique seul1 h120-180 € HT

Avec 3-4 MES par jour à 200-300 € HT moyenne, tu vises 700-1100 € HT/jour. Sur 4 jours/semaine en mode Rapide : 2 800 - 4 400 € HT/semaine. À comparer avec 1 chantier en MES Complète à 800-1500 € HT pour 1-2 jours.

Préparer le matériel pour la tournée

🧰 Kit MES Rapide standard

Matériel à embarquer dans le véhicule pour pouvoir enchaîner les MES sans repasser à l'atelier :

Pompe à vide 90 L/min + vacuomètre digital
Pompe Refco RL-4 ou équivalent. Vacuomètre Refco Digi-2 ou Fieldpiece SVG3. Flexibles courts 50 cm.
🌡
Sondes Fieldpiece JL3 sans fil + appli Job Link
2× HP/BP + 2× thermométriques. Gain de temps massif vs manifold filaire (30 min/MES).
Balance de charge précision < 10 g
Refco Octa-Wireless ou Fieldpiece SRL2. Pour CERFA F-Gas obligatoire.
🧪
Bouteille azote 5L + détendeur double étage
Une recharge dure ~30 MES. Toujours en avoir une de réserve dans le véhicule.
📋
Tablette + impression mobile
Tu remplis la fiche MES universelle sur tablette en direct + imprimante portable Bluetooth pour PV signé sur place. Ou impression au retour atelier le soir si pas urgent.
🔌
Détecteur fuite électronique + savon de plomberie
Détection rapide en cas de doute pendant test étanchéité.
🔧
Set Allen + dépose-valve Schrader + clés dynamométriques
Couples constructeur respectés sur écrous flares et bouchons vannes service.
📐
Pince ampèremétrique + testeur de boucle terre
Pour mesures électriques rapides en étape 5.
Optimisation tournée : regroupe les MES par zone géographique (ex : tournée matin sud Chambéry + tournée aprèm Albertville). Évite les A/R inutiles. Compte 30-45 min de transport entre MES en zone urbaine, 1 h en zone rurale Savoie / Isère.
Chronomètre
00:00:00
Cible durée
1 h 30
Type chantier

⏱ Panneau 1 — Identité (5 min)

Plaque signalétique UE + caractéristiques clim. La fiche calcule auto le complément de charge si liaison > longueur factory.

Caractéristiques machine + chantier

Marque + modèle UE
N° série UE
Type
Fluide
Charge usine (kg)
Long. factory (m)
Long. réelle (m)
Ø liaison liquide
Charge totale
— kg
Tonnage CO₂
— t.éq
Date
Client + adresse

📊 Complément de charge calculé

Renseigne longueur factory + réelle + Ø pour calcul auto du complément.

⏱ Panneau 2 — Tests (45 min total)

Étanchéité 15 min + tirage au vide 25-30 min + maintien 5 min. Si l'install était déjà chargée, tu sautes au panneau 3.

0 / 12
  • UE niveau + plots anti-vibratiles + écartement 30 cm
  • Vannes service UE bouchons en place, pas trace huile
  • Liaison frigo calorifuge continu, pas de tube écrasé
  • Carotage étanche des deux côtés (mousse PU + scellement)
  • UI évacuation condensats avec pente continue 1 % min
  • Section câble alim + différentiel 30 mA dédié
  • Mise à la terre raccordée (continuité visuelle)
  • Test étanchéité azote 16-20 bar / 15 min — ΔP < 0,05 compensé
  • Tirage au vide ballast ouvert puis fermé jusqu'à < 200 µm
  • Test maintien 5 min — pression reste < 250 µm
  • Bouteilles fluide étiquetées + non périmées (pour CERFA)
  • Vannes service ouvertes BP puis HP, bouchons resserrés
Saisis les pressions et ΔT pour le verdict
Cibles RR Express : tirage 200 µm, maintien 5 min < 250 µm. Si tu n'arrives pas à 200 µm en 30 min de tirage, fais 1 chasse N₂ à 16 bar, retire de nouveau. Si encore bloqué : refus motivé, l'installateur reprend.

⏱ Panneau 3 — Démarrage + mesures (25 min)

Tu démarres en mode froid (été) ou chauffage (hiver), tu laisses 15 min de stabilisation, tu mesures.

Mesures en régime stabilisé

Mode (clim ou chauff)
Consigne UI (°C)
T° soufflage UI (°C)
T° aspiration UI (°C)
ΔT UI (auto)
— K
Pression HP (bar)
Pression BP (bar)
Intensité (A)
T° extérieure
Test évac condensats UI
Mise à la terre (Ω)
Télécommande appairée
Cibles RR : ΔT UI mode froid 8-12 K (été), mode chaud 15-25 K (hiver). HP/BP : se référer à la table P-T du fluide à T° ext mesurée. Intensité ≤ valeur plaque. Terre < 100 Ω.

⏱ Panneau 4 — PV + signature (10 min)

PV synthétique RR. Signatures sur place ou retour atelier.

FICHE MES — CLIM AIR-AIR

Procès-verbal Mode Rapide RR Express

Identité

Date / client
Marque + modèle UE
N° série UE
Type clim
Fluide / charge totale
Tonnage CO₂

Tests

Test étanchéité azote (15 min)
Tirage au vide atteint
Test maintien 5 min

Mesures finales

Mode + consigne
ΔT UI (souffle/aspire)
HP / BP
Intensité / T° ext
Évac condensats
Terre / télécommande

Verdict

Observations

Signatures

Frigoriste opérateur
[Signature après impression]
Détenteur (client)
[Signature après impression]
Chronomètre
00:00:00
Cible durée
2 h 30
Type chantier

⏱ Panneau 1 — Identité (10 min)

Plaque UE + module hydraulique + caractéristiques émetteurs (radiateurs ou plancher).

Caractéristiques PAC + chantier

Marque + modèle UE
Modèle module hydro
N° série UE / Hydro
Configuration
Émetteurs
Fluide
Charge usine (kg)
Long. factory (m)
Long. réelle (m)
Ø liaison liquide
Charge totale
— kg
Tonnage CO₂
— t.éq
Date
Client + adresse

⏱ Panneau 2 — Hydraulique (20 min)

Spécifique PAC. Si rétrofit chaudière → exige facture désembouage. Si soupape 3 bar mal positionnée → refus net.

0 / 11
  • Soupape 3 bar AVANT vannes coupure (CRITIQUE — refus si non)
  • Sortie soupape vers entonnoir + évacuation visible
  • Vase d'expansion : pré-gonflage 1 bar mesuré OK
  • Pot à boue côté retour secondaire AVANT bouteille
  • Filtre tamis sens flèche correct, Ø supérieur au tube
  • Disconnecteur en place sur piquage remplissage
  • Pression hydro 1,2-1,5 bar à froid
  • Désembouage tracé (facture + produit) si rétrofit chaudière
  • Calorifuge complet en local non chauffé (RGE)
  • Bouteille découplage ou ballon ECS positionné correctement
  • Aquastat sécurité plancher 55 °C tarage (si plancher)

⚠ Stop critique sur ces 3 points

  • Soupape 3 bar mal positionnée → risque explosion. Refus.
  • Pas de désembouage en rétrofit → échangeur PAC mort en 6-12 mois. Refus ou conditionner.
  • Vase d'expansion à 0 bar → membrane percée. Pièce à remplacer avant MES.

⏱ Panneau 3 — Frigo + tests (60 min)

Étanchéité azote 16-20 bar 15 min + tirage au vide 30-45 min + maintien 5-10 min. Volumes circuit PAC plus importants qu'en clim split.

0 / 12
  • UE niveau, plots, écartement > 30 cm, évac condensats hiver OK
  • Liaison frigo : nombre brasures cohérent (max 4 par tube)
  • Diamètres tubes conformes notice (longueur × Ø)
  • Calorifuge frigo épaisseur 13-19 mm collée néoprène
  • Coudes : rayon ≥ 4× Ø, aucun écrasement
  • Vannes service UE : bouchons + pas trace huile
  • Test étanchéité azote 16-20 bar / 15 min, ΔP < 0,05 compensé
  • Tirage au vide ballast ouvert puis fermé jusqu'à < 200 µm
  • Test maintien 5-10 min — pression reste < 250 µm
  • Vannes service ouvertes BP puis HP, bouchons resserrés
  • Complément charge pesé à la balance (si liaison > factory)
  • Section câble + différentiel + terre OK
Saisis les pressions et ΔT pour le verdict

⏱ Panneau 4 — Mesures + PV (40 min)

Démarrage + 1 h de stabilisation pendant que tu paramètres la régul. Puis mesures finales et PV.

Mesures à 1 h de fonctionnement

T° dép. primaire (°C)
T° ret. primaire (°C)
ΔT primaire
— K
T° dép. secondaire (°C)
T° ret. secondaire (°C)
ΔT secondaire
— K
HP / BP (bar)
Intensité (A)
T° extérieure
P. hydro régime (bar)
Mode régul
Plafond T° dép. (°C)

FICHE MES — PAC AIR-EAU

Procès-verbal Mode Rapide RO Express

Identité

Date / client
Marque + modèle UE / Hydro
N° série
Configuration / émetteurs
Fluide / charge totale
Tonnage CO₂

Tests

Étanchéité azote
Tirage au vide / maintien
Test pression hydro 3 bar

Mesures

ΔT primaire / secondaire
HP / BP / intensité
P. hydro régime / T° ext
Régul (mode + plafond)

Verdict

Observations

Signatures

Frigoriste opérateur
[Signature]
Détenteur
[Signature]

Mitsubishi Electric

CaractéristiqueValeur typique
Longueur factory clim split5 à 7 m selon modèle (M-Series, MSZ)
Longueur factory PAC bibloc Power Inverter30 m typique
Longueur factory PAC bibloc Zubadan30 m, max 75 m H10
Fluide standard depuis 2020R32 (PAC + clim), R454B sur nouvelles gen
Pression d'épreuve HP côté R324,15 MPa = 41 bar (test 16-30 bar suffisant)
Couple flares 1/4"14-18 Nm
Couple flares 3/8"34-42 Nm
Couple flares 1/2"49-61 Nm
Couple flares 5/8"68-82 Nm
Codes erreurs courants EcodanL8 (T° eau), L9 (débit), P1/P2 (sondes), P8 (T° refoulement)
Codes erreurs courants split MSZP1/P2 (sondes UI), P4 (drain), P6 (gel), U2 (DC)
Hotline SAV pro France0810 407 410 (numéro à vérifier annuellement)
Particularité MES ZubadanCarte SD pour préconfig, modules wifi MELCloud, blocage appoints OFF si dimensionné 100 % besoin (méthode la pratique pro)

Daikin

CaractéristiqueValeur typique
Longueur factory clim split10 m typique (FTXM, FTXP)
Longueur factory PAC Altherma 3 R30 m typique, max 50 m
Longueur factory PAC Altherma H Hybrid30 m typique
Fluide standardR32 majoritairement, R290 sur Altherma 3 H HT et certaines gammes 2025+
Pression d'épreuve HP côté R324,15 MPa
Couple flaresIdem standard ARI / EN
Codes erreurs courants AlthermaU1 (alim), U4 (com UE-UI), AA (échangeur), 7H (débit eau), HC (capteur eau)
Codes erreurs courants split FTXMA1 (PCB UI), A6 (ventilateur), F3 (refoulement), U0 (sous-charge)
Hotline SAV pro France0820 200 064 — Daikin Service (vérifier annuel)
App de paramétrageOneCta (smartphone) + interface murale Madoka
Particularité R290Altherma 3 H HT R290 propane → kit ATEX, ventilation forcée local technique, formation R290 obligatoire

Atlantic / Thermor / Sauter (Groupe Atlantic)

CaractéristiqueValeur typique
Longueur factory PAC Alféa15 m typique, max 30 m
Longueur factory PAC Extensa15 m typique, max 30 m
Fluide standardR32 (Alféa S et M), R290 sur certains modèles 2025+
Pression d'épreuve HP côté R324,15 MPa
Codes erreurs courants AlféaP3 (ventilateur), P5 (pression), F8 (intensité), L1 (compresseur)
Aquastat sécurité plancherTarage 55 °C obligatoire (méthode constructeur)
Hotline SAV proAtlantic Pros — réseau dédié installateurs
Réseau partenairesAtlantic Pros = réseau d'installateurs RGE QualiPAC, possibilité de sous-traitance MES
Particularité ECSSpécialité Atlantic = ballons thermo intégrés, vérifier ratio puissance ECS / chauffage

Fujitsu / General

CaractéristiqueValeur typique
Longueur factory clim split15 m typique (ASYG / AOYG)
Longueur factory PAC Waterstage30 m typique
Fluide standardR32 majoritairement
Pression d'épreuve HP4,15 MPa
Codes erreurs courantsE:00 (com), E:13 (sonde), E:24 (capteur eau), E:38 (HP haute)
Hotline SAV pro0825 825 821 (à vérifier)
App télécommande wifiFGLair
Particularité PAC WaterstageCoffret électrique séparé, possibilité kit hydraulique pré-monté HUS

LG / Samsung / Hitachi / Panasonic — résumé

MarqueLong. factory climLong. factory PACFluideApp / particularité
LG (Therma V)10 m30 mR32, R290 sur Therma V R290ThinQ ; codes CH série
Samsung (EHS)15 m30 mR32, R290 sur EHS Mono R290SmartThings ; codes E série
Hitachi (Yutaki)10-15 m30 mR32, R454B sur nouveaux modèlesairCloud Pro
Panasonic (Aquarea)10 m30 mR32, R290 sur Aquarea T-CapAquarea Smart Cloud ; codes H/F série

Saunier Duval / Vaillant / De Dietrich (réseau Vaillant Group + chaufferiste)

CaractéristiqueValeur typique
Saunier Duval GeniaAir Mono / SetR32 ou R290 selon modèle, factory 30 m
Vaillant aroTHERM plusR290 propane, kit ATEX requis
De Dietrich StrateoR32, factory 25 m
Particularité réseauVaillant Group = activations garantie pro spécifiques (login installateur), idem Saunier Duval
Spécificité circulateurs Wilo / Grundfos auto-adaptatifSur certaines installations, équilibrage via app smartphone (clé Bluetooth)

⚠ Méta-rappel : ces valeurs sont des tendances

Avant chaque MES, vérifie la notice technique du modèle exact (téléchargeable sur le site constructeur). Les longueurs factory et pressions d'épreuve peuvent varier de ±20 % selon le millésime. Si tu doutes : appelle la hotline SAV pro avant de signer.

Codes erreurs : démarche universelle

1. Note le code exact affiché à l'écran (lettre + chiffre)

Photo de l'écran. Beaucoup de techniciens lisent mal et téléphonent au SAV avec un code faux.

2. Cherche dans la notice constructeur (section dépannage)

Notice papier embarquée OU PDF tablette. Chaque code a une définition précise + cause probable + action.

3. Si code rare ou pas dans la notice : hotline SAV pro

Donne ton numéro de série de l'UE, le code exact, le contexte (au démarrage / en cours / après dégivrage). Le technicien hotline retrouve le code dans la base interne, parfois codes non publiés.

4. Si défaut bloquant non résolu sur place : refus motivé

Tu ne fais pas de la réparation pendant une MES — c'est une mission différente. Tu notes le code et tu refuses la signature. Reprise par installateur ou SAV constructeur, puis tu reviens (visite à facturer).

Grille tarifaire détaillée par type et donneur

InterventionDurée cibleTarif HT installateur localTarif HT marque (sous-traitance)Tarif HT client direct
MES clim mono-split1 h 30120-160 €100-150 € (forfait marque)180-250 €
MES clim multi-split (2-3 UI)2 h - 2 h 30180-240 €150-220 €250-350 €
MES PAC bibloc chauffage2 h 30220-280 €180-260 €320-420 €
MES PAC bibloc + ECS3 h250-320 €220-300 €380-500 €
MES ballon thermodynamique1 h100-140 €80-130 €150-200 €
Visite levée de réserves1 h100-150 €120-180 €120-180 €
Refus motivé après audit (déplacement seul)30 min - 1 h100-180 € (CGV)100-180 €120-200 €
Logique des écarts : les marques en sous-traitance imposent un forfait souvent plus bas mais te garantissent un volume régulier (2-3 MES/jour fournies). L'installateur local te paie un peu plus mais c'est à toi de trouver le client. Le client final paie le tarif premium parce qu'il n'a pas négocié de volume.

Calculateur revenus annuels

Saisis tes paramètres pour estimer revenu annuel

Charges typiques d'un frigoriste solo en Mode Rapide

PosteCoût annuel HT estiméNotes
Carburant + entretien véhicule4 000 - 7 000 €4 000 km/mois en mode tournée. Diesel utilitaire ou utilitaire électrique selon zone.
Outillage amortissement (5 ans)1 500 - 2 500 €Pompe à vide, sondes Fieldpiece, manifold, balance, détecteurs, thermomètres, tablette + impr. portable.
Consommables (azote, joints, fluide)1 500 - 2 500 €Bouteille N₂ ~80 €/recharge, fluide R32 ~150 €/kg.
Assurance RC pro + décennale1 500 - 2 500 €Obligatoire frigoriste Cat. I.
Maintien attestation Cat. I + RGE500 - 1 200 €Audit annuel COFRAC (Cat. I) + recyclage QualiPAC (4 ans).
Formations continues1 000 - 2 000 €R290, nouvelles régul, nouveaux fluides — indispensable.
Cotisations URSSAF + retraite (auto-entrepreneur)22-26 % du CA HTBNC ou BIC selon statut. À ajuster en SARL/SASU.
Comptable800 - 1 800 €Selon statut juridique.
Téléphone + abonnements pro (logiciels devis, MELCloud, etc.)500 - 1 000 €
Total charges fixes annuelles HT11 300 - 22 500 €+ cotisations sociales sur le CA

Calcul de marge nette estimée

📊 Exemple de scénario réaliste

Ton CA HT estimé en Mode Rapide : 4 j × 3 MES × 230 € × 46 sem = 126 960 € HT/an.

Charges fixes : ~16 000 € HT/an (milieu de fourchette).

Cotisations sociales (24 %) : ~30 500 €.

Net avant impôt sur revenu : ~80 500 €/an. Soit ~6 700 €/mois en moyenne.

À pondérer : tu n'auras pas 100 % de ton planning rempli en Mode Rapide la première année. Compte 60-70 % de remplissage en année 1, 80 % en année 2, 90 % en croisière.

Conditions de paiement par type de donneur d'ordre

Donneur d'ordreDélai paiement typiqueAstuces
Constructeur (Mitsubishi, Daikin...)30-45 jours fin de moisPaiement automatique mensuel, factures groupées par mois. Trésorerie à anticiper.
Réseau national (Atlantic Pros, Daikin Service)30-60 joursIdem. Demande paiement via prélèvement automatique.
Installateur local (plombier, chauffagiste)30 jours, parfois retardsDemander acompte 30 % à la commande pour clients douteux. Relances systématiques à J+15, J+30, J+45.
Client final directComptant à la fin de la MES (chèque ou virement)Prévoir TPE bancaire portable pour CB. Facture immédiate via app.
Règle d'or trésorerie : en mode volume, les délais de paiement t'attaquent. Garde toujours 2 mois de trésorerie d'avance minimum pour absorber les retards de paiement. Si un donneur d'ordre dépasse 60 jours sans règlement, suspends les MES futures avec lui jusqu'au règlement.

Modèle 1 — Approche marque constructeur (sous-traitance directe)

📧 Email type — Mitsubishi / Daikin / Atlantic France

Objet : Frigoriste Cat. I disponible pour MES sous-traitance — secteur Savoie/Isère

Bonjour,

Je suis [Nom], frigoriste Cat. I (attestation n°[XXXX]) basé à Chambéry. Je travaille en solo et je dispose d'une capacité de 3-4 mises en service par jour, 4 jours par semaine, sur le secteur Savoie / Isère / Haute-Savoie.

Je propose mes services en sous-traitance pour les mises en service que vos équipes locales ne peuvent absorber : prises en charge réactives (J+3 à J+5), respect des procédures constructeur, fiches MES standardisées, photos avant/après systématiques, fiche d'intervention F-Gas (CERFA 15497*04) signée et archivée 5 ans.

Mes équipements : pompe à vide 90 L/min, sondes Fieldpiece sans fil JL3, balance précision < 10 g, détecteur fuite électronique, manifold, vacuomètre digital. Je me déplace avec un kit MES standardisé pour enchaîner les interventions sans repassage atelier.

Tarification : forfait MES selon type d'installation (grille jointe). Facturation mensuelle groupée, paiement à 30 jours.

Je serais disponible pour une rencontre ou un appel pour vous présenter mon activité plus en détail. À votre disposition.

Cordialement,
[Nom]
Frigoriste Cat. I — Attestation n°[XXXX]
Tel : [...] — Email : [...]
Pièces jointes : attestation Cat. I + grille tarifaire + 3 PV de MES références

Modèle 2 — Approche installateur local (plombier / chauffagiste)

📧 Email type — installateur RGE QualiPAC sans Cat. I

Objet : Mise en service PAC / clim avec signataire Cat. I — délai sous 7 j

Bonjour [Nom installateur],

Je vous écris parce que je sais que beaucoup d'installateurs RGE QualiPAC posent des PAC ou des clim sans avoir l'attestation Cat. I requise pour signer la fiche d'intervention F-Gas (CERFA 15497*04). Je me suis spécialisé sur cette partie là.

Je propose un service complet :
— Audit visuel rapide (30 min) de l'installation que vous avez posée
— Tirage au vide ou validation du tirage existant
— Mise en service complète : test étanchéité, démarrage, paramétrage régul, mesures
— Signature et remise du CERFA 15497*04 au client final
— Conservation du PV et CERFA 5 ans

Je fonctionne sur la base d'une grille tarifaire claire (jointe), avec délai d'intervention sous 7 jours ouvrés en moyenne. Possibilité de tournée si vous avez plusieurs MES sur la même zone (réduction tarifaire au-delà de 3 MES groupées).

Si vous avez un chantier prévu prochainement et que vous cherchez un signataire fiable, je suis à votre disposition pour une intervention.

Cordialement,
[Nom] — Frigoriste Cat. I — Attestation n°[XXXX]
[Coordonnées]

Modèle 3 — Approche réseau national (Atlantic Pros, Daikin Service...)

📧 Email type — pour devenir partenaire d'un réseau

Objet : Candidature partenaire MES — secteur Savoie/Isère

Bonjour,

Je souhaite déposer ma candidature pour rejoindre votre réseau de partenaires de mise en service [Atlantic Pros / Daikin Service / autre] sur le secteur Savoie / Isère.

Mes qualifications :
— Frigoriste Cat. I (attestation n°[XXXX], renouvelée annuellement)
— RGE QualiPAC (n°[XXXX])
— Assurance RC pro + décennale (jointes)
— Expérience [X années] sur installations [air-air / air-eau / chambres frigorifiques]
— Outillage standardisé et tablette de gestion MES intégrant les fiches type constructeur

Je dispose d'une capacité de [Y] MES par jour et travaille [Z] jours par semaine. Je suis prêt à respecter vos procédures internes, vos formats de PV, vos délais de remontée d'information.

Je serais disponible pour un entretien de présentation à votre convenance, en visio ou sur site.

Pièces jointes : CV, attestation Cat. I, RGE QualiPAC, RC pro + décennale, K-bis ou attestation auto-entrepreneur, exemples de PV.

Cordialement,
[Nom]
[Coordonnées]

Modèle 4 — Approche grossiste (Cedeo, Brossette, Téréva, Richardson)

📧 Email type — grossiste pour relais d'activité

Objet : Frigoriste Cat. I disponible pour vos clients installateurs — Savoie/Isère

Bonjour,

Beaucoup de vos clients installateurs (plombiers, chauffagistes) achètent chez vous des PAC ou des clim mais n'ont pas d'attestation Cat. I pour la mise en service. Je propose mes services en relais sur la zone Savoie / Isère.

Si un de vos clients vous demande où trouver un signataire MES fiable, je serais ravi que vous me recommandiez. Je peux par ailleurs venir présenter mon activité à votre équipe commerciale lors d'un point matinal ou d'un déjeuner.

Avantage pour vous : vos clients finalisent leurs chantiers plus vite (donc rachètent plus vite), et vous ajoutez un service à valeur ajoutée à votre offre commerciale.

À votre disposition pour échanger.

Cordialement,
[Nom] — Frigoriste Cat. I
[Coordonnées]

Clauses CGV spécifiques sous-traitance Mode Rapide

📜 Clauses recommandées dans tes CGV

  1. Conditions de réalisation MES : mise en service réalisée selon procédure constructeur ou procédure standardisée Mode Rapide. Le frigoriste-opérateur est responsable de l'étanchéité de l'installation à la date de signature du CERFA 15497*04.
  2. Limitation de responsabilité : la responsabilité du frigoriste-opérateur est limitée à la qualité de la mise en service elle-même (paramétrage, tests effectués, mesures consignées). Les défauts liés à la pose initiale (hydraulique, frigorifique avant MES, électrique) restent de la responsabilité de l'installateur d'origine.
  3. Refus motivé : en cas de non-conformité critique détectée, le frigoriste-opérateur se réserve le droit de refuser la mise en service. Dans ce cas, seul le déplacement et l'audit sont facturés (forfait selon grille tarifaire).
  4. Délais d'intervention : intervention sous 7 jours ouvrés en moyenne, planning mensuel à confirmer en début de mois pour les sous-traitants réguliers.
  5. Tarification : facturation à la MES selon grille tarifaire en vigueur. Possibilité de forfaits négociés pour gros volumes (≥ 20 MES/mois).
  6. Conditions de paiement : facturation mensuelle groupée. Paiement à 30 jours fin de mois, prélèvement automatique privilégié. Pénalités de retard 3× taux légal au-delà de 45 jours.
  7. Confidentialité : les informations clients (adresses, n° de série, photos chantier) sont conservées 5 ans selon obligations RGPD et R.543-82, et ne sont pas communiquées à des tiers sauf demande légale.
  8. Annulation / report : annulation à moins de 24 h ouvrées du créneau prévu : 50 % du forfait facturé. Report à plus de 24 h : sans frais, sous réserve de redonner un créneau sous 7 jours.
  9. Force majeure : conditions météo extrêmes (neige, verglas), grèves transports, pannes véhicule justifiées : report sans frais ni pénalité.
  10. Juridiction compétente : tribunal de Chambéry (ou siège social du frigoriste).

Devis type pour une demande ponctuelle (installateur local)

📄 Modèle de devis Mode Rapide

DEVIS — MISE EN SERVICE FRIGORIFIQUE

Devis n° : [...] — Date : [...] — Validité 30 jours

De : [Ton nom] — Frigoriste Cat. I — Attestation n°[XXXX]
[Adresse + SIRET]

À : [Nom installateur ou client final]
[Adresse]

Objet : Mise en service [type d'installation]
Lieu d'intervention : [adresse chantier]
Date prévue : [créneau confirmé par téléphone]

Prestation :
— Vérification visuelle de l'installation posée par [installateur]
— Test d'étanchéité azote 16-20 bar / 15 min
— Tirage au vide 30-45 min vers < 200 µm + test maintien 5 min
— Charge complément si nécessaire (fluide en sus, pesée à la balance)
— Démarrage et paramétrage régulation (mode auto-adaptatif, plafond T° départ, anti-légionellose, etc.)
— Mesures finales : ΔT primaire + secondaire, pressions HP/BP, intensité, terre
— Procès-verbal de mise en service (PV format constructeur)
— Fiche d'intervention F-Gas (CERFA 15497*04), conservation 5 ans

Forfait HT : [montant] €
TVA 20 % : [montant] €
Total TTC : [montant] €

Conditions :
— Paiement à 30 jours fin de mois
— Si refus motivé après audit : forfait audit + déplacement de [montant] € HT facturé
— Documents à fournir avant intervention : photos chantier, plaque signalétique UE, longueur réelle liaison, attestation Cat. I de l'installateur (si applicable)

Pour acceptation, retourner ce devis daté et signé avec mention "Bon pour accord".

Date / signature client :

Outils CRM minimum pour gérer ton volume

🛠 Stack technologique recommandée pour Mode Rapide solo

  • Devis / facturation : Tiime (gratuit), Henrri (gratuit), Indy, Pennylane, Sage 50
  • Agenda partagé clients : Calendly (gratuit), Cal.com, Doctolib pour BTP
  • Gestion contacts CRM : Notion (gratuit jusqu'à 1 000 contacts), Airtable, HubSpot CRM gratuit
  • Stockage documents : Google Drive ou OneDrive avec dossier client (PV + CERFA + photos), backup auto
  • Comm clients : WhatsApp Business (gratuit), templates de SMS pré-écrits pour confirmation et compte-rendu
  • Compta auto : banque pro avec catégorisation auto (Qonto, Shine, Boursorama Pro)
  • Tablette MES : Galaxy Tab A9 ou iPad SE 64 Go avec app de ce manuel + impression Bluetooth (Brother PJ-822, Zebra ZQ520)

Budget total stack : 0-50 €/mois en plans gratuits + 600-900 € investissement initial (tablette + imprimante + accessoires).

Last but not least : en sous-traitance, ta réputation est ta seule pub. Un installateur content te recommande à 3 confrères en 6 mois. Un installateur mécontent en parle à 10 en 1 mois. Tu ne peux pas te permettre une seule MES bâclée. Mode Rapide ≠ mode bâclé : tu fais vite, mais tu fais propre.

📞 Étape 1 — Qualification au téléphone (15 min)

Ne JAMAIS prendre un RDV sans qualifier d'abord. 15 min de questions permettent de filtrer les clients sérieux, dimensionner le temps de visite, et préparer le bon matériel pour la visite.

11 questions à poser au téléphone (dans l'ordre)

0 / 11
  • Type de projet : clim air-air ? PAC air-eau ? hybride avec chaudière ? rénovation ou neuf ?
  • Surface habitable et nombre de pièces à équiper / chauffer
  • Type de maison : ancienne / récente / passive ? Année de construction approximative
  • Niveau d'isolation : isolée récemment ? Combles isolés ? Double-vitrage ?
  • Mode de chauffage actuel : électrique, fioul, gaz, bois ? Consommation annuelle estimée ?
  • Émetteurs existants ou prévus : radiateurs, plancher chauffant, mixte ?
  • Production ECS actuelle : ballon électrique, chaudière, autre ? Volume ?
  • Budget envisagé ou aides demandées (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ) ?
  • Échéance souhaitée : urgent (panne), saisonnier, planifié ?
  • Adresse complète + accès véhicule (camion peut se garer ?) + étage si appartement
  • Disponibilité pour la visite (avec présence du décideur de paiement)
Drapeau rouge à détecter : client qui veut juste "un prix au téléphone" sans visite = perte de temps en général. Soit tu refuses poliment ("pour un chiffrage précis et garanti, je dois voir l'installation"), soit tu donnes une fourchette très large en prévenant que ça peut varier × 2 selon la réalité.

Suite du téléphone : poser le cadre

Annoncer le tarif visite + temps de visite

Visite gratuite si chantier signé / 80-150 € HT facturés si pas de suite (à clarifier dès l'appel). Durée visite annoncée : 1 h-1 h 30. Le client doit pouvoir bloquer ce créneau, avec le décideur du couple présent.

Demander photos préalables par SMS / WhatsApp

Très utile : photos de la chaudière actuelle (si remplacement), de l'extérieur où sera posée l'UE, du tableau électrique, de la pièce où sera le module hydronique. Permet de prévoir le bon matériel et d'éviter les surprises.

Demander factures énergie 12 derniers mois

Critique pour dimensionner. Facture EDF (puissance souscrite, conso annuelle) + facture gaz / fioul / pellets si chauffage actuel. Le client peut envoyer scan ou photos. Si refus de transmettre : soit méfiance, soit projet non sérieux.

Confirmer RDV par SMS / mail avec adresse + heure + tarif visite

Confirmation écrite = preuve d'engagement réciproque. Réduit fortement les RDV annulés au dernier moment.

🎒 Étape 2 — Avant de partir (10 min)

10 min de préparation = 0 retour en arrière sur place. À faire la veille au soir ou le matin avant de partir.

0 / 10
  • Relire les notes téléphone + photos envoyées par le client
  • Vérifier itinéraire + temps de trajet (Google Maps)
  • Préparer tablette : modèle de devis vierge + calculateur déperditions sur l'app
  • Embarquer mètre laser + thermomètre infrarouge + appareil photo (smartphone)
  • Embarquer plaquette commerciale (références chantiers, certifs RGE / Cat. I)
  • Tenue propre + identifiant visible (badge, polo brodé) — l'image compte
  • Avoir 2-3 brochures constructeur sous la main (Mitsubishi, Daikin, Atlantic au choix)
  • Carte de visite + carnet pour prendre des notes manuscrites
  • Lampe frontale (chaudière dans cellier sombre, combles à inspecter)
  • Petit cadeau d'accueil (catalogue marque, stylo, sachet thé / café) — détail mais qui marque

🏠 Étape 3 — Sur place (60 min)

L'objectif n'est pas juste de chiffrer : c'est aussi de gagner la confiance du client. 60 min bien structurées valent mieux que 2 h désorganisées.

1. Présentation + tour rapide de la maison (10 min)

Se présenter clairement : nom, entreprise, certifs (RGE QualiPAC, Cat. I). Le client te fait visiter en commentant ses besoins. Tu écoutes plus que tu ne parles. Tu prends des notes mentalement.

2. Vérif extérieur — emplacement UE (10 min)

Trouver les 2-3 emplacements possibles pour l'UE (distance liaison frigo, accès maintenance, niveau sonore voisinage, exposition vent). Photographier chaque option. Mesurer les distances liaison. Vérifier passage de la liaison (passage mur, passage gaine technique).

3. Vérif intérieur — local technique (15 min)

Si PAC bibloc : où ira le module hydronique ? Garage, cellier, buanderie ? Espace dispo + ventilation + accès maintenance + alimentation électrique + évacuation condensats. Si clim split : où iront les UI ? Murale, console, gainable ? Esthétique vs efficacité.

4. Vérif électrique — tableau (5 min)

Photographier le tableau actuel. Vérifier place pour 2-3 disjoncteurs supplémentaires. Vérifier puissance souscrite (12 kVA mono minimum pour PAC 12 kW). Si triphasé : tant mieux. Disjoncteur différentiel 30 mA dispo ?

5. Vérif hydraulique — chaudière existante (10 min)

Si remplacement chaudière : modèle / puissance / âge / type de raccordement / présence vase d'expansion / pression / type d'émetteurs. Photographier la chaudière + tous les raccords + le départ chauffage. Noter qualité visuelle de l'eau (boueuse = désembouage obligatoire).

6. Vérif émetteurs (10 min)

Compter les radiateurs ou identifier les zones plancher chauffant. Mesurer chaque radiateur (hauteur × largeur) ou estimer surface plancher. Le calcul de puissance dépend du type d'émetteur (radiateurs basse temp / standard / plancher).

📐 Étape 4 — Données techniques à relever (en continu pendant la visite)

Toutes ces données sont nécessaires pour le dimensionnement et le devis. Faute d'une donnée, tu prends des marges (donc devis plus cher) ou tu fais une erreur (donc problème pose).

Caractéristiques bâtiment

Surface habitable
Hauteur sous plafond
m
Volume total
Année construction
année
Isolation murs
épaisseur + type
Isolation combles
épaisseur + type
Isolation sol
terre-plein / vide sanitaire / sous-sol
Type fenêtres
simple / double / triple vitrage
Ventilation
VMC simple / double flux / aucune
Étanchéité air (estimation)
bonne / moyenne / mauvaise
Orientation principale
N/S/E/O
Altitude / climat (T° base)
m / °C base hiver

Existant + besoins

Chauffage actuel + conso annuelle
€ / kWh / L fioul / m³ gaz
ECS actuelle (mode + volume)
L / type
Nombre d'occupants
personnes
Type émetteurs
radiateurs basse temp / standard / plancher
Nombre de radiateurs
total + détail par pièce
Surface plancher chauffant
m² + nombre de zones
Pression hydraulique actuelle
bar
Qualité eau circuit
claire / boueuse → désembouage

Contraintes pose

Emplacement UE retenu
descriptif + photos
Longueur liaison frigo
m
Difficulté de passage
facile / moyen / difficile
Espace local technique
cm × cm × cm
Tableau électrique
places dispo + tri/mono + puissance
Distance maison-UE
m (impact bruit)
Accès véhicule pose
facile / moyen / difficile (escaliers, étage)
Évacuation condensats
caniveau / regard / tube + gravier

📝 Étape 5 — Au bureau, rédaction du devis (30 min)

Devis envoyé dans les 48 h maximum après la visite. Au-delà, le client va voir ailleurs et tu perds le chantier. Pas la peine de viser la perfection au détriment du délai.

1. Faire le dimensionnement (voir mission Dimensionnement)

Calcul des déperditions selon T° base + isolation + surface + volume. Choix de la puissance PAC ou clim. Validation du choix avec les contraintes pose et budget.

2. Sélectionner les équipements précis

Marque + modèle UE + modèle module hydronique (si PAC bibloc) + accessoires (ballon ECS si besoin, désembouage, séparateur d'air, vase externe...). Choix selon budget client + ton positionnement (premium = Mitsubishi Zubadan / standard = Atlantic Alféa / éco = autres).

3. Chiffrer les fournitures + main d'œuvre

Fournitures : prix grossiste + coefficient marge (1,3 à 1,5 typique). Main d'œuvre pose : compte 2-3 jours pour PAC bibloc standard, 1-1,5 jour pour clim split. À ton TJM (taux journalier moyen) : 600-900 € HT/jour. Plus déplacements + nettoyage chantier.

4. Calculer les aides applicables (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ)

Tu n'es pas obligé de les déduire dans le devis (le client touche les aides en direct), mais les mentionner clairement aide à la vente. Vérifier les montants 2025-2026 sur le site service-public.fr (changements fréquents). Pour MaPrimeRénov', le client doit être éligible (revenus + résidence principale > 15 ans).

5. Rédiger le devis avec descriptif détaillé

Pas de "fourniture et pose d'une PAC" sans détail. Lister : matériel (marque, modèle, n° référence, prix unitaire), prestation (descriptif des opérations), garanties, délai de validité, conditions de paiement (acompte 30 %, intermédiaire 40 %, solde 30 % à la réception). Toujours joindre les CGV.

6. Envoyer + relance organisée

Devis envoyé par mail avec accusé de réception. Relance amicale à J+7 si pas de réponse. Relance plus formelle à J+15. Au-delà : marqué comme "perdu" dans le CRM. Statistiquement, sans relance, 30-40 % des devis sont oubliés par les clients.

Conseil tarification : ne pas négocier de fait. Si le client demande une remise, expliquer ce qui est inclus (déplacements, garantie, suivi). Si vraiment besoin de baisser : retirer quelque chose (remplacer Mitsubishi par Atlantic, moins d'accessoires). Une remise sans contrepartie te casse ta marge ET ta crédibilité.

📋 Étape 1 — Récapitulatif des données entrantes

Toutes les données collectées en visite (sub-tab Devis chiffrage / Étape 4) sont à disposition. Vérifier qu'il n'y a pas de trou.

0 / 8
  • Surface habitable et volume confirmés
  • Hauteur sous plafond moyenne (compte si > 2,5 m)
  • Type d'isolation murs / combles / sol (épaisseurs ou estimation année construction)
  • Type fenêtres (simple, double, triple)
  • Type de ventilation
  • Climat local : T° base hiver (Savoie vallée : -10 à -12 °C / altitude : -15 à -18 °C)
  • Type émetteurs (impact T° départ chauffage)
  • Type ECS (si à inclure)

📐 Étape 2 — Calcul des déperditions thermiques

Méthode rapide : ratio W/m² selon isolation. Méthode précise : norme NF EN 12831. Pour un devis, la méthode rapide suffit. Pour une étude RGE, prendre un logiciel dédié (BBS Pleiades, BlueBeam, etc.).

Méthode rapide : ratio W/m²

Type d'isolationRatio W/m² par hiver
Maison passive (RT2020, BBC, RE2020)15-25 W/m²
Maison récente bien isolée (post-2005)40-60 W/m²
Maison isolée 1980-200560-90 W/m²
Maison ancienne isolée partiellement90-130 W/m²
Maison ancienne non isolée130-180 W/m²

📊 Exemple de calcul rapide

Maison 130 m² années 1990 avec ITE récente + double vitrage + combles isolés bien : ratio ~50 W/m².

Déperditions = 130 × 50 = 6 500 W = 6,5 kW à T° base -10 °C.

Maison 130 m² années 1970 sans rénovation : ratio ~150 W/m². Déperditions = 130 × 150 = 19,5 kW à T° base. Compliqué de tout passer à la PAC sans rénovation préalable.

Coefficient correctif climat local

ZoneT° base hiverCoefficient à appliquer
Climat doux (côte Méditerranée)0 °C0,7
Climat tempéré (Lyon, plaine)-5 °C0,85
Savoie / Isère vallée (Chambéry, Grenoble)-10 à -12 °C1,0 (référence)
Savoie / Isère altitude (700-1000 m)-15 °C1,15
Haute montagne (> 1000 m)-18 à -20 °C1,25-1,35
Multiplier le ratio W/m² × coefficient climat : Savoie altitude 800 m avec ratio 50 W/m² → 50 × 1,15 = 57,5 W/m². Pour 130 m² → 7 475 W ≈ 7,5 kW déperditions à T° base.

🚿 Étape 3 — Besoin ECS (si PAC ECS intégrée ou ballon couplé)

Le besoin ECS s'ajoute aux déperditions chauffage. La PAC doit pouvoir gérer les pics ECS (douches matin/soir) sans laisser la maison se refroidir.

Configuration foyerVolume ballon recommandéBesoin journalier ECS à 50 °C
Couple sans enfant180 L150-200 L
Famille 3 personnes200-250 L200-280 L
Famille 4 personnes250-300 L280-360 L
Famille 5+ personnes300-500 L360-500 L

📊 Puissance nécessaire pour produire l'ECS

Formule : puissance ECS (W) = Volume (L) × ΔT (°C) × 1,16 / Temps de chauffe (h)

Exemple : ballon 300 L à monter de 30 à 50 °C en 1 h = 300 × 20 × 1,16 / 1 = 6 960 W ≈ 7 kW de puissance ECS.

Cette puissance n'est généralement pas ajoutée aux déperditions car la PAC bascule en mode ECS prioritaire pendant 30-60 min, puis revient au chauffage. La maison se refroidit légèrement pendant la production ECS, mais reprend ensuite.

⚙ Étape 4 — Choix de la puissance PAC

Règle d'or : la PAC doit couvrir les déperditions à T° base SANS appoint électrique. Si elle est sur-dimensionnée, elle fait des courts-cycles. Si elle est sous-dimensionnée, l'appoint électrique se déclenche en grand froid.

3 stratégies de dimensionnement

StratégieLogiqueAvantagesInconvénients
PAC 100 % besoin sans appointPuissance PAC ≥ déperditions à T° baseCOP optimal, économies maxPAC plus chère, sur-dimensionnée 90% du temps
PAC 80 % + appoint électriquePAC couvre 80 % des besoins, résistance d'appoint sur 20 %PAC moins chère, COP moyen correctAppoint élec coûte cher quand il tourne (T° base 5-10 j/an)
PAC + chaudière hybridePAC sur 80-90 %, chaudière en relève grand froidConfort max, COP optimisé, sécurité panne PACDouble équipement, double entretien

Recommandation Savoie / Isère

🏔 Stratégies recommandées par climat

  • Savoie / Isère vallée (-10 à -12 °C base) : PAC 100 % besoin recommandé. Zubadan Mitsubishi ou équivalent. T° pivot avec appoint à -7 °C en backup si besoin.
  • Savoie / Isère altitude (-15 à -18 °C base) : Hybride PAC + chaudière fortement recommandé. PAC dimensionnée pour 70 % du besoin, chaudière pour les 30 % grand froid + sécurité panne.
  • Haute montagne (-20 °C) : Hybride obligatoire. PAC seule = appoint électrique permanent en hiver = facture EDF explosive.

Calculateur puissance PAC

Saisis les paramètres pour calculer

🛒 Étape 5 — Sélection du matériel précis

Une fois la puissance déterminée, choisir le modèle exact. Pour la cohérence avec le devis et la pose, ne pas changer de modèle au dernier moment (impact prix, accessoires, raccords).

Sélection par puissance et configuration

Puissance nécessaireConfigurationRecommandations
4-6 kWPetite maison neuve / appartementMitsubishi PUZ-WM50, Daikin Altherma 3R 4 kW, Atlantic Extensa 4
7-9 kWMaison 100-130 m² bien isoléeMitsubishi PUZ-WM85 Power Inverter, Daikin Altherma 3R 8, Atlantic Alféa Extensa A.I. 8
10-12 kWMaison 130-180 m² ou moyennement isoléeMitsubishi PUZ-WM112 (PI) ou Zubadan, Daikin Altherma 3R 11, Atlantic Alféa A.I. 11
14 kW (grand froid)Maison > 180 m² ou climat rigoureuxMitsubishi Zubadan PUZ-WM112YAA / PUZ-HWM140VHA (uniquement Zubadan en 14 kW)
16-25 kWTrès grande maison ou bâtiment tertiaireMitsubishi Hyper Heating, Daikin Altherma 3 H HT, ou solution duale (2 PAC)
Important pour 14 kW Savoie / Isère : en 14 kW Mitsubishi, prendre uniquement la version Zubadan. Le Power Inverter 14 kW satisfait jusqu'à -9 °C mais ne fournit que ~12 kW à -7 °C. Pour T° base vallée -10 à -12 °C, c'est insuffisant → Zubadan obligatoire.

Accessoires à prévoir dans le devis

0 / 12
  • Ballon ECS (taille selon foyer) si pas intégré
  • Bouteille de découplage 25-50 L (si débits primaire / secondaire ≠)
  • Pot à boue Spirotech ou équivalent (CRITIQUE en rétrofit)
  • Séparateur d'air (recommandé toujours, intégré au pot à boue souvent)
  • Filtre tamis sur retour PAC
  • Vase d'expansion externe (si volume eau > vase intégré ne suffit pas)
  • Soupape 3 bar avant vannes coupure (sécurité absolue)
  • Disconnecteur sur remplissage (norme sanitaire)
  • Mitigeur thermostatique sortie ECS (sécurité brûlures)
  • Aquastat plancher si plancher chauffant (sécurité chape)
  • Plots anti-vibratiles + support UE renforcé
  • Désembouage chimique tracé (rétrofit chaudière obligatoire)

📦 Étape 1 — Préparation logistique la veille (J-1)

Une pose ratée à 80 % du temps, c'est une logistique ratée. Préparer la veille = arriver sereinement le matin du chantier.

0 / 12
  • Vérifier livraison matériel : UE, UI, ballon ECS, accessoires (avant J-1)
  • Charger camion : tubes liaison, raccords, isolant, pot à boue, vannes, vase d'expansion
  • Outillage de pose : perceuse à colonne, scie cloche Ø adapté, niveau, plomb
  • Outillage frigo : dudgeonnière, coupe-tubes, ébavureur, manifold, pompe à vide, vacuomètre
  • Outillage hydro : clés multipan, clé serre-tube, joints, pâte d'étanchéité, téflon
  • Outillage élec : pince à dénuder, multimètre, testeur de boucle terre, sertisseuse
  • Bouteilles : azote 5L (pour tests + chasses), R32 ou fluide approprié (si recharge en plus du préchargé)
  • Protection : bâches de sol, gants, EPI hauteur (si UE en étage)
  • Documents : devis signé, attestations Cat. I, CGV, modèles PV / CERFA
  • Confirmer présence client (ou clés disponibles) la veille au soir
  • Vérifier accès chantier (parking, étage, ascenseur si nécessaire)
  • Météo : pas de pose UE sous la pluie battante ou par grand froid < -5 °C (huile compresseur)

🏗 Étape 2 — Support UE + installation UE

L'UE doit être stable, accessible pour maintenance, et bien orientée pour optimiser COP et bruit.

1. Vérifier l'emplacement final + tracer support

Respecter les distances constructeur (≥ 30 cm derrière, ≥ 50 cm devant, ≥ 30 cm sur les côtés). Hauteur : 10-15 cm minimum du sol (évacuation condensats + neige). Tracer les fixations au crayon.

2. Poser plots anti-vibratiles + console (mur) ou socle (sol)

Console murale renforcée pour PAC ≥ 10 kW (charge importante). Plots Sylomer ou caoutchouc inclus avec l'UE. Niveau parfait à la bulle.

3. Positionner UE et fixer

Démaillonner les vis de transport (UE livrée avec). Poser sur les plots. Fixer avec les vis incluses. Vérifier de nouveau le niveau (le serrage final peut décaler).

4. Prévoir évacuation condensats

UE en hauteur : tube PVC avec pente continue 1 % vers caniveau / regard. UE au sol : caniveau ou lit de graviers en dessous pour absorber. Cordon chauffant dans le tube si climat froid.

5. Tracer le passage de la liaison frigo + élec

Mesurer la longueur réelle de la liaison (impacte le complément de charge). Choisir le passage le plus court ET le plus discret (souvent contradictoire). Photographier pour preuve client si modification souhaitée.

❄ Étape 3 — Liaison frigorifique

La partie la plus technique de la pose. Une liaison mal faite = fuites garanties à terme + perte de garantie constructeur. À faire avec soin et méthode.

1. Couper les tubes à la longueur précise

Coupe-tube à molette (pas scie à métaux : copeaux contaminent le circuit). Coupe perpendiculaire propre. Garder 10-20 cm de marge pour les manipulations.

2. Ébavurer à l'intérieur tube vers le bas

Tube tenu vers le bas pour que les copeaux tombent à l'extérieur du tube. Ébavureur dédié. Indispensable sinon copeaux dans circuit = panne détendeur.

3. Enfiler l'écrou flare et dudgeonner

Mettre l'écrou AVANT de dudgeonner (sinon impossible après). Dudgeonnière à excentrique, calibrée pour fluides HFC (forme 45°). Lubrifier légèrement avec huile fluide approprié.

4. Calorifuger AVANT de connecter

Tube avec isolant (Armaflex ou équivalent, épaisseur 13-19 mm), collé néoprène, continuité parfaite jusqu'à l'UI / UE. Le calorifuge est INDISPENSABLE des deux côtés (HP et BP), pas seulement BP comme on l'entend parfois.

5. Connecter écrous flare aux vannes service avec couple constructeur

Clé dynamométrique. Couples typiques R32 :
• 1/4" : 14-18 Nm
• 3/8" : 34-42 Nm
• 1/2" : 49-61 Nm
• 5/8" : 68-82 Nm

⚠ Toujours utiliser une 2e clé en contre-prise sur la vanne service pour ne pas la torsader. Sinon micro-fissures internes invisibles = fuite progressive.
6. Pré-test étanchéité azote 16-20 bar

Avant tirage au vide. Pressuriser à 16-20 bar (jamais au-dessus de la pression d'épreuve du fluide). Attendre 15 min. ΔP < 0,1 bar compensé = étanche. Si fuite : eau savonneuse sur tous les flares pour identifier le coupable. Réparer puis re-tester.

7. Tirage au vide complet (voir section Tirage au vide)

Cible < 200 µm + test maintien 5 min < 250 µm pour cible standard. Cible < 100 µm + maintien 10-20 min pour positionnement premium. Procédure complète dans la section Référence technique → Tirage au vide.

8. Libérer le fluide vannes BP puis HP

UE éteinte. Clé Allen pour vannes service. BP en premier (sifflement audible, fluide migre vers UI). Puis HP. Resserrer bouchons au couple constructeur. Étanchéité finale = bouchons des vannes service.

💧 Étape 4 — Hydraulique (PAC bibloc uniquement)

Module hydronique + ballon ECS (si séparé) + raccordement aux émetteurs + accessoires de sécurité.

1. Fixer module hydronique au mur

Hauteur ergonomique (afficheur à hauteur d'yeux). Mur porteur. Niveau parfait. Espace dégagé pour maintenance (60 cm devant minimum).

2. Installer ballon ECS séparé (si applicable)

Soit posé au sol, soit suspendu mural selon modèle. Distance courte avec module hydronique pour minimiser pertes en ligne. Évacuation eau au sol pour soupape sanitaire 7 bar.

3. Raccorder le circuit chauffage

Tubes Cu ou PER selon préférence + diamètres (Ø20 typique pour PAC 8-12 kW). Soudures Cu propres ou raccords mécaniques PER (Comap, Henco, etc.). Sortie chauffage du module → bouteille découplage si nécessaire → secondaire vers émetteurs.

4. Installer les accessoires de sécurité

Soupape 3 bar AVANT vannes coupure (CRITIQUE — risque explosion si après). Sortie soupape vers entonnoir + évacuation visible. Pot à boue + séparateur d'air côté retour. Filtre tamis sens flèche correct. Vase d'expansion pré-gonflé à 1 bar froid (200 g sous pression service). Disconnecteur sur piquage remplissage.

5. Raccorder ECS et mitigeur thermostatique

Sortie ECS du ballon → mitigeur thermo tarage 50 °C (sécurité brûlures, anti-légionellose à 60 °C compatible). Groupe de sécurité sanitaire 7 bar. Évacuation à l'air libre visible.

6. Remplir circuit + désembouage si rétrofit

Si rétrofit chaudière : désembouage chimique tracé OBLIGATOIRE avant remplissage (sinon échangeur PAC mort en 6-12 mois). Pour neuf : remplissage simple à 1,5 bar à froid + purge des points hauts + circulation 30 min.

7. Test pression hydro 3 bar pendant 30 min

Mettre le circuit à 3 bar par remplissage. Surveiller pendant 30 min. Si chute de pression : fuite hydro à rechercher (visuel + savon). Souder ou refaire les raccords. Re-tester.

⚡ Étape 5 — Électrique

Section dédiée au tableau, alimentation UE et UI, communication bus, mise à la terre.

1. Vérifier puissance disponible et tableau

PAC 12 kW mono : 12 kVA souscrits minimum. PAC tri 14 kW : 12-15 kVA tri ou raccordement adapté. Tableau : 2-3 places minimum pour disjoncteurs dédiés.

2. Installer disjoncteurs + différentiel 30 mA

Un disjoncteur dédié PAC, dimensionné selon puissance plaque (16 A, 25 A, 32 A typique). Différentiel 30 mA OBLIGATOIRE et dédié (pas partagé avec d'autres circuits). Bornes de raccordement claires et étiquetées.

3. Tirer câble alimentation au bon Ø

Section selon distance et puissance. Typique : 3G2,5 mm² pour PAC mono 16 A jusqu'à 30 m. 3G4 mm² au-delà. Tri : 5G2,5 ou 5G4. Câble HO5VV-F en intérieur, R2V en extérieur (résistant UV).

4. Installer coupure de proximité près UE

Interrupteur sectionneur à côté de l'UE, IP54 ou plus. Permet d'isoler l'UE pour maintenance sans aller au tableau. OBLIGATOIRE selon NF C 15-100.

5. Faire boucles de câble dans tableau UE

Astuce maintenance : laisser 30 cm de mou en boucle dans le boîtier électrique de l'UE. Permet de sortir une boucle facilement pour pince ampèremétrique lors des entretiens annuels.

6. Brancher câble communication UE ↔ UI (bus)

Câble 4 fils (ou 5 selon constructeur) entre UE et module hydronique. Bornes X1-X2-X3 typiques. Respecter l'ordre exact selon notice (inversion = panne com immédiate).

7. Vérifier mise à la terre + tension neutre/terre < 5 V

Test continuité terre avec testeur de boucle. Tension entre neutre et terre < 5 V (au-delà : problème terre installation, faire venir électricien). Si pas de terre du tout : refus pose. Risque électrocution.

🎨 Étape 6 — Finitions + remise en main

Souvent négligée mais critique pour la perception client. Une pose impeccable visuellement vaut un bouche-à-oreille positif.

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  • Rebouchage propre passages murs (mousse PU + crépi ou enduit)
  • Goulotte décorative ou coffrage liaison frigo si apparent
  • Calorifuge tubes parfaitement collé, pas de discontinuité
  • Vis et fixations alignées, pas de vis qui dépasse ou tordues
  • Nettoyage chantier complet (poussière, copeaux, déchets emballages)
  • Évacuation déchets : carton, polystyrène, ferraille (déchèterie pro ou retour fournisseur)
  • Étiquetage : nom fluide + charge totale sur UE + date pose + ton n° SIRET / Cat. I
  • Photos finitions avant/après (pour rapport client + portfolio)
  • Test fonctionnel rapide (la MES sera séparée, mais vérifier que tout démarre)
  • Présentation rapide au client (où sont les vannes, le tableau, la régul)
  • Remise notice utilisateur (en papier ou QR code vers PDF)
  • Programmer la date de MES (peut être le même jour ou planifié séparément)
Astuce différenciation : finir le chantier avec une photo "avant/après" envoyée par mail / WhatsApp au client. 90 % des frigoristes ne le font pas. 90 % des clients adorent. Et 50 % des clients reposteront la photo sur les réseaux ou la garderont pour recommandation bouche-à-oreille.

Fiche identité — Visite technique préalable

À faire 4 à 8 semaines avant le chantier. Sans visite préalable, pas de devis fiable, pas de chantier propre.

Durée
1 h à 1 h 30
Tarif
Gratuite si chantier signé, sinon 100-150 € HT
Outils
Mètre laser, niveau, photos, lampe, tester eau
Délai chantier
4 à 8 semaines

Ce que tu vérifies — checklist visite

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  • Photos générales du local technique (4 angles minimum)
  • Photos de l'existant (chaudière à déposer, ballon, départs hydrauliques)
  • Mesures du local technique (L × l × H, accès porte, pas de marche)
  • Emplacement UE pressenti — voisinage, distance limite propriété, regard évacuation condensats
  • Distance UE ↔ UI ou UE ↔ module hydraulique (pour calcul charge complément)
  • Cheminement liaison frigo (passage murs, gaines, calorifuge nécessaire)
  • Section câble alim existant + calibre disjoncteur — voir si suffisant
  • État du tableau électrique : place dispo, type différentiel
  • Réseau hydraulique existant : émetteurs (radiateurs / plancher / mixte), Ø tubes, état général
  • Test qualité eau circuit chauffage (pH, couleur, dépôt) — désembouage à prévoir si bordélique
  • Production ECS actuelle : ballon, chauffe-eau, intégré chaudière
  • Régime de température estimé : haute / moyenne / basse
  • Aides / financement : MaPrimeRénov éligibilité, RGE QualiPAC à jour
  • Calendrier client : disponibilité, prise de RDV ABF/copro si requis
Méthode : On envoie au client avant sa visite une demande de photos et infos détaillées (chaudière actuelle, factures combustible 12 mois, facture EDF puissance souscrite, photos du local, photos de l'extérieur). Ça lui permet d'arriver préparé, et de filtrer les clients sérieux.

Frigorifique (le cœur du métier)

Pompe à vide 2-étages 70 à 90 L/min
Débit suffisant pour split, PAC bibloc, petite chambre. Pour grosse chambre, monter à 140+ L/min.
Refco RL-4 : 320 € HT · Fieldpiece VPX7 : 750 € HT
📊
Vacuomètre digital (mesure µm)
Indispensable. Le manomètre analogique à -1 bar n'est pas précis sous 1000 µm. Le digital lit jusqu'à 1 µm.
Mastercool 98061 : 180 € · Fieldpiece SVG3 : 380 € · Testo 552 : 320 €
📐
Manifold digital 2 ou 4 voies
Lecture HP/BP, sous-refroidissement et surchauffe automatiques (avec sondes T°). Compatible R32, R290, R454B, R448A.
Refco DigiMon : 480 € · Fieldpiece SM480V : 950 € · Testo 557s : 800 €
📡
Sondes pression sans fil (Fieldpiece JL3)
Méthode la pratique pro : test azote sans manifold, juste 2 sondes Bluetooth + appli. Beaucoup plus précis et rapide.
Fieldpiece JL3 (paire) : 460 € HT
Balance électronique précision (5g)
Pour charge à la balance ou complément calculé. Plage 0-50 kg. Pour chambre : prendre 100 kg.
Refco WB-150A : 240 € · Fieldpiece SRS3 : 380 €
N₂
Bouteille azote + détendeur 0-100 bar
Bouteille B11 (1 m³ à 200 bar) + détendeur double manomètre. Pour chasse à l'azote et test étanchéité.
Bouteille consigne 80 € + détendeur 120-180 €
🔧
Outil dépose valve Schrader
Permet de tirer au vide directement sur la valve sans passer par les flexibles manifold (3-5× plus rapide).
15 à 30 €
🔧
Coupe-tubes + ébavureur + dudgeonnière
Pour préparer flares ou sertir si raccord à reprendre. Dudgeonnière excentrée pour raccord propre.
Set Refco : 140 € · Set Rothenberger : 200 €
🔥
Chalumeau oxy-acétylène
Si raccord à brasser sur place. Sinon flares suffisent en clim. Bouteille acétylène B5 + oxygène B5.
Poste complet : 350-500 € + bouteilles consigne

Hydraulique (PAC air-eau, couplages)

🌡
Thermomètres contact ×2 (départ + retour)
Thermomètres à pince ou contact magnétique. Lecture ΔT primaire et secondaire.
Testo 905 : 80 € pièce · alternative économique : 25 €
📏
Anémomètre à hélice (débit air UE)
Procédure soignée : prendre vitesse air sur grille UE pour calcul puissance évacuée. Mode débit moyen sur 60 sec.
Testo 416 : 250 € · Kimo VT 100 : 320 €
Pince wattmètrique (cos φ inclus)
Mesure de la puissance électrique réelle (pas juste U×I, qui est apparente). Phase par phase pour calcul COP.
Chauvin Arnoux F407 : 280 € · Fluke 376 FC : 600 €
🔧
Pompe de remplissage circuit chauffage
Pour purger et remplir hydraulique avec eau adoucie + Coroxyl (anti-corrosion).
Pompe à main : 80 € · Pompe électrique : 250 €
🧪
Kit test eau (pH, dureté, conductivité)
Bandelettes pH + kit dureté. Pour valider qualité eau circuit chauffage avant remplissage final.
15 à 40 €

Électrique

Multimètre + VAT (Vérificateur d'Absence de Tension)
Multimètre TRMS pour mesure tension. VAT obligatoire pour consignation (étape Identifier/Vérifier de la séquence VAT).
Fluke 117 : 180 € · Catu CL-110 (VAT) : 60 €
🔒
Cadenas consignation + étiquette
Pour la séquence VAT : Séparer / Condamner / Identifier / Vérifier. Cadenas Master Lock 410 + étiquette Brady.
25-40 € le set
🪛
Tournevis dynamométrique 1-5 Nm
Pour serrer borniers UE/UI au couple constructeur (typiquement 1,2 à 2,5 Nm). Évite serrage trop ou pas assez.
Wera Click-Torque : 95 €

EPI (sécurité)

🥽
Lunettes de sécurité + gants frigo
Indispensables pour manipulation fluide (R32, R290 surtout). Gants néoprène ou cuir chrome.
15-30 €
🦺
Chaussures sécurité S3 + casque + gilet
Standard chantier. Casque obligatoire si carottage en hauteur ou copro.
Set : 150 €

Documents obligatoires à avoir sous la main

Côté entreprise (toi)

  • Attestation de capacité Cat. I (à jour, validité 5 ans). Sans elle, pas le droit de manipuler de fluide. Imprimée + photo dans le téléphone.
  • Certificat RGE QualiPAC (si MaPrimeRénov ou CEE en jeu).
  • Assurance RC pro + décennale à jour.
  • Carte BR ou BC (habilitation électrique) à jour.
  • Cahier registre F-Gas de l'entreprise (papier ou numérique synchronisé).

Côté chantier

  • Devis signé par le client + acompte versé (vérifie en partant de l'agence).
  • Notice constructeur de la PAC ou clim (papier ou téléphone). Indispensable pour paramétrage régul, couples serrage, schéma bornier.
  • Schéma hydraulique du chantier (si tu l'as fait à la visite préalable).
  • Calcul de charge complément (longueur ligne × g/m du fluide).
  • PV de réception vierge avec champs à remplir : mesures consignées, photos.

Documents pour le client (à laisser à la fin)

  • PV de réception signé (1 exemplaire client + 1 entreprise).
  • Notice utilisateur de la machine.
  • Carnet d'entretien (numérique ou papier) avec les rappels d'entretien périodique.
  • Étiquette F-Gas apposée sur la machine (collante autocollante, type/charge/charge totale équivalent CO₂).
  • Attestation MaPrimeRénov / CEE avec la facture définitive si demande d'aide.
  • Coordonnées SAV (entreprise + numéro d'urgence éventuel constructeur).

⚠ L'oubli classique : l'étiquette F-Gas

Tu charges une machine et tu pars. 6 mois plus tard, le client appelle pour un entretien et le frigoriste suivant ne sait pas ce qu'il y a dedans (R32 ? R454B ? combien ?). L'étiquette F-Gas est obligatoire sur l'appareil : type fluide, charge en kg, charge totale en t CO₂ équivalent, date de la charge, nom de l'opérateur. Tu en colles 2 : une sur l'UE, une sur l'UI.

Côté électrique

Tension d'arrivée correcte

Mesurer phase-neutre = 230 V ±5 % en mono, ou phase-phase = 400 V ±5 % en tri. Si machine tri et phase manquante : risque grillage compresseur au démarrage.

Calibre disjoncteur conforme à la plaque UE

Lire la plaque signalétique de l'UE : courant nominal, courant max, type différentiel recommandé. Disjoncteur amont = au-dessus du courant max, courbe D ou C selon constructeur.

Type différentiel : Type A ou F obligatoire (jamais AC)

Sur tout équipement inverter (= 99 % du marché), différentiel Type AC interdit. Le compresseur émet du courant continu résiduel qui « aveugle » un Type AC. Type A minimum, Type F idéal.

⚠ C'est l'erreur n°1 sur les chantiers anciens reprenant un différentiel existant. Toujours contrôler.
Section câble suffisante

Voir la table sections (U-1000 R2V) selon longueur ligne et calibre disjoncteur. Pour clim 9-12 k BTU mono : 3G2,5. Pour PAC tri 14 kW : 5G2,5 ou 5G4.

Mise à la terre testée (continuité)

Multimètre en mode continuité entre la terre du bornier UE et la barre de terre du tableau. Doit sonner. Si pas de continuité : danger de mort.

VAT effectuée + consignation

Avant tout raccord ou intervention bornier : Séparer / Condamner / Identifier / Vérifier (séquence VAT). Cadenas + étiquette « Travaux en cours ».

Côté frigorifique

Liaison frigo bien faite (par le poseur)

Tubes propres, pas de pliure, dudgeonnage correct (45° propre, pas de bavure), couple serrage conforme aux specs constructeur. Si tu as un doute : refait le flare.

Calorifuge complet

Pas de tube nu visible. Calorifuge collé au néoprène (pas juste enfilé), surtout en local non chauffé (RGE = obligatoire, non-conformité possible au contrôle).

Procédure soignée : tu colles le calorifuge AVANT de poser le module hydraulique sinon tu galères derrière.
Vannes service de l'UE encore fermées

Le fluide d'usine est dans l'UE. Tu vérifies que les 2 vannes service (HP et BP) sont bien fermées avant de tirer au vide la liaison + UI. Sinon tu vides le fluide d'usine.

Fluide d'usine présent (pression de mise en service)

Sur la valve de service côté HP, vérifier qu'il y a bien la pression de stockage du fluide (15-25 bar selon fluide et T° ambiante). Si 0 bar : fuite avant ton arrivée, retour fournisseur.

Côté hydraulique (PAC air-eau / chambre à condensation eau)

Circuit purgé

Aucun air dans le circuit. Tous les purgeurs ouverts au moins 1 fois après remplissage. Pression statique stable à 1,5 bar.

Désembouage validé (en rénovation)

Si rénovation : Coroxyl injecté, circuit bouclé 2-4 semaines, puis rincé. Sinon le pot à boue se charge en 6 mois et débit chute.

Test étanchéité hydro

: il met le réseau à 16 bar pendant 20 min. ΔP doit être nul (≤ 0,1 bar à cause de la dilatation).

Vase d'expansion adapté

Volume vase ≥ 5-8 % du volume circuit. Pression prégonflage à 1,2 bar (pour pression statique 1,5 bar). Sur cette installation on peut avoir 2 vases : un dans le module hydraulique + un externe complémentaire.

Filtre tamis et pot à boue installés en série sur le retour

Avant l'entrée PAC, dans cet ordre : pot à boue (avec purge basse) → filtre tamis. Protège l'échangeur de la PAC des débris résiduels.

Fiche identité — MES split air-air

Préchargé d'usine pour ligne ≤ 7 m (Mitsubishi, Daikin, Panasonic). Au-delà, complément calculé.

Durée mono
1 h 30 à 3 h
Durée multi
4 à 6 h
Vide cible
< 250 µm, taux montée 0
Test azote
20 bar, 15 min, ΔP < 0,05 bar

Vérifications avant de tirer au vide

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  • Liaison frigo raccordée mais vannes service UE encore fermées
  • Flares HP et BP couplés au couple constructeur (table couples par Ø)
  • Câble com UE↔UI raccordé selon polarité (S1/S2/S3 chez Mitsubishi)
  • Évacuation condensats UI faite + testée (verser 1 L d'eau dans le bac, voir évacuer)
  • Alim électrique disjoncteur OFF + consigné
  • Outil dépose valve Schrader prêt
  • Pompe à vide + flexible court (le plus court possible) + vacuomètre digital prêts
  • Bouteille azote + détendeur prête à brancher
  • Notice constructeur ouverte à la page « mise en service »
Règle d'or : tu ne touches pas aux vannes service tant que ton circuit liaison + UI n'est pas tiré au vide ET stabilisé. Si tu ouvres les vannes UE prématurément, le fluide d'usine s'échappe par tes flexibles et ton chantier est foutu.

Méthode classique (manifold)

Dépose valve Schrader UI ou UE (côté que tu veux pressuriser)

Avec l'outil dépose valve, tu retires la pointe Schrader pour brancher en direct. Plus rapide et précis.

Branche flexible azote sur la vanne service

Bouteille azote → détendeur → flexible jaune (azote) → vanne service. Vannes du manifold fermées.

Ouvre l'azote progressivement

Tu montes la pression doucement. Pour clim R32 : 20 bar. Pour PAC R32 : 30 bar. Pour chambre R448A : 40 bar mais à vérifier sur notice. Surtout pas plus que la pression d'épreuve constructeur.

⚠ La pression d'épreuve dépend du circuit. Lire la notice. Sur Mitsubishi clim R32 : 4,15 MPa = 41 bar max admis. Sur PAC : 4,15 MPa aussi côté HP.
Coupe l'arrivée azote, attends la stabilisation

Tu fermes la bouteille. Tu attends 5 min que la pression se stabilise (l'azote chauffe en se comprimant, faut le temps qu'il refroidisse).

Note la pression de référence + relève T° ambiante

: « Il fait très chaud aujourd'hui, donc la pression compensée est relativement importante ». La pression varie avec T°. Pour comparer après 15-20 min, il faut soit que T° n'ait pas bougé, soit corriger.

Attends 15 minutes (clim) à 20 minutes (PAC, chambre)

Le test classique = laisser pressuriser et regarder si la pression chute. Sur clim : 15 min. Sur PAC : 20 min. Sur chambre : 30 min à 1 h selon volume.

Lis la pression finale, calcule ΔP compensé

ΔP brut = P_init - P_final. ΔP compensé = ΔP brut corrigé de la variation T°. Si ΔP compensé < 0,05 bar : étanche. Si ΔP > 0,1 bar : fuite, on cherche.

Méthode moderne — Fieldpiece sondes sans fil (la pratique pro)

Bonne pratique (vidéo MES Mitsubishi, mai 2025) : « Je suis impressionné par l'ergonomie et la simplicité de la méthode des sondes sans fil. Plus de tuyaux, simple, efficace, rapide. Le top ! »
Branche les 2 sondes Fieldpiece JL3 en direct sur les vannes service

Une sonde HP, une sonde BP. Pas de manifold, pas de flexibles. Connexion Bluetooth à l'appli Job Link (téléphone ou tablette).

Pressurise l'azote depuis la bouteille

: « 20 bar, je coupe l'arrivée principale et je vais laisser se stabiliser les appareils pendant 10 minutes ». La compensation T° est faite automatiquement par l'appli avec une 3ᵉ sonde thermométrique.

Test 10-15 min, lecture appli

L'appli affiche en temps réel le ΔP compensé. obtient typiquement ΔP 0,03 à 0,05 compensé = test validé.

Compare avec la méthode classique si doute

On fait les 2 méthodes en parallèle pour valider : « Comme vous voyez, les deux fonctionnent parfaitement. » Si écart entre les deux : la sonde Fieldpiece est plus précise (pas de longueurs flexibles à compenser).

Pourquoi la méthode Fieldpiece est meilleure

  • Pas de fuite sur les flexibles manifold (la source d'erreur n°1 du test classique).
  • Compensation T° automatique en temps réel (l'appli soustrait l'effet thermique).
  • Lecture continue plutôt que lecture début/fin → tu vois si la pression bouge linéairement (fuite vraie) ou par paliers (effet T°).
  • Photo + horodatage automatique du test → preuve devant le client ou pour le contrôle RGE.

Cibles vide selon type de chantier

Clim split mono
< 250 µm en 30 min
Multi-split / PAC
< 200 µm en 1 h
Chambre frigo
< 150 µm en 2 h+
Test maintien
10-20 min, < 200 µm stable

Procédure méthode ballast

Connecte la pompe à vide directement (sans manifold)

Flexible court entre pompe à vide et vanne service (où tu as déposé la Schrader). Vacuomètre digital branché sur le même tuyau ou en T à proximité.

Plus le flexible est court, mieux c'est. : flexible direct sur la pompe à vide.
Ouvre le ballast de la pompe

Le ballast est une vanne sur la pompe à vide qui injecte de l'air dans l'huile pendant l'aspiration. Au début (humidité élevée), il évite que l'huile se sature de vapeur d'eau (sinon tirage moins efficace).

Bonne pratique : « L'idée d'ouvrir le ballast, c'est permettre de ne pas envoyer trop d'humidité dans l'huile, parce qu'après elle est saturée et le tirage au vide se fait moins bien. »
Démarre la pompe, attends que ça descende

Le vacuomètre démarre à pression atmosphérique (~750 000 µm = 760 mmHg). Il chute rapidement pendant 5-10 min vers 9000 puis 5000 µm.

Ferme le ballast à 2000-3000 µm

Bonne pratique : « Dès que j'ai atteint les 3000, je ferme le ballast et je laisse tirer au vide jusqu'à la fin. » Une fois fermé, le bruit de la pompe change (plus aigu, plus puissant), capacité d'aspiration ×30 à ×50.

Chasses azote intermédiaires (optionnel mais recommandé sur PAC)

: « On va faire une ou deux chasses à l'azote, histoire de bien enlever l'humidité. » Tu coupes la pompe, tu mets 2-3 bar d'azote, tu purges, et tu reprends le tirage. Aide à dissoudre l'humidité résiduelle.

Attends d'atteindre la cible (250 µm pour clim, 150 µm pour chambre)

Pour clim mono c'est rapide (15-30 min). Pour PAC c'est plus long (1-2 h). Pour chambre frigo (gros volume) : 2-4 h pas exceptionnel.

Stoppe la pompe — TEST DE MAINTIEN

Tu fermes la vanne entre la pompe et le circuit, tu coupes la pompe. Tu démarres un chrono de 10-20 min. Pendant ce temps, tu surveilles le vacuomètre.

Critères de validation du test maintien

Bonne pratique : « Le niveau de vide est stabilisé à 135 microns. Donc on est carrément en dessous des 150 et ça veut dire que ce test de maintien du vide est réussi. »

  • Si la pression remonte mais reste < 500 µm avec « taux de montée 0 » sur le vacuomètre digital après 10 min : vide nickel, tu peux libérer le fluide.
  • Si elle remonte rapidement et continue : il reste de l'humidité OU il y a une fuite. Reprendre tirage + chasse azote.
  • Si elle remonte et se stabilise haut (au-dessus de 1000 µm) : fuite. On reprend le test étanchéité.

Calculateur durée de tirage minimum

Renseigne les champs et clique Calculer

Cas 1 — Préchargé d'usine, ligne ≤ 7 m

Débranche tes flexibles, remets les Schrader

Avant d'ouvrir les vannes UE, tu remets les valves Schrader sur les vannes service (côté UI) et tu débranches tout. Tu laisses juste les manifold ou les sondes sans fil pour lire les pressions au démarrage.

Ouvre la petite vanne service BP en premier

Avec une clé Allen, tourne dans le sens anti-horaire. Le fluide se libère doucement. Tu sens un sifflement. Ne pas ouvrir d'un coup.

Puis ouvre la grosse vanne service HP

Même méthode. Le fluide d'usine se répartit dans toute la ligne + UI. Pression typique au repos R32 : 8-12 bar à 25 °C.

Resserre les bouchons des vannes

Bouchons étanches au-dessus des vannes : tu les revisses au couple constructeur (8-10 Nm typique). Sans bouchon = fuite lente garantie.

Cas 2 — Ligne > 7 m, complément à charger

Le calcul du complément

Au-delà de la longueur factory (7 m souvent, 5 m parfois), tu ajoutes X grammes par mètre supplémentaire selon le diamètre des tubes et le fluide.

Ø liquideR32R454BR290
1/4" (6,35 mm)20 g/m20 g/m9 g/m
3/8" (9,52 mm)50 g/m50 g/m22 g/m
1/2" (12,7 mm)110 g/m110 g/m50 g/m
5/8" (15,87 mm)170 g/m170 g/m78 g/m
Toujours : consulter la notice constructeur. Les valeurs ci-dessus sont indicatives. Daikin, Mitsubishi, LG, Fujitsu peuvent avoir des valeurs légèrement différentes selon la masse volumique du liquide et la longueur factory définie.
Renseigne longueur réelle et factory pour calculer
Vérifie une dernière fois les borniers UE et UI

Capots ouverts, photo prise (avec téléphone), serrage au tournevis dynamométrique 1,2-2,5 Nm. Pas de fil dans le vide.

Remets les capots borniers + visse

Si tu oublies les capots et que tu mets sous tension : danger électrique direct. Toujours capot fermé avant alimentation.

Décondamne le disjoncteur (séquence VAT inversée)

Tu retires le cadenas, tu enlèves l'étiquette, tu bascules le disjoncteur en ON. La machine se met en attente.

Allume la télécommande UI ou la régul

Sur clim : télécommande infra-rouge, mode froid 16 °C, vitesse auto. Sur PAC : régul filaire, mode chauffage température fixe (par exemple 45 °C eau pour valider).

Attends 3 minutes — temporisation compresseur

Toutes les inverter ont une tempo de 2-3 min entre la demande et le démarrage compresseur (anti-courts cycles + équilibrage pression). Bonne pratique : « Le groupe va bientôt démarrer, je dirais 3 minutes après la demande. »

Le compresseur démarre — bruit léger, montée en régime progressive

Démarrage doux (inverter), montée en fréquence sur 1-2 min. Tu entends le ventilateur UE puis le compresseur. Sur PAC, parfois un petit « clic » : « Les détendeurs qui se calibrent » ().

Mesure tu ΔT air (clim) ou ΔT eau (PAC)

Sur clim : 2 sondes T° à l'avant et arrière de l'UI (rouge devant = chaud, bleu derrière = froid en mode froid). ΔT air typique 8-12 K en mode froid établi. Sur PAC : sondes contact départ + retour primaire, ΔT cible 5-7 K (10 K max).

Sécurité condensats clim — un piège classique

⚠ La pompe à condensats peut couper la machine

Bonne pratique : « Voilà, ça a coupé la machine parce qu'on a dépassé le niveau de sécurité. Là, j'ai mis un demi-litre d'un coup. La machine s'arrête pour éviter de continuer à générer du condensat. Quand la pompe va revenir à un niveau normal, elle va redémarrer. Une unité qui tourne en rafraîchissement et qui peut pas évacuer ses condensats, c'est dégâts des eaux assurés. »

Test obligatoire : verse 1 L d'eau dans le bac UI, vérifie que la pompe à condensats évacue, et que le contact niveau sécurité fonctionne (machine doit couper si tu remplis trop vite).

Mesures à consigner sur le PV

ΔT AIR FROID
8-12 K
Régime établi 15 min
ΔT AIR CHAUD
15-25 K
Selon T° ext
PRESSION HP R32
25-35 bar
À 25 °C ext
PRESSION BP R32
8-12 bar
À 25 °C ext
SURCHAUFFE
5-8 K
Cible inverter
SOUS-REFROIDISSEMENT
3-5 K
Cible inverter

Checklist tests à faire avant de partir

0 / 12
  • Mode froid 16 °C → soufflage froid < 14 °C en sortie UI
  • Mode chaud 26 °C → soufflage chaud > 35 °C en sortie UI
  • Mode déshumidification → fonctionne, condensats évacués
  • Mode ventilation seule → ventilo tourne, compresseur arrêté
  • Vitesses ventilo (mini, max, auto) testées
  • Volet (swing) bouge correctement, position figée OK
  • Pompe à condensats : verser 1 L, vérifier évacuation
  • Contact sécurité niveau condensats : couper machine en surcharge eau
  • Pression de service stable (pas de pompage)
  • Mesures HP/BP relevées et consignées sur PV
  • Mesures ΔT air relevées et consignées sur PV
  • Photos UE + UI + plaque signalétique prises
la pratique pro (chantier 77, mai 2025) : « On vient de démarrer la machine. J'ai mis toutes les unités intérieures en mode froid à 16°C en vitesse automatique. On va regarder le ΔT comme toujours. On va cracher de l'air chaud puisqu'on fait de la clim. Donc on va mettre le rouge devant et le bleu derrière. »

Particularités multi-split

  • Charge complément plus importante : chaque UI ajoute des mètres de tube. Calcul cumulé.
  • Test priorité maître : sur multi, l'UI maître pilote l'UE en mode chaud/froid. Si une UI demande chaud et une autre froid : conflit. Bien définir le maître.
  • Test simultanéité : allumer toutes les UI en même temps, vérifier que l'UE tourne au max et que toutes refroidissent. Pas de défaut « débit insuffisant ».
  • Tirage au vide plus long : volume circuit plus grand (4 lignes au lieu d'1). Compter 1 h-1 h 30 vs 30 min.
  • Bornier élec UE plus complexe : 1 alim + 1 com par UI = 2 fils par UI (S1/S2 chez Mitsubishi). Sériographie à respecter strictement.
  • Adaptateurs Mitsubishi (verbatim, doc 2) : « Chez Mitsubishi, sur le dernier accord, on a un écrou qui est en 1/2 pouce, c'est plus gros que les liaisons qui sont tirées. Pour brancher une unité de forte puissance, il existe un adaptateur 1/2 pouce conique pour tube 3/8. » Pas refaire un dudgeon différent, utiliser l'adaptateur.

⚠ Le piège du tirage au vide multi-split

Si tu tires au vide depuis l'UE seule (vannes service UE), tu tires en série par les 4 UI. Une vanne service mal serrée à la 4ᵉ UI = vide impossible. Méthode pro : tirer le vide en parallèle avec un manifold à 4 voies branché sur chaque UI. Plus rapide et plus sûr.

Contenu obligatoire du PV MES Air-Air

Identification

  • Nom et adresse client
  • Adresse chantier
  • Date d'intervention + heures début/fin
  • Identité opérateur(s) + n° attestation Cat. I
  • Référence devis

Matériel posé

  • UE : marque, modèle, n° série, plaque signalétique (photo)
  • UI(s) : marque, modèle, n° série, emplacement
  • Fluide : type (R32 / R454B / etc.), charge initiale (g), charge complément (g), charge totale (g) + équivalent t CO₂
  • Liaison frigo : longueur, sections, calorifuge
  • Alim électrique : section, calibre disjoncteur, type différentiel

Mesures consignées

  • Pression test étanchéité + durée + ΔP
  • Vide final atteint (µm) + durée tirage
  • Test maintien : vide à T+10 min
  • Pressions HP/BP régime établi
  • ΔT air (mode froid + mode chaud)
  • Surchauffe + sous-refroidissement (si manifold digital)
  • Tension d'arrivée (V) + intensité absorbée (A) + cos φ

Photos

  • UE installée + plaque signalétique
  • UI installées + plaques signalétiques
  • Tableau électrique + disjoncteur dédié
  • Étiquette F-Gas posée sur UE
  • Liaison frigo (cheminement)
  • Évacuation condensats

Signatures

  • Opérateur principal (toi) — date + signature
  • Client — date + signature « Bon pour réception » (avec ou sans réserves)
  • Si réserves : liste claire avec délai de levée

Le geste pro qui change la donne

la pratique pro : il fait une présentation orale au client à la fin, pendant 15-20 min. Il montre la machine, explique la régul, montre comment lire les paramètres (ΔT, COP, modes). Le client signe le PV ensuite, en toute conscience. Ça évite 90 % des appels SAV des 6 premiers mois (« je sais pas comment ça marche »).

Fiche identité — MES PAC bibloc air-eau

Mitsubishi Zubadan ou Power Inverter, ballon ECS séparé ou intégré, plancher chauffant ou radiateurs basse temp.

Durée totale
1 à 2 j (neuf), 3 j (rétrofit)
Vide cible
< 200 µm, taux montée 0
Test azote PAC
16 bar pré-test puis tirage
ΔT primaire cible
4 K (radiateurs) · 2-3 K (PCR)
ΔT secondaire cible
10 K (radiateurs) · 5-7 K (plancher)
Liaison frigo
Ø 5/8" + 3/8" typique 14 kW

Checklist d'arrivée chantier

0 / 14
  • Photos de la situation initiale prises (chaudière à déposer, local, extérieur, tableau élec)
  • Visite préalable validée : devis, type d'émetteurs, T° base, isolation, calcul de puissance
  • Module hydraulique + groupe extérieur livrés et déballés sur site, sans chocs visibles
  • Dalle béton extérieure ou support mural posé, niveau vérifié, plots anti-vibratiles prêts
  • Hydraulique tiré la veille : ballon tampon ou bouteille découplage en place, ballon ECS positionné
  • Test sous pression hydraulique 3 bar effectué la veille — aucune fuite (sinon repris à chaud)
  • Calorifuge des tubes en local non chauffé prêt à coller (manchons coupés et ajustés)
  • Alim électrique tirée jusqu'au module (4G2,5 ou 4G6 mm² selon puissance) — disjoncteur OFF + consigné
  • Tableau électrique : place dispo, différentiel 30 mA dédié, calibre disjoncteur conforme notice
  • Liaison frigo tirée et bouchonnée (côtés UE et UI) — calorifuge prêt à appliquer
  • Carotage ou passage mural fait, tube traversant déjà en place
  • Désembouage du circuit chauffage existant fait + produit d'entretien (Coroxyl, Sentinel) injecté
  • Notice constructeur ouverte à la page « Mise en service » (PDF tablette ou papier)
  • Outillage prêt : pompe à vide, vacuomètre digital, sondes Fieldpiece ou manifold, bouteille azote, balance charge, manomètre hydro
Méthode : avant la pose du module hydraulique devant les tubes du primaire, On fait toujours un test sous pression hydraulique à 3 bar. Si fuite : tu reprends maintenant alors que les pièces sont accessibles. Une fois le module posé, c'est la galère. Ce test prend 30 min et te sauve une demi-journée.

Le piège classique du rétrofit chaudière → PAC

⚠ Le réseau radiateurs existant n'est pas vierge

Sur une chaudière qui tourne depuis 15-25 ans, le réseau est plein de boues, de limaille de fer, parfois de bactéries (toiles d'araignée filamenteuses dans les retours plancher). Si tu raccordes ta PAC neuve sur ce réseau sale, tu vas :

  • Coller ton filtre à tamis en 2 mois → défaut débit → arrêt PAC
  • Boucher l'échangeur à plaques de la PAC (300 € à 1 200 € selon modèle)
  • Coincer les vannes 3 voies motorisées (ECS / circuits)
  • Perdre la garantie constructeur si le défaut est lié à l'eau

La règle absolue : désembouage chimique + rinçage + dosage inhibiteur (Coroxyl, Sentinel X100, Fernox F1) AVANT d'allumer la PAC pour la première fois. Pas de raccourci.

Sécurité élec : tant que tu manipules quoi que ce soit côté unité (frigo, hydro, capots), le disjoncteur d'alim PAC est en OFF + cadenassé + étiquette « consigné ». Pas seulement « éteint ». Une PAC peut se rallumer toute seule si quelqu'un repousse un disjoncteur en pensant aider.

Schéma type — primaire / secondaire avec bouteille de découplage

Vocabulaire à fixer une fois pour toutes

  • Primaire : côté générateur. Va de la PAC à la bouteille de découplage. Le débit est fixé par le circulateur intégré au module hydraulique.
  • Secondaire : côté émetteurs (radiateurs, plancher). Va de la bouteille aux émetteurs. Débit géré par un circulateur séparé.
  • Bouteille de découplage : casse-pression + stock tampon pour le dégivrage PAC + découplage des débits primaire/secondaire qui ne sont pas forcément identiques.
  • Collecteur ≠ bouteille : pas de mélange entre départs et retours, juste plusieurs piquages pour 2-3 circuits secondaires.

Composants obligatoires du primaire (côté PAC)

Vase d'expansion + potence + purgeur sur la potence
Compense la dilatation de l'eau chauffée. Le purgeur en haut de la potence est indispensable : sans lui, l'air emprisonné assèche la membrane du vase qui claque en 2 ans.
Pré-gonflage 1 bar typique · Volume 12-25 L selon installation
!
Soupape de sécurité 3 bar — TOUJOURS avant les vannes coupure
Si elle est posée après une vanne coupure que quelqu'un ferme, la pression peut dépasser 10 bar et faire éclater la PAC. Toujours en amont des vannes d'isolement, jamais après.
Sortie raccordée à un entonnoir vers évacuation
Disconnecteur (BA, CA selon norme)
Anti-retour eau chauffage vers réseau d'eau potable. Obligatoire RGE. Position : entre l'arrivée d'eau et le piquage de remplissage du circuit.
CB Watts ou équivalent, 60-90 € HT
Pot à boue côté retour secondaire — AVANT la bouteille
Récupère limaille, boues, dépôts venant des émetteurs avant qu'ils ne polluent la bouteille. Position critique : retour secondaire, juste avant la bouteille. Vidange annuelle.
Spirotech SpiroTrap, Caleffi Dirtmag : 80-150 € HT
Filtre à tamis sur retour vers PAC — APRÈS la bouteille
Dernière barrière avant l'échangeur à plaques de la PAC. Toujours 1 diamètre au-dessus du tube : sur tube 28, filtre 1"¼ (sinon perte de charge fatale dès qu'il s'encrasse un peu).
Avec aimants si possible (capture limaille)
Dégazeur (séparateur d'air)
Capture les micro-bulles en suspension. Si tu as une bouteille avec un bon purgeur en partie haute, le dégazeur séparé est moins critique. Sur installation sans bouteille : indispensable.
Spirotech SpiroVent, Caleffi DiscalDirt : 90-200 € HT
Vannes d'équilibrage (TA-CV ou Tacosetter)
Lecture visuelle du débit + ajustement par vis. Une au primaire, une au secondaire. Permet de vérifier la règle des 10 % (débit primaire = secondaire +10 %). Non obligatoires si débitmètre intégré PAC, mais très utiles en SAV.
120-180 € HT pièce, surdimensionner d'1 Ø
🌡
Thermomètres analogiques sur départ + retour primaire et secondaire
4 thermomètres = 12 à 25 € pièce, et le client lit le ΔT d'un coup d'œil pour vérifier que ça tourne. SAV simplifié de 80 %. en met systématiquement.
Watts, Caleffi : 15-30 € HT pièce

Procédure de remplissage du circuit (primaire + secondaire)

Vérifie pression de pré-gonflage du vase d'expansion

Avant remplissage, le vase doit être pré-gonflé à 1 bar (typique). Tu vérifies à la valve Schrader avec un manomètre. Si plusieurs vases (ex : un dans la PAC + un déporté), mêmes pressions sur les deux. Sinon le plus mou se fait écraser par le plus dur et tu n'as plus de compensation.

Toutes vannes émetteurs ouvertes, purgeurs prêts

Radiateurs : vannes thermostatiques en position 5 (ouvert max). Plancher : tous les départs/retours collecteur ouverts. Purgeurs auto en place sur les points hauts.

Remplissage progressif via le piquage post-disconnecteur

Tu ouvres doucement (jamais à fond) pour laisser l'air s'évacuer. Tu surveilles le manomètre : tu montes jusqu'à 1,2-1,5 bar à froid (selon hauteur d'installation). Si tu vas trop vite, l'air reste piégé et tu auras des bulles dans le circulateur PAC qui va caviter et faire un bruit de roulement.

Purge boucle par boucle (procédure soignée Doc 1)

« J'ai d'abord rempli le circuit primaire. Ensuite j'ai ouvert sur le ballon. Ensuite on l'a laissé au secondaire pour vérifier partie par partie. Comme ça si jamais il y a une fuite, on intervient uniquement sur la partie concernée. » Tu remplis primaire isolé d'abord (vannes secondaire fermées), tu vérifies, puis tu ouvres progressivement vers la bouteille puis vers le secondaire.

Test maintien hydraulique 3 bar pendant 30 min

Tu pousses jusqu'à 3 bar avec la vanne de remplissage, tu fermes, tu attends 30 min. Si la pression chute → fuite. Tu cherches au papier, à la lumière, à l'écoute. Tu reprends, tu retestes. Le test à 3 bar est le seul moyen sérieux de valider l'hydro avant de poser le calorifuge.

⚠ Si pression dépasse 3,5 bar pendant le test, la soupape va cracher. Reste sur 3 bar pile.
Désembouage si rétrofit (chimique + rinçage)

Si tu te branches sur un réseau radiateurs existant : injection produit désembouant (Sentinel X400, Fernox DS40) avant raccordement PAC, circulation 24-48 h, rinçage boucle par boucle via les vannes service en partie basse de la bouteille (« On peut injecter de l'eau claire ici, rincer le circuit boucle par boucle, et récupérer l'eau sale ici »), dosage inhibiteur final (Coroxyl, Sentinel X100).

Détarage manomètre, pression statique 1,2-1,5 bar à froid

Une fois purgé et désembouge, tu redescends à la pression cible : 1,2 bar pour install plain-pied, 1,5 bar pour étage. La pression doit remonter quand la PAC chauffe (dilatation), revenir quand ça refroidit. Si elle ne bouge pas du tout → vase claqué. Si elle monte au-dessus de 2,5 bar → vase trop petit ou pré-gonflage trop bas.

Calcul du débit hydraulique cible

La formule magique Q = P / (1,16 × ΔT)

Pour une puissance PAC P en kW et un ΔT visé en kelvin, le débit nécessaire en L/h vaut P × 1000 / (1,16 × ΔT). Le 1,16 c'est la chaleur massique de l'eau (Wh/kg/K). Sur une PAC 14 kW à ΔT 5 K → débit ≈ 2 414 L/h ≈ 40 L/min. Sur ΔT 10 K → 1 207 L/h ≈ 20 L/min (deux fois moins de débit, deux fois plus d'écart de température).

Renseigne puissance et ΔT pour calculer le débit

Qualité de l'eau du circuit

ParamètreCibleSi hors cible
pH8,2 à 9,5 (basique)Ajout inhibiteur alcalinisant
Dureté (TH)< 15 °fAdoucissement avant remplissage
Conductivité< 600 µS/cmEau déminéralisée pour le remplissage
CouleurLimpideDésembouage chimique obligatoire
Inhibiteur doséSelon notice produitCoroxyl, Sentinel X100, Fernox F1
Conseil : sur une install qui dure 15-20 ans, traiter l'eau coûte 50-100 € la première année et te fait économiser un échangeur PAC à 1 200 €. Ne saute jamais cette étape, même quand le client trouve que c'est cher pour « juste de l'eau ».

Pressions d'épreuve par fluide

FluidePression test pratiquePression d'épreuve max constructeur
R32 (PAC Mitsubishi typique)16 à 20 bar4,15 MPa = 41 bar (côté HP)
R454B (PAC nouvelle génération)16 à 20 bar4,15 MPa = 41 bar (proche R32)
R290 propane (PAC moderne basse GWP)15 à 25 bar selon notice2,8-3,2 MPa typique côté HP
R744 CO₂ transcritique50-80 bar selon application≥ 12 MPa côté HP (très élevé)
Toujours : lis la pression d'épreuve dans la notice constructeur de TA machine. Les valeurs ci-dessus sont des ordres de grandeur. Sur une PAC bibloc Mitsubishi R32 : tu peux pousser à 30 bar sans problème (loin des 41 bar). reste souvent à 16-20 bar parce que c'est suffisant pour révéler une fuite et plus rapide à mettre en pression.

Méthode classique manifold

Dépose les valves Schrader des vannes service UI ou UE

Avec l'outil dépose-valve, tu retires la pointe Schrader. Branchement direct = lecture précise sans perte. Sans dépose-valve, la valve fait étranglement et tes mesures sont fausses.

Branche flexible azote sur la vanne service

Bouteille azote → détendeur → flexible jaune (azote) → manifold → vanne service. Vannes du manifold fermées avant ouverture azote.

Pressurise progressivement à 16 bar (pré-test) ou 20-30 bar (test final)

Tu ouvres l'azote doucement. On fait souvent un premier test à 16 bar avant le tirage au vide pour valider l'absence de fuite grossière, puis ensuite le tirage. Ne jamais dépasser la pression d'épreuve constructeur : sur Mitsubishi R32, max 41 bar côté HP.

⚠ Si tu entends siffler immédiatement = fuite franche, tu coupes l'azote, tu cherches le flare en cause et tu reprends.
Coupe l'arrivée principale, attends 5 min de stabilisation thermique

L'azote chauffe en se comprimant. Pendant 5 min, la pression baisse légèrement même sans fuite. Faut attendre que ça se stabilise avant de noter la pression de référence.

Note pression initiale + T° ambiante, attends 15-20 min

Sur PAC, On fait souvent 20 min minimum (volume circuit plus grand qu'une clim, donc fuite plus lente à se manifester). Note bien T° au début et à la fin : la pression varie avec T°, faut compenser.

Lis pression finale, calcule ΔP compensé en T°

ΔP brut = P_init − P_final. Correction T° : pour 1 °C de variation T°, la pression change d'environ 0,03 à 0,05 bar (selon Pinit). ΔP compensé < 0,05 bar : étanche. ΔP compensé > 0,1 bar : fuite à chercher.

Méthode moderne — Sondes Fieldpiece JL3 sans fil (Doc 6)

Bonne pratique (vidéo MES Power Inverter) : « 20 bar, je coupe l'arrivée de principal et je vais laisser se stabiliser les appareils pendant 10 minutes. [...] Je suis arrivé à un ΔP de 0,05 compensé. La pression compensée est relativement importante parce qu'il fait très chaud aujourd'hui. » Méthode plus rapide, sans flexibles, lecture appli automatique avec compensation T° intégrée.
Branche les 2 sondes Fieldpiece JL3 directement sur les vannes service

Une sonde HP, une sonde BP. Pas de manifold ni flexibles. Connexion Bluetooth à l'appli Job Link sur tablette ou smartphone.

Branche la sonde thermométrique sans fil sur le tube près de la sonde de pression

L'appli compense la dérive de pression liée à T°, automatiquement. Sans cette sonde T°, la compensation se fait moins bien.

Pressurise à 20 bar via la bouteille azote, coupe l'arrivée

L'appli enregistre la pression initiale et lance le timer 10-15 min en automatique.

Lecture appli en temps réel — ΔP compensé visible

L'appli affiche en continu : pression brute, pression compensée, T°, ΔP cumulé. obtient typiquement ΔP 0,03 à 0,05 compensé = test validé.

Validation croisée avec la méthode classique si doute

On fait parfois les 2 méthodes en parallèle pour valider : « Comme vous voyez, les deux fonctionnent parfaitement. » Si écart entre les deux, la sonde Fieldpiece est généralement plus précise (moins de longueur de flexible à compenser).

Si fuite détectée — méthode de recherche

Recherche fuite — du plus simple au plus chiant

  1. Eau savonneuse sur tous les flares (ou bombe spéciale détection fuite). Bulles = fuite. Test rapide et concluant à 70 %.
  2. Détecteur électronique (Refco DA-2002, Fieldpiece DR58) sur tous les flares + brasures. Sensibilité 2-5 g/an.
  3. Traceur UV si fuite extrêmement fine (mais traceur = à éviter, pollue le circuit pour les futures interventions).
  4. Démontage flare + reprise du dudgeon + remontage avec nouvelle huile sur le filet. Si problème persiste : changement complet du tube ou de l'écrou flare.

Procédure complète avec ballast

Branche pompe à vide + flexible court + vacuomètre digital

Le flexible doit être le plus court possible (50 cm idéal, 1 m max). Plus c'est long, plus tu perds en performance. Vacuomètre digital obligatoire pour lire en µm — l'analogique sous 1000 µm est aveugle.

Ouvre le ballast de la pompe

Le ballast = clapet sur la pompe qui aspire de l'air pour évacuer l'humidité dans l'huile. Sans ballast, l'huile sature en humidité et le tirage final ne descend plus. Bonne pratique : « L'idée d'ouvrir le ballast, ça permet de ne pas envoyer trop d'humidité quand on commence le tirage au vide dans l'huile, parce qu'après elle est saturée et le tirage au vide il se fait moins bien. »

Démarre la pompe, descends jusqu'à 2 000-3 000 µm avec ballast ouvert

Pendant cette phase, la pompe avale l'humidité du circuit en passant par le ballast. Tu vois la pression descendre rapidement (quelques minutes pour les 9 000 → 2 000 µm).

À 2 000-3 000 µm : ferme le ballast

Bonne pratique : « Dès qu'on sera autour des 2 000 microns, on pourra fermer le ballast et la pompe à vide respirera environ entre 30 et 50 fois plus. » Le bruit de la pompe change immédiatement, capacité d'aspiration multipliée.

Fais 1 ou 2 chasses azote si le circuit était humide ou ouvert au vent

Si la liaison est restée bouchonnée mais que tu as fait des brasures à proximité, ou si humidité ambiante forte : tu casses le vide à 16 bar d'azote, tu tires de nouveau. La chasse N₂ déloge l'humidité résiduelle. 1 chasse en standard, 2 si circuit ouvert longtemps.

Tire jusqu'à atteindre 40-100 µm (cible)

Sur une PAC propre, tu descends en 30-90 min à 40-100 µm. Si ça stagne à 500 µm sans descendre, c'est qu'il y a soit humidité, soit micro-fuite. Tu refais une chasse N₂.

Stoppe la pompe, ferme la vanne du vacuomètre, lance le test maintien

Tu coupes la pompe. Tu attends 10-20 min en surveillant le vacuomètre. La pression doit rester < 200 µm avec un taux de montée de 0 (ou très faible). Bonne pratique : « Notre niveau de vide est stabilisé à 135 microns. Donc on est carrément en dessous des 150 et ça veut dire que ce test de maintien du vide est réussi. »

Astuce : note la pression toutes les 2-3 min. Si elle remonte régulièrement de 50 µm/min → micro-fuite. Si elle remonte une fois puis se stabilise → c'était de la dégazation, on continue.
Test maintien validé → tu peux ouvrir les vannes service

Vide tenu, tu peux libérer le fluide d'usine. Si test échoué (pression remonte au-dessus de 200 µm) : retour à la case test étanchéité — cherche fuite ou humidité.

Calculateur durée minimale du tirage

Renseigne volume et débit pompe pour estimer la durée
Estimation indicative : ce calculateur donne une durée minimale théorique pour atteindre 200 µm. En vrai, ajoute 30-50 % pour humidité et marge de sécurité. Ne te contente jamais de la durée — vérifie toujours que tu as effectivement atteint la cible et que le test maintien tient.

Cas 1 — Préchargé suffisant (longueur ≤ longueur factory)

Débranche les flexibles, remets les valves Schrader

Avant d'ouvrir les vannes UE, remets les Schrader sur les vannes service côté UI. Tu laisses les sondes Fieldpiece ou un manifold pour lire les pressions au démarrage.

Ouvre la petite vanne service BP en premier (clé Allen, anti-horaire)

Ouverture progressive — pas d'un coup. Tu sens un sifflement, le fluide se libère doucement et migre vers la liaison + UI. Pression au repos R32 typique : 8-12 bar à 25 °C.

Ouvre ensuite la grosse vanne service HP

Même méthode. Le fluide d'usine se répartit dans tout le circuit. Pression statique R32 : 8-15 bar selon T° ambiante.

Resserre les bouchons des vannes au couple constructeur

Bouchons étanches au-dessus des vannes : revisser au couple typique 8-10 Nm. Sans bouchon = fuite lente garantie, le bouchon est la dernière étanchéité.

Cas 2 — Liaison > longueur factory : complément à peser

Méthode pesée bouteille — la seule fiable

Tu poses ta bouteille de fluide sur une balance précise au gramme près (Refco, Mastercool, Fieldpiece SRL2). Tu tares à zéro. Tu charges en phase liquide via la vanne service HP (UE encore éteinte). Tu surveilles la balance qui descend en négatif. Quand tu atteins la masse cible, tu fermes. Précision < 10 g obligatoire — sinon ton calcul de tonnage CO₂ est faux et la fiche F-Gas n'a aucune valeur.

Tableau complément g/m par Ø liaison

Ø liquideR32R454BR290
1/4" (6,35 mm)20 g/m20 g/m9 g/m
3/8" (9,52 mm)50 g/m50 g/m22 g/m
1/2" (12,7 mm)110 g/m110 g/m50 g/m
5/8" (15,87 mm)170 g/m170 g/m78 g/m
Toujours : consulter la notice constructeur. Sur une Zubadan 14 kW typique, la liaison est en 5/8" + 3/8". Pour 20 m de liaison et factory 30 m : pas de complément. Pour 40 m : 10 m × 170 g (Ø 5/8" R32) = 1 700 g de complément. Mitsubishi, Daikin, LG, Fujitsu peuvent avoir des valeurs et des longueurs factory légèrement différentes.
Renseigne longueurs et Ø pour calculer le complément en grammes
Sécurité R290 (propane) : ventilation forcée du local pendant la charge, pas de flamme à proximité, pas de matériel non-ATEX. Le R290 est extrêmement inflammable. Si tu débutes sur PAC, commence par du R32 et fais-toi former spécifiquement avant tout chantier R290.

Vérifications finales avant remise sous tension

0 / 10
  • Tous capots UI et UE remis en place et serrés
  • Borniers UE et UI vérifiés (pas de fil dénudé qui dépasse, polarité S1/S2/S3 conforme)
  • Câble de communication UE↔UI raccordé selon notice
  • Sondes de température externes (départ/retour primaire et secondaire) en place et serre-câbles
  • Aquastat de sécurité plancher chauffant raccordé (si plancher) — tarage 55 °C typique
  • Pression hydraulique côté primaire stabilisée 1,2-1,5 bar (à froid)
  • Vannes d'isolement primaire ouvertes (pas de circuit fermé sur lui-même)
  • Évacuation condensats UE testée (verser 1 L d'eau dans le bac, voir évacuer)
  • Régulation de plancher (loi d'eau secondaire) configurée si circuit mixte
  • Notice constructeur ouverte à la page « première mise en route »

Séquence de premier démarrage (procédure soignée Doc 2)

Remets le disjoncteur PAC en position ON, retire le cadenas

L'unité s'auto-initialise (LED, écran, bip). Sur Mitsubishi, l'écodan affiche un code de chargement de carte SD si elle est présente. Patiente 1-2 min jusqu'à l'écran d'accueil.

Vérifie le sens de rotation du circulateur primaire (intégré au module)

Tu démarres une demande de chauffage temporaire. Le circulateur démarre. Si tu entends un son de roulement / cavitation : il y a de l'air, tu purges (purgeur auto en haut du module ou purgeur manuel sur la potence). Si tu entends rien d'anormal et que tu vois la pression bouger légèrement : c'est bon.

Force le mode chauffage en température fixe 45 °C, ECS désactivé

Bonne pratique : « On l'a forcé en chauffage parce qu'on voulait être sûrs que les paramètres de chauffage étaient corrects. On a bloqué le ECS. On a enlevé le mode auto-adaptatif et bloqué en chauffage. » Tu valides ainsi le chauffage seul, sans interférence ECS qui prendrait la priorité.

Vérifie démarrage compresseur après 3-5 min de temporisation

Sur PAC moderne, le compresseur ne démarre pas immédiatement (anti-court-cycle, mise en service progressive des organes de régulation). Patience 3-5 min. Tu entends ensuite un bruit de détente régulier — c'est le détendeur qui se calibre. : « Le petit bruit là, c'est les détendeurs qui se calibrent. Ça fait ça un petit moment puis après ça s'arrête. »

Surveille rampe de chauffe — pas de brutalité

La PAC monte progressivement la T° départ. Après 15-30 min, tu dois voir un ΔT primaire commencer à apparaître (départ chaud, retour plus froid). Si départ et retour restent identiques au bout de 30 min, c'est qu'il n'y a pas d'échange — soit débit nul (vanne fermée), soit fluide insuffisant.

Au bout de 1 h en régime stabilisé, valide les paramètres nominaux

Pression HP, pression BP, surchauffe, sous-refroidissement, intensité compresseur. Tout doit être dans la plage notice. Si un paramètre est aberrant : arrêt et diagnostic avant de continuer.

Si tout va bien : libère auto-adaptatif + ECS + appoints OFF

Tu rebascules la régul en mode auto-adaptatif (recommandé Mitsubishi). Tu libères la production ECS. Et tu vérifies que les résistances d'appoint électriques sont bloquées en OFF si la PAC est dimensionnée 100 % du besoin (procédure soignée, voir sub-tab Régulation).

⚠ Si défaut débit immédiat (« P1 » ou équivalent)

Le contrôleur de débit interne PAC détecte une circulation insuffisante côté primaire. Causes typiques :

  • Air dans le circuit (le plus fréquent) → purge complète
  • Filtre à tamis colmaté dès le départ (résidus brasure, copeaux) → démontage + nettoyage
  • Circulateur en panne de communication ou pas en route → vérif borniers
  • Vanne d'isolement oubliée fermée → ouvrir
  • Vanne 3 voies ECS bloquée en position ECS au démarrage → forcer en chauffage

Les 3 modes de régulation chauffage Mitsubishi

ModeFonctionnementQuand l'utiliser
Température fixe La PAC vise une T° départ fixe (ex : 45 °C). Démarre/arrête au thermostat d'ambiance (-1 °C / +1 °C de la consigne). Première MES pour valider, ou si client veut un comportement très simple à comprendre.
Loi d'eau (courbe) T° départ varie selon T° ext. Plus il fait froid dehors, plus la T° départ monte. Démarrage/arrêt thermostat d'ambiance. Bon compromis simplicité / efficacité. Si pas de sonde T° intérieure fiable.
Auto-adaptatif Loi d'eau de base + ajustement permanent selon T° ext + T° int + consigne. Modifie la courbe par pas de 2 ou 5 °C avec temporisations. Recommandé par Mitsubishi et par. Meilleur compromis confort / économies.
Bonne pratique (vidéo régulation) : « Moi ce que je vous conseille, c'est de vous mettre en mode auto-adaptatif en réglant éventuellement la limite haute de température pour empêcher votre machine de monter au-dessus de 50 °C si vous avez des radiateurs ou au-dessus de 35 ou 40 °C si vous avez un plancher chauffant. »

Plafond T° départ chauffage selon émetteur

ÉmetteurPlafond T° départPourquoi
Plancher chauffant basse temp35 °C (idéal) à 40 °C (max)Au-delà, risque chape, inconfort, COP en chute
Plancher chauffant rafraîchissant16-19 °C (rafraî.) / 35 °C (chauff.)En rafraî., point de rosée → pas en dessous de 17 °C en climat humide
Radiateurs basse température45 °CCompromis confort / COP encore acceptable
Radiateurs moyenne température55 °CCOP dégradé mais acceptable sur PAC bien dimensionnée
Radiateurs haute température (vieux)60 °C maxCOP médiocre. Envisager remplacement émetteurs ou hybride gaz

Paramétrage ECS — la méthode des 60/30 min

Bonne pratique — la règle des 60 min ECS / 30 min chauffage

« L'eau chaude est toujours prioritaire sur le chauffage. Mais c'est prioritaire que pendant 1 heure. Pendant 1 heure elle est effectivement bridée à 1 heure. Après, si elle n'a pas atteint la consigne de température au chaud sanitaire au bout d'une heure, elle rebascule sur le chauffage pendant une demi-heure pour éviter l'inconfort. »

  • Durée max ECS : 60 minutes
  • Intervalle chauffage forcé : 30 minutes minimum entre 2 phases ECS
  • Consigne T° max ECS : 52 °C typique (jamais 60+ pour préserver COP)
  • Hystérésis (baisse autorisée) : 7 °C — la PAC redémarre ECS quand T° ballon descend de 7 °C sous la consigne
  • Anti-légionellose : montée à 60 °C 1× par semaine (jour/heure paramétrables)

Blocage des appoints électriques — le geste signature

⚡ Bonne pratique — appoints électriques OFF

« Moi je calcule la pompe à chaleur pour 100 % du besoin thermodynamique. Donc on est sur zéro. Si jamais je fais ça, j'autorise les résistances à fonctionner. Mais comme on a calculé une machine pour 100 % du besoin, on va les laisser en OFF. La machine ne déclenchera jamais les appoints électriques. »

La logique : si la PAC est dimensionnée pour couvrir le besoin par -7 °C ou -10 °C (T° base), elle n'a pas besoin des résistances d'appoint. Les résistances coûtent en électricité directe (COP = 1), alors que la PAC fait du COP 3. Bloquer les appoints = forcer la PAC à finir le boulot, et économies réelles.

Condition : ne fonctionne que si la PAC est correctement dimensionnée. Si tu as bridé la puissance ou si la PAC est sous-dimensionnée, le client aura froid les jours les plus rigoureux et tu vas devoir libérer les appoints en SAV.

Configuration courbe loi d'eau — méthode pratique

Identifie T° base région (T° extérieure de dimensionnement)

Savoie / Isère vallée : -10 à -12 °C. Altitude (Bauges, Belledonne, Chartreuse) : -15 à -18 °C. C'est cette T° qui fixe le bas de ta courbe (le « point froid »).

Détermine point bas (chaud max) et point haut (T° non chauffage)

Exemple radiateurs basse temp : à -10 °C ext, T° départ 50 °C. À +18 °C ext, T° départ 25 °C (chauffage à peine actif). C'est ta courbe de base.

Saisis la courbe dans la régul Mitsubishi

Menu : Réglage chauffage → Loi d'eau ou Auto-adaptatif → 2 points. Saisir : T° ext min / T° dép correspondante, T° ext max / T° dép correspondante. Le système interpole en linéaire entre les deux.

Active limite haute (plafond) selon émetteur

Toujours mettre un plafond cohérent : 35-40 °C plancher, 45 °C radiateurs basse, 55 °C radiateurs std. Évite que la régul s'emballe en cas d'erreur capteur ou de jour anormalement froid.

Laisse tourner 24-48 h, observe et ajuste si besoin

En auto-adaptatif, la machine ajuste seule par pas de 2 ou 5 °C. Si après 48 h le client a chaud le matin et froid le soir, ou inverse : décale la courbe globale de +2 ou -2 °C. Un seul ajustement à la fois.

Diagnostic régulation en SAV

5 vérifs rapides quand le client appelle

  1. Mode régul : vérifie qu'il est bien en auto-adaptatif (clients curieux changent parfois en T° fixe, ce qui dégrade le COP).
  2. Plafond T° départ : si client a froid, vérifie que le plafond n'est pas trop bas.
  3. Pression circuit : 1,2-1,5 bar à froid. Si chuté à 0,5 bar = vase claqué ou fuite, défaut imminent.
  4. Filtre à tamis : après 6-12 mois, vérification visuelle + nettoyage.
  5. ΔT primaire / secondaire : compare avec valeurs MES initiales. Dérive = encrassement ou problème circulateur.

Les 4 mesures clés

Cibles MES PAC bibloc — méthode la pratique pro

Valeurs en régime stabilisé (1 h après démarrage minimum). Sur radiateurs basse temp : ΔT primaire 4 K, secondaire 10 K. Sur plancher chauffant : ΔT primaire et secondaire entre 2 et 7 K selon dimensionnement.

ΔT primaire (radiateurs)
4 K (pratique terrain)
ΔT secondaire (radiateurs)
10 K (pratique terrain)
ΔT primaire (plancher)
2 à 5 K (pratique terrain)
ΔT secondaire (plancher)
5 à 7 K cible
Règle débits
Q primaire = Q secondaire +10 %
ΔT évaporateur (régime étab.)
0,5 à 5 K selon T° ext

Calcul du débit attendu (vérification)

La règle des 10 %

Bonne pratique : « Le débit du circuit secondaire doit être toujours inférieur au débit du circuit primaire d'environ 10 %. » Pourquoi : la bouteille de découplage doit toujours avoir un peu plus de débit côté primaire que côté secondaire. Sinon, l'eau remonte du secondaire vers le primaire dans la bouteille (recirculation parasite) et ton ΔT primaire devient incohérent.

Calculateur de vérification ΔT

Saisis les 4 températures relevées pour évaluer ta MES

Calcul de la puissance produite (Q × ΔT × 1,16)

Formule — Doc 1 verbatim

« Le calcul de la puissance se fait en faisant 1500 fois 3 fois la chaleur massique de l'eau qui est de 1,16. Ça me donne 5220 watts. » En français : P (W) = débit (L/h) × ΔT (K) × 1,16. Avec ce calcul, tu vérifies que la puissance que tu vois sortir au primaire correspond bien à ce que tu attends de la PAC sur ce point de fonctionnement.

Saisis débit et ΔT relevés pour calculer la puissance échangée

Procédure de relevés MES

Laisse tourner 1 h en régime stabilisé avant de mesurer

Relevés à froid = relevés faux. pratique terrain : « On va le laisser comme ça, on va pas changer la vitesse du circulateur. » Tu attends que tout soit thermiquement stable, puis tu fais tes mesures en moins de 5 min.

Mesure T° départ et retour primaire (4 mesures)

Soit sur thermomètres analogiques posés sur tubes (le plus simple, lecture instantanée), soit avec sondes de contact câblées sur les tubes (pratique terrain utilise les sondes du module sur les tubes primaires). Calcule ΔT primaire = T_dép − T_ret.

Mesure T° départ et retour secondaire (mêmes points côté émetteurs)

ΔT secondaire = T_dép_sec − T_ret_sec. Compare aux cibles : 10 K radiateurs, 5-7 K plancher.

Lis les débits sur vannes d'équilibrage primaire et secondaire

Tirette de la vanne TA-CV ou Tacosetter, lecture en L/min. Vérifie la règle des 10 % : Q_prim ≈ Q_sec × 1,10.

Mesure ΔT côté évaporateur (UE)

Doc 5 : « On voit que l'air rentre à -4,4 et qui ressort à -5,2. On a un ΔT de 0,7. Ce n'est pas un ΔT énorme mais on demande à la machine de faire 35 °C, ça fait plusieurs heures qu'elle tourne, elle est quasiment à l'équilibre. » ΔT élevé = la PAC prélève beaucoup de calories (démarrage). ΔT faible = régime stable.

Vérifie la cohérence énergétique (procédure soignée Doc 1)

Puissance utile au primaire = Puissance électrique consommée + Puissance prélevée à l'extérieur. Si ces 3 valeurs ne sont pas cohérentes (à 10-15 % près), c'est qu'une mesure est fausse, ou qu'il y a une fuite de chaleur quelque part. C'est le contrôle ultime.

Note tout sur le PV de réception (sub-tab PV)

Toutes les mesures + T° ext + heure + numéro de série + n° intervention vont sur le PV. C'est la trace écrite que tu as fait le boulot proprement.

Tableau de cohérence rapide

Symptôme mesuréCause probableAction
ΔT primaire < 2 KDébit primaire trop élevé OU charge fluide insuffisanteRéduire vitesse circulateur OU vérifier charge
ΔT primaire > 8 K (radiateurs)Débit primaire trop faible OU encrassement filtreVérifier vanne d'équilibrage OU démonter filtre
ΔT secondaire < 5 K (radiateurs)Débit secondaire trop élevéBrider circulateur secondaire
ΔT secondaire > 15 KDébit secondaire insuffisant OU émetteurs sous-dimensionnésAugmenter vitesse OU revoir équilibrage radiateurs
Q_prim < Q_secInversion ou erreur de réglageAugmenter primaire de +10 % par rapport au secondaire
ΔT évaporateur 0 KVentilateur HS ou batterie givrée totaleVérifier ventilo + dégivrage forcé
Règle d'or : ne quitte jamais un chantier MES sans avoir mesuré et noté ces 4 valeurs sur ton PV. Le client peut t'appeler dans 2 ans pour un défaut de COP : tes valeurs initiales sont la référence absolue pour comparer et diagnostiquer rapidement.

Checklist tests fonctionnels

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  • Test cycle ECS : forcer une demande ECS, voir la vanne 3 voies basculer + montée T° ballon
  • Vérification durée max ECS (60 min) et bascule chauffage forcé (30 min) après timeout
  • Test anti-légionellose : forcer cycle 60 °C, mesurer T° atteinte au point haut du ballon
  • Test dégivrage : provoquer un cycle (ou forcer si paramétrable), vérifier temps de dégivrage < 5-10 min
  • Mode silence éco : basculer, mesurer baisse niveau sonore (typique -3 à -5 dB)
  • Vérification soupape 3 bar : pression à 3 bar par injection eau temporaire, doit cracher proprement
  • Vérification contrôleur de débit : fermer brièvement une vanne, défaut débit doit apparaître
  • Test capteur T° intérieure (thermostat ambiance) : provoquer demande / arrêt
  • Test pompe de relevage condensats UI/UE : verser 1 L d'eau, observer évacuation
  • Test communication wifi / module connecté (si présent) : appli Mitsubishi MELCloud opérationnelle
  • Vérification de tous les codes erreurs récents dans l'historique régul (doit être vide ou expliqué)
  • Final : laisser tourner 30 min en mode auto-adaptatif, observer comportement nominal

Test ECS détaillé

Force une demande ECS via l'interface régul

Menu : ECS → Forcer cycle. La vanne 3 voies (motorisée ou avec relais sur grand débit comme dans Doc 3) bascule en position ECS. Tu entends le moteur ou le relais cliquer.

Vérifie que la PAC bascule la priorité ECS

Le chauffage des émetteurs s'arrête, la PAC envoie 100 % de la puissance vers le serpentin du ballon ECS. Tu vois la T° du ballon monter rapidement (1 à 3 °C/min selon volume + puissance).

Mesure le temps pour atteindre la consigne (52 °C typique)

Sur ballon 200-300 L et PAC 14 kW : 30 à 45 min pour passer de 40 à 52 °C. Si plus long → vérifier que la PAC est bien en pleine puissance ECS, pas en bridage.

Vérifie que le timeout 60 min est bien actif

Force une consigne ECS volontairement très haute (60 °C) avec un ballon initialement froid (35 °C). La PAC doit faire ECS pendant exactement 60 min, puis basculer chauffage 30 min avant de reprendre ECS. C'est le « mode 60/30 ».

Test dégivrage

Quand la PAC dégivre toute seule

En hiver, la batterie évaporateur de l'UE givre quand T° ext est entre -5 et +5 °C avec humidité forte. La PAC inverse alors le cycle pendant 3-10 min : du chaud part vers l'extérieur pour faire fondre le givre. Pendant ce temps, le chauffage côté maison est pause. Sur Mitsubishi : c'est automatique, tu n'as rien à faire si le client ne se plaint pas.

Provoquer un cycle dégivrage (si paramétrable)

Sur certains modèles Mitsubishi, menu maintenance → Forcer dégivrage. Sinon attendre conditions naturelles (-2 à +3 °C ext + humidité).

Observer la séquence : compresseur baisse, vanne 4 voies bascule

Le ventilo s'arrête. La vanne 4 voies bascule (clic audible). Le compresseur reprend en mode inversé. Le givre fond visuellement en 2-5 min. Eau qui coule sous l'UE = condensats de fonte.

Vérifier retour en mode chauffage normal

Vanne 4 voies rebascule. Ventilo redémarre. Compresseur reprend en mode chauffage. La T° départ chauffage avait baissé pendant le dégivrage : elle remonte progressivement.

Si dégivrage trop fréquent : vérifie que l'écart UE / mur est ≥ 30 cm (sinon recyclage air froid), que l'UE n'est pas exposée à des intempéries directes (pluie face au vent), qu'il n'y a pas un obstacle qui bloque l'évacuation des condensats au sol. L'évacuation condensats est cruciale en région froide — gel = blocage = givre persistant.

Le PV de réception PAC bibloc

Contenu minimum d'un PV de réception sérieux

  • Identification : client, adresse, date, intervenant (Cat. I + n° attestation capacité)
  • Matériel posé : marque, modèle UE + UI, n° série, fluide, charge totale en kg, t.éq.CO₂
  • Mesures MES : ΔT primaire, ΔT secondaire, débit primaire, débit secondaire, T° ext lors du test, pression statique circuit
  • Tests fonctionnels : cocher tous les tests effectués (ECS, dégivrage, sécurités, communication)
  • Paramètres régul : mode (auto-adaptatif, loi d'eau...), plafond T° départ, durée ECS max, anti-légionellose actif, blocage appoints OFF
  • Photos : 4 angles minimum (UE extérieure, module hydraulique, ballon ECS, tableau électrique)
  • Réserves : aucune, ou liste des points à reprendre dans 15 jours
  • Signatures : opérateur + détenteur + date

Fiche d'intervention F-Gas — CERFA 15497*04

Obligatoire : pour TOUTE manipulation de fluide frigorigène (Cat. I à IV de l'arrêté du 30 juin 2008), tu remplis le CERFA 15497*04. Y compris à la mise en service. Le formulaire fait office de fiche d'intervention + bordereau de suivi de déchets dangereux (BSDD). À conserver 5 ans par opérateur ET détenteur (article R. 543-82 du code de l'environnement).

Cadres clés à remplir au CERFA 15497*04

CadreContenuMes notes pratiques
[1] OpérateurNom, adresse, SIRET, n° attestation capacitéModèle préenregistré dans ton modèle de PV
[2] DétenteurNom, adresse, SIRET (si pro) ou nom particulierParticulier sans SIRET = autorisé, juste nom + adresse
[3] ÉquipementIdentification (modèle, n° série), fluide (R32 typique), charge en kg, tonnage CO₂Calcul tonnage = charge × PRG / 1000
[4] Nature interventionCocher : Mise en service ✓ + autres si pertinent (assemblage, contrôle d'étanchéité)À la MES, presque toujours « Mise en service » + « Assemblage »
[5] Détecteur de fuiteRéférence + date contrôle (du détecteur)Refco DA-2002 ou Fieldpiece DR58, contrôle annuel
[10] Fuites constatéesOUI / NON + localisation + réparationÀ la MES = NON (sinon tu ne signes pas)
[11] ManipulationQuantité chargée totale (vierge + recyclé + régénéré) + récupéréÀ la MES sur PAC neuve : chargé = préchargé + complément
[12] ADR/RIDUN 1078 (R32, R454B, R410A...) ou UN 3161 (R290 inflammable)Cocher selon nature inflammable
[13] Destination fluide récupéréNom + SIRET + adresseNon applicable à MES neuve sans récupération
[14] ObservationsChamp libreNoter ΔT, débits, mode régul si tu veux trace dans le CERFA

Calcul du tonnage équivalent CO₂ (cadre [3])

Formule : t.éq.CO₂ = charge (kg) × PRG / 1000

  • R32 : PRG 675 → 1 kg = 0,675 t.éq.CO₂
  • R454B : PRG 466 → 1 kg = 0,466 t.éq.CO₂
  • R410A (anciennes machines) : PRG 2088 → 1 kg = 2,088 t.éq.CO₂
  • R290 (propane) : PRG 3 → 1 kg = 0,003 t.éq.CO₂ (négligeable, mais inflammable)
  • R744 (CO₂) : PRG 1 → 1 kg = 0,001 t.éq.CO₂

Exemple : Zubadan 14 kW chargée 4,5 kg de R32 → 4,5 × 675 / 1000 = 3,04 t.éq.CO₂. Donc < 5 t.éq.CO₂ : pas de contrôle d'étanchéité périodique obligatoire (mais fortement recommandé).

Saisis charge et fluide pour calculer le tonnage et la fréquence d'étanchéité

Seuils de contrôle d'étanchéité périodique (CERFA cadre [7])

Tonnage équivalent CO₂Sans détection auto fuiteAvec détection auto fuite
< 5 t.éq.CO₂Aucun contrôle obligatoireAucun contrôle obligatoire
5 ≤ T < 50 t.éq.CO₂Tous les 12 moisTous les 24 mois
50 ≤ T < 500 t.éq.CO₂Tous les 6 moisTous les 12 mois
≥ 500 t.éq.CO₂Tous les 3 moisTous les 6 mois
Pour le résidentiel : sur PAC bibloc 14 kW R32 (~3-4,5 kg de fluide), tu es en dessous de 5 t.éq.CO₂. Pas de contrôle d'étanchéité périodique imposé. Mais l'entretien annuel reste recommandé constructeur, et le contrat d'entretien est un argument fort à vendre au client (300-450 € HT/an typique pour PAC + ECS thermo).

BSFF Trackdéchets (si récupération de fluide)

Quand le BSFF est-il nécessaire ?

Le bordereau de suivi de fluide frigorigène (BSFF) est obligatoire en cas de récupération de fluide (dépose, démantèlement, intervention sur fuite avec récupération). À la MES sur machine neuve, tu n'as pas de récupération à déclarer — donc pas de BSFF à émettre, juste le CERFA 15497*04.

Si tu déposes une ancienne PAC ou clim avec récupération : passage par la plateforme étatique trackdechets.beta.gouv.fr obligatoire depuis 2023.

Remise client — checklist de fin de chantier

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  • PV de réception signé (toi + client) en 2 exemplaires
  • CERFA 15497*04 rempli, signé, classé (1 exemplaire client + 1 toi, 5 ans)
  • Mode d'emploi simplifié de la régulation imprimé et expliqué au client (10 min)
  • Comment vérifier la pression circuit (1,2-1,5 bar à froid) et où remettre de l'eau
  • Comment lire les défauts à l'écran et qui appeler en cas de souci
  • Mode silence éco activable / désactivable (si demandé par voisinage)
  • App MELCloud installée et appairée sur smartphone client (si module wifi)
  • Carnet sanitaire ECS remis au client (si maison habitée par plus de 5 personnes)
  • Notice constructeur version papier ou clé USB remise
  • Attestation TVA réduite 5,5 % remplie et signée (si rénovation, sinon TVA 20 %)
  • Devis du contrat d'entretien annuel remis et expliqué (300-450 € HT typique)
  • Photos avant / après transmises au client par mail (4 angles UE + 4 angles local)
  • Coordonnées SAV affichées sur étiquette à côté de la PAC (téléphone + horaires)
La règle d'or de la fin de chantier : tu ne pars pas tant que le client ne sait pas, à minima : (1) où est la pression et comment remettre de l'eau, (2) comment activer le mode silence si la PAC dérange un voisin, (3) qui appeler en cas de défaut. 90 % des appels SAV en première année sont pour ces 3 points. 10 minutes d'explications sur place = 5 appels évités par chantier sur 12 mois.

Les 3 niveaux de risque cumulés

⚖ Risque légal (le plus dur à gérer après coup)

L'arrêté du 30 juin 2008 et le R.543-82 sont sans ambiguïté : l'opérateur qui manipule le fluide est responsable de l'étanchéité. Quand tu signes la case [4] « Mise en service » du CERFA, tu valides implicitement la pose. Si fuite avérée dans la liaison frigo posée par un autre : tu peux te retourner contre lui en théorie, mais en pratique il ne sera plus joignable, ou il dira « moi j'ai juste posé les tubes, c'est lui qui a chargé ». Tu paies.

Conservation CERFA 5 ans (R.543-82) : tu portes la responsabilité 5 ans minimum.

🔧 Risque technique (le plus visible côté client)

La PAC tombe en panne dans 24 mois. Le client appelle celui qui est venu en dernier — c'est toi. Tu découvres alors que :

  • Le filtre à tamis n'a jamais été nettoyé parce qu'il n'a jamais été monté correctement
  • La liaison frigo n'a pas été chassée à l'azote pendant brasure → calamine qui colmate le détendeur
  • Le réseau n'a jamais été désembouge → boues dans l'échangeur à plaques (1 200 € à changer)
  • La charge fluide a été ajustée « à l'œil » sur les pressions, jamais pesée

Tu n'es pas légalement responsable du défaut, mais le client n'a pas envie d'aller chercher l'installateur d'origine. Tu deviens le SAV gratuit par défaut.

💼 Risque commercial (le plus durable)

En Savoie / Isère, le bouche-à-oreille fait 70 % de l'activité d'un frigoriste solo. Un client mécontent parle à 5-10 voisins. Si tu valides une mauvaise install par complaisance et qu'elle plante, tu paies 5 ans plus tard avec des contrats que tu ne décrocheras jamais.

Inverse : un audit propre + un refus motivé bien expliqué = un client qui te recommande à d'autres parce que « lui au moins, il vérifie tout ».

Les 3 cas typiques où on t'appelle

Profil installateurRisque dominantApproche recommandée
Plombier ou chauffagiste RGE QualiPAC mais sans Cat. IHydraulique propre, frigo bâclé (chasse azote oubliée, brasure non testée, vide approximatif)Audit FRIGO en priorité. Demander vidéo de la chasse azote.
Frigoriste Cat. I qui sous-traite la pose à un plombierCoordination défaillante (chacun pense que l'autre a fait ses tests)Demander qui a fait quoi, par écrit. Tester pression hydro et frigo séparément.
Particulier qui a « tout fait lui-même » avec un copainTout est à vérifier. Aucune trace écrite. Souvent norme pas respectée.Refus quasi systématique sauf cas exceptionnel. Au minimum tarif 2× MES classique.

Décision : auditer / refuser / accepter ?

Filtre 1 — par téléphone, avant déplacement

Tu poses 5 questions au client (voir sub-tab Avant le déplacement). Si 1 réponse rouge → refus immédiat. Si toutes vertes → tu te déplaces avec un devis « MES + audit ».

Filtre 2 — sur place, audit visuel 30 min avant de toucher la machine

Tu arrives, tu refuses de mettre sous tension tant que tu n'as pas inspecté. Tu remplis le PV d'audit (sub-tab PV). Si score audit ≥ 80 % et 0 red flag → tu enchaînes la MES. Sinon : réserves ou refus.

Filtre 3 — pendant la MES elle-même

Tu refais TOI-MÊME les tests critiques même s'ils ont été faits par l'installateur (test 3 bar hydro, test étanchéité azote, tirage au vide complet). Si une étape échoue : tu arrêtes, tu fais signer les réserves au client, tu repars.

Règle absolue : tu ne signes JAMAIS sous pression du client ou de l'installateur. « Faut bien que la PAC démarre aujourd'hui, le client a froid » — pas ton problème. Tu signes seulement quand tu es certain. Si quelqu'un essaie de te bousculer pour signer vite, c'est précisément le signal qu'il y a un truc à cacher.

Les 5 questions à poser au client par téléphone

1. « Qui a posé la machine et est-ce qu'il a une attestation de capacité Cat. I ? »

Si le client dit « c'est mon plombier habituel, il fait ça depuis 30 ans » → red flag. Le plombier qui pose sans Cat. I commet une infraction (R.543-77). Tu n'as pas à valider une infraction.

Si le client confirme que l'installateur est Cat. I : demande son numéro d'attestation et vérifie sur l'annuaire ADEME SYDEREP. Validité = annuelle.
2. « La liaison frigo a-t-elle été chassée à l'azote pendant la brasure ? »

Si le client ne sait pas répondre → tu demandes à parler à l'installateur. Si l'installateur tergiverse (« euh, je crois oui... ») → red flag. La chasse N₂ est obligatoire pour éviter la calamine. Sans elle, tu vas pomper de la calamine dans le détendeur dans 6 mois.

3. « Est-ce que le réseau hydraulique a été testé sous pression à 3 bar avant la pose du module ? »

Si non → red flag. Tu vas devoir le faire toi-même, ce qui est faisable mais long, et facturable au tarif d'audit.

4. « Est-ce qu'il y a des photos avant et pendant la pose ? »

Réponse négative = installateur non sérieux. Un pro garde toujours des photos pour son SAV. Pas de photos = aucune trace de l'état réel des tubes, des brasures, du carotage.

5. « En cas de PAC : est-ce que le réseau radiateurs / plancher a été désembouge ? Avec quel produit ? »

Si rétrofit chaudière → PAC sans désembouage : tu refuses la MES. Le risque échangeur à plaques colmaté est trop élevé. Si désembouage fait : tu demandes la marque du produit + la date + la durée de circulation.

Documents à exiger AVANT le déplacement (par mail)

0 / 9
  • Photo plaque signalétique UE + UI (pour préparer paramètres et pression d'épreuve)
  • Photos chantier pendant la pose (liaison frigo avant fermeture, brasures, hydraulique)
  • Note de calcul de puissance (déperditions × T° base) — sinon dimensionnement aléatoire
  • Plan d'exécution hydraulique (synoptique avec position vannes, bouteille, ECS)
  • Certificat d'attestation de capacité de l'installateur (s'il prétend être Cat. I)
  • Photo du test pression hydraulique 3 bar (manomètre + horodatage)
  • Vidéo ou photo de la chasse azote pendant brasure de la liaison
  • Bon de livraison machine (date + n° série) + facture ou bon de commande pièces hydro
  • Devis ou facture du désembouage si rétrofit (date + produit utilisé)

⚠ Si l'installateur refuse de fournir ces documents

Réponse type : « Je comprends que vous trouviez ça contraignant, mais je suis légalement responsable de la mise en service que je vais signer. Sans ces éléments je ne peux pas faire l'audit, donc je ne peux pas signer le CERFA. À vous de voir si vous me les transmettez ou si je décline le chantier. »

Ne jamais te justifier au-delà. Tu protèges ton attestation Cat. I, c'est ton outil de travail.

Email type à envoyer au client (ou installateur)

📧 Modèle prêt à copier

Bonjour [Nom client],

Suite à notre échange téléphonique pour la mise en service de votre [PAC/clim] le [date], je vous confirme que cette intervention nécessite préalablement un audit de l'installation puisque je ne l'ai pas posée moi-même.

Cet audit est obligatoire car en signant la fiche d'intervention F-Gas (CERFA 15497*04), je deviens légalement responsable de l'étanchéité de l'installation pendant 5 ans.

Pour préparer cet audit, j'ai besoin avant ma venue des éléments suivants :
— Photos de la liaison frigo avant calorifuge (brasures visibles)
— Photo ou vidéo de la chasse à l'azote pendant la brasure
— Photo du test pression hydraulique à 3 bar (avec horodatage)
— Certificat d'attestation de capacité Cat. I de l'installateur
— Bon de désembouage si rétrofit chaudière
— Plaque signalétique UE et UI

Tarif : MES + audit = [X] € HT (vs [Y] € HT pour une MES classique). Le déplacement est facturé même en cas de refus motivé après audit (clauses dans CGV jointes).

À votre disposition pour toute question.

Cordialement,
[Ton nom]
Frigoriste Cat. I — Attestation [n°]

Conseil : garde une trace écrite de tout. SMS, email, photos. Si litige, ces éléments sont ta protection. Stocke-les dans un dossier client (avec date + nom) et conserve 5 ans minimum (durée du CERFA).

Inspection visuelle UE (unité extérieure)

Support : dalle béton, console murale ou plots ?

Cherche : niveau bulle pour vérifier l'horizontalité. Si UE penche, le compresseur travaille mal et l'huile se concentre d'un côté. Cherche : plots anti-vibratiles entre support et machine. Sans plots, les vibrations se propagent dans le mur ou dalle → bruit chez le client ET les voisins.

⚠ Console murale soudée directement sans plots = vibrations garanties. Note dans le PV.
Évacuation des condensats UE (en mode chauffage l'hiver)

Tu cherches : une évacuation au sol (graviers, caniveau) ou un tube qui descend vers un égout. Si l'évacuation se fait directement sur la dalle béton ou la terrasse → gel garanti en hiver, eau qui glace le pied de l'UE et bloque le ventilo. Si l'UE est en vallée Savoie / Isère, c'est même critique en dessous de -5 °C.

Aération UE : 30 cm minimum tout autour, pas de recyclage d'air

Si UE plaquée à 5 cm d'un mur, l'air froid évacué est ré-aspiré, le COP s'effondre. Cherche aussi : couvercle ou auvent qui restreint le flux d'air supérieur. Tout ça = signal d'install non maîtrisée.

Inspection des vannes service UE

Cherche : bouchons des vannes en place (sinon fuite slow leak). Cherche : trace d'huile autour des flares = micro-fuite déjà active. Cherche : signes de carbonisation près des brasures (chauffe trop forte = joint torique des vannes service mort).

Lecture pression au repos via les vannes service

Tu connectes ton manifold ou tes sondes Fieldpiece. Pour R32 au repos à 20 °C ambiant : pression statique typique 8-12 bar. Si tu lis 0 bar → l'install fuit ou n'a jamais été chargée. Si tu lis 25 bar à T° basse → surcharge, à compenser.

Inspection visuelle liaison frigo

Brasures vs flares — combien de joints sur la longueur ?

Idéalement, tu as 2 brasures côté UI + 2 brasures côté UE = 4 joints au total. Si tu as 8-10 brasures, c'est qu'il a fait des raccords intermédiaires (souvent par manque de longueur de tube). Chaque brasure = un risque de fuite. Demande pourquoi.

Sur multi-split avec dérivations Y ou collecteur, le nombre de brasures augmente naturellement. Vérifie que chaque brasure est nette, sans coulures de soudure, sans marques de chauffe excessive.
Diamètres tubes vs préconisations notice

Sur la notice constructeur, longueur max et Ø sont fixés. Exemple Mitsubishi RR : Ø 1/4 + 3/8 ou Ø 1/4 + 1/2 selon puissance. Si l'installateur a mis du 1/4 + 3/8 sur 25 m alors que la notice impose du 1/4 + 1/2 au-delà de 15 m → COP dégradé + risque sécurité HP. Refus.

Calorifuge : épaisseur, continuité, joints

Le calorifuge doit être continu, pas de zones nues. Épaisseur 9 mm minimum sur tube liquide, 13 mm sur tube gaz. Joints longitudinaux collés (pas juste serre-câbles). Sur tubes en local non chauffé (cave, garage), épaisseur 13 ou 19 mm conseillée.

⚠ Calorifuge déchiré, écrasé, ou plié à 90° = condensation + corrosion + perte de COP. À noter dans le PV.
Coudes : rayon de cintrage suffisant

Rayon mini = 4× le Ø du tube. Tube 3/8 (9,52 mm) → rayon mini 38 mm. Tube 1/2 (12,7 mm) → rayon mini 51 mm. Si tube écrasé visible (méplat, pli) → l'huile circule mal, le compresseur souffre. Refus.

Trou de carotage / passage mural — étanchéité

Le trou doit être bouché côté intérieur ET extérieur (mousse PU + scellement). Sinon : pont thermique, intrusion d'eau, nuisibles. Si tu vois la lumière à travers le trou ou un courant d'air → installateur bâclé.

Inspection visuelle UI (unité intérieure)

Évacuation condensats UI : pente régulière, pas de point bas

Pente minimum 1 % (1 cm/m) en continu vers l'évacuation. Pas de remontée, pas de partie horizontale longue. Si tu vois un tube qui plonge puis remonte → mare d'eau garantie + débordement → dégât des eaux.

⚠ Sur cassette plafonnière : pompe de relevage obligatoire (bac à condensat ne s'évacue pas par gravité). Vérifier qu'elle est en place et fonctionnelle.
Position UI : pas de gêne capteur ambiance

UI mural placé au-dessus d'un radiateur, juste au-dessus d'une porte qui s'ouvre, ou dans un coin sans circulation d'air → le capteur T° intérieure intégré lit faux, la régul s'emballe. Hauteur idéale : 2,1-2,3 m du sol, dégagée à 50 cm du plafond et des murs latéraux.

Liaison frigo arrivée UI : flares serrés au couple, sans coulure d'huile

Dépose le capot UI (souvent 2-4 vis). Tu vois les arrivées des 2 tubes + le câble communication. Cherche trace d'huile = micro-fuite. Cherche écrous flares bien serrés (clé dynamométrique au couple constructeur).

Inspection électrique RR

PointCibleSi non conforme
Section câble alim UE3G2,5 jusqu'à 3,5 kW abs / 3G6 au-delàÉchauffement → coupure thermique aléatoire
Disjoncteur dédié UECalibre selon notice + diff 30 mA dédiéDisjoncteur partagé = nuisances électriques
Liaison communication UE-UICâble 2× 0,75 mm² blindé séparé de la puissanceSi proche du câble alim : parasites → erreurs com aléatoires
Mise à la terreContinuité testée (testeur de boucle) < 100 ΩChoc électrique en cas de défaut isolation
Borniers UE et UIFils sertis ou vissés au couple, pas de brins libresFaux contact + risque arc électrique

Checklist audit RR — 18 points

0 / 18
  • UE positionnée à niveau, plots anti-vibratiles en place
  • UE écartée d'au moins 30 cm de tout obstacle (mur, mobilier, végétation)
  • Évacuation condensats UE prévue (caniveau, graviers ou tube)
  • Vannes service UE : bouchons en place, pas de trace d'huile
  • Lecture pression statique cohérente (R32 : 8-12 bar à 20 °C ambiant)
  • Liaison frigo : nombre de brasures cohérent (max 4 par tube)
  • Diamètres tubes conformes notice constructeur (longueur × Ø)
  • Calorifuge continu, sans déchirure, épaisseur conforme (9 ou 13 mm)
  • Coudes : rayon de cintrage ≥ 4× Ø, aucun tube écrasé visible
  • Carotage / passage mural étanche des deux côtés
  • UI mural : positionnée à 2,1-2,3 m du sol, dégagée des perturbations
  • Évacuation condensats UI : pente continue 1 % minimum, pas de point bas
  • Pompe relevage UI cassette plafonnière en place et testée
  • Flares UI : serrés au couple, pas de coulure d'huile
  • Section câble alim UE conforme à puissance absorbée
  • Disjoncteur + différentiel 30 mA dédiés à la clim
  • Câble communication UE-UI séparé de la puissance, blindé si possible
  • Mise à la terre testée et < 100 Ω
Score audit RR : 18/18 = signer. 16-17/18 avec aucun point critique = signer avec réserves (filtrer évacuation condensats, calorifuge à reprendre, etc.). < 16/18 OU 1 red flag (voir sub-tab Red flags) = refus motivé.

Inspection hydraulique — partie la plus importante

Position de la soupape 3 bar (vie ou mort de la PAC)

La soupape doit être AVANT les vannes coupure du circuit primaire — toujours en amont. Si elle est posée après une vanne coupure et que quelqu'un ferme la vanne (volontairement ou par erreur, en SAV), la PAC monte en pression → 10 bar → joints toriques mort, échangeur fissuré, possible explosion. Critère de refus immédiat si mal positionnée.

⚠ Sortie soupape raccordée à un entonnoir + évacuation visible (pas en aveugle). Sinon le client ne sait pas qu'elle a craché.
Vase d'expansion : pré-gonflage vérifié + purgeur sur potence

Pré-gonflage à mesurer à la valve Schrader (manomètre dédié). Cible 1 bar typique. Si 0 bar = vase déjà claqué (membrane percée), l'installateur n'a pas vérifié. Si plusieurs vases : tous au même pré-gonflage. Purgeur en haut de la potence : obligatoire, sinon la membrane assèche en 2 ans.

Pot à boue : position côté retour secondaire AVANT bouteille

Logique : le pot à boue capture les boues qui viennent des émetteurs avant qu'elles n'entrent dans la bouteille de découplage. Si pot monté côté primaire, après la bouteille, ou côté départ : il ne sert à rien. Refus motivé sans hésitation.

Filtre à tamis : position côté retour vers PAC APRÈS bouteille

C'est la dernière barrière avant l'échangeur à plaques de la PAC. Position obligatoire : retour primaire entre bouteille et PAC. Vérifier : Ø du filtre = 1 diamètre AU-DESSUS du tube (sur tube 28, filtre 1"¼). Avec aimants idéalement.

⚠ Filtre monté à l'envers (sens de la flèche inversé) = ne filtre rien et fait juste de la perte de charge. Vérifier le sens de la flèche.
Test sous pression hydro 3 bar — fait ou pas fait ?

Demander photos avec horodatage. Si non fait : tu DOIS le faire toi-même avant de mettre sous tension. Procédure : pousser à 3 bar via vanne remplissage, fermer, attendre 30 min. Si chute : fuite. À tracer dans PV.

Désembouage si rétrofit chaudière → PAC

Réseau radiateurs ancien jamais désembouge = boues garanties dans l'échangeur PAC en 6-12 mois. Demander facture désembouage (Sentinel X400, Fernox DS40, ou similaire) + dosage inhibiteur final (Coroxyl, Sentinel X100). Si pas de trace écrite : refus ou réserves très sévères.

Calorifuge en local non chauffé (RGE QualiPAC)

Obligatoire pour conserver le label RGE (et donc l'éligibilité MaPrimeRénov'). Si tubes nus ou calorifuge incomplet en cave / garage / sous-sol : non-conformité RGE. Le client peut perdre sa subvention. À noter dans PV.

Disconnecteur (BA ou CA) en place sur le piquage de remplissage

Anti-retour eau de chauffage vers réseau d'eau potable. Obligatoire selon NF EN 1717. Si absent : non-conformité norme. Si présent : vérifier qu'il n'est pas en position ouverte forcée (test de fuite chaque 6 mois).

Inspection bouteille de découplage / ballon ECS

Bouteille de découplage : volume et piquages

Volume : sur PAC moderne in-Inverter, 25-50 L typique. Sur Zubadan tout-ou-rien, plus gros. Piquages : départ haut, retour bas, en stratification correcte (eau chaude monte, eau froide descend). Si départ et retour inversés : mélange chaotique = ΔT impossibles à atteindre.

Ballon ECS : serpentin de bonne capacité

Pour ECS sur PAC, le serpentin du ballon doit avoir une surface d'échange ≥ 3 m² par kW de puissance ECS. Si serpentin trop petit, la PAC met 2 h à chauffer le ballon → catastrophe COP. Vérifier la fiche technique du ballon.

Vanne 3 voies ECS : motorisée et raccordée correctement

Bascule entre serpentin ECS et boucle chauffage. Si ressort de rappel : ok pour petits Ø. Sur gros débit (Ø 32 mm), souvent vanne sans ressort qui nécessite alimentation 2 directions + relais (procédure soignée Doc 3). Vérifier le câblage du relais.

Inspection liaison frigo PAC

Spécificités PAC vs clim split

Les liaisons frigo PAC sont généralement plus longues (15-30 m) et avec des Ø plus gros (5/8 + 3/8 sur Zubadan 14 kW, par exemple). Conséquences :

  • Plus de chances de coudes serrés mal réalisés
  • Plus de chances de brasures intermédiaires (raccords pour rallonge)
  • Volume circuit plus grand → tirage au vide plus long (1 h à 2 h)
  • Complément de charge fluide quasi systématique au-delà de la longueur factory (30 m typique)
Longueur de liaison déclarée vs longueur factory

Demande à l'installateur la longueur exacte. Vérifie sur la notice la longueur factory (souvent 30 m sur Zubadan, parfois 50 m sur autres). Si longueur réelle > factory : un complément de charge a-t-il été pesé à la balance ? Demande la photo de la balance pendant la charge. Si non : tu refais la pesée toi-même.

Chasse azote pendant brasure : vidéo ou photo ?

Sans chasse azote, la calamine se forme à l'intérieur du tube pendant la brasure. Cette calamine se promène ensuite dans le circuit et finit dans le détendeur ou l'échangeur. Pas de preuve de chasse N₂ = tu refuses la MES ou tu démontages la liaison pour brasure neuve. Critère majeur.

Calorifuge frigo : épaisseur 13-19 mm + collage néoprène

Sur PAC, calorifuge plus épais que sur clim split à cause des températures plus extrêmes. Collage en colle néoprène (procédure soignée Doc 2 : on applique colle, on laisse sécher 1 min, puis on applique en pressant). Si simple serre-câbles sans collage = refus.

Checklist audit RO — 28 points

0 / 28
  • Soupape 3 bar positionnée AVANT les vannes coupure (critique)
  • Sortie soupape raccordée à entonnoir + évacuation visible
  • Vase d'expansion : pré-gonflage 1 bar mesuré et conforme
  • Purgeur en haut de la potence du vase d'expansion en place
  • Pot à boue côté retour secondaire AVANT la bouteille
  • Filtre à tamis côté retour primaire APRÈS la bouteille, sens flèche correct
  • Filtre à tamis Ø 1 diamètre au-dessus du tube
  • Disconnecteur (BA ou CA) sur le piquage de remplissage
  • Test pression hydraulique 3 bar fait avec photo horodatée
  • Désembouage tracé (facture + produit) si rétrofit chaudière
  • Inhibiteur (Coroxyl ou équivalent) dosé selon notice
  • Calorifuge complet en local non chauffé (cave, garage, sous-sol)
  • Bouteille de découplage : départ haut, retour bas, volume cohérent
  • Ballon ECS : serpentin de capacité suffisante (3 m² par kW)
  • Vanne 3 voies ECS motorisée + relais si grand débit
  • Vannes d'équilibrage primaire et secondaire en place + lecture débit
  • Thermomètres analogiques sur départ et retour primaire et secondaire
  • Aquastat sécurité plancher chauffant (si plancher) tarage 55 °C
  • UE : niveau, plots anti-vibratiles, écartement 30 cm
  • Évacuation condensats UE adaptée région froide (pas en aveugle)
  • Liaison frigo : longueur déclarée + complément de charge pesé si dépassement factory
  • Vidéo / photo de la chasse N₂ pendant brasure
  • Brasures liaison : nombre cohérent (max 4 par tube), aspect propre
  • Calorifuge frigo épaisseur 13-19 mm, collage néoprène
  • Coudes liaison frigo : rayon ≥ 4× Ø, aucun écrasement
  • Section câble alim PAC conforme (4G2,5 jusqu'à 3,5 kW abs, 4G6 au-delà)
  • Disjoncteur + différentiel 30 mA dédiés à la PAC
  • Liaison communication UE-UI tirée séparément de la puissance
Score audit RO : 28/28 = signer après MES propre. 26-27/28 avec aucun point critique = signer avec réserves. < 26/28 OU 1 red flag = refus motivé. La position de la soupape 3 bar et l'absence de désembouage sont des refus AUTOMATIQUES.

Test 1 — Pression hydraulique 3 bar (30 min)

Vérifie pression actuelle au manomètre du module hydraulique

Si circuit déjà rempli (cas le plus fréquent) : pression à froid attendue 1,2-1,5 bar. Si tu lis 0,5 bar : circuit pas plein, le client va perdre la pression. Si tu lis 2,5 bar : surpression, vase d'expansion sous-dimensionné ou claqué.

Pousse à 3 bar via vanne de remplissage du circuit

Tu ouvres doucement le piquage post-disconnecteur, tu surveilles la montée. Tu fermes pile à 3 bar (la soupape se déclenche au-dessus). Si la soupape crache à 2,8 bar, elle est tarée trop bas → pièce HS à signaler.

Note pression initiale + heure, ferme la vanne, attends 30 min

Pendant ce temps tu fais d'autres vérifications visuelles. Tu reviens 30 min plus tard. Si la pression est restée à 3 bar (± 0,1 bar) : circuit étanche. Si elle a chuté en dessous de 2,8 bar : fuite hydraulique → tu cherches.

Recherche fuite hydraulique si pression a chuté

Tu inspectes : tous les raccords filetés (filasse + pâte), toutes les brasures, le pot à boue, le filtre à tamis (souvent fuyant côté joint plat), les soupapes, le disconnecteur. Pulvérisateur d'eau savonneuse possible mais souvent on voit la goutte directement.

⚠ Si fuite trouvée : tu reprends, tu refais le test à 3 bar. Si fuite invisible : tu pars, tu reviens demain pour ré-tester (parfois micro-fuite ne se révèle qu'après plusieurs heures).

Test 2 — Étanchéité frigo à l'azote (15-20 min)

⚠ Si la PAC est déjà chargée en fluide frigo

Tu ne peux PAS faire un test azote complet à l'installation déjà en fluide. Tu peux juste lire les pressions au repos et chercher trace d'huile. Si tu veux le test azote complet : il faut récupérer le fluide (BSFF Trackdéchets), faire le test, retirer au vide, recharger. Coût + complexité énormes. D'où l'importance d'exiger photo/vidéo du test fait par l'installateur AVANT chargement.

Si install non encore chargée : test azote 16-20 bar 15 min

Procédure standard sub-tab Étanchéité de la section RO. Tu vérifies que ΔP compensé < 0,05 bar.

Si install déjà chargée : lecture pression statique au repos

Tu connectes manifold ou sondes Fieldpiece. Pour R32 à 20 °C ambiant : pression statique attendue 8-12 bar (proche pression de saturation à T° ambiante). Si lecture 0 bar : tout le fluide a fui (refus). Si lecture cohérente : recherche externe trace huile autour des flares + brasures + vannes service.

Recherche fuite externe au détecteur électronique

Détecteur Refco DA-2002 ou Fieldpiece DR58 (selon ton équipement). Sensibilité 2-5 g/an. Tu balaies tous les flares, brasures, vannes service. Si bip = fuite → tu localises précisément, tu reprends.

Test 3 — Tirage au vide complet (60-120 min sur PAC)

Si la PAC est déjà chargée en fluide : tu sautes ce test, tu te bases sur les pressions au repos + détection fuite. Si la PAC n'est pas encore chargée : tu refais TOUJOURS un tirage au vide complet, peu importe ce qu'a fait l'installateur. C'est la seule façon d'être sûr de ce qu'il y a dans le circuit avant la charge.
Tirage au vide selon procédure complète (sub-tab RO Vide)

Ballast ouvert jusqu'à 2-3 000 µm, ballast fermé jusqu'à atteindre < 200 µm. Cible idéale 40-100 µm.

Test maintien 10-20 min sous vide

Coupe pompe, ferme vanne vacuomètre, observe. Pression doit rester < 200 µm avec taux montée 0. Si pression remonte rapidement : humidité résiduelle ou micro-fuite. Tu refais une chasse N₂ + nouveau tirage.

Test 4 — Mesures électriques (30 min)

Tension d'alimentation (avant démarrage)

Multimètre sur les bornes UE : 230 V (mono) ou 400 V triphasé (selon machine). Tolérance : ± 10 %. Si 200 V ou 250 V : alimentation faiblarde, la PAC va galérer, à signaler au client (problème EDF, pas le tien).

Continuité à la terre

Testeur de boucle (ou tableur de PE) : impédance < 100 Ω. Si plus haut : protection à la terre défaillante, danger électrique. Refus motivé.

Calibre disjoncteur conforme notice

Notice spécifie le calibre disjoncteur (16 A typique pour PAC 14 kW mono, 25 A triphasé). Si disjoncteur sous-dimensionné, il déclenche au démarrage compresseur. Si surdimensionné, perd la protection.

Différentiel 30 mA dédié à la PAC

Pas partagé avec autre chose. Test au bouton T : doit déclencher en moins de 30 ms. Si partagé avec une chambre froide ou un VMC, les déclenchements parasites vont t'apporter du SAV gratuit.

Mesure intensité au démarrage et en régime stabilisé

Wattmètre ou pince ampèremétrique. Démarrage compresseur : pic 3-5× nominal pendant 1-2 s. Régime stabilisé : intensité conforme plaque signalétique. Si intensité régime > nominal : problème mécanique compresseur ou surcharge fluide.

Test 5 — Mesures hydrauliques (30 min après 1 h fonctionnement)

ΔT primaire + secondaire selon cibles émetteur

Voir sub-tab RO Mesures pour les cibles. Radiateurs basse temp : 4 K primaire / 10 K secondaire. Plancher : 2-5 K / 5-7 K. Si hors cible : recherche cause (débit, charge, encrassement).

Débits primaire et secondaire — règle des 10 %

Lecture sur vannes d'équilibrage TA-CV ou Tacosetter. Q primaire = Q secondaire +10 %. Si inversé ou identiques : recirculation parasite dans la bouteille de découplage.

Pression circuit en régime stabilisé

À 45 °C de T° départ, pression doit monter à 1,5-2 bar (dilatation). À l'arrêt complet, retour vers 1,2-1,5 bar. Si pression varie de plus de 1 bar entre froid et chaud : vase trop petit ou pré-gonflage trop bas.

Important : tous tes tests doivent être notés dans le PV d'audit avec valeurs chiffrées. « Pression hydraulique testée à 3 bar le [date] à [heure], pression maintenue 30 min sans chute » est légalement sans ambiguïté. Si litige plus tard, ces écrits te protègent.

Red flags hydrauliques (RO)

🚫 Refus immédiat

  1. Soupape 3 bar montée APRÈS une vanne coupure — risque explosion. Refaire avant tout.
  2. Aucune trace de désembouage en rétrofit chaudière — échangeur PAC mort en 6-12 mois.
  3. Vase d'expansion à 0 bar de pré-gonflage — déjà claqué, à remplacer.
  4. Pas de soupape 3 bar du tout sur le circuit primaire — non conformité norme.
  5. Pas de disconnecteur sur le piquage de remplissage — non conformité NF EN 1717.
  6. Filtre à tamis monté à l'envers (sens flèche inversé) — ne filtre rien.
  7. Pot à boue côté primaire au lieu du retour secondaire — mauvaise position fonctionnelle.
  8. Aucun calorifuge en local non chauffé — perte du label RGE QualiPAC, le client peut perdre subvention.

Red flags frigorifiques (RR + RO)

🚫 Refus immédiat

  1. Aucune preuve de chasse à l'azote pendant brasure — calamine garantie, détendeur HS à terme.
  2. Liaison frigo posée par installateur sans Cat. I — infraction R.543-77, tu ne valides pas.
  3. Tubes de liaison écrasés ou pliés à 90° visible — refus hors d'œuvre.
  4. Diamètres tubes non conformes notice constructeur (ex : 3/8 + 5/8 mis en 1/4 + 3/8 sur 25 m).
  5. Calorifuge frigo absent sur portion de tube — condensation + corrosion.
  6. Trace d'huile autour d'un flare ou brasure visible à l'œil — fuite déjà active.
  7. Vannes service UE sans bouchons — slow leak depuis pose.
  8. Charge fluide ajustée « à l'œil sur les pressions » sans pesée — illégal, charge non traçable pour CERFA.
  9. Bouteille de fluide pas étiquetée ou périmée — illégal pour la traçabilité.

Red flags électriques

🚫 Refus immédiat

  1. Section câble alim sous-dimensionnée (3G1,5 sur PAC 14 kW : risque incendie).
  2. Pas de différentiel 30 mA dédié ou disjoncteur partagé avec autre circuit critique.
  3. Liaison communication UE-UI dans la même gaine que la puissance — parasites, erreurs régul aléatoires.
  4. Mise à la terre absente ou impédance > 100 Ω — danger électrique.
  5. Borniers UE ou UI : brins de cuivre dénudés visibles — risque arc + faux contact.
  6. Câblage sans gaine technique en local humide — non conformité NFC 15-100.

Red flags documentation et traçabilité

🚫 Refus immédiat

  1. Aucune photo du chantier pendant la pose — installateur non sérieux.
  2. Pas de note de calcul de puissance — dimensionnement aléatoire, risque sous-dimensionnement / surdimensionnement.
  3. Plaque signalétique manquante ou illisible sur UE ou UI — pas de traçabilité fluide.
  4. Bons de livraison absents — provenance machine inconnue (gris market possible).
  5. Installateur refuse de signer une attestation de conformité sur sa pose — tu refuses le risque.
  6. Client demande de bâcler / aller vite « parce que ça presse » — pression suspecte, signal classique de problème caché.

Red flags comportementaux

⚠ Signaux à prendre très au sérieux même sans red flag technique apparent

  • « Le précédent frigoriste est venu hier mais on a pas eu le temps de finir » — pourquoi est-il parti ? Demande son nom et appelle-le.
  • « On a déjà fait la mise en service mais on a juste besoin que vous signiez le papier » — refus net, c'est du faux en écriture.
  • « L'installateur ne pourra pas être là, il est en chantier » — il faut qu'il soit présent ou joignable par téléphone pour répondre à tes questions.
  • « On vous paie cash si vous signez sans tout vérifier » — appel à corruption, refus immédiat + signaler ADEME.
  • « Vous êtes le 3e frigoriste qu'on appelle » — les 2 précédents ont refusé, c'est qu'il y a un problème évident.

Comment formuler un refus motivé (script type)

À dire au client (calme et factuel) : « Monsieur / Madame, après inspection j'ai relevé [X points non conformes / dangereux]. Je ne peux pas signer la fiche d'intervention F-Gas tant que ces points ne sont pas repris, parce que je deviendrais responsable légalement pendant 5 ans. Je vous remets un PV d'audit détaillé avec les réserves. C'est à votre installateur de reprendre ces points, ensuite je peux revenir faire la MES. »

📄 Trace écrite obligatoire en cas de refus

Tu remplis le PV d'audit (sub-tab PV) en cochant « Refusé », tu listes les motifs précis, tu fais signer le client. Tu factures ton déplacement (clause CGV). Tu archives le PV signé 5 ans minimum dans ton dossier client. Si le client se retourne contre toi plus tard, ton PV est ta défense.

📝 Comment l'utiliser

  1. Remplis les champs ci-dessous sur tablette ou PC pendant ton audit
  2. Coche les vérifications faites (OK / NOK / NA selon ton constat)
  3. Choisis l'issue : Accepté / Avec réserves / Refusé
  4. Clique « Imprimer le PV » — la mise en page d'impression masque le reste de l'app et n'imprime que le PV propre sur 1-2 pages A4
  5. Signature client + signature toi sur la version papier, conservation 5 ans

PROCÈS-VERBAL D'AUDIT D'INSTALLATION

Préalable à la mise en service au sens de l'article R.543-82 du code de l'environnement

1. Identification des parties

2. Identification de l'équipement

3. Documents reçus avant déplacement

DocumentReçu
Photos chantier pendant la pose
Photo / vidéo chasse N₂ pendant brasure
Photo test pression hydro 3 bar (si PAC)
Note de calcul de puissance
Plan d'exécution hydraulique (PAC)
Attestation Cat. I de l'installateur
Facture désembouage si rétrofit

4. Vérifications visuelles sur place

Point critiqueConstatNote
Soupape 3 bar avant vannes coupure (PAC)
Vase d'expansion pré-gonflage 1 bar mesuré
Pot à boue côté retour secondaire
Filtre tamis sens flèche correct
Disconnecteur en place sur remplissage
Calorifuge complet (frigo + hydro local non chauffé)
Brasures liaison frigo : aspect propre
Coudes liaison : rayons ≥ 4× Ø, pas écrasés
Vannes service : bouchons, pas trace huile
Évacuation condensats UE adaptée hiver
Section câble alim conforme puissance
Différentiel 30 mA dédié
Mise à la terre < 100 Ω testée

5. Tests refaits par l'auditeur

TestValeur / résultatConforme ?
Pression hydraulique 3 bar — maintien 30 min
Pression statique fluide au repos (R32 : 8-12 bar typique)
Tirage au vide refait (cible < 200 µm taux montée 0)
ΔT primaire (1 h après démarrage)
ΔT secondaire
Mise à la terre (testeur de boucle)

6. Verdict de l'audit

7. Liste des réserves ou motifs de refus

8. Signatures

Frigoriste auditeur
[Signature manuscrite après impression]
Détenteur (client final)
[Signature manuscrite après impression]

PV établi en deux exemplaires, dont un remis au détenteur. Conservation minimum 5 ans (article R.543-82 du code de l'environnement).

Comparatif tarif MES classique vs MES + audit

Type d'interventionDurée typiqueTarif HT estimatif (Savoie / Isère)
MES clim mono-split (tu as posé)2-3 h180-280 € HT
MES clim mono-split + audit (tu n'as pas posé)4-5 h350-500 € HT
MES clim multi-split + audit5-7 h500-800 € HT
MES PAC bibloc (tu as posé)1 j450-650 € HT
MES PAC bibloc + audit (tu n'as pas posé)1,5 j750-1 100 € HT
MES PAC bibloc + audit + désembouage à refaire2-3 j1 200-1 800 € HT
Audit seul + refus motivé (déplacement)2-3 h180-280 € HT facturés
Indication uniquement — adapte selon ta zone, ta concurrence locale, ta charge atelier. La majoration audit vs MES classique est typiquement de +50 % à +100 %. Plus tu déstructures, plus tu peux préciser.

Conditions générales spécifiques à la MES tierce (à insérer dans tes CGV)

📜 Clauses recommandées

  1. Audit obligatoire avant signature CERFA F-Gas. Pour toute mise en service d'une installation que le frigoriste n'a pas posée, un audit préalable est obligatoire. Cet audit a pour seul objet de vérifier que l'installation peut être mise en service en respectant les obligations légales de l'opérateur.
  2. Issue de l'audit non garantie. Trois issues sont possibles : audit favorable et MES, audit avec réserves nécessitant reprise par l'installateur d'origine, ou refus motivé de mise en service. Le client en accepte le principe par sa signature du devis.
  3. Facturation du déplacement en cas de refus. Le déplacement et le temps d'audit sont facturés intégralement même en cas de refus motivé de la mise en service. Le PV d'audit signé par le client engage la facturation.
  4. Documents préalables obligatoires. Le client s'engage à fournir avant intervention les documents listés dans le devis (photos pose, attestation Cat. I installateur, photo test 3 bar, etc.). En l'absence de ces documents, le frigoriste se réserve le droit de refuser l'intervention sans pénalité.
  5. Reprises éventuelles. Les reprises liées à des points non conformes relevés à l'audit sont à la charge de l'installateur d'origine (non comprises dans le devis du frigoriste auditeur). Une visite de levée de réserves peut être facturée séparément.
  6. Limitation de responsabilité. En cas de mise en service signée avec réserves, la responsabilité du frigoriste auditeur est limitée aux opérations qu'il a effectivement effectuées. Les défauts liés à la pose initiale restent de la responsabilité de l'installateur d'origine pendant la durée légale (10 ans pour la garantie décennale).

Modèle email — proposition de devis MES tierce

📧 Modèle prêt à copier

Bonjour [Nom client],

Suite à votre demande de mise en service de votre [PAC / clim] [marque modèle], je vous remercie pour votre confiance. Comme nous en avons discuté, cette installation a été posée par [installateur / vous-même], ce qui implique une démarche d'audit préalable obligatoire avant la signature de la fiche d'intervention F-Gas.

Mon devis comprend :
— Audit visuel de l'installation (1 h sur place)
— Tests à refaire moi-même (pression hydro 3 bar, étanchéité fluide, tirage au vide complet) — selon état initial
— Mise en service complète si audit favorable (paramétrage régulation, mesures, tests fonctionnels)
— Procès-verbal d'audit signé en 2 exemplaires
— Fiche d'intervention CERFA 15497*04 si mise en service signée

Tarif total : [X] € HT, soit [Y] € TTC.

Trois issues possibles à l'audit :
1. AUDIT FAVORABLE → mise en service signée le jour même
2. AUDIT AVEC RÉSERVES → mise en service signée + liste de points à reprendre par l'installateur d'origine dans 15 jours
3. REFUS MOTIVÉ → mise en service non signée si points critiques détectés. Dans ce cas, seuls le déplacement et l'audit sont facturés (180-280 € HT selon temps passé).

Documents à me transmettre avant ma venue :
[liste des documents]

Disponibilités : [3 propositions de créneaux]

Cordialement,
[Ton nom] — Frigoriste Cat. I — Attestation [n°]

Comment expliquer ton refus au client (sans casser la relation)

Présente le constat factuel

« Voilà ce que j'ai observé : [liste précise des points non conformes]. Chacun de ces points est documenté dans le PV d'audit que je vous remets. »

Explique pourquoi tu ne peux pas signer

« Mon attestation de capacité Cat. I est valable un an et est renouvelable sous condition de respecter la réglementation. Si je signe une mise en service sur une installation non conforme et qu'il y a un incident dans les 5 ans, je perds ma capacité, et donc mon métier. C'est trop de risque pour moi, et c'est trop de risque pour vous aussi parce que vous n'auriez plus de signataire en cas de problème. »

Propose la voie de résolution

« La solution est que votre installateur d'origine reprenne les points listés. Quand c'est fait, je peux revenir faire la mise en service. Je vous facture une visite de levée de réserves de [120-180] € HT à ce moment-là. Si votre installateur ne peut pas reprendre, on peut chiffrer ensemble pour que je le fasse, mais ça sera un nouveau devis. »

Conclus en factant le déplacement

« Je vous laisse le PV signé en 2 exemplaires. Ma facture de l'audit du jour est de [X] € TTC, payable à 30 jours. À votre disposition pour toute question. »

Le bon état d'esprit : tu n'es pas en conflit avec le client. Tu protèges ton métier ET tu protèges le client (qui n'a pas envie qu'une PAC à 15 000 € pète dans 2 ans). Un client qui comprend ça devient un client fidèle. Un client qui ne comprend pas n'est pas le bon client de toute façon — laisse-le partir.

Quand auquel cas, et pourquoi

ConfigurationQuandAvantage principalRisque MES typique
PAC bibloc avec ECS intégréeMaison neuve, < 4 personnes, ECS modéréeCompact, pas de ballon séparé, simple à réglerCompromis chauffage/ECS si pic ECS prolongé
PAC bibloc + ballon ECS thermo séparéFamille > 4 personnes, ECS importante, ou rétrofit où ballon existe déjàDécouplage ECS / chauffage, réserve d'eau plus grandeVanne 3 voies critique, paramétrage priorité ECS délicat
PAC + chaudière hybride (gaz / fioul)Climat rigoureux (vallée Savoie -12 °C, altitude -18 °C), maison ancienne mal isoléePAC sur 80-90 % de la saison + chaudière sur les jours les plus froids = COP optimiséRégulation hybride par T° ext de bascule, bonne MES = bon partage
PAC + solaire thermiqueMaison avec exposition sud + ECS importanteECS gratuite mai-septembre, appoint PAC l'hiverStratification ballon, gestion priorité solaire vs PAC
2 circuits émetteursMaison avec radiateurs étage + plancher rez-de-chaussée, ou rénovation partielleConfort différencié par zoneVanne mélangeuse 3 voies + sonde dédiée par circuit

Le piège commun à tous les couplages

⚠ La régulation ne supporte pas l'à-peu-près

Sur une PAC seule, si tu te trompes de paramètre, la consommation augmente de 10-15 %. Sur un système couplé, une erreur de paramétrage peut faire tourner les deux générateurs en même temps (PAC + chaudière en hybride, ou ECS + chauffage en plein cycle ECS), et la consommation explose. Ou un mauvais réglage de priorité ECS fait que ta PAC chauffe le ballon en boucle au lieu de chauffer la maison.

Conséquence : la MES d'un système couplé prend toujours plus de temps. Compte 2-3 h supplémentaires par rapport à une PAC seule pour le paramétrage et la validation.

Caractéristiques typiques

Configuration ECS intégrée — Mitsubishi EHST20D / Daikin Altherma 3 R Compact

Volume ballon ECS
180-200 L typique
Foyer recommandé
≤ 4 personnes
Production ECS
~250-300 L/jour à 50 °C
Régul ECS
Intégrée à la régul PAC
Vanne 3 voies
Intégrée au module hydraulique
Anti-légionellose
Cycle 60 °C 1×/semaine paramétrable

Paramètres MES à régler

Consigne ECS jour : 52 °C max recommandé

Bonne pratique : « Température max 52 °C, baisse autorisée 7 °C. Ça veut dire que elle va s'arrêter à 52 et elle va redémarrer à 45. » 52 °C = bon compromis confort / COP / sécurité brûlure.

Hystérésis : 7 °C de baisse autorisée

La PAC redémarre l'ECS quand le ballon descend à 45 °C (52 - 7). Si tu mets une hystérésis trop faible (3-4 °C), tu fais beaucoup de courts cycles. Trop large (10 °C) et le client a parfois de l'eau tiède.

Durée max ECS : 60 minutes

Au-delà, la PAC bascule chauffage 30 min même si la consigne ECS n'est pas atteinte. Évite que les radiateurs refroidissent trop pendant un gros cycle ECS.

Intervalle chauffage forcé : 30 min minimum

Entre 2 cycles ECS, la PAC fait au moins 30 min de chauffage. Évite la sur-priorisation ECS qui laisse la maison froide.

Anti-légionellose : 60 °C, 1 fois par semaine, nuit

Programmer un cycle hebdomadaire (typiquement dimanche 03 h-04 h) pour monter l'ensemble du ballon à 60 °C. Élimination du risque légionelle. Hors de cette fenêtre, on reste à 52 °C pour préserver le COP.

Mode vacances : 35-40 °C anti-gel

Si le client part > 7 jours, mode vacances activable depuis l'écran : ECS maintenue à 35-40 °C juste pour anti-gel et redémarrage rapide au retour. Économise 60-70 % de la consommation ECS pendant l'absence.

Cible MES validée : cycle ECS de 40 °C à 52 °C en 30-45 min selon T° ext, ΔT primaire 4-6 K pendant cycle ECS, retour chauffage automatique après 60 min max. Si dépassement : revoir paramétrage ou régler le débit primaire.

Schéma type — pratique terrain (Zubadan 14 kW + ECS 300 L)

📐 Composants spécifiques

  • Ballon ECS séparé : 200, 300, 400 ou 500 L selon foyer (300 L = standard 5 personnes)
  • Serpentin ballon : surface ≥ 3 m² par kW de puissance ECS — vérifier fiche technique ballon
  • Vanne 3 voies ECS motorisée : standard avec ressort de rappel sur petits Ø (jusqu'à 1")
  • Vanne 3 voies grand débit : sans ressort, nécessite relais commutation (cas typique grosse PAC sur tubes 32 mm)
  • Bouteille de découplage chauffage : 25-50 L typique (en plus du ballon ECS)
  • Vase d'expansion sanitaire : 12-18 L typique, séparé du vase chauffage
  • Groupe de sécurité sanitaire : 7 bar, obligatoire sur réseau eau potable
  • Mitigeur thermostatique : tarage 50 °C en sortie ballon (sécurité brûlures)

Procédure MES spécifique ECS séparée

Vérifier le câblage de la vanne 3 voies

Sur petit débit (Ø ≤ 1"), vanne avec ressort de rappel : 1 fil d'alimentation + commun. Quand alimentée, elle bascule vers ECS. Quand non alimentée, ressort la ramène vers chauffage. Sur grand débit (Ø 32 mm + ; cas typique grosse PAC), vanne sans ressort : elle nécessite alimentation 2 directions via un relais commutation. Erreur classique : monter une vanne grand débit sans le relais → la vanne reste bloquée dans une position.

⚠ Test : forcer un cycle ECS via la régul. La vanne doit basculer audiblement (clic moteur). Mesurer T° aval vanne pendant cycle ECS pour confirmer migration de l'eau chaude vers serpentin.
Configurer la régul PAC en mode ECS séparée

Sur Mitsubishi : Menu Configuration → Type ballon → ECS séparée → renseigner volume + type ballon. Sur Daikin Altherma : Setup → ECS configuration → Externe.

Régler la sonde ECS à mi-hauteur du ballon (pas en haut, pas en bas)

Sonde au point haut : la PAC s'arrête trop tôt, eau froide en bas. Sonde au point bas : la PAC tourne trop longtemps. Position idéale : 40-50 % de la hauteur du ballon. La plupart des ballons ont un doigt de gant à mi-hauteur prévu pour ça.

Test cycle ECS complet avec mesure montée température

Vider partiellement le ballon (ouvrir un robinet pendant 10-15 min) pour faire descendre T° à 30-40 °C. Forcer cycle ECS. Mesurer T° à mi-hauteur toutes les 5 min. Cible : montée 1-3 °C/min. Si plus lent : sonde mal placée OU serpentin trop petit OU débit primaire insuffisant.

Régler mitigeur thermostatique sortie ballon à 50 °C

Sécurité anti-brûlures (eau ne sort jamais à plus de 50 °C aux robinets). Réglage par vis crantée avec thermomètre de contrôle.

Mode anti-légionellose : 60 °C 1×/semaine

Important sur ECS séparée car les ballons grands volumes (300+ L) ont plus de risque de stratification + zones froides en bas. Programmation hebdomadaire obligatoire.

Calcul du temps de chauffe ballon ECS

📊 Formule pratique

Temps de chauffe (h) = Volume (L) × ΔT (°C) × 1,16 / Puissance ECS (W)

Exemple : ballon 300 L à monter de 30 °C (eau froide) à 52 °C, ΔT = 22 °C. PAC Zubadan 14 kW développe ~10 kW en mode ECS à T° ext 7 °C. Temps = 300 × 22 × 1,16 / 10 000 = 0,77 h ≈ 46 min.

À T° ext -5 °C, la PAC ne développe plus que 8 kW en ECS. Temps = 57 min, juste sous le timeout 60 min. À T° ext -10 °C, possiblement > 60 min, et la PAC devra rebasculer chauffage avant fin du cycle ECS. Le client peut avoir de l'eau pas assez chaude lors des matinées les plus froides — à signaler en MES.

Conseil dimensionnement : sur ECS séparée Savoie / Isère vallée (-10 à -12 °C base), choisir un ballon de 300 L MINIMUM si famille 4-5 personnes. 400-500 L si plus de 5 personnes ou si T° base < -15 °C (altitude). Sur-dimensionner le ballon plutôt que la puissance PAC = stratégie plus efficace en COP annuel.

Pourquoi l'hybride est intéressant en Savoie / Isère

📈 Logique COP saisonnier

Une PAC dimensionnée pour T° base -10 °C (vallée) doit avoir une puissance qui couvre le besoin maximum. Mais cette puissance est utilisée 5-10 jours/an seulement. Le reste de la saison, la PAC est sur-dimensionnée, fait des courts-cycles, et son COP moyen est dégradé.

Avec hybride : la PAC est dimensionnée pour 70-80 % du besoin (T° pivot ~-3 °C), elle tourne en plage optimale 95 % du temps. Quand T° ext < T° pivot, la chaudière s'allume en relève. Sur l'année, COP moyen PAC = 3,5 vs 2,8 pour une PAC seule sur-dimensionnée. Économies réelles 15-25 % en facture annuelle.

Composants spécifiques d'un hybride

🔥
Chaudière de relève (gaz condensation, fioul, ou pellets)
Dimensionnée pour 100 % du besoin maximum (cas où la PAC est arrêtée en très grand froid). Souvent la chaudière existante en rétrofit.
Régulation hybride (kit constructeur ou universelle)
Bascule PAC ↔ chaudière selon T° ext, T° départ, ou T° prix énergie. Mitsubishi / Daikin / Atlantic ont des kits dédiés ; sinon Resol, Theben, ou régul du chaudiériste.
Vanne 3 voies de mélange ou bouteille de découplage commune
Permet de mélanger les flux PAC et chaudière, ou de les commuter selon configuration. Mode "addition" (les 2 ensemble) ou mode "exclusif" (seul l'un fonctionne).
🔁
Sonde T° ext + sonde T° départ chauffage
Pilote la bascule PAC → chaudière. Sonde T° ext bien placée (nord, ombragée, à distance de la PAC pour ne pas la fausser).
📊
Compteur électrique dédié PAC + compteur gaz/fioul
Pour mesurer le COP réel et ajuster la T° pivot dans le temps. Investissement 200-400 € très rentable en suivi.

Modes de fonctionnement d'un hybride

ModeLogiqueAvantagesCas d'usage
Bascule par T° extPAC tant que T° ext > T° pivot (ex : -3 °C). Chaudière sinon.Simple, fiable, paramétrableCas standard 80 % des installations
Bascule par T° départ chauffage demandéePAC tant que T° dép. demandée ≤ 50 °C. Chaudière au-delà.Préserve COP PAC, gère pic demandeMaisons avec radiateurs std + plancher mixte
Bascule par prix énergieCompare €/kWh PAC vs €/kWh chaudière en temps réelOptimisation économique pureRégul avancée + tarif heures creuses
Mode parallèle (additionnel)PAC + chaudière fonctionnent ensemble en très grand froidConfort maximalMaisons mal isolées + grand froid

Procédure MES hybride

Valider hydraulique commun (bouteille découplage 50-100 L)

Les deux générateurs (PAC primaire + chaudière) alimentent la bouteille commune. Le secondaire (radiateurs / plancher) puise dedans. Schéma type 4 piquages : PAC départ, PAC retour, chaudière départ, chaudière retour, secondaire départ, secondaire retour. Bouteille assez grande pour mélanger sans turbulences.

Régler T° pivot selon logique : T° ext de bascule

Cible : entre -3 et -7 °C selon climat local. Plus la T° pivot est basse, plus la PAC tourne longtemps dans la saison (économies), mais plus elle est sollicitée à basse T° (COP dégradé). Compromis Savoie vallée : -5 °C. Compromis altitude : -3 °C.

Vérifier que la PAC s'arrête bien quand chaudière démarre

Mode exclusif typique : seule l'un des 2 tourne à un instant T. Test : forcer T° ext fictive à -10 °C dans la régul, observer arrêt PAC + démarrage chaudière. Inverser : T° ext +5 °C, voir chaudière s'arrêter et PAC démarrer.

Mesurer T° départ chauffage stabilisée dans les 2 modes

Mode PAC : T° départ doit être atteinte avec ΔT primaire 4-6 K. Mode chaudière : T° départ doit être atteinte avec ΔT plus élevé (10-15 K typique chaudière à condensation). Régul cohérente entre les 2 modes (pas de saut brutal de 5 °C en bascule).

Tester anti-court-cycle bascule

Si T° ext oscille autour de la T° pivot (ex : T° pivot -5 °C, T° ext fluctue entre -5,5 et -4,5 °C), la régul doit avoir un délai d'hystérésis (ex : bascule chaudière à -5 °C, retour PAC à -3 °C) pour éviter d'allumer/éteindre toutes les 5 min.

Documenter mode hybride dans le PV de réception

Important : le client doit savoir que la chaudière fonctionne ENCORE et n'est pas à démonter. Beaucoup de clients pensent qu'avec une PAC, la chaudière ne sert plus. Expliquer la logique pivot, pourquoi c'est rentable, et qu'elle prendra le relais 5-15 jours/an.

Mode hybride = entretien double : PAC entretenue par toi, chaudière entretenue par le chaudiériste. Les contrats d'entretien doivent être maintenus séparément. Souvent le client ne le sait pas et arrête le contrat chaudière en pensant ne plus en avoir besoin → quand l'hybride bascule un grand froid, la chaudière a peut-être un défaut non détecté. À mentionner explicitement à la remise.

Configuration type — ballon bivalent

📐 Schéma simplifié

  • Capteurs solaires : 2 à 6 m² typique pour 4-6 personnes, exposition sud (max ±30°), inclinaison 30-45°
  • Ballon bivalent : 2 serpentins. Bas = solaire (priorité). Haut = PAC (appoint).
  • Régulation solaire : démarre la pompe solaire quand T° capteurs > T° bas ballon + 5-7 °C
  • Régulation PAC : déclenche serpentin haut UNIQUEMENT si T° haut ballon < consigne (ex : 50 °C) — laisse le solaire prendre la tête
  • Anti-stagnation solaire : si capteurs > 120 °C et ballon plein, vidange préventive

Procédure MES PAC + solaire

Vérifier que le solaire est déjà en service et fonctionnel

Si le solaire est posé en même temps que la PAC, il faut faire 2 MES en parallèle : la PAC + la station solaire. Souvent l'installateur PAC n'est pas qualifié solaire — vérifier qui fait quoi. La station solaire a sa propre régul, son propre groupe de sécurité, son propre vase d'expansion fluide caloporteur.

Régler la priorité solaire dans la régulation PAC

Sur Mitsubishi Ecodan / Daikin Altherma : Menu ECS → Source externe → Activer entrée solaire. Brancher la sortie "demande chauffage ECS" de la régul solaire sur l'entrée correspondante de la PAC. Quand le solaire envoie le signal, la PAC reste en chauffage maison sans déclencher l'ECS.

Régler T° démarrage PAC ECS plus bas que solaire

Solaire vise 50-60 °C en haut de ballon. PAC démarre seulement si T° haut ballon < 45 °C. Ainsi le solaire a l'opportunité de tout faire ; la PAC ne déclenche que si solaire insuffisant.

Test scénario week-end ensoleillé

Idéalement : faire la MES un jour ensoleillé. Tu peux observer en temps réel le solaire chauffer le bas ballon, voir la T° monter. Si tu fais ça par mauvais temps, force le solaire en marche manuelle (sur la régul solaire) pour valider le câblage.

Anti-légionellose à programmer la nuit hors solaire

Le solaire ne fait pas l'anti-légio (T° trop instable). C'est la PAC qui s'en charge, programmation forcée à 60 °C 1×/semaine la nuit (typiquement dimanche 03 h). Confirmer que la PAC sait monter à 60 °C en hiver malgré l'apport partiel solaire.

Vérifier vase expansion fluide solaire (glycol)

Le circuit solaire utilise du glycol (anti-gel). Le vase d'expansion solaire doit être pré-gonflé 1,5-2 bar typique. Glycol à remplacer tous les 5-10 ans (perd ses propriétés anti-gel). À noter dans le PV pour l'entretien futur.

Économies réelles attendues : en Savoie / Isère, un système PAC + solaire bien dimensionné (4 m² capteurs + ballon 300 L bivalent) couvre 50-70 % des besoins ECS annuels. Économies 200-350 € HT/an d'électricité PAC. Retour sur investissement solaire : 8-12 ans typique (capteurs ~3 500-5 000 € HT installés).

Schéma type — bouteille de découplage + vanne mélangeuse plancher

📐 Configuration recommandée

  • PAC primaire : tourne en T° "haute" (45-50 °C) pour alimenter radiateurs directement
  • Bouteille de découplage : casse-pression entre primaire et secondaires
  • Départ secondaire 1 — radiateurs : direct depuis bouteille (pas de mélange), T° 45 °C
  • Départ secondaire 2 — plancher chauffant : vanne mélangeuse 3 voies qui mélange départ chaud + retour froid pour obtenir 35 °C
  • Sonde T° dédiée plancher : pilote la vanne mélangeuse
  • Aquastat sécurité plancher : 55 °C tarage (procédure soignée Doc 1) — coupe si T° dépasse 55 °C en cas de panne vanne mélangeuse

Procédure MES multi-circuits

Régler la loi d'eau primaire sur le circuit le plus chaud (radiateurs)

La PAC produit pour le circuit le plus exigeant. À T° ext -10 °C, T° départ primaire = 50 °C (pour radiateurs). Le plancher recevra du 50 °C qui sera mélangé à 30-35 °C par la vanne mélangeuse.

Régler la vanne mélangeuse plancher : sonde + courbe

La vanne mélangeuse a sa propre régulation (intégrée à la PAC ou externe Resol/Honeywell/Theben). Loi d'eau dédiée : à T° ext -10 °C, T° plancher = 35 °C. À T° ext +15 °C, T° plancher = 22 °C (régul à peine active).

Vérifier l'aquastat sécurité plancher (tarage 55 °C)

Si la vanne mélangeuse tombe en panne et envoie 50 °C dans le plancher, la chape se fissure en 24-48 h. L'aquastat est la sécurité absolue : à 55 °C, il coupe le circulateur secondaire plancher. Test : chauffer artificiellement la sonde (sèche-cheveux), vérifier coupure.

Mesurer ΔT par circuit

Radiateurs : ΔT 10-12 K (départ 45 / retour 33-35). Plancher : ΔT 5-7 K (départ 35 / retour 28-30). Si ΔT plancher trop faible (< 3 K), débit secondaire trop élevé (à réduire). Si trop fort (> 10 K), débit insuffisant.

Équilibrer chaque circuit avec sa propre vanne d'équilibrage

Une vanne d'équilibrage (Tacosetter / TA-CV) sur chaque secondaire. Lecture du débit, ajustement par vis. Cible : débit primaire = somme des débits secondaires + 10 % (règle).

Test cycles différenciés

Forcer demande chauffage seul radiateurs (vannes plancher fermées) — la PAC monte à 45 °C, vanne mélangeuse plancher fermée, T° plancher se stabilise. Inverser : seulement plancher demandé. La PAC tourne à 35 °C effectif au plancher, mais le primaire reste à 45 °C dans la bouteille.

Erreur classique en multi-circuits

⚠ Le piège du "plancher chaud sec"

Sur certaines installations, l'installateur connecte les 2 circuits en direct depuis la bouteille, SANS vanne mélangeuse plancher. Le plancher reçoit alors les 45-50 °C destinés aux radiateurs. Conséquences :

  • Confort dégradé (sol trop chaud, sensation de jambes lourdes)
  • Chape qui peut fissurer dans le temps (cycles thermiques excessifs)
  • Consommation en hausse (sur-chauffe)
  • Perte du label RGE QualiPAC sur cette partie

Si tu détectes ce cas en MES tierce ou en audit : refus motivé. Le client doit faire installer une vanne mélangeuse 3 voies + sonde + régul plancher. Ce n'est pas négociable.

Cible MES multi-circuits : 2 ΔT cohérents avec leurs cibles (10-12 K rad / 5-7 K plancher), 2 débits équilibrés, vanne mélangeuse plancher pilotée par sonde dédiée, aquastat sécurité plancher tarré 55 °C testé. Compte 1 h supplémentaire en MES vs PAC seule pour valider tout ça.

Cibles de fonctionnement

ParamètreCibleNotes
T° chambre consigne+2 à +6 °C selon usage+2 °C viandes, +4 °C boucherie/fromage, +6 °C fruits/légumes
Hystérésis régulation± 1 à 2 °CMarche à T+1, arrêt à T-1 typique
ΔT évaporateur (air entrant - sortant)4-6 KFonction du débit ventilateur évaporateur
T° évaporation-8 à -12 °CPour viser T° chambre +2 à +4 °C
T° condensation+45 à +55 °C par air ambiant +25-30 °CPlus T° amb monte, plus T° cond monte
Surchauffe utile5-8 KÀ mesurer entre sortie évap et bulbe détendeur thermo
Sous-refroidissement3-7 KGarantit le 100 % liquide à l'entrée détendeur

Dimensionnement rapide

📊 Règle pratique : besoin froid ≈ 80 W/m³ + apports

Pour une chambre positive standard +4 °C, isolée 10 cm panneaux sandwich, en local tempéré +25 °C max :

  • Volume × 80 W/m³ = besoin déperditions parois
  • + 50 % pour les ouvertures fréquentes (commerce, accès quotidien)
  • + apport produits entrants (50-100 W par 100 kg/jour de marchandise pénétrante non refroidie)
  • + 100 W par éclairage permanent
  • + 200-500 W par opérateur travaillant à temps plein (chambre de découpe)

Exemple chambre 20 m³, accès commerce, 200 kg/jour produits : 20×80×1,5 + 200 + 100 = 2 700 W = 2,7 kW. Choisir groupe 3-3,5 kW frigorifique.

Composants par côté

Côté HP (chaud)Côté BP (froid)
Compresseur (scroll, hermétique semi-hermétique selon puissance)Évaporateur à air forcé (1-3 ventilateurs selon volume)
Condenseur à air ventilé (aileté Cu/Al)Bulbe détendeur sur tube aspiration sortie évap
Bouteille liquide (anti-coups de liquide)Vanne solénoïde aspiration (sécurité fermeture régul)
Filtre déshydrateur cartouche échangeablePressostat BP (sécurité)
Voyant liquide avec bague hygroscopique (témoin humidité)Pressostat HP (sécurité 25-30 bar selon fluide)
Détendeur thermostatique (TEV) ou électronique (EEV)Régulateur électronique (Carel, Eliwell, Dixell)

Particularités par fluide

FluidePRGCharge typiqueParticularités MES
R290 propane3Très faible (~150-300 g typique chambre 10-20 m³)ATEX obligatoire, formation R290, ventilation forcée local groupe
R134a1430StandardEncore légal sur installations existantes, plus en neuf
R513A (alt R134a)631StandardDrop-in R134a sans changement matériel, transition
R744 CO₂1VariableHP très haute (80-120 bar), fluide critique souvent transcritique
Calendrier F-Gas commercial : R134a interdit en équipement neuf depuis 2022 sur grosses puissances (CO₂ équivalent > 5 t). R290 / R744 / R513A en remplacement. R32 peu utilisé en froid commercial (PRG limite). Pour MES tierce d'une chambre : vérifier que le fluide est légal pour le millésime du matériel.

Paramètres dégivrage à régler

ParamètreValeur typiqueNotes
Nombre dégivrages par jour4 à 6Plus fréquent si ouvertures nombreuses
Durée maxi par dégivrage20-30 minTemps de sécurité avant arrêt forcé
T° fin de dégivrage+8 à +12 °C sur sonde dégivrageSonde au cœur de l'évaporateur
T° démarrage dégivrage forcéSelon horloge programmable + défrost à la demandeCycle horaire principal + override sur trop d'écart évap/chambre
Égouttage post-dégivrage3-5 minÉvacuation eau avant redémarrage ventilateurs
Puissance résistances~30 % puissance frigo nominaleEx : groupe 3 kW → résistances 1 kW
Alimentation résistancesTri 400 V ou Mono 230 VCâblage dédié, disjoncteur dédié

Diagnostic dégivrage défectueux

SymptômeCause probable
Givre persistant sur évap, chambre n'atteint pas consigneDégivrages trop espacés, ou résistances HS, ou sonde dégivrage défectueuse
Eau au sol sous l'évapÉvacuation condensats bouchée ou cordon chauffant absent côté siphon
Dégivrages trop fréquents (chambre remonte en T° souvent)Réglage trop agressif, ou capteur humidité défectueux, ou porte mal fermée
Dégivrage qui ne s'arrête pas (durée maxi)Sonde fin dégivrage HS, ou résistances très faibles, ou givre énorme
1. Vérifs visuelles avant mise sous tension

Étanchéité chambre (joints porte, plinthes, soufflage froid bien dans la chambre), évaporateur fixé correctement, écoulement condensats avec siphon + cordon chauffant, pente eau vers évacuation. Câblage électrique conforme : tri 400 V groupe / mono 230 V régul + ventilateurs UI / dédiée résistances dégivrage.

2. Test étanchéité circuit frigo (15 min)

Si liaison frigo posée par l'installateur (cas standard split chambre), test azote 16-20 bar, ΔP < 0,1 bar compensé sur 15 min. Si groupe monobloc pré-chargé d'usine, pas de test (usine garantit).

3. Tirage au vide complet (30-60 min)

Cible 200 µm MES Complète, 50 µm si chambre destinée à conservation longue (viandes affinage, fromages AOC). Test maintien 10 min < 250 µm.

4. Libération du fluide ou recharge complète

Si pré-chargé : ouverture vannes service standard. Si à recharger : pesée à la balance, charge cible selon plaque ou notice, méthode pesée standard.

5. Configuration régul électronique (Carel / Eliwell / Dixell)

Paramètres clés : T° consigne (+2 à +6 °C), hystérésis (± 1 °C), nombre dégivrages/jour (4-6), durée maxi dégivrage, T° fin dégivrage, égouttage. Beaucoup de régul ont un mode "wizard" qui guide l'installation. Sinon menu paramètres avec accès code service.

6. Premier démarrage + descente T° initiale

Mise sous tension. Compresseur démarre, ventilateurs évap démarrent, T° chambre commence à descendre. Compte 2-4 h pour passer de +20 °C ambiant à T° consigne (chambre vide).

7. Mesures en régime stabilisé (après atteinte consigne)

T° évap, T° cond, surchauffe, sous-refroidissement, ΔT évap, intensité compresseur, pressions HP/BP. Comparer à cibles (sub-tab Cibles). Ajuster détendeur thermostatique si surchauffe hors plage (5-8 K).

8. Test dégivrage forcé

Forcer un cycle dégivrage manuel via la régul. Vérifier : compresseur s'arrête, vanne solénoïde se ferme, ventilateurs évap s'arrêtent, résistances s'allument (T° évap monte vers +8 °C), arrêt sur sonde dégivrage, égouttage 3-5 min, redémarrage ventilateurs + compresseur. Sequence complète 15-20 min.

9. PV + signature client

PV mentionne T° consigne, fluide + masse totale, mesures en régime stabilisé, tests effectués. Joindre CERFA F-Gas si charge totale > 1 t.éq.CO₂ (R290 typiquement non concerné car PRG 3, R134a concerné dès 700 g, R744 jamais concerné).

Cibles de fonctionnement

ParamètreCibleNotes
T° chambre consigne-18 à -25 °C selon usage-18 °C standard, -22 °C pour glaces, -25 °C pour conservation longue
Hystérésis régulation± 1,5 à 2,5 °CPlus large qu'en positive (cycles compresseur plus longs)
T° évaporation-30 à -35 °CPour viser T° chambre -22 °C
T° condensation+40 à +50 °C par air ambiant +25 °CIdem positive
Surchauffe utile6-10 KPlus large qu'en positive (anti-coup-liquide compresseur plus critique)
Sous-refroidissement4-8 KLiquide bien refroidi avant détendeur

Dimensionnement

📊 Règle pratique : besoin froid ≈ 110 W/m³ + apports

Plus exigeant que positive (parois épaisses 12-15 cm, ouvertures plus rares, mais T° intérieure très basse) :

  • Volume × 110 W/m³ = déperditions parois
  • + 30 % pour ouvertures (moins fréquent qu'en positive)
  • + apport produits entrants (200-400 W par 100 kg/jour selon T° produit)
  • + 50-100 W éclairage
  • + apport ventilateurs évap (peut être 10-15 % de la puissance frigo, à compter en charge thermique car la chaleur reste dans la chambre)

Exemple chambre 30 m³ surgelés, 100 kg/jour : 30×110×1,3 + 300 + 100 = 4 700 W = 4,7 kW. Choisir groupe 5-6 kW frigorifique.

Mono-étagé classique

📐 Composants spécifiques négatif mono-étagé

  • Compresseur prévu négatif (taux de compression 8-12, plus que positive 4-6)
  • Échangeur intermédiaire (sous-refroidissement liquide ↔ surchauffe aspiration) — quasi indispensable
  • Bouteille anti-coup-liquide en aspiration côté basse pression
  • Détendeur surdimensionné car écart pressions important
  • Filtre déshydrateur cartouche, parfois 2 cartouches en série (humidité plus critique en négatif)

Bi-étagé (compound)

📐 Composants bi-étagé

  • 2 compresseurs en série : BP (basse pression) puis HP (haute pression)
  • Inter-cooler entre les 2 (refroidissement intermédiaire entre les 2 étages)
  • Bouteille intermédiaire avec injection partielle de liquide (refroidissement par évaporation partielle)
  • Détendeur HP + détendeur intermédiaire

Avantage : meilleur rendement à très basse T° (COP +30-40 % vs mono-étagé). Inconvénient : plus complexe, 2 compresseurs à gérer, MES plus longue (4-6 h).

Cascade : 2 circuits indépendants avec 2 fluides différents. Circuit BP en R290 ou R744 produit le froid négatif (-25 °C). Circuit HP en R134a / R513A évacue la chaleur du condenseur BP. Très bon rendement, complexité +++. Réservé installations industrielles > 20 kW.

Schéma simplifié dégivrage gaz chaud

📐 Logique fonctionnelle

  • En cycle normal : compresseur → condenseur → détendeur → évaporateur → compresseur
  • En dégivrage : compresseur → vanne 4 voies inversion → évaporateur (qui devient temporairement chaud) → détendeur → condenseur → compresseur
  • Le gaz chaud refoulé par le compresseur entre directement dans l'évaporateur, fait fondre le givre rapidement
  • Une fois la fonte terminée, retour au cycle normal

Paramètres à régler

ParamètreValeur typique
Nombre dégivrages par jour3 à 4
Durée maxi par dégivrage10-20 min
T° fin de dégivrage+5 à +10 °C sur sonde évap
Égouttage post-dégivrage5-10 min (eau de fonte plus importante qu'en positive)
Cordon chauffant siphon évacuationObligatoire (sinon eau de fonte gèle dans le siphon)
Cordon chauffant siphon : souvent oublié à la pose. Dans une chambre à -22 °C, l'eau qui coule de l'évaporateur après dégivrage gèle dès qu'elle atteint le siphon. Le cordon chauffant à 30-40 °C maintient le siphon liquide. Sans lui : siphon bouché en glace après 2-3 dégivrages, eau qui déborde dans la chambre.
1. Vérifs visuelles spéciales négatif

Idem positive + : isolation parois 12-15 cm minimum, joints porte renforcés double étanchéité, cordon chauffant porte (anti-givrage joint), cordon chauffant siphon évacuation, soupape équilibrage pression chambre (anti-vide quand on ferme la porte), éclairage spécifique froid négatif (LED basse T°).

2. Test étanchéité circuit frigo (20 min minimum)

Test plus long qu'en positive (volumes circuit plus importants en négatif). 16-20 bar azote, ΔP < 0,1 bar compensé sur 20 min.

3. Tirage au vide POUSSÉ (60-120 min)

Cible 50 µm en MES Complète (humidité critique en négatif → l'eau gèle dans le détendeur dès -10 °C, bloque l'orifice, surchauffe explosée). Test maintien 20-30 min < 100 µm. Faire 2-3 chasses azote si chantier humide.

4. Charge fluide (pesée balance précision < 10 g)

Charge cible selon notice constructeur, méthode pesée standard. Pour cascade : charger les 2 circuits indépendamment, dans l'ordre HP puis BP.

5. Configuration régul électronique

T° consigne (-18 à -25), hystérésis (± 2 °C), 3-4 dégivrages gaz chaud/jour, durée maxi 15 min, T° fin dégivrage +8 °C, égouttage 8 min. Activer cordons chauffants automatiques (porte + siphon).

6. Premier démarrage + descente T° initiale

Mise sous tension. La descente est très longue : 8-12 h pour passer de +20 °C à -20 °C dans une chambre vide bien isolée 30 m³. 24 h pour 100 m³. Parfois MES sur 2 jours : J1 démarrage et tirage au vide, J2 mesures en régime stabilisé.

7. Mesures en régime stabilisé

Après atteinte consigne (-22 °C par exemple) : T° évap, T° cond, surchauffe (cible 6-10 K), sous-refroidissement, intensité compresseur, pressions HP/BP. Mode mono-étagé : 1 mesure compresseur. Mode bi-étagé : 2 mesures (BP + HP).

8. Test dégivrage gaz chaud forcé

Forcer cycle dégivrage manuel. Observer : vanne 4 voies bascule audiblement (clic moteur), T° évap remonte rapidement vers +5/+8 °C en 5-10 min, eau de fonte coule par évacuation, fin sur sonde dégivrage, vanne 4 voies revient en position cycle normal, redémarrage froid après égouttage.

9. Test sécurités

Tester pressostat HP (couper ventilateur condenseur, observer arrêt sécurité HP avant T° dangereuse) et pressostat BP (fermer vanne aspiration manuellement, observer arrêt sécurité BP). Tester thermostat sécurité chambre (si T° remonte au-delà de 0 °C → alarme + commutation backup si présent).

10. PV + signature + CERFA F-Gas

PV mentionne T° consigne, fluide + masse, mesures stabilisées, tests effectués. CERFA F-Gas obligatoire si charge totale > 1 t.éq.CO₂. Calendrier des contrôles d'étanchéité périodiques à expliquer au client (1 contrôle/an pour 5-50 t.éq.CO₂, 2/an pour 50-500, 4/an > 500).

Spécificité négatif : en cas de panne, le contenu de la chambre (surgelés, glaces) peut représenter des milliers d'euros perdus en 24 h. Le client doit avoir un système d'alarme T° + un plan B (camion frigo de location, transfert vers chambre voisine). À discuter en MES, pas un sujet à éviter.

Cibles selon précision et type d'installation

Niveau de qualitéCible videTest maintienCas d'usage
MES Mode Rapide / station technique200 µm5 min < 250 µmVolume installation, tournée
MES MES Complète ()40-100 µm10-20 min < 200 µm, taux montée 0PAC bibloc soignée
Chambre frigorifique négative< 50 µm20-30 min < 100 µmHumidité critique pour fluide -25 °C
Industrie / froid commercial > 100 kW< 30 µm30-60 min stableVolumes circuits importants

Comprendre les unités de pression sous vide

📏 Conversions pratiques

Pression atmosphérique normale = 1013 mbar = 1013 hPa = 760 mmHg = 760 000 µm Hg.

1 µm Hg = 1 micron (l'unité standard frigoriste). Donc à 200 µm, tu es à 200/760000 = 0,00026 atmosphère, soit 99,97 % de vide.

De l'eau bout à 100 °C à pression atmosphérique. À 200 µm, l'eau bout à +1 °C. À 40 µm, elle bout à -7 °C. C'est ce qui permet d'évaporer l'humidité résiduelle même à T° ambiante de chantier.

Volume circuit vs durée tirage

Type d'installationVolume circuit estiméDurée tirage cible 200 µm
Mono-split clim 2,5 kW, liaison 5-10 m~1-2 L15-25 min
Multi-split clim 7 kW, liaison 25 m total~3-5 L30-45 min
PAC bibloc 14 kW, liaison 20 m~6-10 L45-60 min
Chambre frigo positive 30 m³~15-25 L60-90 min
Chambre frigo négative 50 m³~25-40 L90-150 min
Règle : mieux vaut tirer 30 min de plus avec ballast fermé et tester le maintien que de pousser un tirage incertain. Le temps gagné se perd au double sur un SAV pour humidité 6 mois plus tard.

Pompe à vide

Pompe à palettes 2 étages, 70-90 L/min
Vide ultime annoncé < 50 µm. Refco RL-4 (90 L/min, 600 € HT) ou Fieldpiece VPX7 (175 L/min, 1 200 € HT). Vidanger huile tous les 6-12 mois selon usage. Le ballast (clapet d'admission air) est CRITIQUE — sans ballast, tirage qui plafonne à 200-500 µm.
600-1 500 € HT
📊
Vacuomètre digital — précision µm
Refco Digi-2, Fieldpiece SVG3 ou JL3, Testo 552. Plage 0-25 000 µm. Précision ± 5 µm dans la plage 0-1000 µm. Les vacuomètres analogiques sont aveugles sous 1 000 µm = inutiles pour MES sérieuse.
200-450 € HT
🧤
Flexibles courts haute conductance
Idéal : 50 cm de long, Ø interne 1/4" ou 3/8". Un flexible de 1,5 m réduit le débit effectif de la pompe de 30-50 %. Plus c'est court, mieux c'est. Préférer Refco / Fieldpiece. Joints en place et propres à chaque chantier.
25-50 € HT pièce
🔧
Outil dépose-valve Schrader
Permet de retirer la pointe de valve sans perdre le vide. Fait gagner 30-50 % en performance tirage. Refco / Fieldpiece / Mastercool, ~50-80 € HT.
50-80 € HT

Schéma de branchement standard

📐 Configuration optimale

  • Pompe à vide connectée à la vanne service basse pression de l'UE (côté gros tube)
  • Vacuomètre digital connecté à la vanne service haute pression (côté petit tube)
  • OU Vacuomètre en T sur la pompe côté basse pression — moins précis car influence pompe + flexible
  • Flexibles courts (50 cm) entre tous les éléments
  • Bouteille azote + détendeur en attente pour les chasses
Position du vacuomètre : le placer le plus loin possible de la pompe (sur l'autre vanne service) garantit une mesure réelle de la pression dans le circuit, pas seulement à la sortie de la pompe. Si tu mets le vacuomètre direct sur la pompe, tu liras 50 µm alors que la vanne service est à 300 µm — et tu signeras un tirage en réalité raté.
1. Préparer la pompe (avant chantier)

Vérifier niveau d'huile (dans le hublot, à mi-jauge). Si huile trouble, la changer (~25 €/L, à faire tous les 50 h d'usage typique). Faire tourner 1 min à vide pour préchauffer l'huile par temps froid. Vacuomètre allumé et auto-zéro effectué.

2. Brancher pompe + vacuomètre

Outil dépose-valve sur les 2 vannes service UE (BP et HP), Schrader retirées. Flexible court (50 cm) pompe → BP. Flexible court vacuomètre → HP. Vannes du manifold (si manifold) fermées, sauf celle du flexible pompe ouverte.

3. Démarrer pompe avec ballast OUVERT

Bouton ballast en position ouverte (souvent une vis ou un levier sur le dessus de la pompe). Démarre la pompe. La pression chute rapidement de 760 000 µm (atmosphère) vers 5 000-10 000 µm en 1-2 min, puis vers 2 000-3 000 µm en 5-10 min selon volume.

L'ouverture du ballast aspire un peu d'air ambiant qui se mélange à l'huile. Cet air "purge" l'humidité accumulée dans l'huile au fur et à mesure. Sans ballast, l'huile sature en humidité au bout de quelques minutes et le tirage plafonne.
4. À 2 000-3 000 µm : FERMER le ballast

Tu refermes le ballast. Le bruit de la pompe change (plus aigu, plus rapide). La capacité de tirage est multipliée par 30-50. La pression continue de descendre vers 200 µm en 10-30 min selon volume.

5. (Optionnel) Faire 1-2 chasses azote si circuit humide

Si le circuit a été ouvert longtemps (ex : remplacement détendeur, intervention SAV), ou si humidité ambiante forte (chantier sous la pluie), faire des chasses azote. Méthode : casser le vide à 2 000 µm en injectant N₂ jusqu'à 16 bar, attendre 5 min (l'azote sec absorbe l'humidité résiduelle), purger, retirer au vide. 1 chasse en standard, 2-3 si humidité importante.

6. Atteindre la cible (40-200 µm selon qualité)

Continuer le tirage jusqu'à atteindre la cible. Si plafonnage à 500-1000 µm sans descendre, voir sub-tab Troubleshoot. Si la pression descend lentement mais sûrement → continuer.

7. Test maintien sous vide

Couper la pompe, fermer la vanne du flexible vacuomètre (pour isoler le circuit). Observer le vacuomètre 5-20 min selon niveau de qualité visé.

  • Pression reste < 250 µm et taux de montée 0 → étanche, pas d'humidité résiduelle, validé.
  • Pression remonte régulièrement de 50 µm/min → fuite externe, recherche obligatoire.
  • Pression remonte une fois (vers 300-500 µm) puis se stabilise → c'était de la dégazation résiduelle (huile, surface tubes), tirer encore 5-10 min et retest.
8. Valider le test → libérer le fluide frigorigène

Si test maintien OK : ouvrir doucement la vanne service BP (clé Allen, anti-horaire). Le fluide migre depuis l'UE pré-chargée vers le circuit. Puis ouvrir HP. Resserrer les bouchons des vannes au couple constructeur. Débrancher pompe + vacuomètre + flexibles, remettre Schrader.

Diagnostic en 5 étapes

1. Vérifier que le ballast est bien FERMÉ

L'erreur la plus fréquente. Tu as oublié de fermer le ballast après la phase d'ouverture initiale. Vérifier : bouton/levier en position basse ou rentrée selon modèle. Si tu refermes maintenant, la pression devrait commencer à descendre dans la minute.

2. Tester la pompe seule (déconnectée du circuit)

Déconnecter le flexible côté circuit. Boucher l'extrémité (bouchon ou écrou plein). Démarrer pompe + vacuomètre directement sur la pompe. Si tu n'arrives pas à descendre sous 100 µm avec la pompe seule, c'est la pompe qui est en cause : huile saturée d'humidité, étanchéité interne dégradée, vidange + vérification à faire.

3. Si pompe OK : tester l'étanchéité du circuit (chasse azote 16 bar)

Si la pompe seule descend bien mais sur le circuit elle plafonne, c'est une fuite. Mettre le circuit sous azote 16-20 bar, lire pression, attendre 20 min, comparer. ΔP > 0,1 bar compensé = fuite. Recherche au détecteur électronique ou eau savonneuse sur tous les flares + brasures.

4. Si étanche : suspecter humidité importante

Le circuit a peut-être été ouvert longtemps (jours), avec humidité ambiante forte (pluie, brouillard). L'eau adsorbée sur les surfaces internes met du temps à se vaporiser. Faire 2-3 chasses azote successives pour absorber l'humidité, puis tirage final. Compte 1-2 h de plus que normal.

5. Cas extrême : déshydrateur en sortie de pompe

Sur installations critiques (chambres négatives, industrie), certains pros installent un piège déshydrateur (filtre alumine activée) en sortie de pompe. Adsorbe l'humidité avant qu'elle revienne dans la pompe. À renouveler annuellement. Investissement 100-200 € HT, économise des heures de tirage en chantier humide.

Tableau diagnostic rapide

SymptômeCause probableAction
Plafond à 1000-3000 µm sans descendreBallast resté ouvertFermer ballast
Plafond à 500-1000 µmPompe HS ou huile saturéeTest pompe seule, vidange si besoin
Descend à 200 µm puis remonte rapidementFuite externeTest azote, recherche fuite
Descend à 200 µm puis remonte lentement et stagne à 400-500Dégazation huile / humidité interneContinuer + chasses azote
Pompe bruyante, vibrationsHuile à changer ou roulementsVidange ; si persistant, SAV pompe
Vacuomètre saute / lecture erratiqueCapteur pollué (huile)Nettoyer ou remplacer capteur
JAMAIS : ne pas démarrer un compresseur sur un circuit qui n'a pas atteint un vide validé. Si le compresseur tire de l'humidité, il fait des acides en quelques heures. Échangeur + détendeur HS dans les semaines qui suivent. C'est non-négociable, même si le client est pressé.

Matériel requis

Balance de charge précision < 10 g
Refco Octa-Wireless Bluetooth, Fieldpiece SRL2, Mastercool 98210-A. Capacité 100 kg, précision ± 5-10 g. Connectée à appli pour traçabilité automatique. ~250-450 € HT.
🛢
Bouteille fluide étiquetée + non périmée
Étiquette F-Gas obligatoire (date de mise en service, n° lot, contenu net). Si bouteille périmée ou sans étiquette → illégale, à refuser.
🔄
Robinet bouteille adapté au fluide
R32 / R454B / R290 : robinets différents (anti-erreur cross-fluide). R290 : robinet specifique gaz inflammable (norme ATEX).
🌡
Bain marie chaud (en grand froid uniquement)
Sur chantier hiver Savoie, la bouteille refroidit pendant la charge. Pour maintenir un débit liquide, immerger partiellement dans bassine d'eau tiède 20-30 °C. Jamais d'eau bouillante (risque surpression bouteille).

Procédure de charge

1. UE éteinte (disjoncteur OFF)

Tu charges l'UE arrêtée. Pas de compresseur en marche. Sinon le compresseur peut aspirer du liquide (coup de liquide) et exploser.

2. Poser la bouteille fluide sur la balance

Bouteille en position tête en bas (sortie liquide en bas). Posée sur balance étanche aux vibrations. Activer balance, attendre stabilisation lecture.

3. Tarer la balance à zéro

Bouton TARE. La balance affiche 0,000 kg. La masse initiale de la bouteille est mémorisée comme référence. Tu vas voir descendre la balance en négatif au fur et à mesure de la charge.

4. Connecter flexible bouteille → vanne service HP

Flexible jaune ou rouge selon code couleur, propre et étanche. Côté bouteille : visser sur sortie liquide. Côté UE : sur la vanne service HP (gros tube côté liquide).

5. Purger l'air du flexible

Ouvrir brièvement (1-2 secondes) le robinet bouteille puis le fermer. Le fluide chasse l'air du flexible. À faire AVANT de connecter sur la vanne service, ou desserrer brièvement l'écrou côté UE pour purger.

6. Ouvrir la vanne service HP de l'UE (clé Allen)

Le fluide commence à migrer de la bouteille vers le circuit (sous l'effet du vide ou de la pression). La balance descend en négatif.

7. Surveiller la balance, fermer pile à la masse cible

Exemple : il faut ajouter 1,200 kg de complément. Tu surveilles la balance, qui descend : -0,100 / -0,500 / -0,900 / -1,100... et tu fermes la vanne service HP exactement à -1,200 kg. Précision < 10 g requis.

⚠ Si tu fermes à -1,250 kg, tu as 50 g de surcharge. Sur PAC 14 kW c'est négligeable, sur clim mono-split c'est 5 % de la charge totale = peut affecter le COP.
8. Fermer le robinet bouteille puis débrancher

Fermer côté bouteille en premier. Le fluide restant dans le flexible se vaporise dans le circuit. Puis dévisser le flexible côté UE. Resserrer les bouchons des vannes service au couple constructeur.

9. Noter masse exacte chargée dans le PV + CERFA

CERFA case [11] "Manipulation du fluide frigorigène" : reporter la masse exacte chargée totale, en distinguant fluide vierge / recyclé / régénéré si applicable. Cohérence avec la charge totale annoncée case [3].

Méthode pesée = obligation réglementaire : arrêté du 30 juin 2008, R.543-78 du code de l'environnement. Sans balance, charge non traçable, CERFA non valide. Pas une option.

Table de référence — fluides courants

Ø tube liquideR32R454BR290 propaneR410AR134a
1/4" (6,35 mm)20 g/m20 g/m9 g/m22 g/m20 g/m
3/8" (9,52 mm)50 g/m50 g/m22 g/m54 g/m49 g/m
1/2" (12,7 mm)110 g/m110 g/m50 g/m120 g/m108 g/m
5/8" (15,87 mm)170 g/m170 g/m78 g/m185 g/m168 g/m
3/4" (19,05 mm)250 g/m250 g/m115 g/m270 g/m247 g/m
7/8" (22,22 mm)340 g/m340 g/m156 g/m370 g/m336 g/m
Toujours : consulter la notice exacte du modèle. Les valeurs ci-dessus sont des tendances industrielles ; certains constructeurs publient des valeurs spécifiques à ±10 % près. En cas de doute, prendre la valeur la plus haute (légère surcharge plutôt que sous-charge).

Calcul standard

📐 Formule complément

Complément (g) = (Longueur réelle − Longueur factory) × Coefficient g/m du Ø liquide.

Exemple : Mitsubishi Zubadan 14 kW, factory 30 m, liaison réelle 45 m, Ø liquide 5/8" R32. Complément = (45 - 30) × 170 = 2 550 g à peser.

Si liaison ≤ factory : aucun complément, le préchargé d'usine couvre tout.

Cas particuliers

CasAction
Multi-split avec collecteur YCalcul plus complexe : le constructeur fournit une table dédiée par configuration (longueur tube principal + dérivations). Toujours notice constructeur.
Circuit avec rallonge intermédiaire (raccords)Calcul standard sur la longueur totale. Mais chaque raccord = potentiel point de fuite.
Différence de hauteur UE / UI > 10 mCertains modèles imposent un complément additionnel pour compenser pertes de charge. Notice constructeur.
Fluide changé en remplacement (rétrofit)Recharge totale après tirage au vide complet. Pas de "complément", on repart à zéro avec le nouveau fluide.

Démarche en 6 étapes

1. Diagnostic : confirmer la sous-charge

Symptômes : pression BP très basse (proche zéro), surchauffe haute (> 15 K), bulles dans le voyant liquide (si présent), gel sur vannes service ou tube BP. Mesures précises avec sondes Fieldpiece + table P-T fluide.

⚠ Avant de recharger : il faut trouver la fuite. Recharger sans réparer = re-perdre le fluide en quelques mois + délit (R.543-78 interdit recharge sans réparation).
2. Recherche et réparation de la fuite

Détecteur électronique sur tous les flares, brasures, échangeurs accessibles. Eau savonneuse en complément. Si fuite trouvée → réparation (re-flare, re-brasure). Si non trouvée → traceur UV ou changement composant suspect (échangeur, détendeur, vanne).

3. Récupération du fluide restant

Si réparation nécessite ouverture du circuit (re-brasure, changement composant) : récupération obligatoire du fluide restant via station de récupération + bouteille déchets dédiée. Pesée avant + après. BSFF Trackdéchets pour la bouteille déchets.

4. Tirage au vide complet (procédure standard)

Voir section Tirage au vide. Cible 200 µm, test maintien.

5. Recharge fluide vierge (ou recyclé)

Pesée à la balance, masse cible = charge totale notice constructeur (ou charge initiale du système si liaison n'a pas changé). Méthode pesée standard.

6. CERFA F-Gas obligatoire

Case [4] cocher "Maintenance" + "Contrôle d'étanchéité non périodique". Case [10] localisation fuite + réparation. Case [11] quantité fluide chargée totale (vierge / recyclé / régénéré) + récupéré. Case [13] destination fluide récupéré.

Recharge sans réparation = délit : R.543-78 du code de l'environnement interdit explicitement de recharger un système qui fuit. Risque : amende administrative + retrait attestation Cat. I. La règle est sans ambiguïté : tu trouves la fuite, tu répares, puis tu recharges. Si le client refuse la réparation parce que c'est cher : tu refuses la recharge et tu lui expliques.

Matériel requis

🔃
Station de récupération fluide
Refco RECO-2.0, Mastercool MX-7530-220, ou équivalent. Récupère liquide + vapeur, transfère vers bouteille déchets. ~800-1 500 € HT.
🛢
Bouteille déchets fluide (récupération)
Bouteille DEDIÉE déchets, étiquetée "DÉCHETS FLUIDE FRIGORIGÈNE" + UN1078 ou UN3161 selon inflammabilité. Capacité 25 ou 60 L typique. ~150-300 € HT consigne.
Balance pour pesée bouteille déchets
Même balance que charge. Pesée AVANT + APRÈS récupération pour quantifier exactement.

Procédure récupération + BSFF

1. Peser bouteille déchets vide (référence)

Note la tare exacte. Sera comparée à la masse finale pour quantifier le fluide récupéré.

2. Brancher station de récupération

Entrée station = vannes service UE (BP ou HP). Sortie station = bouteille déchets sur balance. Suivre notice station de récupération.

3. Démarrer cycle de récupération

Cycle automatique typique 30-60 min selon volume circuit. La station aspire fluide liquide puis vapeur, comprime, transfère vers bouteille déchets. Tu surveilles balance qui monte progressivement.

4. Fin de cycle = vide à 0 bar dans le circuit

La station s'arrête quand pression circuit = 0 bar (atmosphérique). Le fluide est entièrement transféré. Fermer vannes service.

5. Peser bouteille déchets pleine, calculer masse récupérée

Masse récupérée = pleine - tare. Exemple : tare 6,5 kg, plein 9,8 kg → 3,3 kg récupérés.

6. Remplir BSFF sur Trackdéchets

Connexion à trackdechets.beta.gouv.fr. Créer BSFF avec : émetteur (toi), détenteur (client), nature fluide, masse récupérée, code déchet (14 06 01* pour HFC/HCFC/CFC non inflammables, 16 05 04* pour inflammables R290), destination (centre de traitement agréé).

7. Transport vers centre de traitement agréé

La bouteille déchets pleine doit être transportée vers un centre de traitement (recyclage / régénération / destruction). Liste des centres agréés sur ADEME. Conserver bordereau réception du centre, preuve de bonne fin de traitement.

8. Joindre BSFF au CERFA F-Gas + conservation 5 ans

Le n° BSFF figure dans le CERFA case [11] "numéro du BSFF (Trackdéchets)". Conservation 5 ans minimum.

Pas de raccourci : récupérer dans une bouteille de fluide neuf ou évacuer à l'air libre = délit grave (peines pénales possibles, retrait attestation, amendes 5 figures). Le BSFF Trackdéchets est obligatoire depuis 2023 sur toute récupération. Pas une option.

5 modes de régulation chauffage

ModeLogiqueAvantagesInconvénients
T° fixe (consigne unique)Départ chauffage fixé à une valeur (ex : 45 °C) toute la saisonSimplissime, prévisibleSur-consomme en mi-saison, peut sous-chauffer en grand froid
Loi d'eau (T° glissante par T° ext)T° départ varie selon T° ext : plus il fait froid, plus T° départ monteÉconomique, confort stableRéglage initial délicat, à affiner après quelques semaines
Auto-adaptatifLa régul apprend les caractéristiques de la maison + corrige loi d'eau automatiquementOptimum auto, pas d'expertise clientPhase d'apprentissage 2-4 semaines avant atteinte optimum
Régulation par sonde intérieurePilotage par T° d'ambiance dans pièce de référenceConfort fort dans la pièce de référenceRisque cycles courts, T° pièce de référence ≠ moyenne maison
Modulant (proportionnel)Compresseur module sa puissance plutôt que cycler ON/OFFCOP optimal, peu de cycles, confort maximalNe marche que sur PAC inverter modernes

Recommandation la pratique pro

🎯 Méthode pédagogique en MES

Verbatim Doc 1/2 : « Pour le client : on force 45 °C fixe d'abord pendant 1-2 semaines, puis on libère en auto-adaptatif. La régul a le temps d'apprendre la maison. »

Logique : démarrer en T° fixe permet au client de valider le confort. Une fois validé, basculer en auto-adaptatif laisse la régul optimiser les économies. Si tu démarres direct en auto-adaptatif sur une maison qui n'a jamais eu PAC, la régul tâtonne 2-4 semaines avec des inconforts qui inquiètent le client.

Pentes typiques par émetteur

ÉmetteurT° ext +15T° ext 0T° ext -10Pente (typique)
Plancher chauffant22 °C30 °C35 °C0,4-0,5
Plancher chauffant rafraîchissant22 °C (chauffage) à 18 °C (rafraî.)28 °C35 °C0,4 (chauffage)
Radiateurs basse température22 °C35 °C45 °C0,8-1,0
Radiateurs standard22 °C40 °C55 °C1,2-1,4
Mixte (rad + plancher)Adapter selon le plus exigeant

Procédure réglage loi d'eau

1. Démarrage à pente standard selon émetteur

Plancher : 0,5. Radiateurs basse temp : 0,9. Radiateurs std : 1,3. Cible T° ambiance 19-20 °C en heures non programmées, 21 °C en heures confort.

2. Observer 2-3 jours sur des journées de T° ext différentes

Idéalement attendre 3 journées contrastées : une à T° ext +5 °C, une à 0 °C, une à -5 °C. Noter T° intérieure ressentie chaque jour.

3. Si trop froid en grand froid : augmenter pente

Pente +0,1 à 0,2. Re-tester. Plus la pente est haute, plus la T° départ monte vite quand T° ext baisse.

4. Si trop chaud en mi-saison : abaisser parallèle (offset)

L'offset (translation verticale) permet de baisser toute la courbe sans changer la pente. -1 °C d'offset = T° départ -1 °C à toutes les T° ext. Économies significatives en mi-saison.

5. Itérer pendant 2-4 semaines jusqu'à confort optimal

Réglage fin par itérations. Compter une visite de réglage après 2-3 semaines de fonctionnement, où tu ajustes la loi d'eau en fonction du retour client.

Auto-adaptatif vs réglage manuel : les régul modernes (Mitsubishi Ecodan, Daikin Altherma, Atlantic Alféa) ont un mode auto-adaptatif qui ajuste automatiquement la pente après quelques semaines. Sur ces machines, ne pas régler manuellement → laisser la régul apprendre. Sur machines plus anciennes ou bas de gamme : réglage manuel nécessaire, méthode ci-dessus.

Programme type maison familiale

PlageT° consigne intérieurNotes
06 h - 08 h20 °CRéveil + petit déj famille
08 h - 17 h18 °C (réduit)Maison vide en journée semaine
17 h - 22 h20-21 °C (confort)Présence soirée
22 h - 06 h17 °C (nuit)Nuit, économies
Week-end (sam/dim)20 °C en journéePrésence toute la journée

Programme ECS heures creuses

⏱ Logique HC/HP

Tarif EDF heures creuses : 8 h/jour à tarif réduit (variable selon contrat, typiquement 22 h-06 h ou 12 h-14 h + 22 h-06 h).

Configurer la PAC pour faire l'ECS UNIQUEMENT en HC : ballon plein à 06 h, dépouille toute la journée, puis recharge à 22 h. Économie 30-40 % du coût ECS.

Anti-légio à 60 °C 1×/sem en HC nuit (typiquement dimanche 03 h). Cohérent avec la programmation.

Mode vacances

🏖 Réglage absence prolongée

Si le client part > 3 jours, mode vacances :

  • T° intérieure abaissée à 14-15 °C (anti-gel uniquement, pas de confort)
  • ECS abaissée à 35-40 °C (anti-gel ballon, redémarrage rapide au retour)
  • Anti-légio reste actif (sécurité sanitaire)
  • Programmation auto-désactivation à la date retour saisie

Économies : 60-70 % de la consommation pendant l'absence.

Architecture type

📐 Composants multi-zones

  • Régul PAC principale : produit la T° d'eau (loi d'eau de la zone la plus exigeante)
  • Vanne motorisée par zone (sur le retour, bloque le débit si zone non demandée)
  • Sonde T° ambiance par zone (thermostat fil ou sans-fil)
  • Module multi-zones (intégré PAC ou externe Honeywell, Theben, Möhlenhoff)
  • Circulateur secondaire commun ou un par zone selon architecture

Réglages spécifiques multi-zones

1. T° de référence = zone la plus exigeante

La PAC produit pour la zone qui demande le plus haut. Les autres zones ont leur vanne qui ferme partiellement. Donc T° départ PAC = besoin zone radiateurs basse temp si maison mixte plancher + radiateurs.

2. Sondes ambiance bien placées

Pas en plein soleil, pas au-dessus d'une source de chaleur (ampoule, électroménager), pas dans un courant d'air, pas dans un coin (zone froide). Hauteur 1,5 m typique. Pièce de référence = pièce la plus utilisée de la zone.

3. Anti-court-cycle par zone

Quand une zone est satisfaite (T° atteinte), sa vanne ferme. Si toutes les zones ferment en même temps, la PAC se retrouve sans demande → arrêt → court-cycle (réveil sur baisse T° d'une zone, etc.). Pour éviter : zone "maître" qui ne ferme jamais complètement (ex : 20 % d'ouverture minimum sur la plus grande zone).

4. Test cycles indépendants

Forcer demande zone 1 seule (zone 2 satisfaite). Vérifier vanne zone 1 ouverte + vanne zone 2 fermée. PAC produit, eau circule zone 1 seule. Inverser le test sur zone 2.

Multi-zones et plancher chauffant : attention aux temps de réponse longs. Un plancher prend 4-6 h pour atteindre la consigne. Programmation horaire doit anticiper : pour T° 20 °C à 17 h, démarrer à 11 h-13 h. Sur multi-zones plancher, la régul est moins réactive qu'avec radiateurs. Ajuster les attentes du client.

Apps par marque

MarqueApp clientInterface technicien
MitsubishiMELCloudMELCloud Pro (login installateur)
DaikinOneCta (anciennement Daikin Online Controller)Daikin Cloud Service
Atlantic / ThermorCozytouchCozytouch Pro
FujitsuFGLairFGLair Pro
HitachiairCloud Home / ProairCloud Pro
PanasonicAquarea Smart Cloudidem
LGThinQLG Pro
SamsungSmartThingsidem
Vaillant / Saunier DuvalmyVAILLANT / migo Saunier Duvalportail pro Vaillant Group

Procédure appairage MES

1. Module Wifi installé physiquement

Carte Wifi vendue séparément ou intégrée selon modèle. Vérifier installation correcte sur module hydraulique ou UI selon notice.

2. Mode appairage activé sur la PAC

Bouton ou séquence menu pour activer mode hotspot / appairage. La PAC apparaît sous forme de Wifi à proximité (ex : "MAC-XXXX").

3. App client téléchargée + compte créé

Le client crée son compte sur l'app (MELCloud, OneCta...). Tu l'aides à le faire si pas à l'aise.

4. Connexion app à la PAC

Dans l'app : "Ajouter un appareil", sélectionner le modèle, scanner QR code ou suivre wizard. L'app trouve la PAC, demande le Wifi de la maison, se connecte.

5. Test fonctionnel à distance

Demander au client de modifier la consigne via l'app, vérifier que la PAC reçoit. Tester arrêt + démarrage. Si OK, app fonctionnelle.

6. Inscription installateur (optionnel mais recommandé)

Demander au client de t'inviter en accès installateur. Tu auras alors les données techniques détaillées pour diagnostic à distance, sans se déplacer pour les SAV simples.

Wifi maison stable indispensable : si la maison a un Wifi faible dans la pièce où est la PAC (souvent garage / cellier), recommander un répéteur Wifi (~30-50 €) ou un courant porteur en ligne. Sans Wifi stable, l'app ne marche pas, et le client te rappelle au moindre déconnexion.

Vue d'ensemble — qui sert à quoi

Fluide GWP Type Application HP @ 35°C BP @ 7°C Statut 2026
R32 675 HFC pur Clim, PAC résidentielles 22-25 bar 8-10 bar Sortie progressive 2027+
R290 3 HC propane Chambres modernes, PAC nouvelle gén. 13-14 bar 4-5 bar Présent et avenir
R454B 466 HFO+HFC mélange Remplacement R410A en clim 23-26 bar 9-11 bar Montant
R454C 148 HFO+HFC mélange PAC air-eau récentes 14-16 bar 5-6 bar Montant
R448A 1387 HFC mélange Froid commercial moderne (remplaçant R404A) 17-19 bar 2-4 bar Transition vers R290
R449A 1397 HFC mélange Froid commercial moderne 17-19 bar 2-4 bar Transition vers R290
R744 (CO₂) 1 Naturel Gros commerciaux transcritiques 80-95 bar 30-40 bar Avenir gros chantiers
R134a 1430 HFC pur Froid positif classique, parc existant 9-11 bar 2-3 bar Service uniquement
R404A 3922 HFC mélange Froid commercial négatif (parc ancien) 22-25 bar 3-5 bar QUASI INTERDIT — neuf interdit
R410A 2088 HFC mélange Clim et PAC du parc existant 32-36 bar 9-11 bar Neuf interdit 2025+, service OK
À retenir : en 2026 sur un chantier neuf domestique (clim ou PAC), 90 % du temps tu charges du R32, du R454B ou du R454C. Pour les chambres modernes, c'est le R290 propane qui devient majoritaire.

Identité R32

Nom chimique
Difluorométhane CH₂F₂
GWP (AR4)
675
Classe sécurité
A2L (faib. inflam.)
Glide
0 K (azéo, fluide pur)
Lubrifiant
POE (huile ester)
Charge max résid.
1,84 kg pour pièce 12 m²

Pressions typiques (à connaître par cœur)

HP @ 35°C ext
22-25 bar
Mode chaud cible
BP @ 7°C ext
8-10 bar
Mode chaud cible
HP @ 25°C ext
28-32 bar
Mode froid cible
BP @ 25°C ext
10-12 bar
Mode froid cible
Pression repos 25°C
15-17 bar
Statique, machine OFF
Pression épreuve
41,5 bar
Côté HP, à respecter en test azote

Précautions A2L (faiblement inflammable)

  • Aucune flamme nue à proximité du fluide en charge ou récupération.
  • Soudure interdite sur tube avec R32. Récupérer le fluide d'abord, charger à l'azote, puis souder.
  • Charge max par local selon volume (formule constructeur). Pour pièce de 12 m² : ~1,84 kg max.
  • Étiquette obligatoire sur l'appareil mentionnant A2L.
  • Récupération : bouteille spécifique R32 avec couleur et marquage. Pas de mélange avec R410A.

Identité R290

Nom chimique
Propane C₃H₈
GWP
3
Classe sécurité
A3 (très inflammable)
Glide
0 K (azéo)
Lubrifiant
POE ou MO selon constructeur
Charge max
150 g résidentiel hermétique

Pressions typiques R290

HP @ 35°C ext
13-14 bar
Plus basses que R32
BP @ 7°C ext
4-5 bar
Très basses
Charge frigo positive
~22 g/m
Pour 3/8" liquide

⚠ ATEX — Manipulation R290

  • Aucune flamme dans un rayon de 5 m pendant manipulation.
  • Ventilation forcée obligatoire en local fermé.
  • Outils anti-étincelle recommandés (cuivre/laiton plutôt que acier).
  • Détecteur portable propane en service avant intervention.
  • Charge limitée : 150 g résidentiel hermétique, 1 kg ouvert avec ventilation.
  • Bouteille de stockage : à l'extérieur, jamais dans le camion fermé.
CaractéristiqueR454BR454C
GWP466148
CompositionR32 (68,9%) + R1234yf (31,1%)R32 (21,5%) + R1234yf (78,5%)
Glide~1,5 K~6,5 K
Classe sécuritéA2LA2L
Application typiqueClim et PAC remplaçant R410APAC air-eau spécifiques
HP @ 35°C ext23-26 bar14-16 bar
BP @ 7°C ext9-11 bar5-6 bar
LubrifiantPOEPOE
Glide non négligeable sur R454C (6,5 K). Conséquence : tu ne charges qu'en phase liquide (jamais gaz seulement) sinon tu fractionnes le mélange. Pour vérification charge : utiliser bulle ou sous-refroidissement, jamais surchauffe seule.

Dates clés à connaître

2024 (déjà)

Interdiction des HFC à GWP > 2500 dans la plupart des applications neuves. R404A pratiquement interdit en neuf. Réduction du quota HFC global de 60% vs 2015.

2025 — Climatisation

Interdiction des splits monoblocs < 12 kW chargés en HFC à GWP > 750 (donc R32 OK, R410A interdit en neuf). Marché s'oriente vers R454B (clim) et R32 maintenu.

2027 — Réduction massive

Quota HFC réduit à 40% du niveau 2015. R32 commencera à être plus cher et difficile à trouver. Pression sur les prix.

2030 — Sortie sévère

Interdiction des splits monoblocs < 12 kW chargés en HFC à GWP > 150 (donc R32 interdit, seuls R290, R454C, R1234yf restent). Le marché bascule sur les fluides naturels.

2032 — Quasi-fin HFC

Quota HFC réduit à 15% du niveau 2015. Service uniquement, neuf interdit pour la majorité des applications.

Conséquence pour toi en 2026 : investis dans la formation R290 et R454B/C maintenant. Ce sont les fluides que tu chargeras le plus dans les 5 ans. Le R32 reste OK pour le service jusqu'en 2030 mais commence à coûter cher au-delà de 2027.

Cases du CERFA — détail

CaseContenuRemarque
[1] Détenteur (utilisateur final)Nom, adresse, contactLe client final pour qui tu interviens
[2] Identification de l'équipementMarque, modèle, n° série, lieuPlaque signalétique
[3] Type et charge nominale fluideR32, charge totale en kg, tonnage CO₂Calcul auto via PRG. Le tonnage CO₂ détermine la fréquence des contrôles d'étanchéité périodiques
[4] Type d'interventionCocher : pose, MES, contrôle d'étanchéité, maintenance, recharge, récupération, déposePlusieurs cases possibles selon intervention
[5] Date de l'interventionDate
[6] OpérateurNom, raison sociale, n° d'attestation Cat. I, signatureToi en tant que frigoriste
[7] Méthode de contrôle d'étanchéitéDétecteur électronique / fluorescence UV / eau savonneusePour intervention de contrôle
[8] Résultat du contrôleÉtanche / fuite détectée + localisation
[9] Date prochain contrôleSelon t.éq.CO₂ : 1×/an pour 5-50, 2×/an pour 50-500, 4×/an pour > 500Si système < 5 t.éq.CO₂ : pas de contrôle obligatoire
[10] Réparation effectuéeDescription + composant remplacéSi fuite réparée
[11] Manipulation du fluideQuantité chargée (vierge / recyclé / régénéré) + récupéré + n° BSFFCRITIQUE : doit correspondre exactement à la charge mesurée
[12] Bouteille fluideN° de lot bouteille utilisée pour chargeTraçabilité fluide
[13] Destination fluide récupéréCentre de traitement agréé (nom + n° agrément)Lié au BSFF Trackdéchets
[14] Visa du détenteurSignature client finalAtteste que le client a reçu un exemplaire
Erreur fatale fréquente : remplir la quantité chargée à l'arrondi. Le CERFA exige précision < 10 g. Une charge déclarée à 1,5 kg alors que la mesure est à 1,52 kg ou 1,48 kg = CERFA non conforme à l'inspection ADEME. Pèse précisément, déclare précisément.

Comment créer un compte Trackdéchets

1. Inscription frigoriste sur Trackdéchets

Aller sur trackdechets.beta.gouv.fr → "Créer un compte" → "Producteur de déchets" pour le frigoriste. Renseigner SIRET, attestation Cat. I, coordonnées. Validation par l'admin Trackdéchets sous 24-48 h.

2. Renseigner les centres de traitement partenaires

Lister les centres agréés où tu envoies tes bouteilles déchets. Chaque centre a un n° SIRET + n° d'agrément. La plateforme valide la compatibilité émetteur ↔ destinataire.

3. Importer ton bordereau type

Modèle de BSFF pré-rempli avec tes coordonnées. Tu n'auras qu'à compléter par chantier : nom détenteur, fluide, quantité, date.

Procédure création BSFF chantier

1. À la fin de la récupération du fluide

Bouteille déchets pesée, masse totale notée. Tu connectes Trackdéchets sur ton smartphone ou tablette.

2. Créer un BSFF "Récupération de fluide frigorigène"

Émetteur : toi (auto-rempli depuis ton compte). Destinataire : centre de traitement agréé. Détenteur : client final (nom, adresse, SIRET si pro). Code déchet : 14 06 01* (HFC/HCFC/CFC) ou 16 05 04* (gaz inflammable R290).

3. Renseigner détails fluide récupéré

Type fluide (R32, R454B, R134a, R290...), masse exacte récupérée (en kg, précision < 10 g), date intervention.

4. Validation + signature numérique du détenteur

Le client final signe sur la tablette (signature numérique tactile). Confirmation envoi au centre de traitement.

5. N° BSFF généré + à reporter sur CERFA F-Gas

Un numéro unique BSFF (ex : BSFF-2026-0042) est généré par la plateforme. À reporter dans la case [11] du CERFA F-Gas pour traçabilité croisée.

6. Suivi acheminement bouteille

Tu transportes la bouteille déchets vers le centre de traitement (ou un transporteur agréé si tu n'as pas l'agrément ADR). À l'arrivée, le centre valide réception sur Trackdéchets, BSFF clos. Tu reçois confirmation.

Mensualité Trackdéchets : service gratuit pour les producteurs de déchets (frigoriste). Pas de coût d'abonnement.

Documents à conserver

DocumentDuréeFormat
CERFA F-Gas (15497*04) signé5 ans minimumPapier + numérique (scan)
Bons de livraison fluides bouteilles neuves5 ansPapier + numérique
BSFF Trackdéchets5 ans (auto-conservé sur plateforme)Numérique (export PDF possible)
PV de mise en service signé client5 ans (et au-delà pour décennale 10 ans)Papier + numérique
Photos chantier (avant/pendant/après)5 ansNumérique avec dossier client
Mesures de contrôle d'étanchéité périodique5 ansSur CERFA dédié
Attestation Cat. I (validité)Toujours, renouvelée annuellementPapier (à présenter en chantier)
Factures clients10 ans (obligation comptable)Papier + numérique

Organisation pratique

📁 Système de classement recommandé

Sur Google Drive ou OneDrive (sauvegardé automatiquement) :

  • Dossier par client : 2026-Dupont-Chambery/
  • Sous-dossiers : MES (CERFA + PV signés) / Photos / Devis-Factures / Correspondance
  • Tableau Excel maître avec liste de tous les chantiers, n° CERFA, n° BSFF, dates, statuts
  • Backup mensuel sur disque dur externe + cloud (sécurité double)

Tableau récap mis à jour à chaque MES (5 min de saisie). Permet de retrouver un dossier 5 ans après en 30 secondes.

Ce qu'on te demande en audit

DemandeDocument à présenter
Liste de tes interventions F-Gas des 12 derniers moisTableau Excel maître + CERFA correspondants (échantillon de 5-10)
Vérification cohérence charges déclarées vs achats fluidesBons de livraison + factures bouteilles fluides
Vérification BSFF Trackdéchets sur récupérationsExport PDF Trackdéchets pour les bouteilles déchets envoyées
Tu manipules quoi comme fluides ? Tu as la formation R290 ?Attestation R290 si applicable, attestation Cat. I valide
Outillage utilisé (balance, pompe, vacuomètre, détecteur)Factures + certificats d'étalonnage si applicable
Procédure interne en cas d'urgence (fuite massive R290)Plan d'urgence écrit (1 page suffit)

Erreurs qui font tomber l'attestation

⚠ Top 5 raisons de retrait Cat. I

  1. CERFA manquants ou faux (charge déclarée incohérente avec mesures, dates incorrectes)
  2. Recharge sans réparation de fuite détectable (R.543-78 strict)
  3. Récupération sans BSFF Trackdéchets (depuis 2023 obligatoire)
  4. Manipulation R290 sans formation R290 spécifique (au-delà de l'attestation Cat. I de base)
  5. Outillage non conforme (balance non précise, pompe en panne, détecteur non étalonné)
Recommandation : tenir un classeur "AUDIT" toujours à jour avec tableau récap + 10 derniers CERFA + factures fluides + attestations. Un audit annoncé arrive avec 5-10 jours de préavis : 2 h de préparation suffisent si le système est bien tenu. Si tout est fouillis, c'est 2 jours pleins à reconstituer.

Hydraulique (12 erreurs)

#ErreurSymptômeSolution
1Soupape 3 bar montée APRÈS vannes coupureRisque explosion sous montée pressionREFUS net. Repose obligatoire AVANT vannes.
2Vase d'expansion non pré-gonflé ou claquéPression hydro fluctue fortementPré-gonfler à 1 bar froid. Si membrane percée : remplacer.
3Pas de pot à boue côté retour PACBoues du circuit existant migrent vers échangeurAjouter pot à boue Spirotech ou équivalent. Critique en rétrofit.
4Filtre tamis monté à l'envers (sens flèche)Pas de filtration effectiveDémonter, remettre dans le bon sens.
5Pas de désembouage en rétrofit chaudièreÉchangeur PAC bouché en 6-12 moisDésembouage tracé avant MES. Pas négociable.
6Pression hydro < 1 bar à froidCavitation circulateur, bruitCompléter à 1,2-1,5 bar. Vérifier pas de fuite cachée.
7Pression hydro > 2,5 bar à froidVase saturé, fuite par soupapePurger excès. Vérifier vase d'expansion.
8Bouteille de découplage trop petiteMélange turbulent, instabilités hydrauliquesVolume bouteille = 2-3× débit horaire pour bon mélange.
9Calorifuge absent en local non chaufféPertes thermiques, condensationCalorifuger 100 % des tubes en grenier, garage, vide sanitaire.
10Aquastat plancher chauffant absent ou mal tarréRisque chape fissurée si surchauffeAquastat 55 °C tarage, test au sèche-cheveux.
11Disconnecteur absent sur piquage remplissageRisque retour eau circuit dans potableInstaller disconnecteur. Obligation sanitaire.
12Mitigeur thermo sortie ECS absentRisque brûlure (ECS à 60 °C anti-légio)Mitigeur tarage 50 °C en sortie ballon.

Frigorifique (12 erreurs)

#ErreurSymptômeSolution
13Tirage au vide bâclé (> 500 µm)Humidité résiduelle, gel détendeur, acidesRefaire tirage propre, < 200 µm + maintien.
14Test étanchéité non fait ou bâcléFuite passe inaperçue, recharge en 6 moisTest 16-20 bar 15-20 min, ΔP < 0,1 bar compensé.
15Charge fluide pas pesée à la balanceCERFA F-Gas non conformePesée précise < 10 g obligatoire. Pas négociable.
16Bouteille fluide périmée ou sans étiquetteIllégaleRefuser. Bouteille traçable obligatoire.
17Récupération sans BSFF TrackdéchetsDélit grave depuis 2023BSFF systématique. Pas d'exception.
18Brasures grossières / coulures excessivesFaiblesses mécaniques, futures fuitesBrasures propres uniquement. Refus si mauvaises.
19Tube écrasé, plié à 90° brutalRestriction débit, surchauffe compresseurRefus. Retubage obligatoire.
20Liaison non calorifugée ou calorifuge dégradéPertes thermiques, condensation, COP dégradéCalorifuge 13-19 mm collé néoprène 100 %.
21Vannes service sans bouchons + trace huileFuite déjà activeRefuser ou recharge immédiate après réparation.
22Diamètres tubes incorrects (sous-dimensionnés)Pertes de charge excessives, COP dégradéVérifier conformité notice constructeur.
23Plus de 4 brasures par tube de liaisonMultiplication des points de fuite potentielsRecommander tubage continu si possible.
24Charge fluide sans connaître longueur réelleSur ou sous-chargeMesurer la liaison avant de charger.

Électrique (8 erreurs)

#ErreurSymptômeSolution
25Pas de différentiel 30 mA dédiéSécurité absenteInstaller différentiel dédié sur ligne PAC.
26Mise à la terre absente ou défautDanger électrocutionREFUS. Reprise électricien obligatoire.
27Section câble sous-dimensionnéeÉchauffement, risque incendieVérifier conformité plaque PAC. Reprise si insuffisant.
28Disjoncteur partagé avec autres équipementsPas dédié, risques sur PACDisjoncteur dédié obligatoire.
29Alim mono sur PAC tri ou inverseRefus démarrage, défaut alimVérifier conformité notice (mono 230 V ou tri 400 V).
30Câblage UE-UI inversé (com BUS)Défaut com, codes erreurVérifier ordre fils selon notice (X1-X2 etc.).
31Sondes mal positionnées (T° ext au soleil)Mesures faussées, régul aberranteSonde T° ext au nord, ombragée, à distance UE.
32Tropicalisation câbles absente en local humideCorrosion à long termeGaine + presse-étoupe IP65 minimum.

Paramétrage régulation (8 erreurs)

#ErreurSymptômeSolution
33Mode auto-adaptatif activé dès J1 sans pédagogieInconforts client pendant 2-4 sem.Démarrer en T° fixe 45 °C, libérer auto après 2 sem.
34Loi d'eau pente trop raideSur-consommation grand froidRéduire pente. Plancher 0,5, rad. basse 0,9, rad std 1,3.
35Loi d'eau pente trop douceSous-chauffage grand froidAugmenter pente +0,1 par 0,1.
36Anti-légio non programméeRisque sanitaire ECS < 60 °CCycle hebdo 60 °C dimanche 03 h.
37Priorité ECS trop longue (no timeout)Maison froide pendant cycle ECS longTimeout 60 min + pause chauffage 30 min entre cycles.
38Appoints élec activés alors PAC dimensionnée 100%Sur-consommationBloquer appoints OFF tant que PAC suffit.
39Plafond T° dépt mal réglé pour émetteurPlancher trop chaud OU radiateurs trop froidsPlafond 35 plancher / 50 rad basse / 60 rad std.
40Programmation horaire absentePas d'économies nuit/absenceProgrammer cycles confort/réduit/nuit.

Sécurités + documents (10 erreurs)

#ErreurSymptômeSolution
41Pas de CERFA F-Gas signéNon conforme R.543-78CERFA systématique. Conservation 5 ans.
42CERFA charge déclarée incohérente avec mesureNon conforme inspectionPesée précise reportée fidèlement.
43Pas de pressostat HPRisque éclatement compresseurInstallation conforme notice.
44Pas de pressostat BPRisque coup de liquide compresseurInstallation conforme notice.
45Pas de soupape thermique sur ECSRisque éclatement ballon ECSSoupape thermique 7 bar groupe sécurité ECS.
46Pas d'évacuation condensats UE en hiver SavoieGlaciation sous l'UE, risquesCaniveau ou tube d'évac vers grille.
47Pas de manuel utilisateur remis au clientClient perdu sur la régulManuel papier + démo des fonctions.
48Pas de PV remis au clientPas de traçabilité MESPV signé en 2 exemplaires.
49Pas d'inscription auto-app pilotageClient ne peut pas piloter à distanceAppairage MELCloud / OneCta / etc. en MES.
50Pas de date prochain contrôle d'étanchéitéÉchéance oubliée par clientDate dans CERFA case [9] + rappel client.
Auto-checklist : avant de signer un PV, repasser mentalement ces 50 points. 80 % des SAV reviennent sur 5-10 erreurs récurrentes ci-dessus. 5 minutes de relecture évitent 2 h de SAV ultérieur.

Arbre de décision rapide

Chauffer maison entière (cas dominant Savoie) → PAC air/eau bibloc sur émetteurs basse température. 11 000–18 000 € TTC posé. Éligible MPR + CEE.

Climatiser 1 pièce (chambre exposée sud, combles) → split mono inverter réversible 9 000 ou 12 000 BTU. 1 500–3 200 € TTC posé.

Climatiser 2–3 pièces → bi/tri-split sur 1 UE. Vérifier contraintes multi-split. 2 800–7 500 € TTC.

ECS seuleCET en local non chauffé volume ≥ 20 m³ (cellier, garage). Couplage avec PAC chauffage si même chantier.

Remplacer chaudière fioul / gaz vieillissante → PAC A/E avec ou sans relève chaudière (système hybride). C'est le marché en or 2026 grâce aux aides.

Air/air vs Air/eau

CritèreAir/AirAir/Eau
FonctionClim + chaud (réversible)Chauffage central + ECS option
DistributionAir soufflé direct pièceEau via radiateurs / PC BT
ECSNonOui (modèle ECS)
MaPrimeRénov'NONOUI (Bleu 5 000 €)
Pertinence SavoieAppoint clim été en altitude basse / valléeSystème principal
Pose1–2 j2–4 j (avec hydro)
Prix moyen1 500–7 500 € TTC11 000–18 000 € TTC

⚠ Piège vendeur

« PAC air/air aussi éligible aux aides. » FAUX en 2026. Air/air = 0 € MPR, 0 € CEE chauffage. Si client veut aides → orienter air/eau.

Spécificité climat continental montagnard

Chambéry-vallée (270 m) : T° base hiver ≈ −10 °C (zone H1c). Aix-les-Bains, Annecy : ~−9 °C. Grenoble : −10 °C. Plateau du Vercors, Bauges, Tarentaise : −15 à −20 °C. Le matériel doit tenir le coup à ces températures, pas une PAC tropicale rebadgée.

Étapes choix client (avant devis)

  1. Qualifier le besoin réel (chauffage ? clim ? ECS ? combiné ?)
  2. Vérifier altitude / zone climatique (vallée 270 m vs plateau 1000 m vs station 1500 m+)
  3. Vérifier électrique dispo (mono 16/20/32 A, ou tri ?)
  4. Demander factures EDF + factures combustible (gaz / fioul / bois) 12 mois
  5. Vérifier orientation logement et apports solaires (versant, ombrage relief)
  6. Vérifier nombre d'occupants + usage ECS
  7. Vérifier contraintes copro / voisinage (UE bruit, façade visible)
  8. Vérifier ABF / PLU si secteur sauvegardé (centre Chambéry, Annecy, Grenoble)
  9. Programmer visite technique AVANT devis

Règle d'or visite

Pas de devis sans visite. Toujours. Un devis sans visite = recotation x2 sur place + client mécontent + perte de temps. 30 min sur site ≈ 2 h évitées en SAV.

Dimensionner

Clim air/air — règles terrain Savoie / vallée

Règle de base : 70 W/m² en exposition standard, hauteur 2,50 m (climat continental, été chaud mais saison courte).

  • Exposition ouest / fin journée chaude (canicule été) : 100 W/m²
  • Sous toiture, dernier étage non isolé : 110 W/m²
  • Combles aménagés mansardés (Savoie classique) : 110–130 W/m²
  • Logement bien isolé RT2012 / BBC : 50 W/m²
  • +100 W par occupant supplémentaire au-delà de 1
  • +150 W par poste informatique permanent

Note : la clim Savoie sert ~2-3 mois/an (juin-août). Dimensionner pour la canicule, pas la moyenne.

Conversion BTU ↔ kW

BTU/hkW (approx)Surface vallée (W/m²=70)
9 0002,6 kW30–35 m²
12 0003,5 kW40–50 m²
18 0005,3 kW60–75 m²
24 0007,0 kW85–100 m²
30 0008,8 kW110–130 m²

⚠ Piège du surdimensionnement

Surdimensionner = cycles courts ON/OFF, mauvaise déshumidification, conso élevée, panne précoce compresseur. Mieux : juste un peu sous-dimensionner avec inverter qui module.

PAC air/eau — chauffage Savoie (cœur du marché)

À adapter selon altitude et isolation. Bilan thermique simplifié :

  • Vallée 250–500 m, isolation correcte (post-1990) : 60–75 W/m²
  • Vallée, isolation faible (avant-1980, non rénovée) : 100–130 W/m²
  • Plateau / coteau 500–1000 m : 75–100 W/m² selon iso
  • Altitude > 1000 m (stations, Tarentaise, Maurienne) : 100–140 W/m²
  • Maison BBC / RT2012 / RE2020 : 30–50 W/m²

T° base à respecter

Pour Chambéry, Aix, Albertville : prendre Tbase = −10 °C. Pour Bourg-Saint-Maurice, La Plagne, Val-d'Isère : −15 à −20 °C. Vérifier que la PAC choisie maintient sa puissance nominale à cette T° (courbes constructeur). À −15 °C une PAC standard perd 30–50 % de puissance → relève appoint quasi obligatoire.

Liaisons frigorifiques — limites

TypeLong. max liaisonDénivelé maxCharge complémentaire
Clim mono 9–12k15–25 m10–15 m15–20 g/m au-delà 5–7 m
Clim 18–24k20–30 m15 m20–30 g/m au-delà 7,5 m
Multi-splitcumulée 30–80 m15 mselon abaque constructeur
PAC A/E bibloc15–30 m10–30 m50 g/m typique

Ces valeurs sont indicatives. Toujours vérifier la fiche technique du modèle exact installé.

ECS — Eau Chaude Sanitaire

Règle Savoie

Trois options dominantes : 1) PAC A/E avec ECS intégrée (logique combiné chauffage), 2) CET seul en local non chauffé (cellier, garage attenant ≥ 20 m³), 3) cumulus élec en remplacement express si gros budget pas dispo. Le CESI existe mais marché de niche en Savoie (couvert nuageux fréquent, gel hivernal, perte rendement).

Comparatif ECS

SolutionCoût pose TTCConso annuelle 4 persPertinence Savoie
Cumulus élec direct800–1 500 €~3 200 kWhSolution dégradée
CET 200 L (Atlantic Calypso, Thermor Aéromax)2 800–4 200 €~1 000 kWhRéférence solo
PAC A/E avec ECS intégrée+1 500–3 000 € sur PAC chauffagevariable, mutualiséRéférence combiné
CESI 200 L3 500–5 500 €~1 200–1 800 kWh appointNiche (sud-Isère ensoleillé)

Aides ECS 2026 (métropole)

  • CET : MPR Bleu 1 200 € / Jaune 800 € / Violet 400 € + CEE ~150–400 €
  • CESI : MPR Bleu 4 000 € / Jaune 3 000 € / Violet 2 000 €
  • PAC A/E avec ECS intégrée : aides PAC + bonus ECS selon barème

Dimensionnement ballon

FoyerVolume ECS
1–2 pers100–150 L
3–4 pers200–250 L
5+ pers300 L+

Ces valeurs supposent douches + cuisine. Augmenter si baignoire usage régulier.

CET — local technique

Volume mini 20 m³ non chauffé sinon le CET pompe la chaleur de ta pièce chauffée = aberrant. Cellier ou garage attenant idéal. Prévoir évacuation condensats (l'air refroidi condense). Bruit modéré (~45–55 dB) : pas dans une chambre.

Émetteurs (chauffage)

Cœur du marché Savoie. La majorité de tes chantiers PAC seront sur du parc existant avec radiateurs en place.

Comparatif émetteurs avec PAC air/eau

ÉmetteurT° eauCompatibilité PACConfort
Plancher chauffant BT30–35 °CIdéaleExcellent (homogène)
Radiateurs basse T° (alu/acier surdim.)40–50 °CBonneBon
Ventilo-convecteurs35–45 °CBonneRéactif (chaud + froid possible)
Radiateurs fonte anciens HT55–65 °CLimiteOK si bien dimensionnés (PAC HT)
Plinthes hydrauliques40–50 °CBonneConfort murs sains

Loi d'eau et COP

Plus la T° de départ demandée est haute, plus le COP s'effondre. Passer de 35 °C à 55 °C peut diviser le COP par 1,5–2. Privilégier toujours les émetteurs basse T°. Sur radia HT existants : soit PAC haute température (Atlantic Excellia HT, Daikin Altherma HT), soit changer/surdimensionner les émetteurs.

Sur ancien réseau radiateurs (cas typique Savoie)

  1. Diagnostic émetteurs : type, puissance, état, état des purgeurs
  2. Recalculer puissance émise à T° basse (35–45 °C) avec abaques constructeur
  3. Vérifier débits par émetteur (dimensionnement tubes — souvent cuivre 14/16 sur l'ancien)
  4. Désembouage chimique + rinçage complet (CRITIQUE sur réseau > 15 ans)
  5. Contrôle vase d'expansion + soupape
  6. Pose pot à boue avec cartouche magnétique
  7. Surdimensionner émetteurs si insuffisants (souvent salon, chambres exposées nord)
  8. Régulation par sonde extérieure obligatoire (loi d'eau)
  9. Si radiateurs fonte fissurés (gel ancien) : remplacer car risque fuite

Hydraulique (PAC air/eau)

Bloc traité séparément. Pour la pose et la mise en service du circuit frigo, voir l'onglet Pose A/E.

Schéma type bibloc PAC + ECS séparée

  1. UE PAC dehors (sur plot béton ou consoles murales) → liaison frigo isolée → module hydraulique intérieur
  2. Module hydraulique : circulateur, vase, soupape, manomètre, débitmètre
  3. Filtre/pot à boue avec aimant en amont du module (RETOUR PAC)
  4. Vannes d'isolement de chaque côté du module (entretien)
  5. Sonde T° départ + retour + extérieure
  6. Bouteille de découplage si plusieurs circuits hétérogènes
  7. Collecteur PCBT / nourrices avec débitmètres réglables
  8. Régulation centralisée (loi d'eau + programmation jour/nuit)

Désembouage

Non négociable sur ancien réseau

Le désembouage AVANT raccordement PAC. Sinon : encrassement échangeur PAC, perte 30–50 % perfo, blocage circulateur, garantie invalide.

  1. Inhibiteur + désembouant chimique (Sentinel X400 ou équivalent Fernox F3)
  2. Circulation 2–7 jours selon état (boues visibles sortie purgeur)
  3. Rinçage complet à l'eau claire (jusqu'à eau limpide)
  4. Mise en eau avec inhibiteur final (Sentinel X100 ou Fernox F1)
  5. Pose pot à boue magnétique au retour PAC
  6. Documenter (photos avant/après) — utile garantie

Vase d'expansion — calcul rapide

Pré-pression (Pgonflage) : hauteur d'eau au-dessus du vase (1 bar = 10 mH₂O), arrondie au demi-bar supérieur.

Exemple maison plain-pied + module en sous-sol : 4 m d'eau = 0,4 bar → arrondi à 0,5 bar. Maison R+1 + module RDC : ~7 m = 0,7 bar → 1 bar.

Volume : ≈ 8–10 % du volume circuit minimum. Pour 200 L circuit, vase 18–25 L.

Antigel propylène glycol — quand ?

  • PAC monobloc en zone sujette au gel : oui, glycol 25–30 %
  • PAC bibloc classique : non, l'eau reste à l'intérieur (module abrité)
  • PAC monobloc en altitude (> 1000 m, station) : 30–35 % glycol → contrôler avec réfractomètre
  • Toujours monoéthylène glycol (food grade) ou propylène glycol, jamais antigel auto

Volume tampon — quand ?

Bouteille de découplage / ballon tampon nécessaire si :

  • Circuit avec robinets thermostatiques sur tous radiateurs (débit minimal pas garanti)
  • Plusieurs circuits avec températures différentes
  • Constructeur recommande (souvent 20–50 L pour PAC < 12 kW)
  • Cycles courts compresseur observés à la mise en service
  • Cas Savoie : tampon utile pour absorber les dégivrages fréquents en hiver (-5 à -10 °C ext)

Appoint

Pourquoi un appoint ?

L'appoint couvre les pointes (extérieur très froid, ECS en cas de demande pic, dégivrage hiver) sans surdimensionner la PAC. En Savoie, un appoint électrique 6 ou 9 kW est quasi systématique car les PAC perdent de la puissance entre -7 et -15 °C.

Appoint chauffage PAC A/E

  • Résistance électrique intégrée (3, 6, 9 kW). Standard. Réglable, économe en cuivre. Conso ponctuelle. Cas dominant Savoie
  • Chaudière gaz/fioul existante en relève (système hybride bivalent) : possible si bivalent géré par régulation PAC. Plus complexe mais intéressant si chaudière encore neuve. Bascule typique à -7 °C.
  • Poêle à granulés / bois en relève manuelle : courant Savoie en altitude. La PAC fait le gros, le poêle prend les pointes très froides.
  • Aucun appoint : possible uniquement avec PAC très bien dimensionnée + maison BBC + climat doux. Rare en Savoie hors fond de vallée bien isolé.

Appoint ECS

  • CET : résistance intégrée standard 1500 W ou 2400 W
  • PAC A/E avec ECS : résistance élec ballon + appoint PAC
  • CESI : résistance élec dans ballon (1 500–3 000 W)

Réglage appoint

Régler la T° de bascule appoint au plus bas raisonnable : pour Chambéry, -7 à -10 °C ext. Au-dessus, l'appoint démarre dès qu'il fait un peu frais et la conso explose. Vérifier consommations première saison et ajuster. Sur PAC bien dimensionnée, l'appoint ne doit représenter que 5–15 % de l'énergie chauffage annuelle.

Climat Savoie / Isère — spécificités

Zones climatiques (RT2012 / RE2020)

  • H1c : vallées (Chambéry 270 m, Aix, Annecy, Albertville, Grenoble). Tbase = -10 °C. Saison chauffe oct → mai.
  • H1c altitude : Bauges, Vercors, Chartreuse, plateaux 800-1200 m. Tbase = -12 à -15 °C. Saison chauffe sept → mai.
  • H1c haute montagne : Tarentaise (Bourg-Saint-Maurice, Val-d'Isère, Tignes), Maurienne haute (Modane, Lanslebourg). Tbase = -15 à -20 °C. Chauffage 8 mois sur 12.

Contraintes terrain

RisqueSaisonMesure
Gel sévère (-15 à -25 °C)Déc-févPAC adaptée basse T°, antigel circuit monobloc
Neige (charge sur UE)Nov-marsAuvent UE, support surélevé 30-50 cm sol, dégagement chasse-neige
Verglas / dégivrage UETout l'hiverÉvacuation condensats hors trottoir/passage, sinon plaque de glace = chute
Stations / 2nde résidenceHors-saisonHors-gel maintenu, antigel circuit, télégestion
ABF / PLU centre historiquePermanentUE invisible rue (cour intérieure, toiture, jardin) — Chambéry, Annecy, Grenoble centres protégés

Pose UE en climat alpin — points clés

  1. Surélever UE de 30–50 cm minimum (consoles murales OU plot béton + pieds) — éviter accumulation neige au sol
  2. Auvent ou casquette protection neige + branchages (toitures 3 m au-dessus interdit : risque chute neige)
  3. Évacuation condensats canalisée vers exutoire NON gélif (puits perdu, regard) — pas en surface = plaque verglas
  4. Pour zone très froide : siphon condensats avec résistance antigel (ou suppression siphon avec évacuation directe)
  5. Liaison frigo gainée + isolation 19 mm + protection UV (gaine alu ou plastique alu)
  6. Visserie A2 standard suffisante (pas de salinité). Sauf bord lac avec sels de déneigement intensif → A4.
  7. Accès SAV facile : ne pas mettre l'UE à l'arrière d'un tas de bois ou caché par une construction non démontable
  8. Distance voisinage : 2 m mini fenêtre/porte voisin pour bruit (NF S 31-010)

Marché 2026 Savoie / Isère — prix indicatifs TTC posés

Mono-split 9–12k
1 500–3 200 €
Bi-split
2 800–5 200 €
Tri-split
4 200–7 500 €
PAC A/E bibloc 8 kW
11 000–14 500 €
PAC A/E 11 kW + ECS
13 500–18 000 €
CET 200 L
2 800–4 200 €

MO solo référence : 380 €/jour métropole. Matos sans surcoût (logistique standard). Coûts adaptés au marché 73/74/38.

Aides 2026 (métropole)

MaPrimeRénov' parcours par geste — PAC A/E :

  • Bleu (très modestes) : 5 000 €
  • Jaune (modestes) : 4 000 €
  • Violet (intermédiaires) : 3 000 €
  • Rose (supérieurs) : 0 € (depuis 2024 sur PAC A/E parcours geste)

CEE Coup de pouce chauffage : 2 500–4 000 € pour PAC A/E remplaçant chaudière fossile, selon revenus.

MPR Parcours Accompagné (rénovation globale plusieurs gestes) : jusqu'à 63 000 € avec MAR (Mon Accompagnateur Rénov') — gros levier pour rénovations lourdes.

PAC air/air NON éligible MPR. Possible petit CEE air/air si remplace chauffage électrique direct (souvent insignifiant, pas un argument).

Bonus territoriaux à connaître

Région AURA, Département Savoie, certaines communautés de communes proposent des aides additionnelles ponctuelles (rénovation énergétique). Vérifier au cas par cas sur france-renov.gouv.fr ou auprès de l'EIE local (Espace Info Énergie : ASDER pour la Savoie, AGEDEN pour l'Isère).

Calculateurs terrain

1. Dimensionnement clim (BTU)

— W ≈ — BTU/h

2. Dimensionnement PAC chauffage Savoie

Puissance estimée : — kW

Méthode du calcul ECS

La puissance ECS est calculée par : PECS = (Vjour × 4,18 × ΔT) / (3600 × Trecharge)

  • Vjour = nombre d'occupants × volume unitaire (par défaut 50 L/pers à 60 °C — base AICVF / RAGE)
  • ΔT = 50 K (eau froide 10 °C → 60 °C, écart standard)
  • 4,18 = capacité thermique de l'eau (kJ/kg·K)
  • Trecharge = durée pendant laquelle on veut recharger le ballon (4 h en heures creuses typique)

La PAC fonctionne en priorité ECS : quand le ballon demande, elle bascule en mode ECS et interrompt le chauffage. La puissance utile en mode ECS est typiquement inférieure de 30 à 40 % à la nominale chauffage. Le dimensionnement doit donc couvrir le maximum des deux besoins, pas leur somme.

Les hypothèses (50 L/pers, 4 h heures creuses, ΔT 50 K) sont des conventions métier admises, à ajuster selon les habitudes du foyer.

3. Charge complémentaire frigorigène

Aucun ajout

4. Estimation devis rapide

📋 Fiche identité — visite technique split A/A

  • Durée visite : 30 à 60 min selon complexité
  • Tarif visite : gratuite si chantier signé, 60–80 € HT si déplacement seul
  • Outils nécessaires : mètre laser, niveau, appareil photo, lampe, échelle pliante, plan vierge, carnet
  • Délai entre visite et chantier : 2–4 semaines (commande matos + RDV)
  • Délivrable client : devis détaillé + plan d'implantation + délai

1. Avant le rendez-vous — préparation

  1. Confirmer J-1 par SMS ou téléphone : heure, durée prévue, accès
  2. Demander si le client a son plan (architecte ou promoteur), facture EDF récente, attestation copro si applicable
  3. Vérifier la disponibilité de toutes les pièces concernées (déplacement de meubles si besoin)
  4. Préparer dossier visite : bloc-notes A4, plan vierge à compléter, formulaire de relevé

2. Sur place — visite type

A. Étape 1 — Discussion client (10 min)

  1. Quelle utilisation prévue ? Climatisation seule (été), réversible (hiver d'appoint), pour qui (chambre, séjour, télétravail) ?
  2. Pourquoi maintenant ? (vague de chaleur 2024, retour de vacances, télétravail, crémaillère)
  3. Budget client envisagé (transparent ou silencieux, à toi de jauger) ?
  4. Délai souhaité (urgent / saisonnier / souple) ?
  5. Préférence de marque ou retour d'expérience d'amis ?
  6. Niveau d'exigence sur le bruit (chambre = silence priorité, cuisine = ventilo accepté) ?
  7. Sensibilité décoration (UE non visible depuis rue ?, UI invisible ?, goulotte couleur enduit ?) ?

B. Étape 2 — Relevé des pièces à climatiser (10 min)

  1. Mètre laser → surface de chaque pièce (longueur × largeur)
  2. Hauteur sous plafond (standard 2,50 m, mansardé 2,20 m, cathédrale > 3 m)
  3. Volume = surface × hauteur
  4. Orientation des fenêtres (Sud/Ouest = surchauffe été)
  5. Surface vitrée (= principale source d'apport solaire)
  6. Stores ou volets présents ?
  7. Exposition du toit (combles isolés ?, toit terrasse en surchauffe ?)
  8. Type de murs (parpaing, brique, ossature bois — voir Perçage / Carottage)
  9. Isolation (récente RT2012/RE2020 ?, ITE ?, pas isolé du tout ?)
  10. Nombre d'occupants typique de la pièce
  11. Équipements producteurs de chaleur (TV, four, ordinateur en télétravail)

C. Étape 3 — Repérage emplacement UI (10 min)

  1. Mur préférentiel : extérieur de préférence (raccourcit la liaison frigo)
  2. À 2,10 m du sol minimum (souffle d'air ne tombe pas sur les occupants)
  3. Pas au-dessus du lit (souffle nocturne désagréable, condensats si fuite)
  4. Pas en vis-à-vis direct du canapé / bureau (souffle constant)
  5. Pas au-dessus d'une source de chaleur (TV, radia électrique, éclairage halogène)
  6. Espace dégagé devant : 3 m minimum pour la diffusion
  7. Sortie de tube et évacuation des condensats accessibles (pas dans une cloison creuse impossible à percer)

D. Étape 4 — Repérage emplacement UE (10 min)

  1. À l'extérieur, accessible pour entretien (pas derrière un buisson)
  2. 30 cm minimum à l'arrière (admission d'air)
  3. 1,5 m dégagé devant (souffle d'air rejeté)
  4. 30 cm de chaque côté
  5. 1 m dégagé au-dessus, ou 3 m si toiture qui décharge la neige (Savoie !)
  6. 2 m minimum d'une fenêtre / porte voisine (NF S 31-010 — bruit)
  7. Évacuation des condensats vers regard ou puits perdu, jamais sur trottoir
  8. Soulevé du sol 30–50 cm (Savoie : neige) — console murale ou plot béton + pieds antivibration
  9. Si copro : zone votée OK ? Pas de balcon commun ?
  10. Si zone ABF (centre Chambéry, Annecy, Megève...) : démarche client pour avis ABF

E. Étape 5 — Repérage parcours liaison + tableau élec (10 min)

  1. Parcours de la liaison frigo entre UI et UE : longueur estimée + nombre d'angles
  2. Liaison passe-t-elle dans goulotte intérieure et/ou extérieure ?
  3. Mur à carotter : identifier nature + zones à risque (cf. Perçage)
  4. Tableau élec : ouvrir, photographier :
    • Nombre de modules libres
    • Présence d'un différentiel 30 mA Type A ou F
    • Norme NF C 15-100 respectée ?
  5. Puissance souscrite (lire le compteur Linky → écran)
  6. Distance tableau ↔ UE (pour dimensionner section de câble)

3. Photos systématiques pendant la visite

Photos = trace + dossier client + outil de devis. Compter 15–20 photos minimum :

  • Vue extérieure générale (façade complète)
  • Zone UE prévue (avec mètre dans le cadre pour échelle)
  • Mur à carotter (intérieur ET extérieur)
  • Pièces concernées (pour tracer le plan)
  • Tableau électrique ouvert
  • Compteur Linky avec puissance souscrite affichée
  • État des lieux général (sol, peinture, mobilier proche)

4. Matos chantier — checklist livraison J-1

📦 Pack matos pour mono-split standard 9–18k

  • UE + UI (modèle confirmé sur devis)
  • Liaison frigo pré-isolée 1/4" + 3/8" (longueur calculée + 1 m de marge)
  • Câble bus de communication (souvent 2 × 0,75 ou 4 × 0,75 selon modèle)
  • Câble alim UE en 3G2,5 (longueur tableau → UE + 2 m marge)
  • Goulotte PVC blanc 60×45 (intérieur + extérieur), avec angles, embouts, joints, jonctions
  • Tube PVC évacuation condensats Ø 16 (intérieur) + Ø 25 (raccord exutoire)
  • Fil de tirage (câble électrique 1,5 mm² souple)
  • Console UE (murale ou plot) avec visserie A2 inox
  • Tampons antivibration sous UE
  • Disjoncteur dédié 16 ou 20 A courbe C (si pas en place)
  • Différentiel 30 mA Type A ou F (si tableau pas conforme)
  • Inscription data-list "aa-matos-livraison" sur la facture
  1. UE + UI livrés en bon état (cartons non écrasés)
  2. Liaison frigo bonne longueur
  3. Bus + alim aux bonnes sections
  4. Goulottes + accessoires complets
  5. Évacuation condensats prévue
  6. Visserie + chevilles adaptées au support
  7. Disjoncteur + différentiel si tableau à compléter
  8. Stickers / notice constructeur à jour
  9. Bonbonne d'azote + manomètre pression test
  10. Bouteille R32 + manifold + pompe à vide + vacuomètre
  11. Détecteur de fuite calibré
  12. Dudgeonneuse + clés dyna 14/33/50 N·m + jeu six pans
  13. EPI complets (cf. Hauteur & sécu)
  14. Dossier client (devis signé, état des lieux signé, plan)

5. La veille du chantier (J-1)

  1. Re-confirmer client par SMS : heure d'arrivée, durée, accès, déplacement de meubles
  2. Vérifier matos complet (cf. checklist livraison)
  3. Charger pompe à vide (huile niveau OK)
  4. Vérifier détecteur fuite (calibration en cours de validité)
  5. Imprimer plan d'implantation + bon d'intervention vierge
  6. Prévoir bâche au sol intérieur, aspirateur chantier, nettoyant ECO
  7. Plein de carburant si déplacement éloigné
  8. Météo : vent < 50 km/h, pas de pluie battante (chantier extérieur)

⚠ Marges de sécurité dans le devis

Toujours prévoir 1 jour de marge dans ton planning. Un chantier qui se passe bien fini en avance, un chantier qui galère prend 2× le temps prévu. Si tu enchaînes 2 chantiers le même jour : c'est la garantie de finir à 22 h chez le second.

📋 Fiche identité — travail en hauteur

  • Cadre légal : Code du travail art. R4323-58 à R4323-106
  • Norme échelles : NF EN 131-1 / 131-2 / 131-3
  • Norme nacelles : NF EN 280 + CACES R486
  • Recommandation INRS : R408 (échafaudages roulants)
  • EPI obligatoires : casque, chaussures de sécurité S3, harnais antichute si > 3 m sans protection collective
  • Règle d'or : protection collective AVANT individuelle (échafaudage avant harnais)

1. La règle des 3 m

Règle d'or chute de hauteur

Au-delà de 3 m de hauteur, le travail sans protection collective (garde-corps, échafaudage) ou individuelle (harnais sur point d'ancrage) est interdit par le Code du travail. Sous 3 m, prudence quand même : une chute de 2 m sur du béton fait des dégâts.

Échelle des moyens d'accès — du plus sûr au moins sûr

Niveau de sécuritéMoyenQuand l'utiliser
★★★★★Nacelle élévatrice (PEMP)Idéal pour UE en façade haute, gros chantier, plusieurs heures de travail
★★★★Échafaudage roulant MDSUE accessible mur droit, plusieurs jours de chantier
★★★Échafaudage de pied fixeTravaux longs, façades complexes
★★Plate-forme individuelle roulante (PIRL)Hauteur faible (1,5–3 m), poste fixe court
Échelle / escabeauUNIQUEMENT pour accès et travaux brefs (< 30 min)

⚠ L'échelle n'est PAS un poste de travail

L'échelle sert à accéder à un niveau, pas à travailler dessus. Le Code du travail interdit l'usage d'une échelle comme poste de travail sauf « si l'évaluation des risques montre que ce poste est de courte durée et que le risque est faible » (R4323-63). En clim/PAC, percer une façade depuis une échelle = problème en cas d'inspection ou d'accident.

2. Échelle — savoir l'utiliser correctement

Choisir la bonne échelle

  • Échelle simple : accès rapide à 3–5 m. Fixée en haut obligatoirement.
  • Échelle à coulisse : 2 ou 3 plans, jusqu'à 10 m. Plus polyvalente.
  • Échelle articulée multipositions : utile mais plus instable. À éviter en travail soutenu.
  • Échelle pliante / escabeau : travaux courts à 1–2 m de hauteur seulement.
  • Marque conforme : certifiée NF EN 131 (plaque obligatoire). Bannir les échelles « maison » ou achetées à l'étranger sans marquage.

La règle des 4:1

Mur Échelle 1 (sortie au sol) 4 (hauteur) ≈ 75°

Pour 1 m de sortie au sol, l'échelle monte de 4 m de hauteur. Angle environ 75° par rapport au sol. Plus vertical = risque de chute en arrière. Plus couché = l'échelle glisse.

Sécurisation systématique — checklist avant de monter

  1. Sol stable, plat, non glissant (pas de gravillons mouillés)
  2. Pieds antidérapants en bon état (caoutchoucs non lisses)
  3. Échelle inclinée à 75° (règle des 4:1)
  4. Échelle dépasse de 1 m au-dessus du point d'arrivée (pour avoir une prise en haut)
  5. Échelle arrimée en haut avec une sangle, ou tenue par une 2e personne au pied
  6. Vent < 50 km/h (au-dessus, descendre)
  7. Tu montes/descends face à l'échelle, 3 points d'appui sur 4 toujours en contact
  8. Pas d'outils ni de matos lourd dans les mains : utiliser une corde de service pour monter le matériel
  9. Casque sur la tête, chaussures S3 anti-perforation

3. Échafaudage roulant — l'option pro pour la pose split

Pourquoi privilégier l'échafaudage

  • Plate-forme stable = tu travailles avec les deux mains
  • Garde-corps = protection collective (pas besoin de harnais en plus)
  • Tu peux poser tes outils et le matériel sur la plate-forme
  • Tu peux passer le carottage propre, prendre du recul
  • Location 1–3 j = 80 à 200 € HT chez Loxam, Kiloutou, Locamat (Annecy, Chambéry, Grenoble)
  • Achat MDS (Mobile De Stabilité) Tubesca-Comabi 4–6 m = 800–1 500 € (rentabilisé en 5 chantiers)

CACES R408 (échafaudages)

  • Pour MONTER un échafaudage : une formation R408 est recommandée mais pas strictement obligatoire pour les solo qui montent le leur (cadre artisan)
  • Pour utiliser un échafaudage déjà monté : pas de CACES requis
  • Cadre formation R408 : 1 jour, 250–350 €, en présentiel local

Montage rapide d'un échafaudage roulant MDS

  1. Vérifier le sol : plat, stable, non boueux
  2. Verrouiller les 4 freins de roulettes
  3. Élargir l'embase si dispo (stabilisateurs)
  4. Monter étage par étage, jamais sauter de niveau
  5. Garde-corps obligatoires sur 3 côtés à la plate-forme de travail
  6. Plinthes (planche de pied) pour empêcher la chute d'objets
  7. Échelle d'accès intérieure (jamais grimper sur les barreaux extérieurs)
  8. Charge maxi par plateforme indiquée sur la notice (souvent 200 kg)
  9. Avant utilisation : rapport de vérification journalière (registre)

Règle absolue — déplacement

On ne déplace JAMAIS un échafaudage roulant avec quelqu'un dessus. On descend, on déplace, on remonte. C'est l'erreur classique qui tue le plus chaque année. Quand tu déplaces : dégager le matos lourd de la plate-forme et libérer les freins.

4. Nacelle élévatrice (PEMP)

CACES R486 obligatoire

Pour conduire une nacelle, il faut un CACES R486 catégorie A (verticale, ciseaux) ou B (multidirectionnelle, bras articulé). Sans ça, c'est une infraction lourde + risque assurance.

  • Formation 2–3 jours, 600–900 € chez AFTRAL, ECF, etc.
  • Validité 5 ans
  • Recyclage 1 jour, 300 € avant échéance

Quel type de nacelle ?

Catégorie CACESTypeUsage type clim
1ACiseauxFaçade plate, accès direct, jusqu'à 8 m
3ACiseaux automotriceIdem, déplacement avec opérateur
1BBras articulé / télescopiqueFaçade complexe, obstacles, toits 12+ m
3BBras articulé automotriceTertiaire, immeubles, copros hautes

Location nacelle — où, combien

  • Loxam, Kiloutou, Locapal, Locamat (Savoie/Isère) : gros parc
  • Tarif location ciseaux 8 m : 120–180 € HT/jour
  • Tarif location bras 16 m : 200–350 € HT/jour
  • Forfait livraison ~80–150 € selon distance
  • Vérifier : assurance incluse, état général, certif annuel à jour
  • Avant utilisation : vérifier toutes commandes au sol et en hauteur, harnais ANTI-CHUTE accroché à la nacelle (pas anti-rappel)

5. Toit — quand et comment intervenir

NE JAMAIS monter sur un toit fragile sans :

  • Une ligne de vie horizontale ou des points d'ancrage existants
  • Un harnais antichute accroché à la ligne de vie
  • Des chaussures spécifiques toit (semelle souple, antidérapante)
  • Une évaluation de la pente et de la résistance des matériaux (tuiles fragiles, ardoises glissantes)

Si pas de ligne de vie en place, il faut faire installer un dispositif temporaire ou refuser le chantier. Une chute de 6 m = mort dans 80 % des cas.

Cas pratiques solo

  • UE sur toit-terrasse plat : garde-corps obligatoire à 1 m du bord, ou ligne de vie + harnais
  • UE en pignon haut maison 2 étages : nacelle bras articulé louée à la journée
  • Évacuation toiture pour clim cassette : sous-traiter à un couvreur si pas de ligne de vie. Refacturer au client.
  • Chalet en altitude avec gros débord et toiture en lauze : NE PAS S'ENGAGER seul. Faire venir un tiers spécialisé.

6. Harnais antichute — le minimum vital

Composition d'un système antichute complet

  1. Harnais Petzl Newton (~120 €) ou équivalent EN 361 — point dorsal D + sangles cuissardes + plastron
  2. Longe avec absorbeur d'énergie EN 355 (~80 €) — limite la force du choc à 6 kN max
  3. Connecteur (mousqueton) EN 362 — verrouillable obligatoire (à vis ou à 2 mouvements)
  4. Point d'ancrage structurel résistant à 12 kN minimum (anneau de toiture, point fixe, ligne de vie)

Total budget kit : 250–400 € HT. Vérification annuelle obligatoire (par toi en visuel + tous les ans par organisme externe pour usage pro).

Calcul du tirant d'air

Avant de monter, vérifie que sous tes pieds tu as au moins 6 m libres : en cas de chute, la longe (1,5 m) + déploiement absorbeur (1,75 m) + ta taille (~2 m) + marge sécurité (1 m) = 6,25 m. Si tu as 4 m sous toi, le harnais ne te sauvera pas.

7. Erreurs fatales à connaître

1Monter sur la grosse caisse outillage pour gagner 30 cmConséquence : chute classique. Le coffre n'est pas un escabeau, sa surface n'est pas plate.
2Échelle posée sur du gravier ou parquet glissantFix : sol propre, plat, sec. Sinon : planche au sol pour répartir.
3Échafaudage déplacé avec quelqu'un dessusConséquence : renversement systématique. C'est interdit.
4Pas de harnais sur toit pentuFix : ligne de vie temporaire (kit Petzl Asap par exemple) ou refuser le chantier.
5Travail seul en hauteur sans personne au solFix : au moins prévenir un proche par téléphone « je suis sur le toit, je redescends dans 1 h ». Idéalement un binôme au sol.
6Outils dans les mains en montantFix : seau-corde + ceinture-outils. Toujours 3 points d'appui sur 4.
7Vent mal évaluéFix : au-delà de 50 km/h, descendre. En montagne le vent forcit en quelques minutes.
8Harnais en place mais longe non accrochéeFix : systématiser : dès que tu poses le pied sur la zone, tu accroches. Un harnais sans longe = un déguisement.

8. EPI permanents en chantier extérieur

  • Casque EN 397 (résistance choc 5 kg de 1 m)
  • Chaussures de sécurité S3 (anti-perforation + embout coqué + semelle anti-glisse)
  • Gants adaptés à la tâche (cuir manutention, frigo gants spéciaux pour brasage)
  • Lunettes de sécurité en perçage / brasage
  • Veste haute visibilité en bord de voirie ou parking
  • Harnais antichute + longe + mousqueton dans le coffre, prêt à servir

Stratégie solo

Achète un kit d'EPI complet à ton démarrage : budget 400–600 € HT pour casque + chaussures + harnais kit + gants + lunettes. C'est l'investissement le plus rentable de ta vie pro : ça te garde en vie. Tu peux financer ces achats via le crédit d'impôt formation ou les fonds de la branche BTP. Renseigne-toi auprès de ton OPCO Constructys.

📋 Fiche identité — carottage Ø 80 mm liaison frigo

  • Diamètre standard : 70–80 mm (selon liaison + isolant + bus + condensats)
  • Inclinaison obligatoire : 5° vers l'extérieur (évacuation eau condensation)
  • Outils essentiels : détecteur multi-matières, perforateur SDS-MAX, carotteuse diamantée, EPI complets
  • Durée carottage : 5–25 min selon matériau (parpaing : 10 min, béton armé : 25–40 min)
  • Bruit : carotteuse à eau ~ 90 dB → casque anti-bruit obligatoire, prévenir voisinage
  • Cadre : NF DTU 21 (béton armé), Eurocode 2 (calcul béton armé), DTU 20.1 (maçonnerie)

1. Connaître la structure d'un mur — la base

Les 4 grands types de murs en résidentiel

1. Mur en parpaing (agglo creux)

  • Le plus courant en maisons des années 60-2010
  • Épaisseur typique : 200 mm + isolation extérieure ou intérieure
  • Carottage facile à la carotteuse à sec ou à eau
  • Attention aux parpaings creux : la carotte se brise en plusieurs morceaux
  • Chevillage : chevilles à frapper Spit Frame ou chevilles longues Fischer

2. Mur en brique pleine ou creuse

  • Maisons anciennes (avant 1960) ou rénovées
  • Épaisseur 150–250 mm
  • Carottage moyen : la brique creuse génère de la poussière et des éclats
  • Risque de fissure si trop rapide ou sans inertie
  • Chevillage spécial brique creuse type Fischer DuoPower

3. Mur en béton armé

  • Maisons récentes, immeubles, fondations, dalles
  • Épaisseur 180–300 mm
  • Carottage difficile : carotteuse diamantée à eau obligatoire
  • Présence d'armatures (fer à béton) : critique à détecter avant
  • Si tu coupes une armature : tu fragilises la structure (interdit sur mur porteur)
  • Chevillage : chevilles à expansion lourde type Hilti HUS-3

4. Mur en ossature bois (chalet, maison BBC bois)

  • Composition typique : bardage extérieur + lame d'air + pare-pluie + isolant + ossature montants 45×145 + frein-vapeur + plaque OSB ou Fermacell intérieure
  • Carottage simple à la scie cloche bois
  • Risque : percer un montant porteur (poteau bois 45×145 tous les 60 cm)
  • Risque : rompre le pare-vapeur intérieur (étanchéité à l'air ruinée)
  • Étanchéité après pose : manchon spécifique bardage + collage joint pare-vapeur

Mur porteur vs cloison — la question vitale

Comment savoir si un mur est porteur ?

  • Mur extérieur = systématiquement porteur (sauf bardage léger).
  • Mur de refend intérieur : souvent porteur (relie 2 murs extérieurs), peut soutenir une dalle ou une charpente.
  • Cloison de distribution : jamais porteuse (Placo BA13, briques creuses fines).
  • Test du son : tape dessus avec ton poing.
    • Son sourd, plein, sans résonance = porteur (béton, agglo plein)
    • Son creux qui résonne = cloison creuse
  • Test du mètre : épaisseur > 15 cm = très probablement porteur (sauf double cloison Placo)
  • Plans architecte : le client doit les avoir s'il a fait construire ou rénover récemment

Carotter un mur porteur Ø 80 mm est autorisé SI tu ne touches pas une armature critique. Carotter à 5 cm d'un angle, ou couper un fer à béton longitudinal : interdit. En cas de doute : étude par un bureau d'études structure (200–500 €), refacturable au client.

2. Détecter ce qui est dans le mur — outil indispensable

Le détecteur multi-matières

Tu n'as pas le droit de percer aveuglément. Le détecteur te dit ce qui se cache derrière. C'est ton meilleur ami.

ModèleDétecteProfondeurBudget HT
Bosch GMS 120Métal magnétique + non magnétique + câbles sous tension + boisMétal : 120 mm. Bois : 38 mm120 €
Bosch D-tect 150Tout + plastique sous tension + tubes plastique avec eau150 mm500 €
Hilti PS 38Pro : tout, écran couleur, mémo120 mm300 €
Stanley FMHT0-77407Métal + AC + bois76 mm50 €
Hilti PS 200 S FerroscanPro béton armé : cartographie complète des armatures180 mm5 000 € (location 100 €/jour)

Mon conseil pour démarrer : Bosch GMS 120 (120 € HT). Suffisant pour 95 % des cas en résidentiel. Détecte le métal (fer à béton, gaines acier), les câbles sous tension 230 V, les structures bois, et donne la profondeur. Pour le tertiaire ou le béton armé épais, monte gamme ou loue un Hilti.

Procédure de détection avant carottage

  1. Calibrer le détecteur sur la zone (poser à plat, attendre stabilisation 5 sec)
  2. Balayer un carré de 50×50 cm autour du point de carottage prévu
  3. Marquer au crayon de chantier toutes les détections : armatures, câbles élec, gaines
  4. Si la zone est « truffée » : déplacer le carottage de 10–20 cm
  5. Vérifier également côté intérieur du mur (radiateur ?, prise élec ?, gaine ?)
  6. Photographier le mur avec les marquages avant carottage (preuve de précaution prise)
  7. Demander confirmation au client : « Avez-vous une gaine élec ou un câble passant par cette zone ? » (souvent il sait)

Schéma — zones à risque dans un mur intérieur

Mur intérieur — zones à risque Prise sol Câble élec Inter Câble plafond (gaine ICTA) Tuyaux radia Zone safe Risque élec Risque eau Carottage OK

Règles d'éviction systématique

  • Verticale au-dessus d'une prise élec : jamais (gaine alim qui descend du tableau)
  • Horizontale au niveau d'un interrupteur : jamais (ligne d'alim horizontale)
  • 30 cm autour d'un radiateur : tubes alim chauffage
  • Verticale sous un point d'eau salle de bain : alim eau froide/chaude
  • Sur un joint de dilatation : jamais (dégradation structure)
  • À moins de 30 cm d'un angle de mur : zone d'armatures renforcée en béton armé
  • Sous une fenêtre : linteau béton + ferraillage important

3. Choisir l'outil de carottage

Carotteuse à eau vs à sec

TypePourAvantagesInconvénients
Carotteuse à eauBéton armé, dalle durePas de poussière, mèche refroidie, propreEau qui coule (bâche au sol), électricité+eau = différentiel obligatoire
Carotteuse à secParpaing, brique, ossature boisLéger, rapide, sans eauBeaucoup de poussière (aspirateur connecté), mèche chauffe
Perforateur SDS-MAX + scie clocheCarottage occasionnel petits ØPolyvalentPrécision moyenne, plus lent

Outils pro recommandés

  • Carotteuse à sec Bosch GBM 32-4 : 700 €, idéal solo en démarrage, parpaing/brique/bois
  • Carotteuse à eau Hilti DD 150-U : 2 500 € ou location 80 €/jour, béton armé
  • Mèche diamantée Ø 80 mm (ce qu'il te faut pour carotter une liaison clim/PAC) : 80–250 €
  • Aspirateur connecté à carotteuse : Bosch GAS 35 ou Festool CT 26 (300–600 €)
  • Bâches de protection sol + scotch chantier

Stratégie démarrage

Pour tes premiers chantiers : louer la carotteuse (60–100 €/jour chez Loxam/Kiloutou). Tu te fais la main sans engager 700–2 500 € d'achat. Quand tu vois que tu fais 2-3 carottages par semaine : rachat amorti en 8 mois.

4. Procédure carottage Ø 80 mm — pas à pas

Préparation

  1. Détection complète (cf. section 2)
  2. Identifier l'inclinaison : 5° vers l'extérieur, jamais à plat (eau de condensats doit s'évacuer dehors)
  3. Mesurer la hauteur du carottage : à 80 cm + de la position UI minimum (prévoir longueur liaison)
  4. Bâcher le sol intérieur (eau ou poussière)
  5. Prévenir le client du bruit (15–25 min de carotteuse à 90 dB)
  6. EPI : casque anti-bruit (≥ 30 dB d'atténuation), lunettes, gants chantier, masque P3
  7. Différentiel 30 mA si carotteuse à eau (électricité + eau)

Marquage du point exact

  1. Marquer au crayon le centre du futur trou
  2. Tracer un cercle de Ø 80 mm centré (pour visualiser l'emprise)
  3. Vérifier que le cercle ne mord pas sur une zone à risque
  4. Si carotteuse à colonne : poser le socle, fixer au mur via cheville (ou ventouse vide pour béton lisse)
  5. Si carotteuse à main : prendre repère stable, niveau bulle pour vérifier l'inclinaison 5°

Schéma — inclinaison 5° vers l'extérieur

Mur (vue en coupe) horizontale INTÉRIEUR EXTÉRIEUR Eau évacuée

Le trou descend de l'intérieur vers l'extérieur. La pente est faible (5°) mais critique. Sans cette pente, l'eau de condensation et la pluie battante remontent par capillarité dans le trou et finissent dans la maison.

Carottage — geste correct

  1. Démarrer la mèche sur le repère, à vitesse réduite jusqu'à amorce du trou (1–2 cm)
  2. Vérifier l'inclinaison au niveau bulle après amorce — corriger si nécessaire
  3. Augmenter la vitesse progressivement
  4. Maintenir une pression constante, pas de coups, pas de saccades
  5. Si carotteuse à eau : vérifier que l'eau coule en continu autour de la mèche (refroidissement)
  6. Tous les 30 secondes : retirer la mèche de quelques cm pour évacuer la carotte (matière + chips métalliques)
  7. Si tu sens une résistance brusque : tu touches du fer à béton. STOP. Re-détecter, déplacer si possible. Si pas possible et armature non critique, ralentir et passer (mèche diamantée coupe le fer, mais risque structure)
  8. À la sortie du mur côté extérieur : ralentir, sinon éclats du parement extérieur (crépi, bardage)
  9. Récupérer la carotte : insérer un cale-béton ou faire un effet de levier, attention à la masse de la carotte (Ø 80 × 250 mm = 1,5–3 kg)

5. Étanchéité après carottage

Le trou est fait — maintenant il faut l'étancher

  1. Nettoyer le trou (aspirateur ou chiffon humide selon technique)
  2. Passer la liaison frigorifique + bus + condensats + alim, le tout pré-isolé en goulotte ou gaine
  3. Appliquer un manchon d'étanchéité côté extérieur : mousse polyuréthane PU expansive (Sika Bond ou Soudal Soudafoam) ou manchon préformé caoutchouc
  4. Côté intérieur : mastic acrylique blanc pour finition esthétique
  5. Si mur en ossature bois : réparation impérative du pare-vapeur avec scotch d'étanchéité spécifique (Pro Clima Tescon Vana)
  6. Test d'étanchéité : après 24 h, vérifier qu'il n'y a pas d'infiltration d'eau ni de courant d'air visible

Erreurs étanchéité fréquentes

  • Mousse PU appliquée sans support : dégouline, finition pourrie. Utiliser une chambre fermée (manchon préformé)
  • Pas de pare-vapeur réparé en ossature bois : humidité dans isolant, condensation = pourriture en 2-3 ans
  • Silicone à la place de mortier : tient 2 ans puis se décolle
  • Trou trop grand par rapport aux liaisons : courant d'air permanent, perte thermique. Calibrer le trou au plus juste

6. Cas particuliers

Mur en pierre apparente (chalet, bâtisse ancienne)

  • Pierre dure (granit, gneiss savoyard) = carottage à l'eau impératif
  • Risque d'éclats du parement = ralentir à la sortie
  • Esthétique : privilégier le mortier à la chaux pour reboucher (vs ciment trop blanc)
  • Refacturer +30 % pour ce type de mur (durée +50 %, mèche s'use vite)

Façade ABF (zone Architecte des Bâtiments de France)

  • Centres historiques Chambéry, Annecy, Grenoble, Megève, Beaufort
  • Avis ABF obligatoire pour tout perçage façade visible
  • Démarche client : dépose dossier en mairie, 2-3 mois d'instruction
  • Souvent imposé : UE non visible depuis voie publique, goulotte couleur enduit
  • Refus possible : prévoir alternative monobloc ou autre emplacement

Copropriété (article 25 loi 1965)

  • Modification de l'aspect extérieur (UE en façade) = vote AG copro
  • Démarche client : déposer demande à la prochaine AG, attendre vote (peut prendre 6-12 mois)
  • Ne PAS commencer sans accord écrit copro : démolition possible aux frais du client
  • Pose UE balcon non visible depuis cour ou rue : souvent passe sans vote AG, mais à confirmer par syndic

7. Erreurs fatales perçage / carottage

1Carotter sans détection préalableConséquence : électrocution, fuite d'eau, fer à béton coupé. Fix : détecteur multi-matières systématique.
2Trou horizontal au lieu de 5° vers l'extérieurConséquence : infiltration d'eau de pluie + condensats dans la maison. Fix : niveau bulle pendant le carottage.
3Pas de bâche au solConséquence : client mécontent, parquet ruiné. Fix : bâche systématique + scotch chantier.
4Pas d'EPI bruit / poussièreConséquence : sensibilité auditive perdue, silicose. Fix : casque ≥ 30 dB, masque P3, lunettes.
5Carottage en façade ABF sans avisConséquence : remise en état imposée + amende. Fix : avis ABF obligatoire centres historiques.
6UE en copro sans vote AGConséquence : démolition aux frais du client + recours possible. Fix : attendre PV AG signé avant pose.
7Ossature bois sans réparation pare-vapeurConséquence : humidité dans isolant, pourriture du mur en 2-3 ans. Fix : scotch spécial Pro Clima Tescon Vana.
8Trou plus grand que nécessaireConséquence : courant d'air permanent, perte thermique. Fix : calibrer au plus juste, mousse PU pour combler.
9Couper un fer à béton longitudinal sur mur porteurConséquence : fragilisation structurelle. Fix : détection préalable, déplacer le carottage si armature critique.
10Carottage sans accord écrit propriétaire en locationConséquence : pose démontée, remise en état facturée. Fix : propriétaire identifié et accord écrit obligatoire.

Mantra du carotteur prudent

« Un trou propre, c'est : détecté, marqué, photographié, percé droit, étanché correctement, photographié à nouveau. »

Si tu prends 5 min pour détecter, tu en gagnes 5 jours en SAV évité.

📋 Fiche identité — pose goulotte

  • Cadre : esthétique + protection mécanique de la liaison frigo
  • Norme matériaux : NF EN 13501 (réaction au feu : B-s2,d0 minimum en intérieur)
  • Outils essentiels : niveau laser, scie à métaux fine, boîte à onglets, perceuse, chevilles adaptées au mur
  • Durée pose 5 m goulotte droite extérieure : 1 h–1 h 30
  • Règle d'or : tout commence par un tracé propre. Pas de tracé droit = pas de goulotte droite. Jamais.

1. Choisir la bonne section

Tableau des sections courantes

Section goulotteCapacité utileUsage type
60 × 45 mm1 mono-split standard 9–12kLiaison 1/4" + 3/8" + bus + condensats + alim
75 × 65 mm1 mono-split 18k ou bi-splitLiaisons jusqu'à 1/2"
110 × 75 mmBi/tri-split, PAC A/E petiteLiaisons jusqu'à 5/8"
140 × 95 mmPAC A/E moyenne, multi 4 UIGrosses liaisons, multi-circuit
180 × 110 mmPAC A/E grosse puissanceTrès volumineuse, peu esthétique

Règle pratique : prendre une section au-dessus du strict nécessaire. Une goulotte trop juste où tu galères à passer les liaisons + isolant + bus = tu vas l'abîmer en forçant. Et tu ne pourras pas y ajouter quoi que ce soit plus tard (sonde, câble).

2. Choisir le bon matériau

MatériauCouleurPourInconvénient
PVC blancBlanc/crèmeFaçade claire standardJaunit aux UV après 5–8 ans
PVC anthraciteGris foncéFaçade moderne, chalets boisPlus cher, moins de stock
PVC peignableBlanc à peindreMimer la couleur du crépiPréparation de surface obligatoire
AluminiumNaturel/anodiséTertiaire, haut de gamme3–5× plus cher
ABS choc renforcéDiversesLieux passage / accès publicCher, peu de stock

Conseil pro

Pour Savoie/Isère où on a beaucoup de chalets et maisons en bois : stock 2 couleurs de référence : blanc (90 % des cas) et brun foncé / anthracite (chalets). Pour les couleurs spéciales, c'est sur commande, prévoir 2 semaines.

3. Tracé — la base d'une pose propre

⚠ Personne ne tracé à l'œil. Personne.

Même un pro avec 20 ans de métier trace sa goulotte avec un niveau ou un laser. À l'œil, dès qu'on a 50 cm, on dévie de 2 cm sans s'en rendre compte. Avec un laser, on est droit sur 5 mètres. Investis 80–150 € dans un niveau laser auto-nivelant (Bosch GLL 3-80 ou Stanley Cubix), tu vas le rentabiliser en 3 chantiers.

Méthode tracé pas à pas

  1. Décider du parcours : depuis la sortie de mur (perçage) jusqu'à l'UE. Privilégier des trajets droits + angles 90°. Éviter les courbes
  2. Repérer les obstacles : gouttières, descentes EP, fenêtres, prises extérieures, lampes, joints de dilatation
  3. Poser le niveau laser sur trépied à environ 1 m du mur, projeter une ligne horizontale et/ou verticale
  4. Tracer au crayon de chantier (ou marqueur peinture effaçable) tous les 30 cm le long du faisceau laser
  5. Pour les angles : prévoir 2 cm de marge de chaque côté pour les pièces de raccordement
  6. Vérifier les longueurs avant de couper (mesure 2 fois, coupe 1 fois)
  7. Marquer les points de fixation : tous les 50 cm sur portion droite, 10 cm de chaque côté d'un angle

Schéma trajet type

Mur extérieur (vue façade) Sortie liaison A UE Section horizontale haute Descente Vers UE Angle 90° Angle 90° vers UE — ligne tracée au laser horizontal

Privilégier 1 ligne horizontale haute + 1 descente verticale + court tronçon vers l'UE. Plus simple, plus propre, plus facile à dépanner plus tard.

4. Outils essentiels — set complet de pose goulotte

OutilModèle / specBudget HT
Niveau laser auto-nivelantBosch GLL 3-80, Stanley Cubix, Hilti PM 30-MG80–250 €
Trépied photo / laserBosch BT 150 ou similaire30–60 €
Niveau bulle 60 cmStabila type 96 ou équivalent40–60 €
Mètre-ruban 5 mStanley Powerlock15 €
Crayon de chantier + craiePica Dry, marqueur peinture10 €
Scie à métaux fineLame 24 dents/pouce15 €
Boîte à ongletsPour coupes 45° et 90° propres30 €
Perceuse-visseuse 18 VBosch GSR ou Makita DDF150–250 €
Perforateur SDS+Bosch GBH 2-26 ou équiv. (béton)200–350 €
Mèches béton + boisSet 5–10 mm40 €
Chevilles adaptées au murFischer SX (béton/brique), Molly (creux)20 €/boîte
Mastic acrylique blancTube 310 ml + pistolet10 €
Silicone neutrePour étanchéité goulotte/mur en façade10 €
CutterLame neuve impérative5 €

5. Pose pas à pas

Préparation de la goulotte

  1. Mesurer la longueur exacte de chaque tronçon en tenant compte des pièces de raccordement (angles, joints)
  2. Couper la partie socle (la base à fixer au mur) à la longueur exacte avec scie à métaux fine + boîte à onglets
  3. Couper le couvercle à 5 mm plus court que le socle (laisse les angles raccorder proprement)
  4. Ébavurer les coupes au cutter
  5. Préparer les pièces de raccord d'angle : angle plat extérieur (90° vers l'extérieur du mur), angle plat intérieur (90° vers l'intérieur), variateur, joint plat, embout

Fixation du socle au mur

  1. Présenter le socle au mur le long du tracé laser
  2. Pré-percer un trou tous les 50 cm sur partie droite, plus rapprochés près des angles
  3. Adapter la mèche au support : béton/brique = mèche béton SDS+, plâtre/Placo = mèche bois ou perceuse classique
  4. Insérer les chevilles avant de visser : Fischer SX 6 (béton/brique creuse), Molly (cloison creuse Placo)
  5. Visser sans serrer trop fort : tu déformes le socle si tu écrases. Sentir la résistance et arrêter quand le socle plaque sans se voiler
  6. Vérifier au niveau bulle après chaque mètre que c'est bien droit

Passage des liaisons

  1. Fil de tirage : passer une cordelette ou un câble électrique de tirage dans toute la longueur du socle
  2. Solidariser les liaisons (frigo + bus + condensats + alim) avec des colliers tous les 30 cm — pas trop serrés
  3. Tirer en douceur, sans forcer aux angles
  4. Vérifier que tout entre : si ça force = goulotte sous-dimensionnée, recommencer avec une section au-dessus
  5. L'évacuation des condensats doit avoir une pente continue de 1 cm/m vers l'extérieur

Fermeture du couvercle

  1. Clipsage du couvercle sur le socle, dans le sens montrant les agrafes vers le bas (eau ne rentre pas par capillarité)
  2. Pose des angles, embouts, et pièces de raccordement
  3. Joint silicone neutre uniquement aux entrées dans le mur (perçage UE et perçage UI)
  4. Pas de silicone sur les joints de couvercle : il faut pouvoir rouvrir pour SAV

6. Finitions qui font la différence pro

  • Bord de goulotte aligné sur l'huisserie quand possible (porte, fenêtre, châssis volet)
  • Angles 45° aux changements de direction longue distance plutôt que 90° secs (visuellement plus doux)
  • Entrée dans la goulotte côté mur : percer le socle, faire entrer la liaison par-dessous, la pièce de finition cache la jonction
  • Pas de vis apparentes sur le couvercle (que sur le socle, caché)
  • Mastic acrylique blanc entre le bord de goulotte et le mur si écart visible (mur pas droit)
  • Photo finale propre systématique pour ton portfolio

7. Erreurs classiques à éviter

1Tracer à l'œil sans niveauConséquence : goulotte qui penche, visible à 5 m. Fix : niveau laser, pas négociable.
2Section sous-dimensionnée « ça rentrera bien »Fix : calculer largement, +30 % d'espace libre. Pas de SAV plus tard si trop juste.
3Chevilles inadaptées au supportFix : Fischer SX béton plein, Molly Placo, chevilles spéciales brique creuse selon le mur. Tester un trou avant.
4Visser trop fort, déformer le socleFix : serrage progressif, pas de coup de poignet. Le socle doit plaquer sans se voiler.
5Couvercle clipsé tête en basFix : agrafes du couvercle TOUJOURS vers le bas en façade extérieure, pour que l'eau ruisselle.
6Silicone partoutFix : seulement aux entrées dans le mur. Sinon impossibilité de rouvrir en SAV.
7Pente d'évacuation condensats inverséeFix : 1 cm/m de pente continue vers l'extérieur. Vérifier au niveau bulle.
8Goulotte coupée à l'arrache au cutterFix : scie à métaux fine + boîte à onglets. Coupe nette obligatoire pour que les pièces de raccordement clipsent.

Conseil de mentor

Sur ton premier chantier, demande à un confrère de regarder ta goulotte juste après pose. Critique constructive entre pros = progression rapide. Et si tu veux gagner du temps : regarde 2-3 vidéos YouTube de poseurs Mitsubishi ou Daikin certifiés, tu verras les gestes.

📋 Fiche identité — sorties UI murale split

  • Sorties possibles : 5 (arrière directe, gauche, droite, gauche-bas, droite-bas)
  • Sortie standard à la livraison : arrière droite (la plus fréquente)
  • Modification : couper l'amorce plastique avec un cutter robuste, puis cintrer la liaison interne UI
  • Risque principal : écraser le tube cuivre interne en le cintrant (perte d'étanchéité)

1. Schéma — les 5 sorties

UI vue de face A A — Arrière directe (par défaut, traverse mur direct) G Gauche D Droite GB Gauche-bas DB Droite-bas A = sortie standard. G/D = sortie en goulotte horizontale. GB/DB = goulotte avec descente.

2. Choisir la bonne sortie selon le chantier

ConfigurationSortie recommandéePourquoi
UI sur mur extérieur directA (arrière)Pas de goulotte, traversée mur direct
UI sur mur intérieur, traversée à droiteD (droite)Goulotte horizontale courte vers fenêtre / mur ext
UI sur mur intérieur, traversée à gaucheG (gauche)Idem en miroir
UI haute, sortie en plintheDB ou GB (droite-bas / gauche-bas)Descente goulotte verticale puis horizontale
Bi-split symétrique mur intérieur1 G + 1 DCroisement des goulottes évité

3. Modifier la sortie d'une UI livrée standard

Quand le faire

L'UI arrive avec la sortie A (arrière). Si ton parcours nécessite G, D, GB ou DB, tu dois modifier l'UI avant la pose, sur le sol, posée à plat. Plus facile.

Étapes de modification

  1. Poser l'UI à plat, dos vers le haut, sur une surface molle (carton)
  2. Identifier la zone à découper : une amorce préformée plastique sur le côté concerné
  3. Avec un cutter à lame robuste (pas un cutter de bricolage), couper le long du tracé en plastique. Faire 2-3 passages, ne pas forcer
  4. Casser proprement le morceau de plastique en pliant doucement
  5. Ébavurer les bords avec une lime fine ou du papier de verre 120 (pour ne pas couper la liaison ou ses isolants)
  6. Localiser le tube cuivre interne UI (visible dans la cavité dorsale)
  7. Cintrer le tube avec délicatesse : à la main, par petits mouvements, jamais d'angle vif. Rayon de courbure mini = 30 mm
  8. Si le tube est rigide : utiliser un cintreur à ressort (extérieur, qu'on glisse sur le tube) — JAMAIS un cintreur à pince (écrase)
  9. Vérifier qu'aucun pli ni aplatissement n'est présent (test visuel + pression doigt)
  10. Repositionner les écrous flares ou les capuchons protection sur les nouvelles extrémités

Erreur fatale

Cintrer trop sec → tube écrasé → pertes de charge → perfo ruinée → en SAV plus tard, fluide va passer mais COP nul. Si le tube fait un pli, l'UI est bonne pour SAV constructeur (et tu paies le remplacement). Donc : doucement, à la main, sans forcer.

4. Pose de l'évacuation des condensats selon la sortie

Le bac de condensats UI a 2 sorties : gauche et droite. Tu adaptes selon ta configuration.

  1. Identifier les 2 sorties du bac (deux bouchons amovibles)
  2. Choisir celle qui correspond à ton parcours de descente d'évacuation
  3. Boucher l'autre sortie avec son bouchon caoutchouc ou colle PVC
  4. Raccorder le tube PVC souple Ø 16 mm avec collier de serrage
  5. Veiller à une pente continue de 1 cm/m sur tout le trajet
  6. Pas de col de cygne ascendant (l'eau remonterait, refoulerait dans l'UI)
  7. Évacuation finale : extérieur (avec passage en goulotte) ou siphon évier (avec garde d'eau)

⚠ Si évacuation impossible en pente continue

Cas : UI haute, exutoire bas, mais besoin de remonter avant de descendre (passage de poutre, contournement de placard). Solution : pompe de relevage (Aspen Mini Aqua, Sauermann SI-1820 — 80–150 € HT). Petite pompe silencieuse intégrée à l'UI, soulève l'eau de 5–8 m. Indispensable dans certaines configs.

5. Erreurs classiques sortie UI

1Découpe à l'arrache au cutter petitConséquence : bavures, isolant qui se déchire à la pose. Fix : cutter robuste, lime de finition.
2Cintrage à la pince → tube écraséFix : uniquement à la main ou cintreur à ressort. Si tube fragile, agrandir le rayon.
3Bouchon condensat oublié, eau qui fuit par le mauvais côtéFix : mettre les 2 bouchons et n'ouvrir que celui qui sert.
4Pente d'évacuation inverséeFix : niveau bulle après pose. Mieux vaut 2 cm/m que 0.
5Sortie modifiée mais flares pas refaitsFix : nouvelle longueur = nouvelles dudgeons. Refaire dans tous les cas.

⚠ Ce qui te fait peur en arrivant ce matin-là

  • « Si je casse le mur, c'est combien de remise en état ? »
  • « Mes premiers dudgeons vont-ils tenir 30 bar d'azote ? »
  • « Si la pression remonte au test, je trouve la fuite comment ? »
  • « Le client va voir que je suis débutant ? »
  • « Et si la clim ne démarre pas à 18 h 30, je fais quoi ? »

✓ Ce qui va bien se passer

  • Tu détectes avant de carotter. Le détecteur multi-matières fait 95 % du boulot — tu suis ses indications, pas ton intuition.
  • Tu serres au couple. Clé dyna réglée sur la valeur constructeur (16, 38 ou 55 N·m selon Ø) → tes flares tiendront.
  • Tu testes 1 h sous azote. Si fuite, l'eau savonneuse te la montre. Tu resserres, tu retestes. Personne ne lance le tirage au vide sans un test étanche.
  • Tu as un plan B. Si MES impossible J1 (livraison incomplète, panne pompe à vide, fluide manquant), tu fermes les vannes en cale avant, capuchons en place, et tu reviens J2. Le client comprend.
  • Tu n'es pas seul. Hotline constructeur (Daikin, Mitsubishi, Atlantic) répond à des techniciens — c'est leur métier, pas une faveur.
Durée
6–8 h
solo, mono-split < 18k
Outils-clé
~ 12
manifold, pompe, dyna…
Test étanchéité
30–40 bar
azote, 1 h mini
Vide cible
< 250 µm
remontée < 500 µm en 10 min

📋 Fiche identité — Jour 1 mono-split

  • Durée totale : 6–8 h pour mono-split standard, 8–10 h pour bi-split
  • Équipe : 1 personne suffit (UI + UE jusqu'à 18k = transport solo possible)
  • Au-delà de 24k : 2 personnes pour soulever l'UE (50–80 kg)
  • Cadre : NF EN 378-2 (sécurité circuits frigo), NF C 15-100 (élec), DTU 65.16 si applicable
Toujours : détecter avant carotter, serrer au couple (jamais à la main), tester azote 1 h mini avant tirage au vide. Jamais : ouvrir les vannes service avant que le vide soit fait et stable.

1. Arrivée chez le client (8 h–8 h 30)

  1. Saluer client + tour rapide rappel emplacement UI/UE/parcours
  2. Présenter le déroulement de la journée (durée, bruit, coupure élec)
  3. Demander où couper l'eau (si proche du chantier)
  4. Demander accès tableau électrique + permission de couper le circuit concerné
  5. Bâcher zones de passage (intérieur ET extérieur)
  6. Sortir le matos depuis le camion, organiser sur la bâche
  7. Faire signer le bon d'intervention si pas déjà fait (état des lieux confirmé)

2. Pose UI (8 h 30–10 h)

  1. Présenter le gabarit (carton fourni avec l'UI) au mur, à l'emplacement validé
  2. Vérifier au niveau bulle que c'est parfaitement horizontal + à la bonne hauteur (2,10 m mini sol-bas UI)
  3. Marquer les points de fixation
  4. Déplacer le gabarit, percer les trous (mèche selon support)
  5. Cheviller (chevilles adaptées au mur — voir Goulottes)
  6. Fixer la patte de support UI au mur
  7. Modifier la sortie de l'UI (G/D/GB/DB) si nécessaire — voir Sortie liaison
  8. Préparer la liaison frigo + bus + condensats côté UI :
    • Couper aux longueurs nécessaires
    • Ébavurer intérieur+extérieur
    • Engager les écrous flares avant dudgeon
    • Dudgeonner les 2 extrémités côté UI
    • Lubrifier portée (1 goutte huile POE)
  9. Raccorder à l'UI : serrer les écrous flares au couple (clé dynamométrique)
  10. Raccorder le tube condensats au bac UI
  11. Raccorder le bus de communication (vérifier polarité, généralement repérée par couleurs)
  12. Soulever l'UI sur sa patte de support : l'UI s'accroche en haut puis se rabat en bas
  13. Vérifier qu'elle est bien clipsée et stable

3. Carottage du mur extérieur (10 h–10 h 45)

Voir le sous-onglet dédié Perçage / Carottage pour les détails. Rappels rapides :

  • Détection préalable obligatoire
  • Inclinaison 5° vers extérieur
  • EPI (casque anti-bruit, masque, lunettes, gants)
  • Bâche au sol
  • Aspirateur connecté ou eau (selon carotteuse)

4. Pose UE (10 h 45–12 h)

  1. Si console murale : présenter au mur, vérifier hauteur (30–50 cm sol Savoie), niveau bulle
  2. Marquer + percer + cheviller (chevilles A2 inox extérieur — résistance corrosion)
  3. Fixer la console
  4. Tampons antivibration en place sur la console (souvent 4 patins caoutchouc)
  5. Soulever l'UE sur la console (1 personne < 30 kg, 2 personnes au-delà — voir Hauteur & sécu si en hauteur)
  6. Vérifier qu'elle est centrée et bien posée sur les tampons
  7. Si plot béton au sol : poser l'UE dessus, vérifier la stabilité, ajouter cale antivibration

Pause déjeuner (12 h–13 h)

5. Liaison frigo entre UI et UE (13 h–14 h 30)

  1. Tirer la liaison déjà raccordée à l'UI à travers le mur (carottage)
  2. Côté extérieur : poser la goulotte (voir Goulottes)
  3. Faire passer dans la goulotte : liaison frigo + bus + condensats + alim UE
  4. Cintrer délicatement la liaison frigo si nécessaire (rayon ≥ 10× Ø tube)

Le dudgeon — geste détaillé

C'est le geste qui te fait peur. Bonne nouvelle : c'est mécanique, donc reproductible. Tu suis 8 micro-étapes, et tu obtiens un flare étanche à tous les coups.

Couper le tube au coupe-tube cuivre

Jamais à la scie (limaille de cuivre = mort du compresseur). Mini-coupe-tube Stanley 0-70-447 (~12 €) pour Ø 1/4 et 3/8", Rothenberger Pipeslice (~25 €) plus rapide. Faire tourner le coupe-tube autour du tube en serrant doucement à chaque tour. Le tube se sectionne net.

Au cintrage manuel, garde un rayon ≥ 10× Ø (pour 1/4" soit 6,35 mm → rayon mini 65 mm, gros comme une orange). Plus serré = pli interne = perte de section = mauvais COP.
Ébavurer immédiatement

Ébavureur Imperial 175C (~25 €) ou Rothenberger 11006. Tu mets l'outil tube vers le bas (les copeaux tombent à l'extérieur, jamais dans le tube). Tu tournes 2-3 fois. Touche au doigt : la lèvre intérieure doit être lisse.

Si tu oublies : la bavure va racler le joint flare au serrage → micro-fuite garantie.
Glisser l'écrou flare AVANT le dudgeon

L'erreur n°1 du débutant : dudgeonner, puis vouloir glisser l'écrou (impossible, il faut tout recouper). L'écrou se glisse en premier, sens vissage vers la coupe. Vérifie 2 fois avant de mettre le tube dans la dudgeonneuse.

Positionner le tube dans la dudgeonneuse

Outil de référence solo : bloc à dudgeonner Imperial 275-FS (~95 €) ou Rothenberger Roflare (~120 €) — flare 45° à came excentrique. Le tube doit dépasser de l'orifice de environ 1 mm (épaisseur d'un ongle). Trop court = portée tronquée. Trop long = excès qui fissure.

Pour un débutant : une dudgeonneuse à came excentrique pardonne les erreurs de hauteur. Évite les vieux modèles à matrices (plus capricieux).
Lubrifier la portée — 1 goutte d'huile POE

Une goutte d'huile compatible R32 (POE — POlyolEster — type Mobil EAL Arctic 22 ou ANEST IWATA) sur la portée intérieure du tube. Jamais d'huile minérale (incompatible R32, fait gélifier le compresseur).

Évaser — geste lent et continu

Tu visses la poignée à la main en continu, sans à-coups. Tu sens la matière qui se forme. Quand l'outil cliquète (limiteur de couple) → c'est fini. Pour les modèles sans cliquet : arrête quand tu sens la résistance forte mais avant l'effort violent.

Inspection visuelle — 4 critères qualité

Tu dévisses, tu sors le tube, tu regardes à la lumière : (1) portée brillante uniforme (pas de strie), (2) évasement régulier sur les 360° (pas un côté plus bombé), (3) pas de fissure radiale (souvent due à un cuivre trop dur), (4) diamètre conforme (Ø 9,1 ± 0,1 mm pour 1/4", Ø 16,6 ± 0,2 mm pour 3/8").

Si défaut : tu recoupes, tu refais. Tu ne triches pas, ça ne tient pas. Compte 4 cm perdus par essai.
Serrage flare au couple constructeur

Clé dyna obligatoire (Bahco 7455, ~120 €, ou Wera Click-Torque). Tu visses d'abord à la main jusqu'à contact. Puis avec la dyna, en maintenant le corps de vanne avec une clé plate (pour ne pas tordre). Couples de référence : 1/4" → 16 N·m 3/8" → 38 N·m 1/2" → 55 N·m 5/8" → 75 N·m

Tu sens le déclic de la dyna : tu t'arrêtes immédiatement. Surcouplage = écrasement excessif = fissure du flare en 6 mois.
  1. Raccorder à l'UE (vannes liquide + gaz, écrous flares au couple)
  2. Raccorder le bus de communication (selon notice constructeur, polarité)

⚠ Tes peurs du dudgeon

  • « Et si mon évasement n'est pas assez grand ? »
  • « Si je serre trop, ça fissure ? »
  • « Si je rate, je dois racheter du tube ? »

✓ Tes garde-fous

  • L'inspection visuelle te sauve. Tu dévisses, tu regardes, tu refais si moche. Pas de honte à rater 2 fois — c'est fait pour ça.
  • La clé dyna t'empêche de surserrer. Elle clique à la valeur, tu t'arrêtes. C'est l'outil qui décide.
  • Une couronne de cuivre 1/4" coûte 35 €/15 m. Rater 30 cm = 70 cents. Tu as droit à plein d'essais.

6. Élec — alim UE (14 h 30–15 h 30)

  1. Couper le tableau (général ou différentiel concerné)
  2. Tirer le câble alim UE (3G2,5 standard, 3G4 si UE > 24k)
  3. Au tableau :
    • Disjoncteur dédié 16 ou 20 A courbe C ou D (vérifier plaque UE)
    • Différentiel 30 mA Type A ou F (jamais AC sur inverter)
  4. Côté UE : connecter dans le bornier alim (L, N, terre)
  5. Serrer au couple constructeur (souvent 1,2–1,5 N·m sur borniers)
  6. Refermer le capot UE
  7. Côté tableau : étiqueter le disjoncteur « Clim UE séjour » (par exemple)
  8. Remettre l'alim, vérifier que le différentiel ne saute pas (test bouton de test)

7. Test étanchéité azote (15 h 30–16 h 30)

Tu as raccordé tes 4 flares (2 côté UI, 2 côté UE). Maintenant tu prouves qu'ils tiennent. Tu mets le circuit sous azote sec (jamais d'oxygène — risque d'explosion avec l'huile compresseur), tu attends 1 h, tu vérifies que la pression ne bouge pas.

Préparer la bouteille d'azote sec

Bouteille B11 (1 m³ comprimé à 200 bar) achetée ou louée chez Air Liquide / Linde / Westfalen — typique 80–120 € caution + 25–40 €/recharge. Toujours azote SEC (qualité 4.0 mini), jamais oxygène.

L'huile POE du compresseur + oxygène à 30 bar = risque d'inflammation. Vérifier que l'étiquette bouteille mentionne bien « N₂ », marqué noir sur ogive noire.
Connecter manifold + détendeur

Flexible jaune (charge) du manifold sur le port Schrader de la grosse vanne (gaz) UE. Détendeur d'azote (Refco 4675, ~120 €) sur la sortie bouteille. Sortie détendeur reliée par tuyau HP au flexible bleu (BP) du manifold via raccord d'azote.

Ouvrir lentement la bouteille

Robinet bouteille en position ouverte progressivement (un quart de tour, attendre, encore un quart). Le manomètre HP du détendeur monte à la pression bouteille (200 bar plein, 50–100 bar à moitié). Le manomètre BP reste à 0 tant que le détendeur n'est pas ouvert.

Régler le détendeur à 30–40 bar maximum

Tourne la molette du détendeur dans le sens horaire pour faire monter la pression aval. Limite absolue : 41 bar (PS du circuit basse pression sur R32). Au-delà, tu risques de déformer un composant interne UE/UI.

Pour R32 résidentiel : 30 bar suffit largement à révéler les fuites. Inutile de monter à 40.
Ouvrir le manifold côté azote

Vanne BP du manifold en position ouverte (sens anti-horaire). L'azote entre dans le circuit côté UE → liaison → UI. La pression au manifold monte en quelques secondes jusqu'à équivalence avec la pression détendeur.

Couper l'arrivée + isoler

Quand la pression cible est atteinte : ferme la vanne du manifold, ferme la vanne bouteille, ferme le détendeur. Le circuit reste sous 30–40 bar. Note la pression exacte au manomètre + l'heure de départ.

Eau savonneuse — chasse aux fuites

Pulvérisateur (eau du robinet + 1 dose de liquide vaisselle) ou bombe spécifique Refco LD-200 (~7 €). Pulvérise sur chaque flare : les 2 raccords UI + les 2 raccords UE + le port Schrader UE. Bulles qui montent = fuite. Attends 30 secondes, certaines fuites lentes ne se voient qu'avec un peu de patience.

Une vraie fuite fait une mousse continue qui grossit. Une bulle isolée qui ne grandit pas = simple bulle d'air piégée, ignore.
Si bulles → tu resserres et tu retestes

Si fuite détectée à un flare : tu décharges l'azote (vanne manifold ouverte côté pompe vide, jamais via les vannes service), tu re-serres le flare au couple (un peu plus fort, max +10 %), tu re-pressurises. Si la fuite persiste : tu démontes, tu inspectes le flare, tu recoupes/redudgeonnes si abîmé.

Surveillance 1 h minimum (idéalement 24 h)

Tu laisses sous pression. Tu reviens à T+15 min, T+30 min, T+60 min, et tu notes la pression à chaque relevé. Tolérance : -0,5 bar maximum sur 1 h (et compte la variation de température ambiante : -1 bar par -10 °C est normal). Si chute supérieure → fuite, retour à l'eau savonneuse.

Sur chantier serré (MES J1), 1 h suffit. Sur chantier long ou critique (PAC A/E à 12 m de liaison), tu laisses la nuit. C'est gratuit et c'est ta plus grosse sécurité.
Décharger l'azote AVANT le tirage au vide

Connecter la pompe à vide sur le manifold à la place du tuyau azote. Ouvrir les vannes manifold côté pompe, l'azote se purge dans le pot d'aspiration. JAMAIS de purge directe à l'atmosphère par les vannes service (tu vidanges aussi l'huile du compresseur, désastre).

⚠ « La pression descend, je fais quoi ? »

  • « Elle baisse de 0,2 bar en 30 min, c'est grave ? »
  • « Je ne vois pas de bulles, mais ça baisse »
  • « Le client commence à s'impatienter… »

✓ Méthode de diagnostic

  • 0,2 bar / 30 min sur 30 bar = 0,7 %. Souvent du ΔT ambiant (le soleil sur le tuyau de manifold). Note la T° et compare avec PV = nRT.
  • Re-pulvérise patiemment chaque flare 1 minute pleine. Les fuites lentes sont parfois visibles seulement après 60-90 sec de pulvérisation.
  • Détecteur électronique R32 (Inficon Tek-Mate ~250 €) en complément : 10× plus sensible que l'eau savonneuse.
  • Le client comprend. Tu lui expliques que tu fais une étanchéité dans les règles. Mieux vaut +30 min ici que 3 retours SAV plus tard.

8. Tirage au vide (16 h 30–17 h 30)

  1. Raccorder pompe à vide sur flexible jaune du manifold
  2. Mettre vacuomètre digital sur l'autre Schrader (ou en T sur même flexible)
  3. Démarrer pompe à vide
  4. Ouvrir manifold côté vide
  5. Pression descend rapidement les premières minutes
  6. Plateau autour de 1000 µm Hg → casse souvent ici si humidité dans le circuit
  7. Continuer jusqu'à < 250 µm Hg (objectif : 100–200 µm)
  8. Quand atteint : fermer manifold
  9. Couper la pompe
  10. Test de remontée : attendre 10 min sans toucher, le vide ne doit pas remonter au-dessus de 500 µm Hg. Si remontée : fuite ou humidité, recommencer le test étanchéité

9. Mise en service (17 h 30–18 h 30)

  1. Ouvrir les vannes UE : petite d'abord, grosse ensuite (sauf instruction constructeur contraire — voir Vannes)
  2. Vérifier que la pression remonte au manifold (saturation)
  3. Visser les capuchons des Schrader au couple
  4. Remettre l'alim générale + alim UE
  5. Démarrer la clim avec la télécommande
  6. Mode froid en été, mode chaud en hiver
  7. Vérifier :
    • Compresseur démarre (entendre le bruit caractéristique)
    • Ventilo UI souffle
    • Ventilo UE tourne
    • Pas de bruit anormal
  8. Mesurer les pressions BP/HP au manifold (port en mid-seat)
  9. Mesurer ΔT air UI : souffle vs reprise — froid 8–12 K, chaud 18–24 K
  10. Surveiller 15 min (cycle stabilisé)
  11. Démonter manifold, capuchons en place

10. Démo client + remise dossier (18 h 30–19 h)

  1. Démonstration télécommande : marche / arrêt, mode froid / chaud / déshumi, températures, vitesse ventilo, programmation
  2. Connexion appli mobile (Daikin Onecta, Mitsubishi MELCloud, etc.) — wifi du client
  3. Notice simplifiée à laisser
  4. Carnet d'entretien rempli (pose, n° série, charge, fluide, date)
  5. Conseils : nettoyage filtre tous les 2 mois, entretien annuel
  6. PV de réception signé sans réserve (idéalement)
  7. Facturation finale : solde du devis
  8. Photos finales (UI en place, UE en place, goulotte propre)
  9. Saluer + remercier

1. Cas typiques où le J2 est nécessaire

  • Bi-split ou tri-split : 2-3 UI à poser + autant de liaisons. Pose en J1, mise en service en J2.
  • Carottage difficile : béton armé épais, demi-journée perdue → tirage vide reporté.
  • Vide impossible : humidité dans le circuit, pompe en bout de course → reprendre le lendemain.
  • Météo : pluie battante en J1, pose UE reportée.
  • Test fuite échoué : une fuite à serrer, retest le lendemain.
  • Modification chantier en cours : client demande de déplacer l'UI au dernier moment.

2. J2 — Reprise mise en service

  1. Vérifier la pression du circuit (encore sous azote ou sous vide depuis J1 ?)
  2. Si sous vide depuis J1 : remontée acceptable ? < 500 µm Hg = OK. Au-delà = refaire un cycle vide
  3. Si pression chute brutalement entre J1 et J2 : fuite, recommencer le test azote
  4. Reprendre la procédure mise en service standard (étape 9 du J1)

3. J2 — Mise en service bi/tri-split

  1. Vérifier que toutes les UI sont raccordées et fixées
  2. Vérifier toutes les liaisons frigo (test azote sur l'ensemble en parallèle)
  3. Tirage au vide global de l'ensemble (toutes UI + liaisons + UE)
  4. Selon constructeur : certains demandent de tirer le vide circuit par circuit (notice à vérifier)
  5. Ouverture vannes UE après vide complet
  6. Vérifier la circulation dans chaque UI individuellement : démarrer une UI seule, sentir le souffle, vérifier T° de soufflage
  7. Démarrer toutes les UI ensemble : vérifier équilibrage des charges (UE doit gérer)
  8. Mesures pressions BP/HP en charge nominale (toutes UI ON)
  9. Démo client de chaque UI individuellement

4. J2 — Charge complémentaire si liaison longue

Pour les chantiers où la liaison cumulée > 5 m (ou ce que dit la notice constructeur), il faut compléter la charge fluide.

  1. Calculer la charge complémentaire : souvent 20 g/m au-delà de 5 m pour mono-split, 50 g/m pour PAC A/E (vérifier plaque UE)
  2. Démarrer la clim mode froid (saison) ou chaud, selon constructeur
  3. Brancher manifold sur Schrader UE
  4. Brancher bouteille R32 sur flexible jaune
  5. Bouteille R32 sur balance précision 0,1 kg
  6. Tare la balance bouteille en place (avant ouverture)
  7. Ouvrir bouteille, ouvrir manifold côté charge
  8. Le compresseur aspire le fluide, la balance se vide progressivement
  9. Quand la masse complémentaire est atteinte : fermer le manifold côté charge immédiatement, fermer la bouteille
  10. Mettre à jour le carnet F-Gas : charge totale = charge plaque + complément
  11. Vérifier les pressions BP/HP après charge : doivent être nominales

⚠ Charge en phase liquide ou phase gaz ?

R32 en split : bouteille à l'envers (phase liquide) ou à l'endroit (phase gaz). La phase liquide charge plus vite mais peut surcharger l'UE si trop rapide. Standard : phase liquide à compresseur arrêté, ou phase gaz compresseur en marche. Lire la notice du modèle exact.

5. J2 — Diagnostic d'un problème détecté en J1

Cas typique : tu as fini la pose, mais à la mise en service : code erreur, pression anormale, bruit suspect. Tu reprends le lendemain pour diagnostiquer à tête reposée.

  1. Lire le code erreur affiché (UI ou télécommande)
  2. Consulter la notice constructeur (codes Daikin, Mitsubishi, Atlantic = voir Entretien → Diag & codes)
  3. Tester chaque cause possible dans l'ordre du diag arborescent
  4. Si fuite frigo : récup gaz + réparation + test azote + vide + recharge
  5. Si défaut élec : vérifier serrages borniers, tester continuité
  6. Si défaut comm UI/UE : vérifier câble bus + polarité + isolation
  7. Si carte HS : appel SAV constructeur (sous garantie) ou commande pièce de rechange

📋 Fiche identité — multi-split

  • UI possibles par UE : 2 à 5 (parfois 8 sur certaines gammes)
  • Limite longueur cumulée liaisons : typiquement 30–80 m (selon UE)
  • Limite dénivelé entre UE et UI la plus haute : 10–15 m
  • Charge fluide UE : précharge usine + complément calculé
  • Mode opératoire : toutes les UI doivent être en chaud OU en froid (sauf VRV/VRF tertiaire à récupération)

1. Multi vs plusieurs mono — comment choisir

Multi-splitPlusieurs mono-splits
Esthétique extérieure★★★★ 1 seule UE★★ 2-3 UE en façade
Coût matosSouvent +20-40 % vs 2 monoMoins cher unitairement
Coût pose1 carottage / 1 alim / 1 UE = vite vuMultiplier les chantiers
RégulationToutes UI mêmes mode chaud/froidIndépendantes
SAV1 panne UE = toutes UI HSIndépendantes
Fiabilité long termePlus de pièces, plus complexeSimple, robuste

Conseil pratique débutant

Sur tes 6 premiers mois : privilégie 2 mono-splits à 1 bi-split. Tu fais 2 chantiers simples plutôt qu'un seul compliqué. Tu rentabilises mieux ton apprentissage. Le multi-split, c'est quand tu maîtrises le mono parfaitement.

2. Étapes spécifiques multi-split

Avant la pose

  1. Calculer la longueur cumulée des liaisons (longueur la plus longue UE-UI #1 + UE-UI #2 + ... ≤ limite constructeur)
  2. Calculer le dénivelé maximal entre UE et UI la plus haute
  3. Vérifier que les puissances UI cumulées ne dépassent pas la capacité de l'UE (souvent ratio 130-150 % toléré, vérifier notice)
  4. Acheter le distributeur de liaisons (refnet) si modèle > 2 UI : pièce qui répartit le fluide entre les UI

Pose

  1. Pose UE comme un mono
  2. Pose chaque UI une par une, comme un mono
  3. Tirage des liaisons : chaque UI a sa propre liaison, raccordée à un distributeur ou directement aux ports UE
  4. Câble bus : une polarité commune, plusieurs UI en parallèle (vérifier le câble adapté)
  5. Test étanchéité : tout le circuit ensemble, pas UI par UI (rigueur sur les flares de chaque UI)
  6. Tirage au vide : tout l'ensemble (compter +20 % de temps vs un mono)
  7. Charge complémentaire : calculée selon longueur cumulée, peut être conséquente (200–500 g)

3. Pièges spécifiques multi-split

1UI sous-dimensionnée par rapport à la pièceFix : dimensionner chaque UI sur sa pièce, pas répartir équitablement.
2Liaisons longues non isoléesFix : isolant 13 mm minimum, 19 mm en zone froide.
3Distributeur (refnet) absent ou mal placéFix : au plus court entre UE et milieu des UI. Pas dans un coin.
4Mode hétérogène demandé (1 chaud + 1 froid)Fix : impossible sur multi-split standard. Si client veut ça, c'est du VRV/VRF.
5Charge complémentaire mal calculéeFix : formule précise constructeur, peser à 10 g près. Sur-charge = HP qui claque.
6UE saturée (puissances UI cumulées trop fortes)Fix : respecter ratio constructeur (130-150 % max). Sinon UE en sécurité permanente.

4. Marques multi-split courantes

  • Daikin Multi MXM : gamme 2 à 5 UI, toutes UI réversibles, refnet inclus
  • Mitsubishi MXZ : 2 à 4 UI, R32, fiabilité reconnue
  • Toshiba RAS-Multi : bon rapport qualité/prix
  • LG Multi V : jusqu'à 8 UI sur version pro, mais incursion dans le tertiaire (= proche VRV)
  • Atlantic Maradja : 2-3 UI, distribution Atlantic Pro

1. Daikin — le leader incontesté

Daikin (Japon)

Position : n°1 marché France, n°1 mondial PAC + clim. Fiabilité légendaire.

Gammes courantes split résidentiel :

  • Perfera (FTXM-N) : gamme premium silencieuse (19 dB(A)), filtres haute qualité, capteur de présence
  • Comfora (FTXP) : gamme milieu de gamme, bon rapport qualité/prix
  • Sensira (FTXF) : entrée de gamme, fiable
  • Stylish (FTXA-AT) : design plat, finitions blanc / argent / bois / noir
  • Emura (FTXJ) : design haut de gamme, touches métal

Multi-split : gamme MXM (2RXM, 3MXM, 4MXM, 5MXM)

Connexion appli : Daikin Onecta + Madoka (régulation pro)

SAV : Daikin Pro, plateforme installateurs, pièces dispo en 24-48 h

Prix indicatif Savoie 2026 : 1 300–1 800 € HT pour un mono-split 9–12k

Avantages : robuste, technologie éprouvée, formation Daikin Academy, gamme large

Inconvénients : prix premium

2. Mitsubishi Electric — la fiabilité japonaise

Mitsubishi Electric (Japon)

Position : challenger principal de Daikin. Réputation de fiabilité sur 15+ ans.

Gammes :

  • MSZ-LN : gamme premium design, technologie i-see (capteur thermique 8 zones)
  • MSZ-AP : milieu de gamme, le best-seller
  • MSZ-EF Diamond : design ultra-plat avec finition couleur
  • MSZ-FT : gamme haute performance climat froid (Hyper Heating, jusqu'à -25 °C)

Multi-split : MXZ jusqu'à 8 UI

Connexion appli : MELCloud (gratuit avec adapter Wifi MAC-887IF)

SAV : Mitsubishi Electric Pro (plateforme), excellente disponibilité pièces

Prix indicatif Savoie 2026 : 1 200–1 700 € HT pour un mono-split 9–12k

Avantages : fiabilité éprouvée, MSZ-FT excellent climat froid (Tarentaise/Maurienne)

Inconvénients : design moins moderne que Daikin Stylish/Emura

3. Mitsubishi Heavy Industries (MHI) — la branche industrielle

Mitsubishi Heavy Industries (Japon, ≠ Mitsubishi Electric)

Note importante : MHI est une autre entreprise que Mitsubishi Electric malgré le nom. Branche industrielle. Souvent confondue. Qualité ≠.

Gammes : SRK (mono), SCM (multi)

Position : bon rapport qualité/prix, moins répandu en France

Avantage : coût matos plus bas que Daikin/Mitsu Electric

Inconvénient : SAV plus compliqué (moins de distributeurs en France)

4. Atlantic — le français bien distribué

Atlantic (France)

Position : marque française historique, grosse présence chez les chauffagistes, distribution Atlantic Pro très étendue.

Gammes split A/A :

  • Maradja : gamme principale, mono et bi-split
  • Fujitsu Atlantic : distribué via partenariat, qualité Fujitsu

Note : Atlantic est plus connu en PAC A/E qu'en clim A/A. Pour la clim A/A pure, c'est souvent du rebrandé Fujitsu ou autre.

Connexion appli : Cozytouch+ (intégration Tahoma Somfy native)

SAV : très bon SAV national, formation Atlantic Pro accessible

Prix indicatif : 1 100–1 500 € HT mono 9–12k

Avantages : SAV français, distribution facile, intégration Cozytouch pour client domotique

Inconvénients : moins de gammes premium pure clim

5. LG Electronics — le coréen technologique

LG Electronics (Corée du Sud)

Position : bon design, technologie embarquée moderne, prix attractif

Gammes :

  • Standard Plus : gamme entrée/milieu
  • Artcool Mirror : design miroir, original
  • Artcool Gallery : décor changeable (cadre photo)
  • Dual Cool : technologie haut de gamme

Multi-split : Multi V (de Multi V S résidentiel à Multi V tertiaire)

Connexion : ThinQ (appli LG)

SAV : via LG France, distribution moins dense

Avantages : rapport qualité/prix, design

Inconvénients : SAV moins étoffé que Daikin/Mitsu

6. Samsung — le polyvalent design

Samsung (Corée du Sud)

Position : bonne qualité, design soigné, prix milieu

Gammes split :

  • Wind-Free : technologie sans courant d'air direct (microperforations)
  • AR9500M : gamme premium classique
  • AR Performance : standard milieu de gamme

Connexion : SmartThings (intégration domotique Samsung)

SAV : via Samsung Climatisation France

Avantages : design Wind-Free unique, intégration domotique forte

Inconvénients : SAV moins développé que Daikin/Mitsubishi en province

7. Panasonic — bon en climat alpin

Panasonic (Japon)

Position : bonne qualité, particulièrement performant en climat froid

Gammes : Etherea, TZ, Z (pour climat froid)

Avantages : excellent COP, technologie Aquarea pour les PAC A/E (cf. Pose A/E → Marques)

SAV : distribution Panasonic Pro, pièces dispo

8. Toshiba — sérieux et fiable

Toshiba (Japon)

Position : qualité japonaise, gamme spécifique climat froid (Hokkaido)

Gammes : Shorai, Shorai Edge, Mirai, RAS (multi)

Avantages : très bon SAV, fiabilité long terme

9. Marques à éviter / surveiller

⚠ Marques moins fiables ou peu distribuées

  • Marques chinoises sans SAV France (Hisense, TCL, Midea, Gree dans certaines configurations) : prix bas mais SAV difficile, pièces compliquées
  • Marques génériques de grande surface : fabricant chinois rebrandé, qualité variable, garantie sur le papier seulement
  • Modèles très anciens en stock vendu au rabais : souvent au R410A en phase-down, à éviter en pose neuve

10. Recommandation pratique débutant

Stratégie démarrage solo

Choisis 1 ou 2 marques principales sur lesquelles tu te formes à fond : tu deviens spécialiste, tu connais les codes erreur, tu as les contacts SAV directs. Mes recommandations pour démarrer :

  • Daikin + Mitsubishi Electric : les 2 leaders, formation accessible, SAV impeccable, parc installé énorme = SAV récurrent garanti
  • Tu peux ajouter Atlantic si tu veux toucher la clientèle PAC + clim (ils ont les 2 gammes)

Tu peux toujours poser d'autres marques en chantier, mais tes formations / outils / habitudes seront ancrées sur tes marques principales.

Pièges classiques pose A/A

Synthèse à relire avant chaque chantier de tes 6 premiers mois. Ces erreurs coûtent cher en SAV ou en réputation.

1Pas de tirage au vide ou trop courtFix : 30 min minimum, vacuomètre digital, pompe en bon état. Test remontée 10 min.
2Couple flare à l'œilFix : clé dynamométrique systématique. Couples constructeur affichés.
3Limaille dans le tube après coupeFix : ébavurer intérieur+extérieur, tube vers le bas pour évacuer.
4Oubli huile sur portée flareFix : 1 goutte huile POE compatible R32 sur la portée avant serrage.
5UI pas de niveau → condensats fuient à l'enversFix : niveau bulle obligatoire + légère pente vers évacuation (1 cm/m).
6Évacuation condensats sans pente continueFix : pente continue 1 cm/m minimum, jamais de col de cygne ascendant non pompé.
7UE plein soleil ouest sans ventilation arrièreFix : 30 cm derrière minimum, ombre si possible, COP s'effondre sinon.
8UE au sol sans surélévation hiver SavoieFix : surélever UE 30–50 cm minimum (consoles ou pieds + plot). Sinon UE bloquée par neige = arrêt prolongé hiver.
9Câble alim sous-dimensionnéFix : calculer section selon puissance + longueur. 3G2,5 mini pour 9–18k mono.
10Disjoncteur courbe D oublié sur compresseurFix : courbe D ou C+ pour pic de démarrage. Différentiel 30 mA Type A ou F obligatoire.
11Charge complément non calculéeFix : formule constructeur, peser à 10 g près. Sous-charge = perfo dégradée. Sur-charge = compresseur en risque.
12Liaison pliée à 90° vifsFix : rayon courbure mini 10 × Ø tube. Cintreuse à ressort ou outil.
13Isolation liaison déchirée par UVFix : goulotte UV résistant systématique. Pas d'isolation noire mousse seule à l'extérieur.
14Évacuation condensats UE qui gèle au solFix : évacuation canalisée vers regard / puits perdu. Jamais sur trottoir / passage = plaque verglas + responsabilité.
15Ouvrir grosse vanne avant la petite (Daikin)Fix : respect ordre constructeur. Vérifier sticker UE et notice modèle.
16Pas de test final eau savonneuse + détecteur élecFix : double contrôle. Une fuite à 50 g/an = 90 % charge perdue à 18 mois.

📋 Fiche identité — visite technique PAC A/E

  • Durée visite : 1 h–1 h 30
  • Tarif visite : gratuite si chantier signé, sinon 100–150 € HT (déplacement + analyse)
  • Outils : mètre laser, niveau, appareil photo, lampe, échelle, kit test eau (pH + couleur), thermomètre IR, formulaire relevé
  • Délai entre visite et chantier : 4–8 semaines (commande PAC + désembouage + RDV ABF/copro)
  • Cadre : NF DTU 65.16 (PAC), NF EN 12831 (déperditions), NF C 15-100 (élec), NF EN 14336 (eau)

1. Avant le rendez-vous — préparation

  1. Confirmer J-1 par SMS ou téléphone
  2. Demander les factures combustible 12 mois (gaz, fioul, granulés, bois) : base pour estimer la conso
  3. Demander la facture EDF 12 mois : vérifier puissance souscrite
  4. Demander le DPE ou audit énergétique si récents
  5. Demander les plans de la maison (cadastre + plan architecte)
  6. Imprimer formulaire de relevé PAC + plan vierge

2. Sur place — discussion client (15 min)

  1. Pourquoi remplacer le système actuel ? (chaudière fioul vétuste, gaz cher, écolo)
  2. Système actuel : type (chaudière fioul, gaz, élec), âge, puissance
  3. Conso annuelle : en litres fioul / m³ gaz / kWh / stères bois
  4. Confort actuel : bien chauffé / froid en hiver / inégal selon pièces
  5. ECS : combinée chaudière, ballon élec, ballon gaz indépendant, CET ?
  6. Budget client envisagé (transparent ou silencieux)
  7. MaPrimeRénov' visée : estimer le profil (Bleu / Jaune / Violet / Rose) selon revenus
  8. Délai souhaité (urgent fin chaudière / saisonnier / souple)
  9. Présence prévue à la maison : 4 jours de chantier (vacances scolaires ?)

3. Sur place — relevé technique (45 min)

A. Bâti et déperditions

  1. Surface chauffée totale : m² (mètre laser pièce par pièce)
  2. Volume total : m³ (surface × hauteur)
  3. Année de construction (détermine RT applicable)
  4. Année des dernières rénovations (isolation, fenêtres)
  5. Type isolation : ITE, ITI, combles, sous-rampants, planchers bas (épaisseur typique connue ?)
  6. Fenêtres : simple/double/triple vitrage, état joints
  7. Orientation maison + surface vitrée par orientation
  8. Altitude (T° base zone : vallée Chambéry -10 / plateau -15 / Tarentaise -18 à -20)
  9. Estimation déperditions : en kW selon NF EN 12831 simplifiée (= m² × Wm² selon iso)

B. Émetteurs existants

  1. Type d'émetteurs : radia fonte / radia acier / plancher chauffant / ventilo-convecteurs
  2. Compter le nombre d'éléments par radia (estimation puissance)
  3. Photographier chaque plaque signalétique radia (puissance nominale)
  4. État : dimensions, propres, fuite visible, vannes thermostatiques OK ?
  5. Tester un radia chauffant : T° de surface au thermomètre IR (50 °C, 60 °C, 70 °C ?)
  6. Évaluer si compatible PAC :
    • Plancher chauffant 28-35 °C → idéal PAC standard
    • Radia basse T° (acier moderne) 45-50 °C → OK PAC standard
    • Radia fonte ancien à 65-75 °C → PAC haute T° requise (Atlantic Excellia, Daikin H HT)
  7. Calculer la puissance émetteur cumulée vs déperditions estimées (sous-dimensionné ?)

C. Hydraulique existant

  1. Localiser tuyauterie chauffage : cuivre, multicouche, acier galvanisé ?
  2. État visible : traces oxydation, fuites, vétusté
  3. Vase d'expansion existant : mesure, taper dessus (creux en haut / plein en bas = OK ; plein partout = dégonflé / HS)
  4. Soupape 3 bar : présente, fonctionnelle (lever la molette, eau sort)
  5. Filtre/pot à boue : présent ?
  6. Manomètre : pression à froid (1,5–1,8 bar souhaité)
  7. Test eau circuit :
    • Soutirer un échantillon par un purgeur
    • Couleur : claire / jaunâtre / brune / noire
    • Test pH (kit Sentinel ou bandelettes) : 8-9 OK, < 7 acide → corrosion
    • Aimant dans le verre : si particules métalliques attirées = circuit boueux → désembouage obligatoire
  8. Conclusion : désembouage requis ? Inhibiteur à ajouter ? Vase à remplacer ?

D. ECS existante

  1. Production ECS actuelle : chaudière mixte, ballon élec dédié, CET, accumulateur
  2. Volume ballon (litres) et état (corrosion visible, anode contrôlée ?)
  3. Localisation (souvent en chaufferie ou cellier)
  4. TH de l'eau (test bandelettes Sentinel) :
    • < 15 °f (douce) → entretien tous les 5 ans
    • 15-25 °f (moyenne) → tous les 3-4 ans
    • 25-35 °f (dure) → tous les 2-3 ans
    • > 35 °f (très dure) → tous les 12-18 mois
  5. Eau Chambéry / Aix : 28-32 °f. Annecy : 22-28 °f. Grenoble : 25-32 °f selon secteur.
  6. Présence d'un détartreur en place ?

E. Emplacement UE

  1. Identification de la zone d'implantation prévue (cf. sous-onglet Emplacement UE)
  2. Hauteur sol → 30–50 cm minimum surélevé (Savoie)
  3. Dégagements respectés (1,5 m avant, 30 cm autres)
  4. Distance fenêtre voisin (≥ 2 m, NF S 31-010)
  5. Évacuation condensats UE prévue (vers regard ou massif drainant)
  6. Liaison UE → chaufferie : longueur estimée + nombre d'angles + dénivelé
  7. Mur à carotter pour faire passer la liaison frigo

F. Emplacement module hydraulique + ballon ECS

  1. Surface chaufferie / local technique disponible (m²)
  2. Hauteur sous plafond (ballon 200 L = 1,60 m hauteur typique)
  3. Accès pour livraison (porte assez large ? escalier ?)
  4. Distance entre arrivée d'eau et emplacement ballon
  5. Évacuation soupapes (siphon, regard) accessible
  6. Si chaudière fioul à déposer : pro fioul à mandater (cuve + dépose)

G. Électricité

  1. Tableau élec ouvert + photographié
  2. Puissance souscrite (compteur Linky écran)
  3. Norme NF C 15-100 respectée ? (différentiel 30 mA Type A ou F présent ?)
  4. Modules disponibles dans le tableau (souvent il faut un sous-tableau dédié PAC)
  5. Mono ou tri ? (PAC ≥ 11 kW souvent en mono possible mais limite)
  6. Distance tableau → UE pour calcul section câble

4. Photos systématiques (15 min de prise de vues)

  • Vue extérieure générale (façade, entrée, rue) — 5 photos
  • Zone UE prévue — 3 photos sous angles différents
  • Mur à carotter (intérieur + extérieur) — 2 photos
  • Chaufferie (vue d'ensemble + détails chaudière, ballon, vase, manomètre) — 8 photos
  • Tableau élec ouvert + compteur Linky — 3 photos
  • Quelques radiateurs (état + plaque signalétique) — 4 photos
  • État général intérieur (sol chaufferie, accès) — 2 photos

5. Calcul rapide en sortie de visite

Sur le canapé du client ou en voiture juste après, pendant que c'est frais :

  • Déperditions estimées : m² × W/m² selon iso (BBC 40, bon 70, moyen 90, mauvais 120)
  • ×Facteur altitude : 1 + (alt − 300) / 2000 (plafonné à 1,5)
  • Puissance PAC : max(chauffage, ECS) × 1,1 marge sécurité
  • ECS : (occupants × 50 L × 4,18 × 50 K) / (3600 × 4 h) × 1000 → en W

Astuce : le calculateur Choix → Calculs te fait ce travail. Saisis les données pendant la visite.

6. La veille du J1

  1. Confirmer client : heure, accès, voiture déplacée si chaufferie au garage
  2. Vérifier matos complet livré (PAC, ballon, accessoires hydro, élec, désembouant)
  3. Vérifier outils : pompe vide, manifold, balance, détecteur fuite, bouteille azote, R32
  4. Vérifier pompe à vide chargée en huile
  5. Calculer charge complémentaire si liaison > 5 m (selon notice modèle)
  6. Vérifier météo (chantier UE par temps sec préférable)
  7. Préparer dossier chantier : bon d'intervention, plan d'implantation, devis signé
  8. Anticiper démarches client si pas faites (DP, copro, ABF)

Emplacement UE — climat alpin

Critères de choix

  • Hauteur sol : 30–50 cm minimum surélevé (neige + condensats hiver)
  • Dégagement avant : 1,5–2 m (souffle d'air UE) — pas vers une fenêtre voisin
  • Dégagement arrière : 30 cm minimum (admission d'air)
  • Dégagement latéraux : 30 cm chacun (entretien + air)
  • Au-dessus : 1 m libre, pas de toiture qui décharge neige sur UE (3 m sinon)
  • Bruit voisinage : 2 m mini fenêtre/porte voisin (NF S 31-010)
  • Visibilité : cacher si centre historique / ABF
  • Accès SAV : ne pas placer derrière un mur démontable difficilement
  • Évacuation condensats : pente vers regard/puits perdu, JAMAIS trottoir

Dimensions matériel à prévoir

Type matosSurface au solPoidsHauteur
UE PAC 6–8 kW bibloc900 × 350 mm55–80 kg700–900 mm
UE PAC 11–14 kW bibloc1 100 × 450 mm90–120 kg900–1 200 mm
Module hydraulique500 × 400 mm40–60 kg800 mm (mural)
Ballon ECS 200 LØ 600 mm sol~80 kg vide / ~280 plein1 600 mm

⚠ Hivers Savoie — pièges UE

  • UE au sol sans surélévation → bloqué par 30 cm de neige début janvier
  • UE sous toiture qui décharge la neige → carter défoncé, ailettes pliées
  • Évacuation condensats sur passage → plaque de verglas → chute → responsabilité civile
  • Liaison frigo en façade nord exposée gel sans isolant épais → perte de perfo
  • Chasse-neige communal qui projette sur UE → poser à 2 m de bordure si rue déneigée

Implantation type — schéma

Sol UE PAC ≥ 30 cm ≥ 1,5 m souffle d'air ≥ 30 cm ≥ 1 m Maison (mur ext.) liaison frigo + bus

Ordre des opérations — chantier PAC A/E (3 j)

Phase 1 — Hydraulique (J1 matin)

  1. Couper eau + élec circuit chauffage
  2. Vidanger circuit existant si désembouage requis
  3. Désembouage chimique si réseau ancien (peut prendre 2-7 j en passif si grave) — voir Choix → Hydraulique → Désembouage
  4. Dépose ancienne chaudière si remplacement (pro fioul si cuve à enlever)
  5. Pose vannes d'isolement + filtre/pot à boue + manomètre côté retour
  6. Préparer emplacements module hydraulique (mural) + ballon ECS

Phase 2 — Pose UE + traversée mur (J1 après-midi)

  1. Carottage mur Ø 80 mm (pente 5° vers ext)
  2. Pose console murale UE ou plot béton + visserie A2
  3. Hisser UE (souvent 2 personnes pour modèles 100+ kg)
  4. Niveau bulle UE (±1°) sur plan horizontal
  5. Préparer évacuation condensats UE (canalisation vers exutoire non gélif)

Phase 3 — Module hydraulique + raccordements (J2 matin)

  1. Fixer module hydraulique mural (gabarit fourni)
  2. Raccorder départ/retour chauffage avec vannes d'isolement
  3. Pose ballon ECS si combiné (raccordements eau froide, ECS, recyclage)
  4. Groupe sécurité ECS sur entrée eau froide ballon (avec siphon évacuation)
  5. Soupape 3 bar circuit chauffage avec évacuation visible (bac témoin)
  6. Vase d'expansion (vérifier ou remplacer, pré-pression selon hauteur)
  7. Sondes T° en place (départ, retour, ECS, extérieure)

Phase 4 — Liaison frigo (J2 après-midi)

  1. Préparer longueurs liaison cuivre (Ø selon modèle)
  2. Cintrer en évitant pliures / pincements (rayon ≥ 10× Ø)
  3. Dudgeonner les 4 extrémités (UE + module)
  4. Serrer les flares à la clé dyna (couples constructeur)
  5. Isoler liaison + protéger UV (goulotte ext)
  6. Test étanchéité azote 30–40 bar / 1 h minimum
  7. Eau savonneuse tous les flares

Phase 5 — Élec + bus (J3 matin)

  1. Tirer ligne alim UE (5G2,5 ou 5G4 selon puissance) depuis tableau
  2. Disjoncteur dédié + différentiel 30 mA Type A ou F
  3. Câble bus UE↔module (souvent paire torsadée 2× 0,75 ou 1,5 mm²)
  4. Sondes T° câblées au module
  5. Vérifier puissance souscrite client suffisante (mono 9–12 kVA souvent juste)

Phase 6 — Tirage vide + précharge (J3 après-midi)

  1. Tirage au vide < 250 µm (30+ min sur PAC)
  2. Test remontée 10 min
  3. Ouvrir vannes UE (petite vanne d'abord, grosse en dernier)
  4. Compléter charge si liaison > 5 m (typique 50 g/m sur PAC A/E)
  5. Remplissage circuit chauffage avec inhibiteur (Sentinel X100)
  6. Purges complètes radiateurs + module + ballon ECS
  7. Pression circuit 1,5–1,8 bar à froid

Phase 7 — Mise en service + paramétrage (J3 fin)

  1. Démarrage en mode chauffage (loi d'eau par défaut)
  2. Réglage loi d'eau selon T° base zone (Chambéry -10 °C, plateaux -15°C)
  3. Test mode ECS (priorité ECS)
  4. Programmer plages horaires (jour/nuit, heures creuses ECS)
  5. Détection fuite tous flares + raccords hydro
  6. Vérifier débit circuit (débitmètre module)
  7. Lecture pressions BP/HP (typique R32 PAC : 8–12 BP / 28–35 HP)
  8. Notes : T° départ, T° retour, ΔT (5–7 K typique), pressions, charge totale
  9. Remplir registre F-Gas (charge, n° série, modèle)
  10. Démo client : régulation, mode absence, mode ECS forcé, code service
  11. Photos finales + dossier client (notice + carnet entretien)

Interfaces critiques

Sur PAC A/E les 3 interfaces qui foirent le plus souvent : (1) raccord hydraulique fuyant (joint plat oublié, raccord pas serré), (2) sonde extérieure mal positionnée (en plein soleil = lecture faussée → loi d'eau ratée), (3) flare HP qui fuit après 1ère mise en pression (couple insuffisant). Test exhaustif obligatoire.

Jour 1 — pose mécanique & hydraulique

Détail journée par journée. Pour la vue chronologique complète à 7 phases, voir l'onglet Ordre des opérations.

Matin — préparation et dépose

  1. Bâcher zones de passage (chaufferie + cheminement intérieur)
  2. Couper élec circuit chauffage et eau au tableau
  3. Démonter ancienne chaudière si remplacement (gaz coupé, ramonage si fioul)
  4. Vidanger l'ancien circuit chauffage si désembouage chimique nécessaire
  5. Remplir avec produit de désembouage Sentinel X400 ou Fernox F3
  6. Faire circuler 4-8 h selon état du réseau (peut nécessiter retour J2)

Après-midi — supports + carottage

  1. Carottage mur extérieur Ø 80 mm pour liaison frigo + bus
  2. Pose console murale UE OU plot béton + visserie A2
  3. Hisser UE sur son support (à 2 personnes pour modèles > 100 kg)
  4. Niveau à bulle ±1° sur plan horizontal
  5. Pose chevilles murales pour le module hydraulique intérieur
  6. Mise en place du ballon ECS (vérifier hauteur sous plafond + accès anode)
  7. Évacuation condensats UE prête (canalisation hors gel)

Fin de journée — récap client

  • État : UE + supports + traversée mur en place, désembouage actif
  • Sécurité : élec/eau circuit chauffage coupés (chaufferie HS pour la nuit, vérifier que le client a un autre moyen de chauffe ou qu'on est en saison clémente)
  • Consigne client : ne rien toucher au matériel, pas de réenclenchement disjoncteur
  • RDV J2 confirmé

Jour 2 — frigo & raccordements

Matin — rinçage + module hydraulique

  1. Rinçage final du circuit après désembouage (eau claire jusqu'à limpide)
  2. Pose du module hydraulique sur ses chevilles
  3. Raccord départ chauffage + retour chauffage avec vannes d'isolement de chaque côté
  4. Raccord ballon ECS au module hydraulique (eau froide entrante, ECS sortante, recyclage)
  5. Groupe sécurité ECS sur eau froide entrée + soupape 3 bar circuit chauffage avec siphon visible
  6. Vase d'expansion (vérifier ou remplacer, pré-pression hauteur d'eau)
  7. Filtre/pot à boue magnétique sur retour PAC, accessible
  8. Sondes T° en place (départ, retour, ECS, extérieure)

Après-midi — liaison frigo

  1. Préparation longueurs liaison cuivre (selon Ø du modèle : souvent 1/4" + 5/8")
  2. Cintrage en évitant pliures et pincements (rayon ≥ 10× Ø tube)
  3. Dudgeon des 4 extrémités, écrous flare en place avant dudgeon
  4. Serrage flares à la clé dyna selon couples constructeur
  5. Isolation liaison + protection UV (goulotte ext)
  6. Test étanchéité azote 30–40 bar pendant 1 h minimum, eau savonneuse tous flares
  7. Décharge azote avant tirage au vide

Fin de journée

  • État : liaison frigo testée OK, circuit hydraulique raccordé mais pas encore en eau
  • RDV J3 confirmé pour mise en service complète

📋 Fiche identité — mise en service PAC A/E

  • Durée : 2 à 4 h
  • Outils essentiels : manifold, vacuomètre, balance, détecteur fuite, multimètre, pince ampèremétrique, thermomètre IR, manomètre eau
  • Documents à remplir : registre F-Gas, attestation entretien, PV de réception
  • Cadre : NF DTU 65.16 (PAC), NF EN 14276-1 (composants frigo)

1. Sécurité avant remise sous tension

  1. Vérifier toutes les connexions élec serrées (sans tension)
  2. Vérifier polarité phase / neutre + terre
  3. Vérifier différentiel 30 mA Type A ou F en place sur ligne PAC
  4. Vérifier disjoncteur dédié au calibre correct (32 A pour PAC 8 kW, 40 A pour 11 kW, etc.)
  5. Vérifier tous les flares serrés au couple (clé dyna)
  6. Vérifier remplissage circuit chauffage (1,5–1,8 bar à froid)
  7. Vérifier remplissage ballon ECS (purges OK, pas d'air)
  8. Vannes d'isolement OUVERTES partout (oubli classique → débit nul → sécurité PAC)
  9. Inhibiteur ajouté au circuit (Sentinel X100 ou Fernox F1)
  10. Antigel propylène glycol si monobloc altitude (25-30 % > 1000 m)

2. Démarrage

  1. Remettre le disjoncteur PAC, attendre temporisation (souvent 3 min de délai antichoc)
  2. La régulation détecte la PAC, lit les sondes, vérifie T° ext OK
  3. Demande chauffage (température consigne au-dessus de la T° intérieure)
  4. Le compresseur démarre (entendre le bruit caractéristique)
  5. La pompe de circulation démarre
  6. Le ventilo UE tourne
  7. Surveiller les pressions BP/HP au manifold
  8. Vérifier le sens de rotation de la pompe (bruit anormal sinon = inversion phase)
  9. ΔT départ/retour eau visible sur module : 5–7 K typique en régime stable

3. Mesures de mise en service à noter

MesureValeur typique R32 PACMon mesure
Pression BP (mode chaud)5–8 bar______ bar
Pression HP (mode chaud)28–35 bar______ bar
T° aspiration5–10 °C______ °C
T° refoulement60–85 °C______ °C
Surchauffe5–8 K______ K
Sous-refroidissement3–7 K______ K
T° départ eauselon loi d'eau (ex. 35-50 °C)______ °C
T° retour eau5-7 K en dessous départ______ °C
ΔT eau (départ - retour)5–7 K______ K
Débit eauselon module (ex. 18 L/min pour 8 kW)______ L/min
Ampérage compresseurvs plaque UE______ A
Pression circuit chauffage1,5–1,8 bar______ bar

Cette grille de mesures est à inclure dans ton dossier client (preuve audit RGE + traçabilité SAV ultérieur).

4. Réglages loi d'eau Savoie

Loi d'eau type plancher chauffant Chambéry vallée

  • T° ext −10 °C → T° départ 35 °C
  • T° ext +5 °C → T° départ 28 °C
  • T° ext +15 °C → arrêt chauffage

Loi d'eau type radiateurs basse T° Chambéry

  • T° ext −10 °C → T° départ 50 °C
  • T° ext +5 °C → T° départ 38 °C
  • T° ext +15 °C → arrêt chauffage

Loi d'eau type radiateurs haute T° (PAC HT)

  • T° ext −15 °C → T° départ 65 °C
  • T° ext +5 °C → T° départ 50 °C
  • T° ext +15 °C → arrêt chauffage

À adapter selon altitude et isolation. Au démarrage, mettre une loi d'eau « généreuse » quitte à la baisser dans 1 mois quand tu as les retours du client. Trop basse = client qui se plaint d'avoir froid. Trop haute = conso explose.

Paramétrage régulation — points à régler

  1. Loi d'eau : cf. tableaux ci-dessus, à adapter zone client
  2. Points de consigne T° intérieur : 19 °C jour, 17 °C nuit (ADEME standard)
  3. Plages horaires : jour / nuit / absent (week-end)
  4. ECS : 55 °C consigne (anti-légionellose), heures creuses pour produire si tarification HC/HP
  5. Mode anti-légionellose : 1× par semaine, montée à 65 °C pendant 30 min (réglage standard)
  6. Mode hors-gel (absence longue) : T° pièces 8–12 °C
  7. Sondes T° : vérification ohmmètre (CTN 10 K à 25 °C → ~10 kΩ)
  8. Délais antichoc / temporisation compresseur (souvent réglés usine, ne pas toucher)

5. Test mode ECS

  1. Demander production ECS via régulation (forcer charge ECS)
  2. Vanne 3 voies bascule (entendre clic, ou voir LED régulation)
  3. L'eau du circuit est dirigée vers serpentin ballon ECS
  4. T° ballon monte progressivement (compter 1–2 h pour passer de 30 à 55 °C sur 200 L)
  5. Pendant la charge ECS, le chauffage est en pause (priorité ECS standard)
  6. À la fin, la vanne 3 voies retourne en mode chauffage
  7. Vérifier qu'il y a bien de l'eau chaude au robinet (laisser couler 2 min)

6. Détection de fuite frigo finale

  1. Détecteur électronique calibré, en mode haute sensibilité
  2. Balayer tous les flares, raccords, soudures (UE + module + liaisons)
  3. Eau savonneuse en complément si bruit ambiant (chaufferie bruyante)
  4. Aucune fuite tolérée. Si bip → resserrer ou refaire le flare
  5. Note la conformité dans le dossier : « Détection fuite NF EN 14624, négatif. Date, signature. »

7. Documentation à remettre au client

  1. Notice utilisation simplifiée (régulation maison, modes principaux)
  2. Carnet d'entretien rempli (date pose, n° série, charge fluide, type fluide)
  3. Attestation F-Gas (capacité ≥ 1 kg)
  4. Procès-verbal de réception signé (PV chantier)
  5. Garanties constructeur (à activer en ligne, prévenir client)
  6. Conseils saison :
    • Pas couper l'hiver (PAC veille auto)
    • Mode absence pour vacances
    • Contrôle pression eau mensuel (1,5 bar)
    • Pas pelleter la neige sur l'UE
  7. Contact SAV + planning entretien annuel proposé
  8. Photos finales (UE en place, module, ballon, mises en service mesurées)

1. Atlantic — le français le plus distribué

Atlantic (France)

Position : très grosse présence en France, distribution Atlantic Pro étendue, formation accessible.

Gammes :

  • Alféa Excellia AI Tri : PAC haute T° (jusqu'à 65 °C départ), idéale rénovation radia fonte. Prix ~6 500–9 000 € HT matos selon puissance.
  • Alféa Extensa AI Tri : standard performant, R32, jusqu'à 16 kW. Prix ~5 500–7 500 € HT matos.
  • Alféa Hybrid Duo : PAC + appoint chaudière gaz intégré (pour rénovation conserve)
  • Calypso Connecté : ballon thermodynamique CET

Régulation : Cozytouch+ (intégration Tahoma Somfy native, appli mobile)

SAV : Atlantic Pro, pièces dispo via Atlantic, formations gratuites pour partenaires

Avantages : SAV français, distribution facile, gamme HT solide pour rénovation, intégration Cozytouch

Inconvénients : moins « premium » que Daikin / Viessmann en image, certains clients préfèrent

2. Daikin — le japonais leader mondial

Daikin (Japon)

Position : n°1 mondial PAC, gamme la plus présente Savoie en haut de gamme.

Gammes :

  • Altherma 3 H HT (EHVH/EHBH) : 70 °C départ, R32, climat froid OK jusqu'à -28 °C. Prix ~7 500–10 500 € HT matos.
  • Altherma 3 R (ERLA) : bibloc avec ECS intégrée option. Standard performant.
  • Altherma 3 M Monobloc (EBLA) : monobloc, pas de manipulation fluide à la pose. Idéal monobloc altitude avec antigel.
  • Altherma 3 Géothermique : pour ceux qui ont du foncier

Régulation : Madoka (régulation pro avec écran), Daikin Cloud Service / Daikin Onecta (appli)

SAV : Daikin Pro, pièces 24-48 h, formations Daikin Academy à Lyon ou en ligne

Avantages : qualité japonaise, gamme HT excellente pour rénovation, modèle climat froid robuste

Inconvénients : prix premium

3. Mitsubishi Electric — la spécialité climat froid

Mitsubishi Electric (Japon)

Position : star des stations savoyardes (Tarentaise, Maurienne) grâce à Zubadan

Gammes :

  • Ecodan Zubadan : maintient 100 % puissance jusqu'à -25 °C. Indispensable en haute altitude. Prix ~8 000–12 000 € HT matos.
  • Ecodan Hyper Heating : gamme plus standard, performant climat tempéré
  • Hydrobox : module ECS intégré ou séparé, accompagne Ecodan

Régulation : MELCloud (gratuit avec adapter MAC-887IF, fonctionne très bien)

SAV : excellent SAV pro, plateforme Mitsubishi Electric Pro très complète

Avantages : performance climat froid la meilleure du marché, fiabilité

Inconvénients : prix élevé, gamme moins large qu'Atlantic ou Daikin

4. Panasonic — bon rapport qualité/prix performance climat froid

Panasonic Aquarea (Japon)

Position : bonne alternative Mitsubishi pour le climat froid

Gammes :

  • Aquarea T-Cap : maintient 100 % puissance jusqu'à -15 °C. Performance solide en climat froid moyen (vallée alpine, plateaux). Prix ~6 500–9 500 € HT matos.
  • Aquarea High Performance : gamme standard, climat tempéré
  • Aquarea L Generation : dernière gamme R290 (PRG 3, écolo)

Régulation : Aquarea Smart Cloud (appli)

Avantages : rapport qualité/prix, gamme R290 disponible (anticipation phase-down R32)

Inconvénients : SAV moins étoffé que Daikin / Mitsubishi en province

5. Viessmann — l'allemand premium

Viessmann (Allemagne)

Position : haut de gamme, robustesse allemande, prix élevé

Gammes :

  • Vitocal 200-S : bibloc R32, gamme moyenne. Prix ~7 500–10 000 € HT matos.
  • Vitocal 250-A : monobloc + module hydraulique séparé
  • Vitocal 350-A : gamme haut de gamme
  • Vitocal 222-A : avec ballon ECS intégré

Régulation : Vitotronic, app ViCare

Avantages : qualité allemande, durée de vie longue (15-20 ans courant)

Inconvénients : prix élevé, distribution moins répandue que Atlantic ou Daikin

6. Bosch / Buderus — l'autre allemand

Bosch / Buderus (Allemagne)

Position : qualité solide, prix milieu de gamme

Gammes :

  • Bosch Compress 7400i : PAC R290 nouvelle gen
  • Buderus Logatherm : gamme bibloc et monobloc

Avantages : robustesse, gamme R290

7. De Dietrich — le français concurrent d'Atlantic

De Dietrich (France/Allemagne, groupe BDR Thermea)

Position : bonne qualité, prix milieu de gamme, distribution chauffagistes

Gammes :

  • Alézio : PAC A/E classique
  • Strateo : avec ECS intégré
  • Kaliko : CET

8. Stiebel Eltron — le spécialiste allemand

Stiebel Eltron (Allemagne)

Position : spécialiste PAC depuis 50 ans, qualité industrielle

Avantages : COP record, gamme géothermique très complète

Inconvénients : peu distribué en France, formation spécifique requise

9. Réflexes choix marque selon situation

📌 Recommandations selon zone et besoin client

  • Vallée Chambéry / Annecy / Grenoble (T° base -10 °C) : tout marche. Choisir selon SAV régional, budget client, image marque.
  • Plateaux Bauges / Chartreuse / Vercors (T° base -15 °C) : privilégier Daikin H HT, Atlantic Excellia, Mitsubishi Ecodan.
  • Tarentaise / Maurienne (T° base -18 à -20 °C) : Mitsubishi Zubadan obligatoire, ou Panasonic T-Cap, Daikin H HT en deuxième choix.
  • Rénovation radia fonte ancien : PAC haute T° → Atlantic Excellia, Daikin H HT, ou Stiebel WPL.
  • Construction neuve PCBT BBC : tout marche, choisir selon budget. Daikin Altherma 3 R ou Atlantic Extensa AI très bons.
  • Client domotique Tahoma Somfy : Atlantic ou Saunier Duval (intégration native).
  • Client souhait écolo R290 : Vaillant, Bosch Compress, Panasonic L Gen, Viessmann 250-A R290.

10. Stratégie marque solo

Stratégie pratique pour démarrer

Un solo qui démarre devrait choisir 2 marques principales : 1 française qui couvre bien le marché courant + 1 japonaise pour le haut de gamme et climat froid.

  • Combinaison fréquente : Atlantic + Daikin (couvre 80 % des chantiers Savoie)
  • Combinaison alpine pure : Mitsubishi Ecodan + Atlantic Excellia (climat froid + rénovation)
  • Tu peux toujours poser d'autres marques en chantier ponctuel, mais tes formations / outils / habitudes seront ancrées sur ces 2 marques principales

Pour la formation : Atlantic Pro et Daikin Academy sont gratuites pour les partenaires. Profites-en dès que tu as ton activité ouverte.

Pièges classiques pose PAC A/E

1Désembouage zappé sur ancien réseauConséquence : échangeur PAC encrassé en 6 mois, perte 30–50 % perfo, garantie HS. Fix : non négociable sur réseau > 15 ans.
2UE au sol sans surélévation hiverFix : 30–50 cm minimum surélevé. Sinon UE bloquée par 30 cm de neige début janvier.
3Sonde extérieure en plein soleilFix : nord ou nord-est, ombre permanente, à mi-hauteur de mur, jamais sous gouttière ou évacuation chaude.
4Vase d'expansion sous-dimensionné ou mal pré-gonfléFix : 8–10 % du volume circuit. Pré-pression = hauteur d'eau au-dessus du vase.
5Pas de filtre/pot à boue avant moduleFix : filtre magnétique sur retour PAC obligatoire. Sinon premiers résidus = échangeur encrassé.
6Évacuation condensats UE sur trottoirFix : canaliser vers regard / puits perdu / massif drainant. Sinon plaque verglas + responsabilité civile.
7Loi d'eau par défaut non adaptéeFix : régler T° base zone (Chambéry -10, plateau -15). Vérifier conso 1ère saison et ajuster.
8Différentiel Type AC posé au lieu de A ou FFix : obligatoire Type A ou F sur PAC inverter (composantes DC dans courant fuite).
9Vannes d'isolement absentes côté moduleFix : indispensables pour entretien/SAV ultérieur. Sans elles = vidange complète à chaque intervention.
10Bouteille de découplage zappée sur PCBTFix : à étudier au cas par cas (constructeur recommande souvent). Surtout si plusieurs circuits hétérogènes.
11Soupape 3 bar pas raccordée à l'évacuationFix : obligatoire au siphon/égout, sinon dégât des eaux le jour où elle s'ouvre.
12Charge frigo complément non calculéeFix : formule constructeur (typique 50 g/m PAC A/E). Peser à 10 g près.

📋 Fiche identité — appel SAV

  • Durée appel : 5–15 min
  • Objectif : identifier le problème, estimer le tarif, planifier l'intervention
  • Outils : bloc-notes, accès historique client (logiciel ou papier), liste des codes erreur courants
  • Délivrable : RDV planifié, devis estimatif oral, attentes client cadrées

1. Script type d'appel SAV

Phase 1 — accueil + identification (1 min)

  • « Bonjour, [Nom de ton entreprise], [ton prénom] à l'appareil. Que se passe-t-il ? »
  • Laisser le client s'exprimer pendant 30 sec, ne pas interrompre
  • Demander : « Vous êtes déjà client chez nous ? J'aimerais retrouver votre dossier. »
  • Si déjà client : chercher fiche dans logiciel ou papier (date pose, modèle, dernière intervention)
  • Si nouveau : noter nom, adresse, téléphone, demander où il a eu ton numéro

Phase 2 — questions techniques (5–10 min)

  1. Marque + modèle (lire sticker UE) + année de pose
  2. Code erreur affiché ? (sur télécommande ou écran module)
  3. Symptôme exact :
    • Ne démarre pas du tout
    • Démarre puis s'arrête
    • Ne chauffe plus / ne refroidit plus
    • Fuit (eau / fluide)
    • Fait du bruit anormal
    • Pression eau qui chute (PAC)
    • Disjoncte au tableau
  4. Depuis quand ? Brutal ou progressif ?
  5. Conditions au moment de la panne (T° ext, demande de chauffage forte, redémarrage après coupure ?)
  6. Tableau : disjoncteur sauté ? différentiel sauté ? Demander de réenclencher 1 fois
  7. Si PAC : vérifier pression circuit chauffage (manomètre module) :
    • 1,5–1,8 bar = OK
    • < 1 bar = manque d'eau, faire compléter
    • > 3 bar = surpression, soupape ouverte
    • 0 bar = fuite ou vase HS
  8. L'installation a-t-elle son entretien annuel à jour ? Dernière visite quand ?
  9. Avez-vous fait quelque chose de particulier récemment ? (déménagement, travaux, coupure élec EDF)

Phase 3 — pré-diag + estimation (2 min)

  • Tu poses ton diagnostic au tel (cf. tableau ci-dessous)
  • Tu donnes un ordre de prix : « Si c'est [X], comptez environ [Y] € HT en intervention. Si c'est [Z], plus complexe, prévoir [W] €. »
  • Tu accordes le déplacement avec le client : « Je vous propose de passer [date]. Mon déplacement est de [X] € HT pour ce secteur, ma main d'œuvre [Y] € HT/h. »
  • Tu confirmes : « Vous acceptez ces conditions ? »

Phase 4 — confirmation (1 min)

  • SMS récap immédiat : date / heure / adresse / motif intervention / tarif convenu
  • Demander disponibilité (1 plage de 2 h, pas « de 9 h à 18 h »)
  • Confirmer 24 h à l'avance

2. Diag téléphonique fréquents

Symptôme clientCause probable (70 % des cas)Action
« Disjoncte »Différentiel HS ou défaut isolement compresseurDéplacement, multimètre, remplacement diff ou expertise compresseur
« Plus de chaleur » PAC + code « pression eau basse »Fuite circuit ou vase d'expansion HSFaire compléter à 1,5 bar au tel, déplacer si refait
« Pas froid » climFiltres bouchés ou charge insuffisanteFaire vérifier filtres au tel, déplacement si toujours pas
« Bruit nouveau »Ventilo UE (corps étranger) ou compresseur (fatigué)Déplacement obligatoire
« Goutte au plafond » (UI)Bouchage évacuation condensatsDéplacement, déboucher
« Code erreur U2 / E1 »Souvent comm UI/UE ou alimDéplacement, multimètre + détection
« Plus rien »Coupure alim, fusible UE, transfoDemander tableau, déplacement

3. Quand refuser l'intervention

⚠ Cas de refus légitimes

  • Hors zone géographique habituelle (proposer collègue local)
  • Marque rare que tu ne connais pas (orienter vers SAV constructeur)
  • Installation auto-construite ou bricolée par un précédent installateur (refuser de prendre la garantie)
  • Client agressif au tel (signal d'alerte fort, anticiper litige)
  • Demande de SAV sur installation que tu n'as pas posée + sous garantie constructeur (l'envoyer chez son installateur d'origine)
  • Astreinte nuit / weekend si tu n'as pas de système d'astreinte (pas obligatoire, à décider)

1. Avant de sortir du camion (1 min)

  1. Relire la fiche d'intervention (sympôme, code erreur, modèle)
  2. Vérifier que tu as les outils essentiels dans ta caisse main : multimètre, manifold, détecteur fuite, lampe
  3. Carte pro / carte d'identité accessible
  4. Sourire (oui, c'est sérieux : ça change le contact)

2. À l'arrivée (5 min)

  1. Saluer + se présenter, présenter carte pro
  2. Faire valider verbalement le tarif horaire / forfait avant intervention
  3. Demander à voir où se trouve l'installation + le tableau élec
  4. Demander historique pannes / interventions précédentes (souvent le client a oublié de te le dire au tel)
  5. Lire le code erreur sur l'écran (photo systématique pour ton dossier)
  6. Test simple immédiat : redémarrer 1 fois après coupure complète 2 min (souvent ça résout)
  7. Si pas résolu : passer en diag complet (cf. Diag clim ou Diag PAC)
  8. Pour PAC : vérifier pression circuit + voir compteur EDF (en panne ou délestage ?)

3. Outils à sortir systématiquement à l'arrivée

  • Multimètre TRMS (Fluke 117 ou équivalent)
  • Pince ampèremétrique TRMS
  • Manifold + flexibles
  • Détecteur fuite calibré
  • Lampe frontale (chaufferies sombres)
  • Téléphone avec PDF notice modèle (si pas mémorisé)
  • Bloc-notes + stylo (toujours noter les mesures)
  • Bâche de protection (chaufferies parfois sales)

4. Communication client pendant l'intervention

  • Annoncer ce que tu fais à voix haute : « Je vais d'abord vérifier la pression circuit, puis lire l'historique alarmes. Comptez 30 min pour le diag. »
  • Tenir au courant des étapes : « OK, j'ai trouvé l'origine : c'est [X]. Je peux réparer maintenant en 1 h, ça vous fera environ [Y] € HT. »
  • Demander accord avant chaque dépense : « Pour réparer, j'ai besoin de [pièce] qui coûte [prix]. Je peux y aller ? »
  • Pas de jargon : parler en termes compréhensibles. Pas « la sonde NTC10K est HS, j'ai besoin d'un thermistor » mais « un capteur de température est mort, j'ai la pièce dans le camion »
  • Ne pas critiquer le précédent installateur même si tu vois un travail bâclé : tu te grandiras pas en rabaissant un confrère. « C'est une vieille installation, on va l'améliorer » suffit.

Diag clim air/air

Arbre de décision

  1. Aucun signe de vie → vérifier alim (multim aux bornes UI), fusible UI, télécommande (piles)
  2. Démarre puis disjoncte → courant pic compresseur, ampéremètre au démarrage, vérifier différentiel Type A/F
  3. Souffle tiède en froid → mesurer ΔT air UI, mesurer BP/HP, soupçonner sous-charge ou échangeur encrassé
  4. Souffle froid en chaud → vanne 4 voies bloquée OU mode mal sélectionné
  5. UE ne démarre pas mais UI souffle → bus comm, sondes UE, carte UE
  6. Bruit anormal compresseur → vibrations supports (resserrer) ou compresseur fatigué
  7. Goutte au plafond depuis UI → évacuation condensats bouchée, déboucher
  8. Givre sur tube UE en froid → sous-charge / restriction filtre / détendeur

Tests systématiques

  1. Mesures pressions BP/HP (compresseur en marche stabilisé 5 min)
  2. ΔT air UI mode froid (8–12 K) et chaud (18–24 K)
  3. Surchauffe (5–8 K cible)
  4. Sous-refroidissement (3–7 K cible)
  5. Ampérage compresseur vs plaque
  6. Test étanchéité (détecteur élec)
  7. Vérifier état échangeurs (poussière / boue ailettes UE)
  8. Vérifier filtres UI (encrassement)

Diag PAC air/eau

Arbre de décision

  1. Plus de chaud / radia froids → vérifier pression circuit chauffage en premier (1,5 bar mini)
  2. Pression chute toute seule → fuite circuit (radia, vanne, soupape), trouver et réparer
  3. Erreur communication → câble bus UE↔module, polarité, isolation
  4. UE démarre 30 s puis arrête → sécurité HP/BP, manque de gaz, échangeur sale, débit eau insuffisant
  5. Disjoncte au démarrage → courant pic compresseur, vérifier différentiel Type A/F présent
  6. Fonctionne mais pas chaud → loi d'eau réglée trop bas, mode ECS bloqué actif, vanne 3 voies HS
  7. ECS pas chaude → résistance appoint HS, sonde ballon, vanne 3 voies, anode
  8. Conso explose → appoint élec qui tourne en permanence (vérifier programmation)

Tests systématiques PAC

  1. Pression circuit chauffage (1,5–1,8 bar à froid)
  2. T° départ et retour eau (ΔT 5–7 K en régime stable)
  3. Débit (débitmètre module si présent)
  4. Pressions frigo BP/HP en mode chauffage
  5. Surchauffe / sous-refroidissement
  6. Sondes T° (ohmmètre vs courbe)
  7. Test étanchéité fluide (détecteur)
  8. Lecture historique alarmes régulation
  9. Vérifier état du filtre/pot à boue (ouvrir, observer)

1. Méthodologie d'analyse

  1. Photographier l'écran avec le code visible (UI ou télécommande ou module)
  2. Noter le contexte :
    • T° extérieure au moment de la panne
    • Mode (chauffage / froid / ECS)
    • Combien de temps depuis l'erreur
    • L'erreur revient-elle après reset ?
  3. Couper alim 2 min et redémarrer 1 fois (parfois résout transitoire)
  4. Si erreur revient : consulter notice constructeur ou table ci-dessous
  5. Aller dans le menu service / installateur (souvent code accès 0000, 1234 ou code constructeur)
  6. Lire l'historique alarmes :
    • Combien de fois cette erreur est-elle apparue ?
    • À quelle fréquence (1× par mois, 1× par semaine, 1× par jour) ?
    • D'autres erreurs concomitantes ?
  7. Identifier la cause probable selon table constructeur
  8. Test ciblé (sonde, alim, débit, pression, charge selon orientation)

2. Daikin — codes courants

CodeSignificationDirection diagnostic
U0Pression basse / charge insuffisanteDétection fuite, mesures BP/HP
U2Tension d'alim incorrecteMultimètre tableau, sections câble, puissance souscrite
U4 / UFErreur communication UE↔UICâble bus, polarité, isolation, parasitage
U7Erreur transmission UI / UEBus comm, câble blindé, distance excessive
UHErreur identification UI multi-splitAdressage UI, dipswitch
A1Erreur PCB UICarte UI à remplacer (après vérif sondes)
A3Système condensats UIPompe condensats (cassettes), évacuation
A5Sonde T° UI défectueuseTest ohmmètre vs courbe
A6Moteur ventilo UITest ventilo, alimentation, palier
C4 / C5Sonde T° tube UITest ohmmètre, refixer si décollée
C9Sonde T° aspiration UIIdem
E1Erreur PCB UEDiagnostic carte, tests préliminaires
E5Surcharge compresseurCharge frigo, échangeur encrassé, blocage mécanique
E6Démarrage compresseur défaillantDémarreur, condensateur, isolement bobinage
F3T° refoulement compresseur trop hauteCharge insuffisante, surchauffe, ventilation UE
L4Surchauffe carte UE / radiateurVentilation UE, carte, ambiance
L5Surcharge inverter compresseurSur-charge gaz, échangeur encrassé, étape variateur
P4Sonde radiateur évaporateurTest ohmmètre
R6Sonde antigelTest ohmmètre, accès

3. Mitsubishi Electric — codes courants

CodeSignificationDirection diagnostic
P1Sonde air UITest ohmmètre
P2Sonde tube UITest ohmmètre
P4Drain switch / bac pleinÉvacuation condensats, pompe relevage
P5Pompe à condensatsTester pompe, niveau eau, flotteur
P6Antigel évaporateurSonde, débit air, charge
P8T° tube UESonde, pression
E0 / E1 / E2Communication télécommandeCâble télécommande, adressage
E6 / E7Communication UI / UECâble bus, polarité
U2Surchauffe sortie compresseurCharge, ventilation, refoulement
U3Sonde refoulementTest ohmmètre
U6Surchauffe compresseur (interne)Démarrage difficile, mécanique compresseur
U8Erreur ventilo UEMoteur, palier, capteur
UFCompresseur bloqué au démarrageCharge, mécanique, condensateur
FACircuit basse tensionAlim, transfo carte UE

4. Atlantic Alféa — codes courants

CodeSignification
E001Défaut sonde extérieure
E002Défaut sonde départ chauffage
E003Défaut sonde retour
E040Défaut communication module ↔ UE
E061Défaut sonde ECS
E102Pression eau circuit chauffage trop basse
E110Sécurité chauffage (anti-court-cycle)
E150Délestage (puissance souscrite atteinte)
E200Défaut compresseur UE
E209Manque de débit eau

5. Panasonic Aquarea — codes courants

CodeSignification
H12Capacité UE incompatible UI
H15Sonde refoulement compresseur
H21Capteur eau extérieur
H62Capteur débit eau
H75Protection compresseur basse T°
F15Verrouillage moteur ventilo UE
F23Anomalie circuit DC
F25Cycle inverse
F27Pressostat HP
F95Surchauffe condenseur

📌 Conseil pratique

Les codes erreur évoluent avec les modèles. Tiens à jour ton propre tableur de codes erreur rencontrés sur le terrain (modèle / code / cause confirmée / solution). Au bout de 2 ans, tu auras une base de données SAV unique qui te permettra de diagnostiquer au tel en 30 secondes.

1. Fuite frigo — le grand classique

📋 Fiche identité — réparation fuite

  • Fréquence : 25–40 % des SAV au-delà de 5 ans d'âge installation
  • Localisations habituelles : flares (60 %), Schraders (15 %), soudures (15 %), corps de vannes (10 %)
  • Durée intervention : 2–4 h selon ampleur
  • Tarif HT : 220–450 € forfait fuite + recharge, ou détaillé MO + pièces + fluide

Procédure

  1. Localiser précisément avec détecteur élec + eau savonneuse
  2. Photographier la fuite (dossier client + facture)
  3. Estimer la quantité de fluide perdue (différence entre charge nominale et charge restante mesurable au manifold)
  4. Récupérer le fluide restant avec station de récup (interdit purge atmosphérique)
  5. Réparer :
    • Si flare : re-flare (refaire le dudgeon proprement, écrou neuf, huile POE)
    • Si Schrader : remplacer la valve (kit valves Schrader 5–10 €)
    • Si soudure : brasage à l'argent + balayage azote
    • Si corps de vanne percé : remplacer le tronçon (intervention lourde)
  6. Test étanchéité azote 30–40 bar pendant 1 h, vérification eau savonneuse
  7. Tirage vide complet (< 250 µm Hg)
  8. Test remontée 10 min
  9. Recharge selon plaque + complément longueur
  10. Test étanchéité final avec détecteur élec
  11. Mise à jour registre F-Gas (kg récupérés, kg ajoutés, total)
  12. Photos finales

2. Pression circuit chauffage qui chute (PAC)

📋 Fiche identité — réparation fuite eau circuit

  • Fréquence : 30 % des SAV PAC, surtout sur installations > 7 ans
  • Localisations : radia (40 %), vases d'expansion (25 %), purgeurs auto (15 %), raccords module (15 %), enrobé chape PCBT (5 %)
  • Durée : 1–4 h selon localisation
  • Tarif HT : 150–500 € selon ampleur

Procédure de diagnostic

  1. Vérifier vase d'expansion (pré-pression OK ? membrane percée ?)
  2. Vérifier soupape 3 bar (ouvre toute seule = pression trop haute = vase HS)
  3. Vérifier purgeurs auto (parfois ferment mal et fuient)
  4. Vérifier raccords radia + vannes manuelles + thermostatiques
  5. Inspection visuelle complète de tout le circuit (taches d'humidité au sol, peinture qui cloque)
  6. Si rien visible : tester avec colorant fluo + lampe UV (kit Sentinel ~50 €)
  7. Si vraiment introuvable : caméra thermique sur murs (chape PCBT) — requiert FLIR ou loueur

Réparation selon localisation

  • Vase d'expansion HS : remplacement (50–150 € pièce + 1 h MO). Vidanger circuit, dévisser vase, remettre vase neuf, re-pressuriser.
  • Soupape qui s'ouvre : remplacement (20–40 € pièce + 30 min MO).
  • Purgeur qui fuit : remplacement (10–20 € pièce + 30 min MO).
  • Raccord radia qui suinte : resserrer ou refaire le joint (filasse + pâte ou téflon).
  • Fuite chape PCBT : grosse opération, devis spécialisé (bureau d'études + plombier carreleur). Plusieurs k€.

3. Sonde HS

📋 Fiche identité — remplacement sonde T°

  • Fréquence : 15 % des SAV (souvent à partir de 5-7 ans)
  • Sondes courantes : T° ambiance, T° tube UI, T° refoulement compresseur, T° extérieure, T° départ eau, T° retour eau, T° ECS
  • Coût pièce : 30–80 € selon sonde
  • Durée intervention : 30 min–1 h
  • Tarif HT : 120–200 € total

Procédure

  1. Identifier la sonde concernée (code erreur le dit en général)
  2. Tester à l'ohmmètre vs courbe constructeur :
    • Sonde CTN (NTC) 10K à 25 °C → 10 kΩ ± 5 %
    • À 0 °C → ~33 kΩ
    • À 50 °C → ~3,9 kΩ
  3. Si valeur HS (court-circuit / circuit ouvert / valeur farfelue) : remplacer
  4. Couper alim machine
  5. Démonter sonde :
    • Capteur ambiance UI : souvent dans le bornier UI
    • Capteur tube : clipsé sur tube cuivre (collier)
    • Capteur extérieur : visse sur le boîtier mural
  6. Pose sonde neuve (référence constructeur ou compatible)
  7. Refaire la connexion bornier propre (cosses serrées)
  8. Reset alarmes machine
  9. Test fonctionnement (mode chauffage ou ECS, vérifier que la régulation lit la bonne T°)

4. Carte électronique HS (rare mais coûteux)

📋 Fiche identité — remplacement carte UE/UI/module

  • Fréquence : 5–8 % des SAV (souvent foudre, surtension, vétusté)
  • Coût pièce neuve : 400–1 200 € selon modèle
  • Durée intervention : 1–2 h
  • Tarif HT total : 600–1 800 €

⚠ Avant de remplacer une carte, vérifier 3 fois

90 % des « cartes HS » annoncées par les clients ou par d'autres pros sont en réalité : charge frigo (sous/sur), encrassement échangeur, sondes HS, mauvaise alimentation élec, paramètres régulation foireux. Diagnostiquer méthodiquement avant de remplacer une pièce coûteuse.

Tester la carte avant remplacement : alimentation 230 V présente, fusibles intacts, LEDs qui s'allument, communication entrante/sortante (oscilloscope si pro).

Procédure

  1. Confirmer le diagnostic : tests poussés sur carte avant remplacement
  2. Commander la pièce avec n° série exact (souvent 5-10 j de délai)
  3. Devis client signé avant commande
  4. Le jour J :
    • Couper alim générale
    • Photographier les connexions de l'ancienne carte (toutes)
    • Démonter (vis du capot + dévissage carte)
    • Mettre la nouvelle carte (souvent même fixation)
    • Refaire chaque connexion en suivant les photos
    • Vérifier microswitch / DIP switch souvent à recopier de l'ancienne (configuration)
    • Remettre alim, vérifier démarrage
    • Reset alarmes
    • Test fonctionnement complet (cycle chauffage + ECS)
  5. Garantie : 1 an constructeur sur la pièce
  6. Renvoyer l'ancienne carte au constructeur si demandé (souvent le cas pour analyse)

5. Compresseur HS — la grosse opération

📋 Fiche identité — remplacement compresseur

  • Fréquence : 1–3 % des SAV (souvent > 10 ans, manque entretien)
  • Coût pièce neuve : 600–2 000 € selon puissance
  • Durée intervention : 4–8 h
  • Tarif HT total : 1 500–3 500 €

Décision : réparer ou remplacer la machine ?

Sur une PAC de 8-10 ans, un compresseur HS peut signifier : 1 800 € de réparation pour repartir 2-5 ans, contre 8 000 € de PAC neuve pour 15 ans. Calcul à faire avec le client. Si la PAC a déjà eu plusieurs SAV : souvent plus rentable de remplacer.

Procédure (résumé — opération lourde, cf. formation continue pour détails)

  1. Confirmer diagnostic (test isolement bobinage, test démarrage, mesure ampérage)
  2. Devis client + commande pièce
  3. Récupérer fluide (station récup)
  4. Couper liaisons (brasage à dessouder côté UE)
  5. Dépose compresseur (à 2 personnes, lourd)
  6. Pose compresseur neuf (carcasse, fixations, supports antivibration)
  7. Brasage des nouvelles liaisons internes UE (sous balayage azote)
  8. Remplacement filtre déshydrateur (mandatory, sinon humidité résiduelle = compresseur HS rapide)
  9. Test étanchéité azote
  10. Tirage vide profond et long (compter 1-2 h)
  11. Recharge fluide neuf (récupéré + complément, ou totalement neuf si ancien fluide pollué)
  12. Mise en service et tests
  13. Garantie pièce 1 an constructeur

Finir l'intervention SAV

Avant de quitter le client

  1. Vérifier que la panne est vraiment résolue (test cycle complet 15-20 min)
  2. Reset alarmes + vérifier qu'aucune ne revient pendant le test
  3. Faire le tour avec le client : expliquer la cause + le geste fait, en mots simples
  4. Mettre à jour le registre F-Gas si intervention sur frigo (charge ajoutée, fluide récupéré)
  5. Photographier l'installation après réparation (état final)
  6. Édition bon d'intervention papier : cause identifiée, geste réalisé, pièces remplacées, fluide ajouté, durée, recommandations
  7. Signature client + paraphe sur chaque page
  8. Encaisser ou indiquer modalité paiement (chèque, virement, échéance)
  9. Conseiller un contrat d'entretien si pertinent (et que ça n'existe pas)
  10. Programmer un contrôle 1 mois plus tard si intervention majeure (compresseur changé, fuite réparée)

Cas particulier : intervention sous garantie constructeur

  • Vérifier la date de pose et la date de mise en service au carnet
  • Si toujours sous garantie : appel au SAV constructeur pour pré-accord pièce avant remplacement
  • Procédure d'envoi de la pièce HS au constructeur (souvent contre échange)
  • Facturation au client : déplacement + main-d'œuvre seulement (pas la pièce, prise en charge)
  • Remplir le formulaire de garantie en ligne ou papier

Si la panne n'est pas résolue

Avant de partir, lever toute ambiguïté

  • Expliquer clairement : « Je n'ai pas pu finir, voici ce qui me manque pour la prochaine fois » (pièce à commander, expertise complémentaire, équipement spécial)
  • Donner un délai : « Je reviens [date], avec [pièce X] »
  • Facturer le déplacement + diag du jour (ou bien : décaler tout sur le retour, à toi de décider — selon la complexité et l'effort fourni)
  • Si le client est mécontent : proposer un geste commercial (-15 % sur la facturation finale par exemple)
  • Email récap dans la foulée : ce qui a été fait, ce qui reste, le délai, le coût

Tarifs SAV Savoie 2026 (HT, indicatif)

Déplacement (jusqu'à 30 km)
45–80 € HT
Déplacement (30–60 km)
60–120 € HT
Heure de MO sur place
55–75 € HT
Forfait diag complet
80–150 € HT
Recharge fluide R32 (kg)
75–120 € HT/kg
Forfait fuite + recharge
220–450 € HT
Sortie weekend
+50 % majoration
Astreinte nuit (22h–6h)
+100 % majoration

Penser à la rentabilité solo

Cible CA solo

Un solo qui veut rentabiliser doit viser 380 €/jour facturable minimum en MO (équivalent ~50 € HT/h sur 7 h facturables). Le SAV est facturé plus haut que la pose (45–60 € net heure pose vs 55–75 € net heure SAV) pour compenser le déplacement court et la complexité diag.

Stratégies de tarification SAV

  • Forfait diag : vendre une heure forfaitaire de diagnostic à 80–120 € HT, qui couvre déplacement + diag + 1 réparation simple. Au-delà, devis détaillé sur place.
  • Tarif horaire au-delà : 60–75 € HT par heure complète au-delà du forfait.
  • Pièces : facturer prix achat + 30–50 % de marge (sondes, joints, vannes). Justifier le délai d'approvisionnement.
  • Fluides : facturer prix achat × 2 (gestion, transport, stockage, perte).
  • Frais déplacement : au km au-delà de 30 km (0,50–0,80 € HT/km), forfait dans la zone proche.

Geste commercial

  • Client de longue date avec contrat d'entretien : -10 à -15 % sur le déplacement
  • Client qui a un chantier en cours chez toi : regrouper les interventions (un seul déplacement)
  • Réparation chez un client qui a recommandé d'autres clients : déplacement offert, MO standard

Astreinte — vraie organisation

L'astreinte solo est dure

Faire de l'astreinte 7j/7 en solo = burnout assuré en 2 ans. Solutions :

  • Limiter l'astreinte à tes clients sous contrat d'entretien (filtre)
  • Tarifs astreinte clairement majorés (×1,5 weekend, ×2 nuit) et acceptés à la signature du contrat
  • Constituer un réseau de 2-3 confrères pour se relayer (permanence tournante)
  • Renvoyer aux SAV constructeurs sous garantie (Daikin, Atlantic ont leur propre astreinte)
Règle 1 : hors tension. Toujours. Tu ne raccordes jamais un câble sous tension, même « 2 secondes ». Une étincelle dans une boîte 230 V au moment du contact = brûlure, arc, cardiaque possible. Ça prend 30 secondes de couper, ça prend 30 ans de regretter.
Règle 2 : ce que tu ne sais pas, tu ne touches pas. Si le tableau est bordélique, vétuste, ou que tu ne comprends pas un câblage : tu fais venir un électricien. C'est pas un échec, c'est de la lucidité pro.

Habilitations électriques — qu'est-ce qui t'autorise quoi ?

Le code du travail (art R4544-9 et R4544-10) impose une habilitation pour intervenir sur ou à proximité d'installations électriques. Pour un frigoriste, voici la grille de lecture :

TitreCe que ça autorisePour ton métier ?
B0 / H0Travailler à proximité d'une installation BT (bâtisseur, peintre…). Aucune intervention électrique.Insuffisant
BSRemplacement à l'identique : prise, interrupteur, ampoule. Pas de raccordement neuf, pas de tableau.Limite (ne couvre pas la pose d'une ligne)
BRChargé d'intervention BT générale : dépannage, raccordement, mesurage. Tu peux faire la VAT et consigner pour ton propre compte.Standard frigoriste
B1V / B2VExécutant (B1V) ou chargé de travaux (B2V) au voisinage de pièces nues sous tension. Pour chantiers neufs lourds.Utile si tu fais des travaux en aval d'un tableau ouvert vivant
BCChargé de consignation : tu poses ta condamnation, ton macaron, tu signes. Tu peux consigner pour un autre.Recommandé si tu interviens souvent en collectif ou tertiaire
BE manœuvreManœuvres sur tableau (réarmement, essai). Souvent inclus dans BR.OK si tu n'as que BS, mais BR est mieux

Dans la pratique pour toi

La combinaison standard d'un frigoriste solo est B1V – BR – BC. Formation initiale 3 jours (~700 € HT), recyclage tous les 3 ans (~350 € HT). Ton patron (ou toi en EI) signe ton titre d'habilitation. Sans titre signé, tu n'es pas habilité, point.

Tension et systèmes que tu vas rencontrer

  • Mono 230 V (Phase + Neutre + Terre) — la quasi-totalité du résidentiel français. Plafond pratique : ~12 kVA souscrit, parfois 18 kVA en zone rurale. Couleurs : marron ou rouge = phase, bleu clair = neutre, vert/jaune = terre.
  • Tri 400 V (3 phases + N + T) — gros résidentiel, PAC ≥ 12 kW, gîtes ruraux, tertiaire. 5 fils. Couleurs phases : marron/noir/gris (ou rouge/marron/noir sur câbles plus anciens).
  • Tri 400 V sans neutre (3P + T) — rare en résidentiel mais possible en tertiaire ou ancien. Tu vérifies à la pince ampèremétrique avant de raccorder.
  • TBTS 12/24 V DC — bus de communication entre UE et UI sur certaines marques (Mitsubishi MN bus, Daikin), thermostat filaire. Pas dangereux mais sensible aux parasites.

⚠ Le piège du conducteur bleu

En mono, le bleu = neutre. En tri, le bleu peut être une phase (rare mais possible sur câbles anciens U-1000 RO2V avant la norme actuelle). Toujours contrôler à la pince ampèremétrique ou multimètre avant de raccorder. Tu prends le câble pour ce qu'il dit, pas pour ce qu'il devrait dire.

Le minimum vital à comprendre

Ce que tu dois savoir lire en regardant un tableau

  • Le disjoncteur d'abonné (souvent en haut, dit aussi disjoncteur de branchement, marqué Enedis) — tu n'y touches pas, tu peux juste l'ouvrir pour couper l'arrivée Enedis.
  • Le différentiel de tête ou les inter-différentiels par rangée — calibre 30 mA en résidentiel, type AC / A / F selon ce qui est protégé en aval.
  • Les disjoncteurs divisionnaires (1 par circuit) — calibre adapté à la section de câble derrière.
  • La barrette de terre — verte/jaune, où tous les conducteurs de protection se rejoignent.
  • Les bornes du peigne (horizontal pour la phase, ou vertical pour le neutre) — la barre cuivre qui relie les disjoncteurs entre eux.

Fiche identité — Consignation pour ton intervention

Procédure standard pour un frigoriste qui pose ou répare une ligne dédiée. Niveau d'habilitation requis : BR (BC si tu te consignes formellement à toi-même).

Durée
2 à 5 min
Outils clés
VAT + cadenas + multimètre
Norme
NF C 18-510
Niveau
Critique

Tes outils de consignation

VAT (vérificateur d'absence de tension) bipolaire
Catu CL110, Chauvin Arnoux CA771, Fluke T130. Catégorie CAT III 1000 V minimum. Bipolaire, à LED, autotest intégré.
90 – 180 € HT
Cadenas de consignation rouge
Master Lock série 410 ou Brady. Anse 38 mm. Une clé unique, c'est toi qui l'as. Ne prête jamais.
12 – 25 € HT pièce
Étiquette / macaron de consignation
Brady ou Master Lock. Mention « Ne pas manœuvrer — chantier en cours » + ton nom + date.
5 – 10 € HT
Dispositif de condamnation universel
Brady SCL ou Catu MN-650 — barrette qui s'insère dans la fente du disjoncteur pour empêcher sa manœuvre.
15 – 30 € HT
Multimètre numérique
Fluke 117 ou 175, Chauvin Arnoux MX 24B. CAT III 600 V mini. Backup pour vérifier en parallèle de la VAT.
180 – 380 € HT
Pince ampèremétrique TRMS
Fluke 323 / 376 ou Chauvin F407. Indispensable pour vérifier intensité / identifier phases en tri.
200 – 450 € HT

Tes EPI électriques (équipements de protection)

  • Gants isolants classe 00 (500 V) ou 0 (1000 V) — Honeywell ou Sibille. Sous-gants coton dessous. Vérification visuelle avant chaque usage. Test périodique 6 mois en boîte d'essai.
  • Lunettes de protection EN 166 — contre l'arc électrique éventuel. Bollé, Uvex, 3M.
  • Tapis isolant 1 m × 1 m, classe 0 — utile si sol humide / cave / chaufferie. Catu MP-30.
  • Chaussures de sécurité S3 SRC isolantes — semelle composite, pas de coque acier conductrice.
  • Vêtements 100 % coton sous une polaire ou softshell — le synthétique fond sur la peau en cas d'arc.

La séquence VAT en 4 temps — à mémoriser

SÉPARER

Tu identifies le disjoncteur qui alimente le circuit (souvent étiqueté ; sinon tu te repères par la position et tu vérifies au pas suivant). Tu le bascules en position O / OFF. Si tu travailles sur le tableau lui-même, tu coupes au disjoncteur d'abonné (en haut du tableau) — sauf que tu n'y as pas le droit en clientèle sans accord de l'usager.

Astuce : photographie l'état du tableau avant toute manœuvre. Tu remettras tout dans l'ordre, et tu as une preuve si le client conteste plus tard que tel disjoncteur a été déclenché.
CONDAMNER

Tu poses ta barrette de condamnation dans la fente du disjoncteur basculé, tu mets ton cadenas dessus. Tu accroches ton étiquette avec ton nom et la date. Personne ne peut réenclencher tant que ton cadenas est là. C'est ton mécanisme contre la blague du client qui veut « juste tester un truc » pendant que tu raccordes la borne.

Ne fais jamais confiance à un disjoncteur baissé non-condamné. Le client, son fils, ou la femme de ménage peuvent le remonter par réflexe.
IDENTIFIER

Tu vas au point d'intervention (la boîte de raccord, la borne UE, le sous-tableau). Tu identifies les conducteurs sur lesquels tu vas travailler : phase(s), neutre, terre. Le but est d'isoler exactement ce que tu vas toucher, pas le voisinage.

VÉRIFIER (la VAT proprement dite)

Tu sors ta VAT bipolaire. Tu fais l'autotest (toujours en premier, sur une source connue sous tension : prise standard à proximité). Tu reviens à ton point d'intervention. Tu mesures phase / neutre, phase / terre, neutre / terre. La LED ou le bip ne doit s'allumer sur aucune mesure. Tu refais l'autotest pour valider que ta VAT n'est pas tombée en panne pendant la mesure.

La séquence d'autotest est obligatoire avant ET après. C'est ce que la formation BR t'apprend en 30 secondes mais qui te sauve si la pile de ta VAT vient de mourir au mauvais moment.

⚠ Ce qui t'inquiète

  • « Je vais croire que c'est éteint et toucher du 230 V »
  • « Le disjoncteur n'est pas étiqueté, je vais couper la mauvaise ligne »
  • « Je vais oublier ma condamnation et laisser un risque »
  • « La VAT pourrait tomber en panne pile au moment du test »

✓ Comment tu te rassures

  • Tu testes ta VAT sur une source connue avant ET après chaque mesure
  • Si l'étiquetage est douteux : tu coupes au général, et tu rétabliras circuit par circuit avec accord du client
  • Tu poses ton cadenas physiquement, étiquette avec ton nom — impossible d'oublier
  • Une VAT bipolaire avec autotest LED règle ce problème : si elle est HS, l'autotest le dit

Tu n'as pas la VAT sur toi

Tu ne travailles pas. Point. Pas de bricolage avec un tournevis testeur (interdit, dangereux, faux positifs). Pas de vague souvenir « j'ai bien éteint le disjoncteur ». Tu rentres chercher ta VAT, ou tu fais venir un confrère. Le code du travail (R4544-9) ne souffre pas d'exception sur ce point.

Cas spécial : tester une UE déjà raccordée

Avant d'ouvrir le capot bornier d'une UE pour, par exemple, mesurer une tension d'alimentation ou raccorder un câble bus, tu dois :

  1. Couper le disjoncteur dédié au tableau, condamner.
  2. Ouvrir le capot bornier UE (souvent 2-4 vis Phillips PH2 ou Torx T20).
  3. Identifier les bornes L / N / ⏚ (terre) sur le bornier de raccordement.
  4. VAT : phase/neutre, phase/terre, neutre/terre. Tu cherches du 0 V.
  5. Attention au condensateur sur les compresseurs ON/OFF : il peut rester chargé plusieurs minutes. Décharger via résistance 10 kΩ avant manipulation. Sur inverter, le bus DC reste sous tension 5 à 10 minutes après coupure secteur — vérifier au multimètre sur les bornes condensateur ou attendre que la LED rouge de la carte s'éteigne.

Anatomie d'un tableau résidentiel typique (post-2015)

Disjoncteur abonné (Enedis) ID 30mA Type A 63A 16A cuis 10A éclair 20A PC 32A cuis ← Rangée 1 (cuisine + éclairage + PC) Inter-différentiel + 4 disjoncteurs ID 30mA Type F 40A 20A UE clim ← Rangée 2 (clim/PAC dédiée) ID Type F obligatoire pour inverter Barrette de terre (PE) — verte/jaune DJ abonné = arrivée Enedis (tu n'y touches pas) | ID = inter-différentiel | DJ divisionnaire = 1 par circuit

Étapes pour comprendre un tableau en 5 minutes

Repérer le disjoncteur d'abonné

En haut, plus large que les autres, marqué Enedis (ou EDF sur les anciens). Calibre 15/45 A, 30/60 A ou 60/90 A — c'est ce qui détermine la puissance souscrite (ex. 30/60 A en mono = 12 kVA pour le seuil sup).

Si la PAC consomme 50 A en pic et que le disjoncteur d'abonné est calé à 45 A, la PAC fera disjoncter toute la maison à chaque démarrage. Vérifier la puissance souscrite avant pose.
Identifier les inter-différentiels (un par rangée)

Modules 2 pôles ou 4 pôles, marqués 30 mA, calibre 25/40/63 A. Type indiqué : AC (vieux), A (standard moderne), F (renforcé pour HF/inverter), B (variateurs DC industriels).

Pour ta clim/PAC inverter, tu cherches une rangée avec ID Type A ou F dispo. Sinon, tu en ajoutes un (sous-tableau dédié).
Compter les disjoncteurs divisionnaires libres

Modules 1 pôle (mono) ou 2/4 pôles (tri). Si toutes les places sont occupées : il faut un tableau d'extension ou un sous-tableau dédié (cf. cas concrets).

Localiser la barrette de terre

Verte/jaune, généralement en bas ou sur le côté. Tous les conducteurs PE des circuits y arrivent. Tu y connecteras le PE de ta nouvelle ligne dédiée.

Si tu ne vois pas de barrette de terre identifiable, ou si elle est attachée à de vieilles canalisations d'eau (interdit depuis 1991) : arrête, tu fais venir un électricien pour mise aux normes avant de poser.
Lire l'étiquetage des circuits

Chaque disjoncteur devrait porter une étiquette : « éclairage cuis », « PC séjour », « cumulus », etc. Étiquetage absent ou farfelu = tableau probablement non conforme = vérifier ce que chaque disjoncteur alimente avant manœuvre.

Tableau type Hager / Schneider / Legrand — repères marques

MarqueDisjoncteur d'abonnéDifférentielsDivisionnaires
SchneiderDT40 / Resi9 DB60iID Resi9iC60N (Resi9 XE)
HagerHD60 / HDBCDA, CDH, CDCMFN, MCN
LegrandDPN / DRXDX³ IDDX³ 6000
ABB / Eatonmoins fréquent en résidentiel

Vérifications rapides à l'arrivée

  • Le tableau ferme-t-il proprement ? Sinon : indice de tableau modifié non aux normes.
  • Y a-t-il une barre obturatrice sur les modules vides ? Sinon : non conforme, doigt accessible vers le rail = danger.
  • Les dominos ou Wago sont-ils en surplus dans le tableau ? Indice d'ajouts sauvages successifs.
  • Couleurs des conducteurs respectées ? (marron/rouge phase, bleu neutre, vert/jaune terre)
  • Date du tableau visible ? Souvent étiquette à l'intérieur ou millésime sur le coffret. Pré-2003 = méfiance, pré-1991 = mise à niveau quasi-obligatoire avant raccord PAC.

Le sous-tableau dédié — souvent ta meilleure parade

Quand le tableau d'origine est limite (places saturées, pas de Type A, ancien), tu poses un sous-tableau modulaire dédié à la clim/PAC en aval, alimenté par un disjoncteur 40 A C dans le tableau principal. À l'intérieur : différentiel 30 mA Type A ou F + disjoncteur(s) divisionnaire(s). Coffret Hager Vector VS108 (8 modules) ~30 € HT, ou Schneider Resi9 ~40 € HT. Comptes 350–600 € HT main d'œuvre + matériel pour un sous-tableau bien fait, à intégrer au devis.

Fiche identité — Tirer une ligne d'alimentation

Câble U-1000 R2V (rigide cuivre, gaine PVC) ou U-1000 RO2V (souple multibrin). Cheminement en gaine ICTA encastrée, en goulotte apparente PVC, ou directement sous chemin de câbles.

Durée
1 à 3 h
Difficulté
Moyenne
Norme
NF C 15-100 §771
Coût matos
25 – 80 € HT

Choisir et préparer le câble

Câbles que tu utilises selon le besoin

  • U-1000 R2V (3G2,5 / 3G4 / 3G6) — câble rigide d'alimentation, posé en goulotte ou ICTA. Le standard pour ligne UE clim/PAC. Couleur isolant : noir (ou parfois gris).
  • U-1000 RO2V (5G2,5 / 5G4) — multibrin souple, 5 conducteurs pour tri. Plus facile à passer dans une gaine étroite avec courbes.
  • H07 V-K — fil souple multibrin, à l'unité (rouge, bleu, vert/jaune) — pour les passages courts dans le tableau ou en goulotte sous tube IRL.
  • Câble bus 2×0,75 mm² blindé — communication UE/UI sur certaines marques. Belden 8723 ou équivalent. Chemin séparé du 230 V.
  • U-1000 R2V 5G1,5 — pour le bus 230 V (4 conducteurs sur Daikin S21 par ex.) si la marque l'exige. Voir notice constructeur.

3G ou 5G : qu'est-ce que ça veut dire ?

« 3G2,5 » = 3 conducteurs de 2,5 mm² dont un vert/jaune (le G = Grün/jaune-vert, c'est-à-dire la terre comprise dans le compte). Mono = 3G (P+N+T). Tri = 5G (3P+N+T). « 3×2,5 mm² » sans G veut dire sans conducteur de protection — pas pour toi.

Cheminement : 4 façons de faire passer ton câble

Goulotte PVC apparente (le plus courant en rénovation)

Goulotte Legrand DLP ou Iboco TM, fixée vis + cheville Fischer SX. Couvercle clipsable, séparation possible bus/alim. Dimensions usuelles : 60×40, 80×40, 105×35. Esthétique correct si tracé droit. Tu colles la goulotte le long de plinthes ou angles, jamais en travers d'un mur.

Goulotte « moulure » blanche aspect plinthe pour passer en bas de mur sans choquer le client.
Gaine ICTA encastrée (neuf, ou rénovation lourde)

Gaine Iboco ICTA Ø20 ou Ø25, posée dans la saignée du mur, rebouchée plâtre/MAP. Tu ne saignes pas un mur porteur sans accord et jamais en horizontal au-delà de quelques cm. Hauteur saignée mini 30 cm sous plafond ou au-dessus du sol. Cheminement à éviter dans les zones de fixation (cadres, tableaux).

Le rebouchage doit être au plâtre, pas au silicone : sécurité incendie et tenue mécanique.
Combles ou faux-plafond — le cheminement le plus rapide

Câble agrafé sur solive ou tiré dans gaine ICTA fixée par colliers Atlas. Distance entre fixations : 30 cm en horizontal, 40 cm en vertical. Ne pas poser à plat sur la laine de verre (tassement = échauffement). Si comble habitable : cheminement protégé en goulotte ou ICTA.

Façade extérieure jusqu'à l'UE

Goulotte PVC IP44 (ou mieux IP55) en extérieur, ou gaine ICTA + tube IRL si exposé UV/intempéries. Tu protèges spécifiquement les zones basses (50 cm du sol) contre choc avec tube IRL acier. Sortie de mur via boîte de dérivation IP55.

Tracer en suivant la descente d'eau pluviale ou un angle de façade pour disparaître visuellement.

Mode opératoire — séquence type pour tirer 20 m

1

Préparer

15 min
  • Mesurer la distance tableau → UE au mètre laser (Bosch GLM 50-27 C ~110 € HT) ou décamètre. Ajouter 1 à 2 m de marge pour les courbes et raccordements.
  • Calculer la chute de tension (cf. sous-onglet « Sections »). Choisir la section.
  • Acheter le câble à la couronne : 25 m, 50 m ou 100 m selon stocks (Rexel, Sonepar, Bricoman). Couronne 50 m de 3G2,5 ~28 € HT, de 3G6 ~75 € HT.
  • Préparer le tracé sur place : repérage à la craie ou marqueur effaçable.
2

Poser le cheminement vide

30 à 60 min
  • Goulotte : fixer tous les 30–50 cm, perçage Ø6 chevilles SX6, vis 4×40. Découpe goulotte à la scie à métaux ou pince à goulotte (Knipex 95 02 165). Angles intérieurs et extérieurs en accessoires (pas à la mitre).
  • ICTA : agrafer ou colliers, ne pas écraser, courbes mini 6× le diamètre (Ø20 → rayon 12 cm).
  • Boîtes de dérivation tous les 15 m max ou à chaque changement de direction important — IP44 mini en intérieur, IP55 en extérieur.
3

Tirer le câble

15 à 30 min
Préparer l'aiguille

Aiguille tire-fil nylon Ø3 ou 4 mm (Ridgid, Catu) — 20 m ~25 € HT. Tu enfiles d'abord l'aiguille dans la gaine ou la goulotte (par l'extrémité la plus difficile vers la plus accessible). Tu fixes le câble en bout d'aiguille avec scotch toilé ou tête de tirage.

Tirer doucement

Tu tires en continu, sans à-coups. Si ça résiste : tu pousses doucement de l'autre côté avec un aide, ou tu utilises du lubrifiant à câble (Megger LubriCab, ~12 € HT le tube).

Ne jamais tirer comme un bourrin : tu peux dénuder le câble dans la gaine, et tu ne le verras pas avant la mise en route (court-circuit à la première charge).
Laisser du mou aux 2 extrémités

30 à 50 cm de mou à chaque bout : tu auras besoin de cette marge pour repositionner la borne, refaire un sertissage, ou rallonger légèrement si la position UE bouge de 10 cm.

4

Connectique — préparer les bouts

10 à 20 min
  • Dénudage gaine : couteau d'électricien Knipex ErgoStrip 16 95 01 SB (~75 € HT) ou pince à dénuder Knipex MultiStrip 10 (~80 € HT). Tu dégaines 8 à 12 cm pour avoir de quoi raccorder propre.
  • Dénudage conducteurs : 8 à 10 mm, voire 12 mm pour borne à vis. Tu vises le repère sur la pince.
  • Embouts de câblage sur multibrin (RO2V, H07 V-K) : obligatoire. Embout cuivre étamé + pince à sertir Knipex 97 49 67 (~85 € HT). Couleurs normalisées : 0,5 mm² blanc, 0,75 mm² gris, 1 mm² rouge, 1,5 mm² noir, 2,5 mm² bleu, 4 mm² gris (foncé), 6 mm² jaune, 10 mm² rouge.
  • Cosses sur conducteurs ≥ 6 mm² : pour borne lyre ou bornier vis dans certaines UE (Mitsubishi MXZ par ex.). Cosses fourche ou rondes selon borne.
Règle : sur tout multibrin, embout de câblage obligatoire (NF C 15-100). Même un fil rigide peut être torsadé pour rentrer dans une borne, mais sur souple, c'est embout sinon échauffement et brins qui se barrent.

Outils dédiés à cette étape

Pince à dénuder
Knipex MultiStrip 10 (12 62 180), ou Wiha Automatic 26791. Auto-réglage 0,03 à 10 mm².
75 – 100 € HT
Pince à sertir embouts
Knipex 97 49 67 ou 97 53 14. Sertissage carré ou hexagonal selon norme.
85 – 130 € HT
Tournevis dynamométrique
Wera Click-Torque A6 (1,2 à 3 Nm) pour bornes UE, Wera 7400 pour modulaire (0,8 à 5 Nm). Indispensable.
85 – 150 € HT
Aiguille tire-fil
Ridgid C-1, Catu PA-30, ou Klein Tools Fish Tape. 20 à 30 m, nylon ou acier.
25 – 60 € HT
Scie à goulotte
Knipex 95 02 165, ou simple boîte à onglets + scie à métaux 32 dents/pouce.
15 – 80 € HT
Détecteur de tension sans contact
Fluke 1AC II VoltAlert, Klein NCVT-3. Backup rapide, pas un substitut à la VAT bipolaire.
25 – 45 € HT

⚠ Ce qui peut t'arrêter

  • Le mur est plein d'obstacles (poutre IPN, gaine VMC, ancienne canalisation)
  • Le tracé prévu coupe une cloison porteuse
  • L'ICTA bloque dans une courbe et tu ne sais plus où ça coince
  • Le client refuse la goulotte apparente, veut tout encastré

✓ Comment tu te débrouilles

  • Détecteur multifonction Bosch GMS 120 (~75 € HT) — repère métaux + bois + 230 V dans mur
  • Si porteur : passer en façade ou en faux-plafond, jamais saigner sans avis structure
  • Pose une boîte de dérivation à mi-chemin pour sectionner le tirage en 2 portions
  • Devis explicite saignée + plâtre + reprise peinture (350–500 € HT supp.) ou propose moulure plinthe

Ce que tu ne fais jamais

Jamais de domino dans une gaine : un raccordement se fait uniquement dans une boîte de dérivation accessible (non noyée dans le placo).
Jamais de Wago boîte ouverte sous goulotte : ils ne sont pas IP, l'humidité ferait pourrir le contact en 2 ans.
Jamais de câble qui passe par le même trou qu'une canalisation gaz, eau chaude ou évacuation : distance mini 3 cm en parallèle, ou séparateur.

Table de référence — usages frigo/PAC

UsageSection typeDisjoncteurDiff Type
Alim UI clim mono 9 à 12k BTU3G1,510 A C30 mA A ou F
Alim UE clim mono 9 à 12k BTU3G2,516 A C30 mA A ou F
Alim UE clim mono 18 à 24k BTU3G2,5 ou 3G420 A C30 mA A ou F
PAC A/E mono 6 à 8 kW3G4 ou 3G632 A C30 mA A ou F
PAC A/E mono 11 à 14 kW3G6 ou 3G1040 A C30 mA A ou F
PAC A/E tri 11 à 16 kW5G2,5 ou 5G43P 20–25 A C30 mA A ou F (4P)
CET (chauffe-eau thermo)3G1,5 ou 3G2,516 A C30 mA A
Bus comm UE/UI2×0,75 ou 1,5 mm² blindé (sauf S21 Daikin)

⚠ Section selon longueur — règle empirique

Au-delà de 20 m entre tableau et UE, monter d'un cran. Au-delà de 40 m, calculer la chute de tension précisément. Limite admissible : 3 % en éclairage, 5 % autres usages (NF C 15-100). En pratique, vise < 3 % pour ne pas pénaliser le COP de la PAC en pic.

Calcul détaillé de la chute de tension

Formule mono : ΔU (V) = 2 × ρ × L × I / S avec ρ = 0,022 Ω·mm²/m (cuivre à 20 °C), L = longueur en m, I = intensité en A, S = section en mm².

Formule tri équilibré : ΔU (V) = √3 × ρ × L × I / S

Exemple 1 — PAC 11 kW mono à 25 m

Donnée constructeur : Atlantic Alféa Excellia A.I. 11 kW, In max ≈ 18 A en pic démarrage compresseur (étiquette plaque).

Calcul en 6 mm² : ΔU = 2 × 0,022 × 25 × 18 / 6 = 3,3 V soit 1,4 % de 230 V → OK largement

Section retenue : 3G6, disjoncteur 40 A C, ID 30 mA Type F.

Exemple 2 — PAC 14 kW mono à 35 m

Donnée : Daikin Altherma 3 H HT 14 kW, In max ≈ 30 A.

Calcul en 6 mm² : ΔU = 2 × 0,022 × 35 × 30 / 6 = 7,7 V soit 3,3 % → Limite, monter en 10 mm²

En 10 mm² : ΔU = 4,6 V soit 2,0 % → OK

Section retenue : 3G10, disjoncteur 40 A C, ID 30 mA Type F.

Exemple 3 — PAC tri 12 kW à 50 m

Donnée : Atlantic Loria Duo 12 kW tri, In max ≈ 12 A par phase (équilibré).

Calcul en 4 mm² : ΔU = √3 × 0,022 × 50 × 12 / 4 = 5,7 V soit 1,4 % de 400 V → OK largement

Section retenue : 5G4, disjoncteur 3P 20 A C, ID 30 mA Type A 4P.

Ajustement selon mode de pose

Une section nominale s'évalue à 30 °C ambiant en pose moyenne. Plus chaud, plus regroupé, plus enrobé d'isolant : tu déclasses la capacité (NF C 15-100, tableau 52H).

Mode poseCoefficient correctif
Câble apparent en goulotte ventilée1,0 (nominal)
Câble en gaine ICTA encastrée0,87
Câble noyé dans isolant (laine de verre, ouate)0,77
Plusieurs câbles regroupés (3+) dans un même conduit0,70
Câble enterré sous fourreau TPC0,80

En pratique pour PAC : si tu poses ton câble seul en ICTA encastrée, ne te casse pas la tête, le coefficient 0,87 est déjà absorbé par les marges des tables ci-dessus. Cas critique : câble noyé dans laine ET sur 30 m → vérifier au calcul.

Connectique — comment tu joins 2 longueurs

Si ta couronne fait 25 m et qu'il te faut 30 m : tu n'épisses pas dans une gaine. Tu poses une boîte de dérivation IP44 à mi-chemin, et tu raccordes proprement.

✓ Raccord propre

  • Boîte de dérivation Schneider Mureva ou Legrand Plexo, 80×80×40 mm, IP55
  • Bornes Wago 221 (transparentes, à levier) ou Wago 2273 (compactes, push-in)
  • Embouts de câblage sur multibrin obligatoires
  • Boîte fermée, vissée, étanche

✗ À éviter

  • Domino « sucre » nu dans une gaine ou laine de verre
  • Soudure sauvage à l'étain sur conducteurs en place
  • Connecteurs auto-perforants pour câbles téléphone détournés en 230 V
  • Boîte de dérivation murée derrière placo (interdit, doit rester accessible)

Wago 221 vs 2273 — comment choisir

Les deux sont homologués 32 A. Le 221 a un levier qu'on ouvre/ferme : tu peux retirer le fil, le rebrancher, le contrôler. Idéal en chantier avec ajustements. Le 2273 est push-in pur : enfoncer = bloquer définitivement. Plus compact, parfait en boîte exiguë. Pour toi en pose clim : 221 en boîte de dérivation, 2273 en boîte d'encastrement DCL plafond ou raccord court UE/UI vers fil pilote.

Lire un disjoncteur — anatomie

Marquages que tu trouves sur un disjoncteur Schneider, Hager, Legrand

  • Calibre (In) : 6, 10, 16, 20, 25, 32, 40, 63 A — c'est l'intensité nominale qu'il laisse passer en continu.
  • Courbe : B, C, ou D — comportement face à un pic d'intensité.
  • Tension : 230/400 V~ pour les courants alternatifs domestiques.
  • Pouvoir de coupure (Icn ou Icu) : 4500 A, 6000 A, 10 kA — capacité à couper un court-circuit. Mini 4500 A en résidentiel (NF EN 60898).
  • Nb de pôles : 1P (1 phase coupée seule, hyper rare en CGM), 1P+N (phase et neutre coupés ensemble — standard mono moderne), 2P (2 phases en tri-N), 3P ou 3P+N (4P) en tri.
  • Norme : NF EN 60898-1 (résidentiel) ou NF EN 60947-2 (industriel/tertiaire). Pour toi, EN 60898 partout.

Courbes B / C / D — laquelle pour clim/PAC ?

CourbeSeuil magnétiqueUsagePour toi
B3 à 5× InÉclairage, prises classiques, faibles picsPas adapté clim/PAC
C5 à 10× InMixte standard, prises, électroménagerStandard inverter moderne
D10 à 20× InForts appels (transfos, gros moteurs)PAC anciennes ON/OFF, compresseur usé

En pratique : une PAC inverter moderne est compatible C (le variateur lisse le démarrage, pas de gros pic). Une vieille clim ON/OFF ou un compresseur fatigué : tu peux passer en D si tu as des déclenchements intempestifs au redémarrage. Toujours vérifier la plaque signalétique de l'UE qui indique le calibre et parfois la courbe recommandée.

Calibre selon puissance — référence

ÉquipementDisjoncteurSection min
Mono-split 9k mono16 A C3G2,5
Mono-split 12k à 18k mono16 à 20 A C3G2,5
Mono-split 24k mono20 à 25 A C3G2,5 (court) ou 3G4
Multi-split 2× UI mono20 à 25 A C3G4
PAC A/E 4-6 kW mono25 A C3G4
PAC A/E 6-8 kW mono32 A C3G4 ou 3G6
PAC A/E 11-14 kW mono40 A C ou D3G6 ou 3G10
PAC A/E 11-16 kW tri3P 20-25 A C5G2,5 ou 5G4
Toujours vérifier la plaque signalétique de l'UE : le constructeur précise calibre disjoncteur recommandé, section, courbe. Si la plaque dit autre chose que ta table générique : la plaque gagne. Photo de la plaque = trace.

Poser un disjoncteur sur rail DIN — geste

Mise hors tension du tableau

Tu coupes le disjoncteur d'abonné (avec accord client), tu condamnes, tu fais ta VAT. Si tu n'as pas accès au DJ d'abonné (ex. en copro où il est en gaine technique fermée), tu coupes tous les inter-différentiels et ton disjoncteur de tête de tableau si présent, puis VAT au niveau du peigne.

Insertion du module sur rail DIN

Le disjoncteur a une griffe arrière qui se clipse sur le rail DIN 35 mm. Tu inclines à 30°, tu poses la griffe haute, tu fais pivoter vers le bas — clic. Les modules à clic-clac sont indéréglables : si tu insistes en force, tu casses la griffe.

Si tu dois libérer une place au milieu d'une rangée pleine : tu utilises un tournevis pour déclipser la griffe (fente en bas du module), et tu fais glisser les voisins en latéral.
Connexion au peigne phase

Le peigne horizontal en cuivre (Schneider iDPN, Hager KD) distribue la phase à tous les disjoncteurs. Tu coupes le peigne à la longueur exacte avec une pince coupante. Tu serres la borne du peigne au couple constructeur (typiquement 1,2 à 2,5 Nm, vérifier notice).

Couper le peigne trop court = pas de continuité, tu rachètes. Trop long = porte ne ferme pas.
Raccord du conducteur de la nouvelle ligne

Tu dénudes 10–12 mm de phase et de neutre. Tu poses des embouts si multibrin. Tu insères dans la borne aval du disjoncteur (la borne basse), tu serres au couple 2,5 à 3 Nm (Schneider iC60) ou selon notice. La terre va à la barrette PE en bas du tableau.

Tournevis dynamométrique Wera 7400 ou Knipex T-handle, indispensable. Sous-serré = échauffement. Sur-serré = filetage abîmé, ne tient plus.
Étiquetage du circuit

Étiquette claire sur la porte du tableau : « UE clim Daikin chambre — 20 A — couleur câble noir 2,5 ». Mention obligatoire en NF C 15-100 §771.4.

Schéma à compléter (s'il existe)

Le schéma unifilaire collé à l'intérieur du tableau (ou dans la pochette du Consuel) : tu ajoutes ta ligne avec disjoncteur, différentiel, section, longueur, calibre.

Marques recommandées

Marque / RéférenceTypePrix HT pièceAvis
Schneider iC60N C201P+N 20 A C22 – 28 €Standard sûr, large gamme
Schneider Resi9 XE C251P+N 25 A C15 – 20 €Gamme résidentielle, plus économique
Hager MFN7201P+N 20 A C20 – 26 €Standard très répandu
Legrand DX³ 6000 C201P+N 20 A C22 – 28 €Compatible peignes universel
ABB SH200 C251P+N 25 A C18 – 24 €Bonne qualité, moins répandu en distrib FR

⚠ No-name à éviter

Évite les disjoncteurs sans marque connue trouvés à l'unité sur Amazon ou Wish : pouvoir de coupure parfois faux, pas conformes EN 60898. En cas de litige ou Consuel : disjoncteur non identifiable = installation refusée. Reste sur Schneider/Hager/Legrand/ABB.

Type AC interdit sur clim/PAC inverter

Une PAC inverter (toutes les modernes : Daikin, Mitsubishi, LG, Atlantic, Samsung) génère du courant de fuite à composante DC. Un différentiel Type AC n'est sensible qu'au sinusoïdal pur — il est aveugle aux composantes DC. Donc en cas de défaut : il ne déclenche pas. Risque d'électrocution. Type A ou F obligatoire (NF C 15-100).

Les 4 types de différentiels résidentiels

TypeDétecteSymboleUsage frigo/PAC
ACSinus AC pur uniquement~Interdit inverter
AAC + courants pulsés DC unidirectionnels~ + ⌒Standard inverter
FA + composantes haute fréquence (jusqu'à 1 kHz)~ + ⌒ + HFIdéal inverter récents
BF + DC pur lisse (variateurs industriels)~ + ⌒ + HF + ⎯Surdimensionné en résidentiel

En pratique pour toi : Type A est le minimum, Type F est mieux, surtout sur PAC haute puissance ou monophasée 11+ kW. Type B uniquement si la notice constructeur l'exige (rarissime résidentiel, courant en process industriel).

Calibre et sensibilité

  • 30 mA — sensibilité standard résidentielle, protection des personnes.
  • 300 mA ou 500 mA — protection incendie, en tête de tableau, sélectif (laisse les 30 mA déclencher avant).
  • 10 mA — usage très sensible (salle de bain spécifique, médical), pas pour ton métier.

Calibre intensité (l'In) : 25, 40 ou 63 A. Tu prends au moins le calibre du disjoncteur amont, ou plus. Pour un sous-tableau dédié PAC 11 kW : ID 30 mA Type A 40 A.

Test du bouton « T » — geste mensuel

Tout différentiel a un bouton de test (souvent T ou « test »). Une pression simule une fuite. Si le différentiel est sain : il déclenche immédiatement. Sinon : il est mort, à remplacer.

Réflexe : tester chaque différentiel au moins une fois par an, idéalement par mois (la NF C 15-100 le rappelle dans la notice utilisateur). Tu peux le rappeler au client en signature de PV.

Marques recommandées

RéférenceTypePrix HT pièce
Schneider Resi9 R9PR40 (40 A 30 mA Type A)2P40 – 55 €
Schneider iID K60 40 A 30 mA Type F2P120 – 150 €
Hager CDC740F (40 A 30 mA Type F)2P110 – 140 €
Legrand DX³ 411651 40 A 30 mA Type A2P50 – 65 €
Hager CDS440D (40 A 30 mA Type A 4P tri)4P140 – 180 €

Sélectivité — quand 2 différentiels en cascade

Si tu poses un sous-tableau PAC en aval d'un tableau principal qui a déjà un ID de tête : tu veux que ton ID PAC déclenche avant celui du tableau principal (sinon toute la maison disjoncte).

Solution : ton ID PAC en standard 30 mA Type A/F « instantané ». L'ID amont en type S retardé 300 mA (Schneider Resi9 R9PRS, Hager CDS763D). Le « S » signale le retard d'environ 40 ms qui laisse le temps au 30 mA aval de déclencher d'abord.

En réno simple : pas obligatoire de cascader

Pour une simple ligne PAC raccordée au tableau existant qui a déjà un ID 30 mA Type A : tu raccordes ton disjoncteur PAC en aval de ce différentiel, point. La cascade ne s'impose qu'avec un sous-tableau dédié PAC en aval d'un tableau qui n'a pas Type A en tête.

Fiche identité — Raccord électrique UE

Avant ce geste : VAT validée, câble dénudé, embouts sertis si multibrin, capot bornier ouvert, notice constructeur en main.

Durée
15 à 30 min
Couple bornes
1,2 à 2,5 Nm
Norme
Notice + NF C 15-100
Difficulté
Moyenne

Schéma type d'une UE clim mono-split

Unité Extérieure (UE) Bornier de raccordement L N 1 2 bus → UI PE presse-étoupe 3G2,5 alim venant du tableau Bus 2×0,75 vers UI (intérieure) Code couleur conducteurs Phase L (marron/rouge) Neutre N (bleu clair) Terre PE (vert/jaune) Bus comm (libre)

Procédure raccord UE — pas à pas

VAT côté UE

Disjoncteur amont coupé et condamné. Tu ouvres le capot bornier UE (vis Phillips ou Torx). Tu fais ta VAT entre L-N, L-⏚, N-⏚. Si l'UE est neuve, tu fais la VAT par habitude — c'est de la rigueur, pas de la paranoïa.

Préparer le câble d'alim

Tu fais entrer le câble 3G2,5 par le presse-étoupe en bas de l'UE (généralement Ø13 à 16). Tu visses le presse-étoupe pour serrer la gaine — c'est lui qui assure l'étanchéité IP24. Tu laisses 15 à 20 cm de mou à l'intérieur du capot.

Si le presse-étoupe est trop petit : utiliser un PE PG13 ou PG16 plus grand, ou un réducteur. Ne jamais faire entrer un câble en force dans un PE qui ne ferme pas autour.
Dénuder et préparer les bouts

Dégaine 8 à 10 cm. Dénude chaque conducteur sur 8 mm pour borne à vis classique, 10 mm pour borne à ressort. Embouts sertis si multibrin (ce qui est rare en R2V mais standard si tu rallonges en boîte avec H07 V-K).

Identifier les bornes

Sur la quasi-totalité des UE clim mono-split : L (phase) - N (neutre) - ⏚ ou GND (terre) - 1 et 2 (bus). Sur certaines marques : S1, S2, S3 (S1=L, S2=N, S3=bus).

Daikin S21 et SKY-AIR : 4 fils (L+N+⏚+bus combiné dans un seul câble U-1000 R2V 3G2,5 + 1 fil pilote, ou 5G1,5). Mitsubishi MN bus : 2 fils dédiés. Toujours consulter la notice constructeur — elle est dans le carton de l'UE ou téléchargeable.
Raccorder dans l'ordre : terre, neutre, phase

L'ordre n'est pas neutre : terre en premier (sécurité si quelqu'un fait une bourde), neutre ensuite, phase en dernier. Au démontage, ordre inverse : phase en premier, terre en dernier.

Sur borne à vis : insérer le conducteur jusqu'à butée, serrer au tournevis dynamométrique au couple notice (typiquement 1,2 à 2 Nm sur petit bornier UE). Sur borne à cage / push-in : enfoncer fermement, vérifier en tirant gentiment.
Raccorder le bus comm vers UI

Câble bus séparé (ou dans la même nappe selon marque) : tu raccordes 1↔1, 2↔2 entre UE et UI. Polarité respectée même si certaines marques disent « non polarisé ». Côté UI, même séquence : ouvrir capot, repérer bornier, raccorder.

Le câble bus ne doit jamais passer dans la même gaine ICTA que l'alim 230 V (parasitage, erreurs U4, F1, etc.). Si pas le choix : câble blindé, et blindage à la terre côté UE.
Serrer le presse-étoupe et fermer

Serrage final du PE pour étanchéité, vérification visuelle (aucun brin qui dépasse, aucune borne approximative). Capot remis, vis serrées au couple. Photo du bornier avant fermeture (preuve raccord propre).

Bornes les plus courantes — comment elles se manipulent

Type borneMarques typiquesComment
Borne à vis traditionnelle (caisson métallique + vis)Daikin RXM, Mitsubishi MUZInsérer fil dénudé 8 mm, serrer 1,5–2 Nm
Borne à cage à ressort (push-in)Mitsubishi récents, PanasonicAppuyer levier ou enfoncer directement
Borne lyre (cosse plate)Atlantic, Hitachi (UE PAC A/E)Sertir cosse fourche sur fil, glisser sous vis, serrer
Borne combinée + Wago intégréDaikin Altherma (module hydro)Levier vers le haut, insérer, levier vers le bas
Règle universelle : couple de serrage = celui de la notice. Pas plus, pas moins. Sous-couple = échauffement → panne après 6–12 mois (typique). Sur-couple = filetage abîmé, conducteur cisaillé.

UI murale — particularités

  • Le bornier est généralement à droite, derrière une trappe de service.
  • Le câble bus arrive par le passage liaison frigorifique (le plus discret).
  • Sur certaines UI, le bus est aussi aliment 230 V (Daikin S21 par ex.) : un seul câble 4G1,5 ou 5G1,5 fait alim + bus.
  • Si UI et UE sont alimentées séparément (ancien standard) : 2 disjoncteurs distincts, 2 lignes.

⚠ Tes peurs au moment de raccorder

  • « Je vais inverser phase et neutre »
  • « Le bus va me cramer la carte mère »
  • « J'ai oublié l'embout sur un brin et il va lâcher dans 3 mois »
  • « Le câble est trop court, je galère pour serrer »

✓ Tes parades

  • Inversion P/N : pas dramatique pour la machine, mais à éviter pour la cohérence. Vérifier au multimètre. La terre, elle, est cruciale.
  • Le bus est en TBTS (12-24 V). Câble séparé, blindé idéalement. Ne jamais croiser bus et 230 V dans une borne.
  • Serrage embout = visible, on entend le clic de la pince à sertir. Tu vérifies en tirant légèrement, pas plus.
  • Si trop court : boîte de dérivation IP55 + Wago 221, jamais de raboutage à l'arrache

Avant de remonter le disjoncteur — dernier check

Checklist 60 secondes avant l'enclenchement

  • Tous les capots fermés — UE, UI, sous-tableau si présent, boîtes de dérivation. Aucune borne nue accessible.
  • Cadenas de consignation retiré — tu peux maintenant. Tu dégages la barrette.
  • Personne ne touche la machine — UE en hauteur dégagée, UI sans manipulation en cours.
  • Multimètre prêt — calibre 750 V AC, sondes branchées V/Ω et COM.
  • Notice constructeur ouverte à la page mise en service.

Procédure d'enclenchement et essais

Réenclencher l'inter-différentiel d'abord, puis le divisionnaire

Si tu as cascadé : ID amont d'abord (ne déclenche pas, tant qu'aucune charge n'est connectée à l'aval), puis ton ID PAC dédié, puis enfin le disjoncteur divisionnaire. Cette séquence te permet de localiser un défaut éventuel.

Si le différentiel déclenche immédiatement à l'enclenchement : court-circuit ou fuite à la terre. Tu retournes en VAT, tu cherches d'où ça vient. Pas de réenclenchement insistant — tu vas dénier le défaut.
Mesure tensions au bornier UE (hors marche compresseur)

Multimètre en V AC, calibre 750 V :

  • L–N : doit lire 230 V ± 10 % (entre 207 et 253 V acceptable). Si < 200 V : chute de tension excessive ou problème amont. Si 0 V : pas d'alim (vérifier disjoncteur, câble).
  • L–⏚ : 230 V ± 10 % aussi.
  • N–⏚ : doit lire 0 à 5 V max. Si > 10 V : neutre flottant ou terre douteuse.
Lancement de la machine via la télécommande UI

Tu allumes l'UI. Carte mère booster, voyant LED. Tu mets en mode FROID si extérieur > 18 °C, en CHAUD sinon. Consigne 5 °C en dessous (froid) ou 5 °C au-dessus (chaud) de la température ambiante pour forcer le compresseur.

Démarrage du compresseur — observation

5 à 30 secondes après l'ordre marche, le ventilo UI s'éveille, puis l'UE démarre. Compresseur démarre progressivement (inverter), tu entends le bruit s'installer.

Pince ampèremétrique au démarrage : tu observes le pic d'intensité. PAC 11 kW mono : pic typique 25–40 A, palier 10–15 A en charge nominale. Tu compares avec la plaque signalétique.
Mesure tension en charge

Compresseur en marche, multimètre L–N : tu dois rester > 207 V. Si tu chutes à 195 V en charge : ta ligne est sous-dimensionnée, tu dois revoir la section.

Test différentiel — bouton T

Pendant que la machine tourne, tu appuies sur le bouton T du différentiel. Tout doit couper instantanément. Tu réenclenche. Si ça ne déclenche pas : différentiel défaillant, à remplacer immédiatement.

Test communication UE/UI

Sur la télécommande, fais varier la consigne, change de mode (chaud → froid → ventilation). Le ventilo UI répond, le compresseur s'arrête/redémarre selon la demande. Si la machine reste figée ou affiche un code U2/U4/E5/F1 : problème de bus comm.

Codes typiques de problème comm : Daikin U4 / U5, Mitsubishi P2/P5/P8, LG CH05, Atlantic E5. Voir la table dépannage codes erreur.

Mesures finales à consigner sur PV

MesureValeurTolérance
Tension hors charge L-N___ V230 V ± 10 %
Tension N-PE___ V< 5 V
Intensité pic démarrage___ ASelon plaque
Intensité régime nominal___ A≈ In/2 inverter
Tension en charge L-N___ V> 207 V
Test bouton T différentielOK / KODéclenche < 30 ms
Communication UE/UIOK / KORéponse instantanée

Tu as fini — la machine tourne, tu as les mesures

Tu range les outils, tu refermes le tableau, tu signes le PV avec le client. Ne jamais partir sans avoir vu un cycle complet (compresseur démarre, atteint sa consigne, s'arrête, redémarre). Sur PAC A/E : laisser monter en température 30 à 60 min, vérifier débit hydro, ΔT départ/retour cohérent.

Cas 1 — Mono-split 12k dans pavillon récent

Configuration : Daikin Stylish 12k, distance tableau ↔ UE 18 m, mono 230 V, tableau Schneider Resi9 récent (ID Type A présents), 2 places libres.

Solution : ligne 3G2,5 en goulotte 60×40 le long de plinthe et descente garage. Disjoncteur Schneider iC60 16 A C en place libre, en aval de l'ID Type A 30 mA existant. Étiquette « clim chambre — 16 A ». Bus 2×0,75 mm² blindé en parallèle, séparé par cloison goulotte.

Temps total élec : 1 h 30. Matériel : ~45 € HT (câble + disj + connectique).

Cas 2 — PAC A/E 11 kW mono dans maison années 2000

Configuration : Atlantic Alféa Excellia A.I. 11 kW mono, distance tableau ↔ UE 22 m, mono 230 V, puissance souscrite 12 kVA, tableau Hager Vector 2010 (ID Type AC en place — pas Type A).

Solution : impossible de raccorder en aval du Type AC existant (interdit pour inverter). Pose d'un sous-tableau dédié PAC : coffret Hager VS108 8 modules, ID 30 mA Type F 40 A en tête, disjoncteur 40 A C en aval pour l'UE, disjoncteur 16 A C pour le module hydraulique. Alimentation du sous-tableau depuis tableau principal en 3G10 (coffret en parallèle, pas en aval d'un divisionnaire). Câble UE 3G6, longueur 22 m → ΔU = 2,9 % OK.

Temps total élec : 4 h. Matériel : ~280 € HT (sous-tableau + câbles + protections).

Cas 3 — Maison ancienne, tableau Hager 13 modules des années 80

Configuration : tableau original 13 modules, fusibles à cartouche encore présents, pas de différentiel, terre douteuse (résistance non vérifiable).

Décision : tu refuses la pose en l'état. Tu proposes au client soit (1) faire intervenir un électricien pour mise aux normes du tableau principal avant ta pose (devis 1500–3000 €), soit (2) intégrer dans ton devis la pose d'un sous-tableau PAC complet et autonome, alimenté par un câble dédié direct du compteur Linky en attente jusqu'à un nouveau tableau modulaire avec ID 30 mA Type F. Cette deuxième option reste limite — il vaut mieux que la maison soit aux normes en globalité avant pose PAC.

Devis sous-tableau dédié si retenu : 350–600 € HT main d'œuvre + 200–400 € HT matos.

Mention dans ton devis

« Le tableau électrique principal du logement n'est pas conforme NF C 15-100 actuelle. La pose d'un sous-tableau dédié à la PAC permet de sécuriser le circuit thermodynamique. La conformité globale du tableau principal reste à charge du client. » Cette clause te dégage si un litige naît plus tard sur le reste de l'installation.

Cas 4 — PAC tri 14 kW gîte rural

Configuration : PAC Atlantic Loria Duo 14 kW tri, tableau récent avec arrivée tri 3P+N, distance UE 18 m.

Solution : ligne 5G2,5 (PAC 14 kW tri, In = 12 A par phase ≈ équilibrée). Disjoncteur tétrapolaire Schneider iC60 3P+N 20 A C, en aval d'un ID 4P 30 mA Type A 40 A. Vérification équilibrage entre phases au pince ampèremétrique en marche : si une phase tire bien plus que les autres, contrôler câblage interne UE.

Temps total élec : 2 h. Matériel : ~110 € HT.

Le bon réflexe quand tu hésites

Tu n'es pas électricien de bâtiment, tu es frigoriste habilité élec. Si une situation dépasse ton cadre (tableau pourri, terre absente, copro avec branchement collectif douteux) : tu fais venir un électricien partenaire. Tu n'es pas en échec, tu es pro. Garde le numéro d'un électricien de confiance pour les cas que tu ne dois pas prendre seul.

Erreurs élec — les 12 plus chères pour un débutant

Lecture rapide avant chaque chantier. Ces erreurs-là te coûtent en SAV, en sécurité, en réputation. Apprends-les, n'en fais aucune.

1Différentiel Type AC sur PAC inverterConséquence : en cas de défaut, l'ID ne déclenche pas → électrocution possible. Fix : Type A obligatoire, F idéal. NF C 15-100 §771.
2Section sous-dimensionnée pour la longueurConséquence : chute de tension > 5 %, compresseur peine au démarrage, vie réduite, déclenchements. Fix : calculer chute de tension, monter d'un cran au-delà de 20 m.
3Pas de ligne dédiée — partage avec autres circuitsConséquence : non-conformité, déclenchements croisés, risque incendie. Fix : ligne dédiée mandatory pour clim/PAC, jamais de mutualisation prises/éclairage.
4Câble bus dans la même gaine que le 230 VConséquence : parasitage, codes erreur communication aléatoires (U4, P5, F1). Fix : gaine séparée, ou câble blindé avec blindage à la terre côté UE.
5Borniers UE mal serrésConséquence : échauffement, panne carte UE après 6–12 mois, parfois fusion borne. Fix : tournevis dynamométrique au couple constructeur (1,2 à 2 Nm typique).
6Pas de mise à la terre vérifiéeConséquence : ID ne peut pas couper en cas de défaut, carcasse UE potentiellement à 230 V. Fix : mesure résistance terre < 100 Ω idéal < 50 Ω (testeur de terre Chauvin C.A 6471 ~700 € HT, ou demande à électricien partenaire).
7Pas vérifié la puissance souscrite avant pose PACConséquence : PAC qui fait disjoncter le compteur d'abonné à chaque démarrage. Fix : demander la puissance kVA. Au-delà de 9 kVA mono pour PAC ≥ 11 kW = passage 12 kVA conseillé, ou tri.
8Pas d'embout sur multibrinConséquence : brins qui se barrent dans la borne, échauffement, court-jus possible. Fix : embout sertie systématique sur tout multibrin (norme NF C 15-100).
9Travail sous tension « pour gagner du temps »Conséquence : arc électrique, brûlure, coupure de courant entière maison, mort. Fix : VAT toujours, sans exception. Code travail R4544-9.
10Saigner un mur porteur sans accord ni étudeConséquence : fragilisation structure, litige client/copro, refus assurance décennale en cas de sinistre. Fix : jamais de saignée horizontale sur porteur, jamais de saignée > 1 cm sans accord. Passer en goulotte ou sous faux-plafond.
11Boîte de dérivation murée derrière placoConséquence : non-conformité, refus Consuel, impossibilité d'intervenir en cas de panne. Fix : toute boîte de dérivation doit rester accessible (NF C 15-100 §526.3). Trappe de visite ou boîte apparente.
12Étiquetage tableau négligéConséquence : impossibilité d'identifier ta ligne pour intervention future, litige en cas de panne sur autre circuit attribuée à toi. Fix : étiquette claire, gravée ou imprimée + schéma unifilaire à jour. NF C 15-100 §771.4.

📋 Fiche identité — entretien annuel PAC / clim

  • Cadre légal : Décret 2020-912 (entretien obligatoire PAC ≥ 4 kW), Règlement F-Gas UE 517/2014, Arrêté 24 juillet 2020
  • Durée : 1 h–1 h 30 pour clim mono-split, 1 h 30–2 h 30 pour PAC A/E complète
  • Tarif : 120–280 € HT selon type d'installation
  • Périodicité : tous les 2 ans minimum (PAC en service avant 2020), tous les ans recommandé / obligatoire pour les nouveaux
  • Délivrable : attestation d'entretien + fiche d'intervention + mise à jour registre F-Gas

1. Avant la visite

  1. Confirmer RDV J-2 (SMS ou tel)
  2. Demander historique pannes / interventions sur l'installation
  3. Imprimer fiche d'entretien type (signature client à la fin)
  4. Vérifier matos :
    • Filtres rechange (si modèle stock)
    • Produit nettoyant échangeur (mousse type Coil Cleaner Sentinel ou équivalent)
    • Désinfectant antifongique
    • Papiers absorbants, bâches, sacs poubelle
  5. Charge frigo (R32 + balance) + manifold + détecteur fuite + multimètre dans camion
  6. Carnet F-Gas + tampon à jour (papier ou logiciel Frigobook)
  7. Vérifier dernière facture entretien :
    • Précédent contrôle (date)
    • Charge mesurée à la dernière intervention
    • Anomalies notées
    • Sondes ou pièces remplacées
  8. Outils additionnels : kit test eau (pH + couleur + dureté), thermomètre IR, pince ampèremétrique

2. Cadre légal résumé

Décret 2020-912 — entretien PAC obligatoire

  • Concerne : PAC dont la puissance nominale est ≥ 4 kW et ≤ 70 kW
  • Champs d'application : chauffage et/ou production ECS
  • Logements : résidentiels + tertiaires
  • Premier entretien : dans les 2 ans suivant la mise en service
  • Renouvellement : tous les 2 ans pour PAC en service avant 2020, tous les ans pour les nouveaux
  • Réalisé par : professionnel qualifié (attestation Cat. I)

Règlement F-Gas UE 517/2014

  • Concerne : tout équipement contenant un fluide frigorigène HFC
  • Périodicité contrôle d'étanchéité :
    • 5 → 50 t éq. CO₂ : tous les 12 mois
    • 50 → 500 t éq. CO₂ : tous les 6 mois
    • ≥ 500 t éq. CO₂ : tous les 3 mois
  • Pour la majorité du parc résidentiel : contrôle annuel suffit

3. Outils essentiels visite entretien

OutilUsage
Manifold 4 voies + flexiblesMesure pressions BP/HP
Détecteur fuite NF EN 14624 calibréF-Gas obligatoire
Vacuomètre digitalSi tirage vide en SAV
Balance précision 0,1 kg + R32Recharge si fuite détectée
Pompe videSi intervention frigo
Bouteille azoteTest étanchéité après réparation
Multimètre TRMSContrôle élec, sondes
Pince ampèremétrique TRMSMesure courants compresseur
Thermomètre infrarougeT° tubes, T° air, T° eau
Kit test eaupH, dureté, couleur du circuit
Mousse nettoyante échangeurUI + UE
Désinfectant antifongiqueBac UI
Aspirateur secFiltres, ailettes
Pinceau soupleTurbine UI
EPI (gants, lunettes, masque P3)Tâche poussiéreuse

1. UI — unité intérieure

Démontage et nettoyage

  1. Couper l'alim de la clim au tableau (sécurité)
  2. Démonter façade UI (clips ou vis cachées selon modèle : Daikin clipsée latérale, Mitsubishi vis bas, Atlantic clipsée frontale)
  3. Sortir filtres, dépoussiérer + laver eau tiède savonneuse + sécher complètement (pas de filtre humide en remontage)
  4. Filtres « wasabi » / argent / charbon : aspirer, ne pas mouiller (durée de vie 1-2 ans, à remplacer)
  5. Nettoyer turbine au pinceau souple ou aspirateur (poussière + traces noires sur les pales)
  6. Pulvériser nettoyant échangeur sur ailettes UI (mousse Coil Cleaner) → laisser agir 10 min → rincer eau claire (bac de rétention en place sous l'UI)
  7. Vérifier bac à condensats + évacuation (passer eau, voir si écoule rapidement)
  8. Désinfecter bac avec produit antibactérien / antimoisissures (vapo, laisser agir 5 min)
  9. Vérifier tous les capteurs (thermistance ambiance, thermistance échangeur, capteur présence si présent)
  10. Remonter filtres + façade
  11. Tester télécommande : tous les modes (froid, chaud, déshumi, ventilation), toutes les vitesses ventilo, programmation, mode timer

Petits gestes pro qui font la différence

  • Aspirer le tube d'évacuation avec un aspirateur (extérieur côté goulotte), élimine les blocages partiels
  • Test débit condensats : verser 250 ml d'eau dans le bac UI, l'eau doit s'écouler complètement en moins de 30 sec
  • Régler le déflecteur : souvent le client a tordu / bloqué le volet, repositionner
  • Vérifier les piles télécommande : les remplacer même si elles fonctionnent (durée de vie 1 an)

2. UE — unité extérieure

  1. Vérifier que l'alim est bien coupée
  2. Démonter capot supérieur si nécessaire (accès interne au compresseur, sondes, vannes)
  3. Souffler / laver ailettes échangeur :
    • Jet d'eau doux (douchette) — JAMAIS Karcher haute pression direct → ailettes pliées
    • Sens du jet : de l'intérieur vers l'extérieur (sortir la poussière, pas l'enfoncer)
  4. Redresser ailettes pliées au peigne échangeur (outil dédié, 15 € chez Climalife)
  5. Vérifier hélice ventilo :
    • Équilibrage (tourner à la main, pas de point dur)
    • Vibrations (à l'arrêt, faire osciller, doit revenir à sa position)
    • État des pales (pas de fissure, pas de saleté collée)
  6. Nettoyer évacuation condensats UE (siphon, canalisation, en général sortie sous l'UE)
  7. Contrôler serrage borniers compresseur + alim au couple (souvent 1,2–1,5 N·m sur borniers UE)
  8. Vérifier état isolant des liaisons frigorifiques (UV dégradé, perçages rongeurs, enroulements défaits)
  9. Mesurer pressions BP/HP en mode chaud + froid (cf. tableau valeurs)
  10. Mesurer courant compresseur (pince ampèremétrique sur la phase) → comparer à plaque UE
  11. Test étanchéité (détecteur élec) sur tous les flares + raccords
  12. Vérifier vannes service : capuchons en place, pas de fuite Schrader

3. Mesures terrain à noter

MesureValeur typique R32
BP mode froid8–11 bar
HP mode froid22–28 bar
BP mode chaud5–8 bar
HP mode chaud28–35 bar
ΔT air UI froid8–12 K
ΔT air UI chaud18–24 K
Surchauffe5–8 K
Sous-refroidissement3–7 K
Ampérage compresseurvs plaque UE

4. Délivrable client à la fin

  1. Attestation d'entretien (papier ou numérique)
  2. Fiche d'intervention détaillée (gestes, mesures, recommandations)
  3. Registre F-Gas mis à jour si charge ≥ 5 t éq. CO₂
  4. Photos avant/après nettoyage (preuve de la prestation)
  5. Conseils utilisateur (filtres tous les 2 mois en saison)
  6. Proposition contrat d'entretien si pas existant
  7. Facturation

1. Module hydraulique

  1. Vérifier pression circuit chauffage à froid : 1,5–1,8 bar au manomètre. Recompléter si bas (eau de remplissage + inhibiteur si besoin)
  2. Purger les radiateurs (air en haut, on entend le sifflement, puis l'eau coule)
  3. Démonter filtre / pot à boue, nettoyer aimant :
    • Aspect des résidus = état circuit
    • Beaucoup de boues noires = désembouage à proposer
    • Particules ferreuses = corrosion en cours, vérifier inhibiteur
  4. Tester pH du circuit : 8–9 OK, < 7 acide → corrosion
  5. Vérifier état inhibiteur (kit test couleur Sentinel ou Fernox), recompléter si nécessaire
  6. Vérifier vase d'expansion :
    • Tape sur le vase : doit sonner creux en haut, plein en bas
    • Si plein partout = membrane percée ou pré-pression nulle, à remplacer
    • Re-pressuriser à la pré-pression nominale (= hauteur d'eau au-dessus du vase)
  7. Tester soupape 3 bar (lever la molette, eau doit couler)
  8. Vérifier sondes T° (départ, retour, ECS, extérieure) à l'ohmmètre vs courbe constructeur (souvent CTN 10K à 25 °C → 10 kΩ)
  9. Vérifier circulateur : bruit normal, pas de vibrations, débit OK
  10. Vérifier groupe sécurité ECS (manœuvrer la molette mensuelle, l'eau doit couler)
  11. Décrasser les filtres ballon ECS si présents

2. UE PAC

  1. Souffler / laver ailettes échangeur (jet doux, jamais Karcher haute pression)
  2. Vérifier état hélice + vibrations
  3. Vérifier évacuation condensats UE (gélif ? canalisation OK ?)
  4. Vérifier isolation liaisons frigo (UV, rongeurs)
  5. Mesures BP/HP en chauffage
  6. Surchauffe + sous-refroidissement
  7. ΔT départ / retour eau (5–7 K en régime stable)
  8. Détection fuite avec détecteur élec calibré (obligatoire selon charge en CO₂eq)
  9. Vérifier vannes service : capuchons en place

3. Régulation

  1. Vérifier loi d'eau (cohérence avec saison + isolation maison)
  2. Lecture historique alarmes / défauts (menu service, code installateur)
  3. Compteur d'heures compresseur (cycles fréquents = problème)
  4. Régler horaires jour / nuit + heures creuses ECS si applicable
  5. Mode absence + hors-gel paramétrés
  6. Tester chaque mode : chauffage, ECS, anti-légio
  7. Vérifier connexion appli mobile (wifi OK, mise à jour firmware ?)

4. Détartrage ballon ECS — selon TH eau

Eau Chambéry / Aix : ~28-32 °f (assez dure). Annecy : ~22-28 °f. Grenoble : variable selon source 18-32 °f.

TH eauPériodicité détartrage
< 15 °f (douce)Tous les 5 ans
15–25 °f (moyenne)Tous les 3-4 ans
25–35 °f (dure)Tous les 2-3 ans
> 35 °f (très dure)Tous les 12-18 mois

Procédure détartrage ballon ECS

  1. Couper ECS depuis régulation (mode hors-saison)
  2. Couper arrivée eau froide (vanne d'isolement)
  3. Vidanger le ballon par la sortie groupe sécurité (compter 30-45 min sur 200 L)
  4. Démonter la trappe de visite du ballon (si présente)
  5. Retirer le tartre et boue accumulée à la main + aspirateur
  6. Vérifier état de l'anode magnésium → remplacer si < 1/3 de sa taille initiale
  7. Si pas de trappe de visite : chimique seulement : produit détartrant ballon + circulation 2-3 h, puis rinçage
  8. Remontage trappe avec joint neuf
  9. Remplissage ballon : ouvrir eau froide, purger l'air par robinet eau chaude
  10. Test étanchéité au niveau de la trappe (pression eau)
  11. Réactiver ECS depuis régulation
  12. Surveiller la première montée en T° (pas de fuite, pas de bruit anormal)

Anode magnésium

  • Anode sacrificielle : protège la cuve par effet électrochimique
  • À remplacer tous les 5 ans environ (si eau dure, plus souvent)
  • Coût : 30–50 € la pièce
  • Refacturer 80–150 € HT pose et fourniture
  • Si oubliée plusieurs années : cuve corrodée → ballon HS → 800–1500 € de remplacement

📋 Fiche identité — contrôle F-Gas

  • Cadre : Règlement (UE) 517/2014
  • Périodicité : 12 mois (5–50 t éq. CO₂), 6 mois (50–500), 3 mois (≥ 500)
  • Outil : détecteur de fuite NF EN 14624 calibré (calibration annuelle obligatoire)
  • Délivrable : mise à jour du registre F-Gas + étiquette équipement
  • Sanctions manquement : jusqu'à 75 000 € (art. L541-46 Code env.) + perte attestation

1. Procédure standard de contrôle

  1. Vérifier registre F-Gas du client à jour : date dernière intervention, charge actuelle
  2. Vérifier la calibration du détecteur (date d'étalonnage < 1 an)
  3. Activer le détecteur en mode haute sensibilité, attendre stabilisation 30 sec
  4. Tester en condition : passer le détecteur dans une zone neutre, doit rester silencieux
  5. Inspection visuelle complète :
    • Flares (UI + UE)
    • Raccords, soudures
    • Vannes service + leurs Schraders
    • Joints des passages parois
  6. Détection à l'aide du détecteur : passer la sonde lentement (5 cm/s) tout autour de chaque joint, à 1-2 cm de distance
  7. Si bip → confirmer avec eau savonneuse
  8. Si fuite confirmée : localiser précisément, photographier, noter

2. Si fuite détectée — que faire

  1. Estimer l'ampleur : bulle qui sort lentement (microfuite) vs bulles continues (fuite franche)
  2. Si microfuite sur flare : souvent le serrage a glissé → resserrer au couple, retester
  3. Si fuite sur soudure ou raccord : réparation lourde requise (récup gaz + brasage + retest + recharge)
  4. Récupérer le fluide restant avec station de récup (bouteille de récup étiquetée)
  5. Réparer (re-flare, brasage cuivre/laiton, remplacement raccord)
  6. Test étanchéité azote 30–40 bar pendant 1 h après réparation
  7. Si OK → tirage au vide complet (< 250 µm Hg)
  8. Recharge selon plaque + complément éventuel
  9. Test étanchéité final avec détecteur élec
  10. Mise à jour registre F-Gas : charge récupérée, charge ajoutée, charge totale finale
  11. BSFF (Bordereau de Suivi Fluides Frigorigènes) si récup et cession à un récupérateur agréé

3. Mise à jour du registre F-Gas après contrôle

À chaque intervention, le registre doit être mis à jour. Le registre suit l'équipement, pas l'opérateur.

Informations à consigner

  • Date du contrôle
  • Type d'intervention (contrôle d'étanchéité, recharge, récupération)
  • Quantité de fluide ajoutée ou retirée (kg)
  • Charge totale après intervention (kg)
  • Identité de l'opérateur + n° certificat Cat. I
  • Résultat du contrôle (négatif / fuite trouvée / fuite réparée)
  • Signature opérateur et client

Étiquetage équipement

Apposer (ou vérifier la présence) d'une étiquette sur l'équipement :

  • « Cet équipement contient des gaz à effet de serre fluorés »
  • Type de fluide (R32, R410A...)
  • Charge en kg
  • PRG du fluide
  • Tonnes équivalent CO₂
  • Date du dernier contrôle d'étanchéité
  • Identité opérateur

4. Calculateur tonnes éq. CO₂

— t éq. CO₂

⚠ Sanctions F-Gas

  • Manquement F-Gas (registre absent, calibration détecteur expirée) : amende administrative jusqu'à 75 000 €
  • Émission délibérée fluide : 2 ans prison + 75 000 € amende (art. L541-46 Code env.)
  • Intervention sans certif Cat. I : équivaut à exercice illégal
  • Falsification registre : faux et usage de faux (jusqu'à 3 ans + 45 000 €)

Diag & codes erreur

Liste non exhaustive — vérifier toujours la notice constructeur du modèle exact.

Daikin (codes courants)

CodeSignificationDirection diag
U0Pression basse / charge insuffisanteDétection fuite, mesures BP/HP
U2Tension d'alim incorrecteMultimètre tableau, sections câble
U4 / UFErreur communication UE↔UICâble bus, polarité, isolation
A1Erreur PCB UICarte UI à remplacer
A5Sonde T° UI défectueuseTest ohmmètre vs courbe
F3T° refoulement compresseur trop hauteCharge, surchauffe, ventilation UE
L5Surcharge compresseurSur-charge gaz, échangeur encrassé
P4Sonde radiateur évaporateurTest ohmmètre

Mitsubishi Electric (codes courants)

CodeSignificationDirection diag
P1Sonde air UITest ohmmètre
P2Sonde tube UITest ohmmètre
P4Drain switch / bac pleinÉvacuation condensats
P5Pompe à condensatsTester pompe, niveau
E0 / E1 / E2Communication télécommandeCâble télécommande, adressage
U2Surchauffe sortie compresseurCharge, ventilation

Atlantic Alféa (codes hexa)

CodeSignification
E001Défaut sonde extérieure
E040Défaut communication module-UE
E102Pression eau circuit chauffage trop basse
E110Sécurité chauffage (anti-court-cycle)
E150Délestage (puissance souscrite atteinte)

Avant remplacer une carte ou un compresseur

90 % des « pannes » sur PAC sont dues à : charge frigo (sous/sur), encrassement échangeur, sondes défectueuses, mauvaise alimentation élec, paramètres régulation foireux. Diagnostiquer méthodiquement avant de remplacer une pièce coûteuse. Une carte de PAC = 400–800 €.

Mesures terrain — points clés

Points de mesure circuit frigo

Compresseur Condenseur Détendeur / capillaire Évaporateur 1 HP refoulement 2 Sous-refroidissement 3 BP aspiration / Surchauffe

Indicateurs clés

  • Surchauffe (point 3) = T° aspiration mesurée − T° saturation BP. Cible 5–8 K. Trop bas : liquide à l'aspi (compresseur en danger). Trop haut : charge insuffisante.
  • Sous-refroidissement (point 2) = T° saturation HP − T° liquide mesurée. Cible 3–7 K. Trop bas : charge insuffisante. Trop haut : charge excessive.
  • BP / HP : comparer à plaque + saison. Régime froid R32 : BP 8–11, HP 22–28 bar.
  • Ampérage compresseur : comparer à plaque. Sur-courant = bobinage qui claque ou sur-charge frigo.

📋 Fiche identité — vannes de service split

  • Présence : sur l'UE uniquement (les UI n'ont pas de vannes de service)
  • Nombre : 2 vannes par UE — petite (côté liquide), grosse (côté gaz)
  • Position au repos : tige dévissée à fond (cale arrière) = circuit ouvert, port Schrader fermé
  • Type courant : à 2 voies + port Schrader auxiliaire, tige six pans
  • Couples de serrage : capuchons protection 14–16 N·m, écrous flares cf. tableau couples
  • Norme produit : NF EN 14276-1 (composants de circuits frigorifiques)

1. Anatomie d'une vanne de service

Les 3 ports d'une vanne

Toute vanne de service a 3 connexions :

  • Port 1 — Côté circuit (UI) : c'est l'entrée/sortie qui va vers le tube de la liaison frigo (UI).
  • Port 2 — Côté UE : c'est l'entrée/sortie qui va dans l'UE (compresseur, échangeur).
  • Port 3 — Port Schrader (de service) : c'est le port avec la valve type pneu de voiture. Sert à brancher le manifold pour mesurer pression / tirer le vide / charger le fluide.

La tige (6 pans) qui change tout

Au cœur de la vanne, il y a une tige six pans qu'on visse ou dévisse. Selon sa position, elle ouvre ou ferme certaines connexions entre les 3 ports.

2. Les 3 positions — l'explication ultime

Schéma des 3 positions

CALE ARRIÈRE (tige dévissée à fond) = position normale fonctionnement UI (liaison) UE Schrader bouché Tige dévissée POSITION INTERMÉDIAIRE (tige à mi-course, 1 tour depuis cale arrière) = mesure pressions / tirage vide UI UE Schrader OUVERT → manifold ici Tige vissée 1 tour CALE AVANT (tige vissée à fond) = côté UI ISOLÉ UI UE FERMÉ Schrader OUVERT Tige vissée à fond Quand utiliser quelle position ? CALE ARRIÈRE Fonctionnement normal UE ↔ UI ouvert Port service fermé INTERMÉDIAIRE Mesure BP/HP Tirage au vide Charge / récupération CALE AVANT Pump-down (retient le fluide en UE) Démontage UI possible 📌 Mémo terrain Cale arrière = « arrière » comme UE : la vanne s'efface, l'UE communique avec l'UI. Cale avant = « avant » comme bloque devant : le passage vers l'UI est bloqué.

3. Procédures pratiques pas à pas

A. Mise en service après tirage au vide (sortie de pose)

À ce stade, tu viens de tirer le vide via le port Schrader d'une des vannes (souvent la grosse / gaz). Les vannes sont en cale avant (le fluide est dans l'UE seulement). Tu vas « ouvrir » pour que le fluide passe dans la liaison + UI.

  1. Vérifier la fin du tirage au vide (vacuomètre < 250 µm Hg, test remontée 10 min OK)
  2. Fermer la vanne BP du manifold (côté Schrader UE), garder le tube en place
  3. Ouvrir la PETITE vanne (côté liquide) en premier : dévisser la tige avec une clé six pans dans le sens anti-horaire (1 tour suffit pour position intermédiaire, jusqu'au stop pour cale arrière complète)
  4. Attendre quelques secondes pendant que le fluide passe dans la liaison + UI
  5. Ouvrir la GROSSE vanne (côté gaz) ensuite : même geste
  6. Visualiser la pression sur le manifold (toujours connecté côté Schrader) : doit monter à la pression de saturation
  7. Démarrer la clim/PAC, vérifier la circulation : BP et HP montent à leurs valeurs nominales
  8. Déconnecter le manifold (en utilisant la fonction d'auto-fermeture, ou en pinçant le flexible côté Schrader)
  9. Visser le capuchon de protection sur le port Schrader (couple 14–16 N·m)
  10. Visser les capuchons de protection des tiges six pans

⚠ Ordre PETITE puis GROSSE — sauf exception constructeur

Sur la majorité des constructeurs (Daikin, Mitsubishi Electric, Atlantic, LG) : petite vanne en premier. Toujours vérifier le sticker UE et la notice de pose. Sur certains modèles spécifiques, l'ordre peut être inversé : dans le doute, lis avant de te tromper.

B. Pump-down (avant intervention sur UI)

Tu veux démonter une UI sans perdre le fluide. Le pump-down consiste à aspirer le fluide vers l'UE en le piégeant : la vanne liquide bloque le retour, le compresseur tourne, le fluide se concentre en UE.

  1. Démarrer la clim en mode FROID (compresseur + ventilo UE en marche)
  2. Brancher le manifold sur le port Schrader de la GROSSE vanne (gaz / aspiration). Tu surveilles la BP.
  3. Fermer la PETITE vanne : visser la tige six pans à fond dans le sens horaire (cale avant)
  4. Le compresseur va aspirer tout le fluide depuis la liaison + UI vers l'UE
  5. Surveiller la BP : elle descend progressivement (8 → 5 → 2 → 0 → léger vide négatif)
  6. Quand la BP atteint 0 ou très légèrement négatif : fermer immédiatement la GROSSE vanne (visser à fond)
  7. Couper l'alim de la clim tout de suite (compresseur ne doit pas tourner sous vide plus de 30 sec sinon il chauffe)
  8. Le fluide est maintenant piégé entre les 2 vannes fermées dans l'UE
  9. Tu peux maintenant démonter la liaison côté UI sans perdre de fluide

Sécurité pump-down

  • NE JAMAIS faire un pump-down en mode CHAUD (le fluide se piégerait côté UI = inverse)
  • NE JAMAIS faire tourner le compresseur plus de 30 sec après que la BP atteigne 0 (compresseur surchauffe sans gaz refroidissant)
  • Si tu as oublié et que le compresseur a tourné 5 min en vide : laisser refroidir 30 min avant tout redémarrage

C. Mesure de pressions sans intervention

  1. Dévisser le capuchon protection du port Schrader (côté grosse vanne pour BP, côté petite pour HP en théorie)
  2. Brancher le manifold sur le Schrader (auto-percutant)
  3. Mettre la vanne en position intermédiaire : visser la tige d'1 tour depuis la position cale arrière
  4. Lire les pressions BP / HP
  5. Pour finir : remettre la tige en cale arrière (dévisser à fond), déconnecter le manifold, visser le capuchon

Sur split résidentiel, beaucoup de modèles n'ont qu'un seul port Schrader (sur la grosse vanne, côté gaz). On lit BP en froid, HP en chaud. Pour les deux pressions simultanément, certains constructeurs ajoutent un Schrader sur la petite vanne, mais ce n'est pas la norme.

4. Couples de serrage — capuchons et écrous

ÉlémentCouple recommandé
Capuchon tige six pans14–16 N·m
Capuchon port Schrader11–14 N·m
Écrou flare 1/4" (6,35 mm)14–18 N·m
Écrou flare 3/8" (9,52 mm)33–42 N·m
Écrou flare 1/2" (12,70 mm)50–62 N·m
Écrou flare 5/8" (15,87 mm)63–77 N·m
Écrou flare 3/4" (19,05 mm)97–117 N·m

Toujours utiliser une clé dynamométrique. À l'œil, on serre soit pas assez (fuite garantie) soit trop (le flare se déforme et fuit aussi).

5. Mémo terrain — phrases-règles à retenir

📌 Les 6 règles d'or des vannes

  • Au repos en fonctionnement : les 2 vannes en cale arrière (tiges dévissées à fond). Toujours.
  • Pour mesurer : position intermédiaire (1 tour depuis cale arrière), jamais en cale avant.
  • Pour pump-down : petite vanne en cale avant, on attend, puis grosse vanne en cale avant, puis on coupe.
  • Mise en service après vide : petite d'abord, grosse ensuite (sauf instruction constructeur contraire).
  • Compresseur sous vide : 30 secondes max ou il claque.
  • Tous les capuchons revissés au couple en fin d'intervention. Sinon fuite Schrader.

6. Différences entre constructeurs

ConstructeurParticularité vannes
Daikin2 vannes service tige six pans 4 mm. Schrader sur grosse vanne. Ordre : petite → grosse à la mise en service.
Mitsubishi ElectricIdem Daikin. Vérifier sticker (gamme MSZ-LN très différente de gamme MSZ-AP).
AtlanticSouvent sur PAC A/E, vannes spécifiques module hydraulique. Notice à étudier modèle par modèle.
LGTige six pans 5 mm souvent. Schrader sur les 2 vannes sur certains modèles haut de gamme.
SamsungIdem LG.
ToshibaTige six pans 4 mm. Couples spécifiques notés sur sticker UE (lire avant).

Conseil pratique

Sur ton premier chantier d'une marque que tu ne connais pas : lis la notice de mise en service du modèle exact avant de toucher aux vannes. 5 min de lecture évitent une heure de galère et un appel SAV constructeur.

Manifold & pump down

Brancher un manifold (rappels)

  1. Vannes manifold FERMÉES avant connexion
  2. Flexible BLEU sur port BP (basse pression — vanne de service grosse)
  3. Flexible ROUGE sur port HP (haute pression — vanne de service petite)
  4. Flexible JAUNE sur pompe à vide ou bouteille fluide
  5. Purger l'air des flexibles (ouvrir 2 sec à la bouteille fluide pour chasser air)
  6. Lecture pressions à l'arrêt + en marche + en cycles
  7. Pour charger : balance précision + ouverture lente côté BP
  8. Pour récupérer : station récup obligatoire (interdit purge atmosphérique)

Pump-down (récupération frigo dans UE pour intervention sur UI)

  1. Démarrer la clim en mode FROID (compresseur + ventilo UE en marche)
  2. Brancher manifold sur port BP (vanne service grosse — gaz aspiration)
  3. Fermer la vanne de service du liquide (petite vanne UE, six pans)
  4. Le compresseur va aspirer le fluide encore dans la liaison + UI vers UE
  5. Surveiller la BP : descendre vers 0 bar voire légèrement négatif
  6. Quand BP atteint 0 / vide léger : fermer la vanne de service du gaz (grosse)
  7. Couper l'alim de la clim immédiatement (compresseur ne pas faire tourner sous vide trop long)
  8. Le fluide est maintenant emprisonné dans l'UE → tu peux démonter UI / refaire flares / etc.
  9. Remontage : faire flares + tirage vide + ouverture vannes (cf. pose A/A J2)

Pump-down — sécurité

Ne JAMAIS faire tourner le compresseur plus de 30 secondes une fois la BP atteinte. Sinon le compresseur surchauffe (pas de gaz pour le refroidir). Couper rapidement.

Ne JAMAIS faire un pump-down en mode chaud (le fluide se retrouverait piégé côté UI = inverse).

Pompe à vide — bonnes pratiques

  • Vérifier huile pompe avant chaque chantier : niveau + couleur (claire = OK, marron = à changer)
  • Changer l'huile tous les 20–30 chantiers ou si saturation visible
  • Préchauffer la pompe 1 min avant de tirer (si stockée au froid)
  • Ne JAMAIS aspirer du fluide via la pompe (la détruit) : toujours après vidange/récup
  • Stocker la pompe propre, sec, à l'horizontale

Contrats d'entretien — modèle

Tarifs Savoie 2026 (HT, indicatif)

Mono-split A/A
120–180 € HT
Bi/Tri-split A/A
180–280 € HT
PAC A/E sans ECS
180–250 € HT
PAC A/E avec ECS
220–320 € HT
CET
90–140 € HT
Forfait + détartrage
+80–150 € HT

Modèle de contrat (extrait clauses utiles)

Prestations incluses au forfait annuel :

  1. 1 visite annuelle programmée (8 mois après mise en service, puis chaque année à date)
  2. Contrôle visuel complet UI + UE
  3. Nettoyage filtres, échangeurs, désinfection bac UI
  4. Mesures pressions BP/HP, ΔT, ampérage compresseur
  5. Détection de fuite F-Gas conforme NF EN 14624
  6. Mise à jour du registre F-Gas client
  7. Édition d'une attestation d'entretien annuelle (obligatoire décret 2020-912)

Prestations EN SUS (sur devis) :

  • Détartrage ballon ECS
  • Désembouage circuit chauffage
  • Recharge fluide (kg facturé)
  • Réparation toute fuite identifiée
  • Remplacement pièce défectueuse

Engagements client : accès libre à l'installation au RDV programmé. Coupure d'eau et d'électricité possibles. Tarif révisable annuellement (indice ICC).

Stratégie business solo

Proposer le contrat dès la signature du devis pose (1ère année offerte par exemple), avec reconduction tacite. Sinon le client oublie et tu perds le suivi. Un parc d'entretien stabilise le CA solo en hiver creux.

Camion / outils — équipement standard

Outils frigo

  • Manifold 4 voies (BP, HP, vide, charge) + flexibles 1/4" SAE
  • Pompe à vide ≥ 100 L/min, vide < 100 µm Hg, dual-stage
  • Vacuomètre digital (impératif vs « jauge à vide » imprécise)
  • Balance précision 0,1 kg (charge gaz)
  • Détecteur fuite électronique NF EN 14624 (calibrer annuel)
  • Bouteille azote + détendeur 0–60 bar + flexible
  • Bouteille R32 + flexible
  • Coupe-tube cuivre + ébavureur + dudgeonneuse excentrique
  • Cintreuse à ressort 6, 9, 12, 15 mm + outil cintreuse à pignon
  • Clé dynamométrique flare (3–80 N·m typique)
  • Jeu de clés à six pans (vannes service)
  • Station de récupération frigo (obligatoire si tu fais du SAV régulier)

Outils élec / hydro

  • Multimètre TRMS (Fluke 117 ou équivalent)
  • Pince ampèremétrique TRMS
  • Testeur diff 30 mA
  • Pince à sertir multicouche + outil sertissage cuivre si besoin
  • Coffret tournevis isolés 1000 V
  • Perforateur SDS+ + scies cloche Ø 65, 80, 100
  • Niveau bulle 60 cm + niveau laser portatif
  • Inhibiteur Sentinel X100 + désembouant X400 + kit test couleur eau

Camion — organisation

Idée d'organisation :

  • Caisson outils frigo (manifold, pompe, balance, détecteur) — accès rapide
  • Caisson outils élec (multim, sertis, jeu tournevis isolés)
  • Caisson outils mécaniques (perforateur, scies cloche, niveau)
  • Casier consommables (flexibles, joints, écrous flare neufs, fluxant, soudure argent)
  • Bouteilles fluide arrimées verticales (R32 + azote, bouchons en place)
  • Bidons inhibiteur / désembouant / glycol (étanches, étiquetés)
  • Trousse premier secours + extincteur + EPI (gants frigo, lunettes, casque)

Préparation matériel (à charger au camion la veille)

0 / 14
  • Caisse à outils complète (tournevis, clés Allen, clé dynamométrique)
  • Visseuse à débrayage réglé sur couple faible (sinon vis foirées au bout de 5-7 ans)
  • Chiffons propres + pulvérisateur + bac souple récupération
  • Brosse à poil doux (pour ailettes batterie) + brosse rigide (pour corps de chauffe)
  • Produit dégraissant batterie (laisse agir 10 min) + savon type Mir
  • Détecteur de fuite frigo électronique (sensibilité 3-5 g/an idéal)
  • Détecteur de fuite gaz (norme NF, étalonné < 2 ans)
  • Kit nettoyage corps de chauffe (brosse rigide + lame fine + brosse polissage)
  • Joints gaz neufs (à changer systématiquement)
  • Inhibiteur chauffage + testeur colorimétrique inhibiteur
  • Analyseur de combustion + sondes
  • Détecteur CO ambiant (capteur séparé OU module additionnel) — obligatoire juillet 2025
  • Bouteille azote + détendeur (pour regonfler vase si besoin)
  • Pince ampèremétrique + multimètre + testeur boucle de terre
Astuce terrain : tenir une check-list matériel sur le téléphone et la cocher en chargeant. On a vite fait d'oublier un outil critique (détecteur CO ambiant typiquement) et c'est 1 h aller-retour à l'atelier si on s'en rend compte sur place.

Partie 1 — UE extérieure (cible 30 min)

1. Couper le courant à la coupure de proximité de l'UE

Sécurité avant tout. La coupure de proximité (interrupteur sectionneur à côté de l'UE) isole électriquement. Si pas installée à la pose : c'est une faute professionnelle de l'installateur d'origine, à noter en réserves pour la prochaine intervention.

2. Démonter les carcasses pour accès partie frigo + raccords

Visseuse à débrayage couple faible. Pas de serrage à fond sinon vis foirées au bout de 5-7 ans d'entretiens annuels.

3. Contrôle d'étanchéité frigo AVANT tout nettoyage

Critique : on contrôle l'étanchéité avant d'humidifier l'unité, sinon l'eau peut générer de fausses détections ou polluer le détecteur. Allumer le détecteur, attendre l'étalonnage (signal sonore typique), couper le son et travailler en visuel sur les LEDs.

Points critiques à contrôler (rester 5-10 sec sur chaque point) : raccords Schrader (pièces mécaniques = source n°1 de fuites), dujons / écrous flares, bouchons vannes service, soudures compresseur, soudures liaison frigo.
4. Refermer les capots électriques avant nettoyage à l'eau

Carte électronique, sondes, capteurs, fiches : ne doivent JAMAIS recevoir d'eau. Refermer les capots qui les protègent dès le contrôle frigo terminé. Mieux : prévoir un chiffon ou cache supplémentaire sur les aérations de cartes électroniques.

5. Humidifier + savon Mir sur carcasses

Pulvérisateur eau d'abord pour faire tomber le plus gros. Puis savon sur les parties carcasse. Pendant que ça mousse, on applique le produit dégraissant sur la batterie (à l'arrière). Il met 10 min à agir, on profite de ce temps pour nettoyer le reste.

6. Nettoyer batterie à la brosse poil doux + rinçage

Du haut vers le bas. Sens inverse des ailettes pour ne pas les écraser (ailettes en aluminium très fragiles). Couvrir d'un chiffon les aérations électroniques pour pas de projection. Rinçage à l'eau claire jusqu'à évacuation totale du produit.

7. Nettoyage complet du bac récupérateur en bas d'UE

Tout ce qui est tombé pendant le nettoyage s'accumule là. Démonter le cache, vider à la main, brosser, pulvériser. Un embout coudé à 90° permet d'aller au fond sans démonter la sonde dégivrage. Le bac contient aussi le cordon chauffant : à manipuler avec soin.

8. Remettre cordon chauffant dans PVC d'évacuation

Le cordon chauffant traverse le siphon ou tube d'évacuation pour empêcher le gel des condensats l'hiver. À l'enfiler complètement dans le tube avant de refermer le bac. Sans lui, les condensats gèlent par -5 °C et l'eau remonte dans l'UE.

9. Coller vignette de contrôle d'étanchéité sur l'UE

Vignette adhésive obligatoire : date du contrôle effectué, date du prochain contrôle (1 an, 2 ans, 4 ans selon t.éq.CO₂), n° de capacité de l'entreprise (attestation Cat. I), n° d'aptitude de l'opérateur. Si une autre personne intervient ensuite, elle voit immédiatement quand le contrôle a été fait.

Le piège dimensionnement UE : beaucoup d'UE sont installées avec 10 cm derrière (faute de l'installateur d'origine). Sur une UE chargée par 4-5 ans sans entretien, c'est presque impossible de nettoyer la batterie. Recommander 30 cm minimum et le noter en réserves si la pose est trop serrée.

Partie 2 — Hydraulique intérieur (cible 45 min)

1. Couper toutes alimentations électriques (PAC + chaudière + ballon ECS)

Sécurité avant manipulation. Disjoncteurs au tableau ET coupure de proximité UE.

2. Contrôle d'étanchéité frigo côté UI (tête de dujon, raccords intérieurs)

Même détecteur. Mêmes précautions. Si vannes service intérieures présentes (cas modules hydroniques type Vaillant), contrôler les Schrader et bouchons.

3. Filtre à tamis : démontage, nettoyage, remontage

Fermer la vanne d'isolement. Démonter la cartouche tamis. Inspection des impuretés (boues, limaille, dépôts). Rincer au pulvérisateur. Remonter dans l'autre sens.

Astuce purge : visser doucement sans plaquer le joint torique, ouvrir légèrement la vanne d'isolement pour chasser l'air par l'interstice, puis serrer le tamis. Évite d'avoir trop d'air à purger après.
4. Ballon tampon : chasse via vanne basse

Si une vanne de chasse a été installée en partie basse du ballon tampon (cas idéal), faire une chasse rapide dans un seau. Évacue la décantation des fines particules accumulées au fond. Sans cette vanne : on ne peut pas chasser → noter en réserves pour l'installer si possible.

5. Pot à boue : barreau magnétique + vidange + chasse

Enlever d'abord le barreau magnétique (sinon il retient les particules pendant la chasse, inutile). Ouvrir la vanne vidange, faire chasse dans seau, refermer. Remettre le barreau. Dater l'entretien sur l'étiquette du pot à boue.

6. Vase d'expansion externe : contrôle pression + regonflage si besoin

Vanne d'isolement obligatoire avec accès vidange. Procédure : fermer la vanne d'isolement (clé Allen typique sur petit modèle), ouvrir la vidange dédiée du vase pour faire chuter la pression, attendre écoulement complet, contrôler à la valve la pression du gonflage azote. Cible : pression vase = pression installation finale − 200 g. Installation rez-de-chaussée + petit étage : 1 bar typique.

⚠ Toujours rouvrir la vanne d'isolement après contrôle ! Si oubliée, surpression anormale à la prochaine montée en température. Cause de SAV évitable.
7. Purgeur de mise en service UI : purge de l'air

Sur la plupart des UI hybrides, un purgeur de mise en service existe à l'intérieur du module hydronique. À ouvrir 30 sec pour évacuer l'air qui est entré pendant la manipulation du filtre tamis.

8. Contrôle taux d'inhibiteur

Prélèvement d'eau sur vanne vidange chaudière (ou purgeur). Verser dans le testeur colorimétrique. Comparer la couleur obtenue avec la palette de référence. Si dosage faible : ajouter 200-500 ml d'inhibiteur dans l'installation + recirculation 30 min minimum avant de recontrôler.

Toujours embarquer un bidon d'inhibiteur dans le camion. Le client ne doit pas attendre une commande pour recevoir son installation correctement protégée.

Partie 3 — Chaudière gaz (cible 45 min)

1. Ouverture chaudière + démontage corps de chauffe

Retirer le capot. Démonter la tubulure d'aspiration. Débrancher les 3 fiches (alimentation, ionisation, masse, ventilateur, bloc gaz selon modèle). Couper le gaz à la vanne sous la chaudière. Desserrer le raccord gaz. Démonter les vis du brûleur. Sortir l'ensemble brûleur + corps de chauffe bien droit.

2. Contrôle visuel du brûleur + plaque réfractaire + sondes

Joint brûleur : à changer systématiquement. Plaque réfractaire : doit être intacte. Sonde ionisation : vérifier alignement parallèle au brûleur, pas pliée, pas érodée (référence : cotes constructeur dans la notice). Électrodes : nettoyage léger à la lime fine ou tampon à récurer doux.

3. Nettoyage corps de chauffe

Chiffon au-dessus pour protéger l'électronique pendant l'aspersion. Plaque ou cache sur la brique réfractaire pour la protéger des projections (très fragile). Procédure 3 étapes avec kit dédié : brosse rigide pour racler le gros, lame fine pour vérifier que les interstices ne sont pas bouchés (la fumée doit pouvoir traverser partout), brosse polissage pour finition.

⚠ Vérifier le passage des fumées partout. Si une interstice est bouchée par accumulation : recirculation des fumées dans la chambre → CO élevé → danger.
4. Nettoyage du siphon des condensats

Démonter le siphon en bas de chaudière. Vidanger. Rincer. Remonter. CRITIQUE : remplir le siphon d'eau avant remontage du corps de chauffe. Sinon, à la première mise en route, les produits de combustion sortent par le tube d'évacuation condensats dans la pièce (dégagement CO direct dans le local technique). Cause d'intoxications déjà constatées.

5. Remontage avec joint gaz NEUF

Joint gaz à changer systématiquement (ne JAMAIS réutiliser l'ancien). Coût négligeable, sécurité majeure. Visser progressivement en suivant les axes des vis (pas taper la brique réfractaire ni les électrodes pendant la manipulation).

6. Ouverture gaz très progressive

Si on ouvre la vanne gaz d'un coup, le détendeur de sécurité dans le bloc gaz peut se déclencher (purge à zéro nécessaire avant réessai). Ouvrir tout doucement, attendre la stabilisation de pression.

7. Contrôle fuite gaz sur tous raccords manipulés

Détecteur électronique sur : vanne gaz, raccord gaz chaudière, tous les points démontés. Aucune détection tolérée. Si fuite : reprendre l'assemblage immédiatement.

Partie 4 — Contrôles finaux + remise en route (cible 30 min)

1. Remise sous tension : ordre logique

D'abord coupure proximité UE (envoie signal bus). Ensuite disjoncteurs au tableau (PAC + chaudière + ballon ECS) en même temps. Les équipements se resynchronisent automatiquement. Si défaut de communication : visible immédiatement sur l'afficheur.

2. Forçage chaudière en mode ECS pleine charge

Forcer la chaudière pour atteindre 100 % de sa puissance. Attendre 2-3 min de stabilisation avant analyse de combustion.

3. Test CO ambiant — NOUVEAU obligatoire juillet 2025

Détecteur CO ambiant séparé ou module additionnel sur la valise. Plus possible de tester le CO ambiant avec la sonde de combustion à partir de juillet 2025. Procédure : ventiler la pièce, refermer, lancer la chaudière, se positionner à 50 cm de la chaudière en périphérie, capot ouvert, mesure 30 sec minimum. Cible : 0 ppm dans l'ambiance. Si non zéro : recirculation des fumées (problème ventouse, joint, ou siphon vide).

4. Analyse de combustion fumées

Vérifier que la pipette analyseur est bien sur le canal "fumées" (et non aspiration d'air). Insérer la sonde dans la prise dédiée du conduit fumées. Attendre stabilisation 2-3 min (auto-ajustement du bloc gaz). Comparer T° fumées + CO ppm + CO₂ % + λ avec les valeurs constructeur (notice technique de la chaudière). Enregistrer les valeurs dans le rapport.

5. Contrôle des tensions PAC (ouvrir tableau arrière UE)

Multimètre :
Phase / neutre : 230 V mono ou ≈ 230 V par phase tri
Phase / phase (si triphasé) : 400 V
Neutre / terre : doit être < 5 V. Si plus : problème terre installation, faire venir un électricien (responsabilité installation client, hors prestation frigoriste).

6. Contrôle ampérage PAC en fonctionnement

Pince ampèremétrique sur chaque phase. Astuce pose : à la pose initiale, prévoir des boucles de câbles dans le tableau électrique de l'UE. Permet de sortir facilement une boucle pour mesure ampérage sans dévisser. Sinon : démontage complet du tableau à chaque entretien.

7. Contrôle températures + pressions frigo via menu service régul

Sur les régul modernes : menu service ou menu technicien → test capteurs et relais → affichage en direct :
— Vitesse ventilateur (%)
— Position détendeur
— Vanne 4 voies (état marche/inversion)
— Résistance compresseur (état activée/désactivée)
— Pressions HP/BP (typique R32 PAC : HP 25-35 bar, BP 8-15 bar selon T° ext)
— T° dép. + retour primaire/secondaire + ΔT

Si ΔT primaire trop élevé après remise en route : normal pendant les premières minutes, attendre la stabilisation.

Documents à produire et remettre

📋 Livrables obligatoires

  • CERFA 15497*04 contrôle d'étanchéité : obligatoire même sans manipulation de fluide. Le simple fait de contrôler l'étanchéité génère un CERFA. Conservation 5 ans (R.543-82).
  • Vignette adhésive de contrôle : collée sur l'UE avec date du contrôle + date prochain + n° capacité + n° aptitude
  • Rapport d'intervention complet avec photos avant/après nettoyage + valeurs mesurées (combustion, tensions, pressions, températures, taux inhibiteur)
  • Signature du client en fin d'intervention (numérique sur tablette OK)
  • Devis intervention ou facture si paiement immédiat

Tarification entretien hybride

💰 Cohérence tarifaire

Compte tenu de la durée (2 h - 2 h 30 sur place minimum) et de la double compétence requise (frigo Cat. I + gaz), l'entretien hybride se facture sensiblement plus cher qu'un entretien chaudière seule :

  • Entretien chaudière gaz seule : 80-150 € HT
  • Entretien PAC seule : 130-200 € HT
  • Entretien hybride PAC + chaudière gaz : 200-320 € HT

+ déplacement selon distance + contrat ou intervention ponctuelle. Annoncer le tarif au client AVANT la prise de RDV, surtout pour les clients qui passent d'une chaudière seule à un hybride et qui s'attendent au même tarif annuel.

Pédagogie client : beaucoup de clients ne comprennent pas pourquoi l'entretien d'un hybride coûte plus cher. À l'oral et dans le devis, détailler : 2 systèmes à contrôler (chaudière gaz + PAC frigo), obligation CERFA frigo en plus, nouvelle obligation CO ambiant juillet 2025 (matériel supplémentaire), nettoyage UE extérieure (souvent oublié quand on annonce un "entretien chaudière"), contrôles électriques PAC.

Principe directeur

  • Tout par écrit. Devis, accords, plaintes, modifications, abandons.
  • Tout en photos. Avant, pendant, après. Daté/horodaté par EXIF (smartphone moderne fait ça automatiquement).
  • Présomption à l'envers. Si tu ne peux pas prouver, c'est comme si tu n'avais pas fait.
  • Documents signés à chaque étape. Le client qui signe un PV de réception ne peut pas, 6 mois plus tard, prétendre que la chape était déjà fissurée.
  • Le litige se gagne avant qu'il commence. Un client qui signe un état des lieux avec photos ne fera pas de procès facilement.

Risques métier classiques

  • Casse non couverte par assurance (pénétration involontaire d'un câble lors du carottage)
  • Sinistre dégât des eaux (raccord hydraulique fuyant 6 mois plus tard)
  • Reproche de non-conformité (« vous m'aviez dit que ça chaufferait avec -15 °C, ça n'y arrive pas »)
  • Reproche d'absence d'autorisation (UE en copro non votée par AG)
  • Dénonciation F-Gas (intervention sans certif officielle, ou registre falsifié)
  • Litige paiement (devis modifié verbalement, factures contestées)

État des lieux avant chantier — modèle

À faire signer dès la visite technique, et au plus tard avant de commencer le chantier.

État des lieux du chantier — modèle

Date / Heure : ___

Lieu : ___

Client : ___

Installateur : ___


Zones d'intervention prévues : ___


Constatations état initial :

  1. Façade extérieure : fissurée à droite de la fenêtre du salon (photo 1), traces d'humidité en pied de mur (photo 2)
  2. Mur intérieur côté UI : papier peint en mauvais état, déjà décollé en partie haute
  3. Sol chaufferie : chape correcte, pas de fissures
  4. Tableau électrique : années 80, marque Hager, 4 disjoncteurs libres, pas de différentiel Type A
  5. Émetteurs existants : radia fonte 4 éléments salon (état moyen), 3 éléments cuisine (état correct)…

Photos jointes : 12 photos numérotées datées (envoyées par email au client le ___)


Particularités du chantier identifiées et acceptées :

  • L'enduit de façade est fragile, des microfissures peuvent apparaître autour du carottage. Reprise enduit non incluse au devis.
  • Le mur intérieur étant déjà dégradé, l'installateur n'est pas tenu à la finition décorative autour de l'UI.
  • Le tableau actuel ne respecte pas la NF C 15-100. Sous-tableau dédié PAC inclus au devis.

Fait à ___, le ___

Signature client + signature installateur + paraphe sur chaque page

L'astuce email récap

Après la visite, envoyer un email avec photos numérotées + résumé écrit. Le client répond ou ne répond pas. Dans les 2 cas, tu as une trace écrite. « Je vous confirme par cet email les points évoqués lors de notre rendez-vous du ___. »

Pièges spécifiques entretien

  • Charge perdue : client va t'accuser de ne pas avoir mis assez à la pose. Dossier : registre F-Gas signé à la pose + photo balance + certif charge.
  • Encrassement échangeur : client va dire que ça date de la pose. Dossier : photos prise à chaque entretien (avant/après nettoyage) + facture entretien antérieur.
  • Désembouage non fait : client va dire que tu aurais dû le faire « gratuit ». Dossier : devis initial qui mentionne explicitement « désembouage non inclus » ou « inclus » selon le cas.
  • Anode magnésium pas remplacée : ballon corrode après 6 ans. Dossier : contrat d'entretien qui précise les éléments inclus / non inclus + recommandation écrite chaque année.
  • Usure normale invoquée comme défaut : compresseur à 10 ans = fin de vie. Dossier : registre des heures de fonctionnement + comparaison avec espérance constructeur.

Cadrer un dépannage

Avant l'intervention

  • Confirmer le tarif au tel (déplacement + heure MO + estimation pièce). « Je passe à 80 € HT déplacement + 65 € HT/h sur place. Pour un diag complet, comptez 1 à 2 h. Pièce et fluide en sus si nécessaire. »
  • Limiter l'engagement : proposer un forfait diag de 1 h. Au-delà, devis si réparation lourde.
  • Décliner par écrit le périmètre : « Cette intervention couvre uniquement le diagnostic de la panne décrite. Toute réparation supplémentaire fera l'objet d'un devis. »

Bon d'intervention type

Bon d'intervention n° ___

  • Date / Heure : ___
  • Client / Adresse : ___
  • Matériel : marque ___, modèle ___, n° série ___, année ___
  • Symptôme déclaré : ___
  • Code erreur affiché : ___
  • Diagnostic effectué : ___
  • Cause identifiée : ___
  • Geste réalisé : ___
  • Pièces remplacées : ___
  • Fluide ajouté (kg) : ___
  • Test final : ___ (mesures, fonctionnement OK)
  • Recommandations : ___
  • Durée : ___ h
  • Signature client + paraphe

1. Signaux d'alerte dès la visite

Signaux côté client

  • « On va voir, j'attends d'autres devis » annoncé sans détails sur les autres pros consultés → souvent client qui veut juste une mercuriale gratuite. Tu fais ton devis détaillé pour rien.
  • Client qui critique tous les pros venus avant toi (« l'autre a fait n'importe quoi, le précédent était nul ») → tu seras le suivant à être critiqué.
  • Demande de prix par téléphone ou SMS sans visite → impossible de chiffrer sérieusement, refuser et proposer visite.
  • Délais déraisonnables (« il me faut ça posé pour vendredi ») sans flexibilité → tu vas bâcler.
  • Marchandage immédiat avant même d'avoir vu le devis détaillé (« je vous donne 5 000 € en liquide »).
  • « Pas de papier, pas de TVA, juste de la main à la main » → fuir, c'est du travail dissimulé qui retombe sur toi.
  • Demande de matériel précis irréaliste (« je veux la PAC X qu'on m'a dit, pas une autre ») sans écouter ton diag → conflit assuré sur le résultat.
  • Demande répétée de remise progressive à chaque échange (le pinailleur).

Signaux côté chantier / installation

  • Tableau électrique non aux normes refusé d'être mis à niveau par le client → garantie décennale impossible à honorer.
  • Mur fissuré ou en mauvais état dans la zone de pose, refus de réparation préalable → tu es responsable de la pose, pas de la maison.
  • Configuration impossible demandée (UE en cour intérieure copro sans accord AG, DP refusée) → refus officiel par écrit.
  • Désembouage refusé sur réseau ancien → la PAC va se boucher en 6 mois, ton SAV est perdu.
  • Sous-dimensionnement imposé par le client pour économiser (« non, prenez 6 kW pas 8 ») → la PAC va galérer, le client va se plaindre du résultat.
  • Maison auto-construite sans plans → risques structurels imprévisibles, surcoûts garantis.

Signaux administratifs

  • Client qui ne veut pas signer le devis mais veut commencer les travaux → fuite, juridiquement tu n'as rien.
  • Client qui refuse l'acompte en argumentant « on paiera à la fin, c'est plus simple » → tu finances le chantier sur tes fonds, et il peut disparaître.
  • Adresse à risque : si tu vois une commune isolée, vérifier solvabilité (voisinage, voiture, état général) → option avancement « à étapes ».
  • Pas de propriétaire identifié → ne pas commencer (locataire qui veut bricoler chez son bailleur sans accord).

2. Comment refuser proprement

Email-type de refus poli

« Bonjour,

Suite à notre échange / votre demande, je suis dans l'impossibilité de prendre en charge votre projet. [Choisir motif : agenda complet pour la période demandée / configuration technique nécessitant une équipe spécialisée / projet hors périmètre de mes compétences habituelles].

Je vous souhaite une bonne suite et reste à votre disposition pour d'autres projets futurs.

Cordialement,

[Signature] »

Refuser n'est pas grossier

Tu n'es pas obligé de te justifier longuement. « Désolé, je ne peux pas prendre en charge votre projet » suffit. Pas la peine d'inventer des excuses ou d'entrer dans un débat. Le client peut chercher ailleurs.

Quand orienter vers un confrère

Si le chantier est légitime mais hors de ta compétence (gros tertiaire, froid commercial, géothermie), recommander un confrère vaut tout l'or du monde :

  • Le client te respecte (tu es honnête)
  • Le confrère te renverra l'ascenseur sur ses chantiers résidentiels
  • Tu protèges ta réputation locale (pas de chantier raté)

Construire un petit réseau de 3-4 pros locaux complémentaires en démarrage est une stratégie gagnante.

3. Acomptes — gestion serrée

Pourquoi l'acompte n'est PAS optionnel

  • L'acompte sécurise la commande matériel : ta trésorerie ne supporte pas une PAC achetée pour un client qui se rétracte.
  • Il engage juridiquement les deux parties (article 1583 Code civil : la vente est parfaite dès accord prix + chose).
  • Il filtre les clients sérieux des touristes : celui qui refuse l'acompte est souvent celui qui annule en cours.
  • C'est l'usage métier en BTP : le client qui s'étonne montre qu'il n'a jamais fait de travaux.

Échéancier type pour PAC A/E

ÉtapePourcentageQuand
Acompte signature devis30 %À la commande matériel
Acompte démarrage chantier30 %Premier jour de pose, à l'arrivée
Solde40 %Réception (PV signé sans réserve)

Échéancier type pour clim mono-split (chantier court)

ÉtapePourcentageQuand
Acompte signature devis30 %À la commande matériel
Solde70 %Fin de pose (PV signé)

⚠ Pas d'acompte = pas de commande

Tant que l'acompte n'est pas encaissé (virement reçu ou chèque crédité), ne pas commander le matériel chez le grossiste. Le client qui dit « commence, je vous paierai » a déjà mis un pied dans le retard de paiement.

Modes de paiement à privilégier / éviter

  • Virement bancaire : idéal, traçable, immédiat (instantané possible)
  • Chèque : accepté, mais attendre l'encaissement effectif (3-7 j) avant de commander matériel
  • Espèces : limité à 1 000 € par opération entre pro et particulier (loi 2014). À déclarer en compta. À éviter.
  • Crédit MaPrimeRénov' : le client touche l'aide au final, mais ne peut pas être l'acompte. Tu factures l'intégralité TTC, le client se fait rembourser après.
  • « Pas de TVA » / au noir : REFUS catégorique. Travail dissimulé = sanctions pénales (art. L8221-3 Code travail).

Si le client retarde un paiement

  1. Premier rappel à 8 jours par email (poli, factuel)
  2. Deuxième rappel à 15 jours par lettre recommandée AR (réf. facture, montant, mention pénalités)
  3. Mise en demeure à 30 jours par LRAR avec menace de procédure judiciaire
  4. Procédure injonction de payer auprès du tribunal : simple, peu coûteuse (35 €), efficace contre un particulier solvable
  5. Mention pénalités sur facture : « En cas de retard de paiement, intérêts au taux légal en vigueur + indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (art. L441-10 Code de commerce). »

Stratégie solo

Ne pas accumuler les impayés. Si tu vois le client qui traîne sur l'acompte démarrage, arrêter le chantier immédiatement jusqu'à régularisation. C'est dur la première fois, mais ça change tout sur la solidité de ton activité.

Clauses devis blindé

Clauses à intégrer systématiquement

1. Validité du devis

« Le présent devis est valable 30 jours. Au-delà, l'installateur se réserve le droit de réviser les prix en fonction des variations matériaux et de la disponibilité du matériel. »

2. Acompte

« Acompte de 30 % à la signature du devis. Le solde est exigible à la fin des travaux, après signature du procès-verbal de réception. »

3. Démarches administratives

« Les démarches administratives préalables (déclaration préalable de travaux en mairie, accord d'assemblée générale de copropriété, avis ABF si applicable) sont à la charge du client. La pose ne sera réalisée qu'après réception des accords écrits. »

4. Conditions de pose

« Le client met à disposition de l'installateur l'accès au logement, l'électricité et l'eau. Le mobilier doit être déplacé par le client. L'installateur n'est pas responsable des dégâts sur mobilier non déplacé. »

5. Limites de prestation

« Le présent devis n'inclut pas : la reprise d'enduit de façade, les réparations de plâtre intérieur, les retouches peinture, le réagencement décoratif. Ces prestations peuvent faire l'objet d'un devis complémentaire. »

6. Spécificités terrain

« Le carottage du mur peut entraîner des microfissures de l'enduit aux abords immédiats du trou. Cet aléa technique normal n'engage pas la responsabilité de l'installateur. »

7. Aléas techniques

« Si lors de l'intervention, des éléments imprévus sont mis en évidence (vétusté de l'installation, désembouage nécessaire, mise aux normes électrique), un devis complémentaire sera proposé avant toute prestation supplémentaire. »

8. Garanties

« L'installation est couverte par : la garantie biennale (2 ans, équipements amovibles), la garantie décennale (10 ans, gros œuvre/installation principale), la garantie constructeur du matériel selon ses propres conditions. »

9. Conditions de paiement

« En cas de retard de paiement, des intérêts de retard au taux légal en vigueur seront appliqués, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (art. L441-10 Code de commerce). »

10. Litige

« En cas de litige, le client peut faire appel au médiateur de la consommation [coordonnées]. À défaut, le tribunal compétent est celui du lieu de l'exécution des travaux. »

Photos — protocole

  1. Lors de la visite : 10–20 photos de l'existant (façade, intérieur, tableau, chaufferie, murs traversés)
  2. À l'arrivée chantier : 5–10 photos « état zéro » (avant tout démontage)
  3. Pendant chantier : photos étapes critiques (carottage, raccordements hydro, raccordements élec, charge gaz)
  4. Photos balance lors charge fluide (montre clairement la valeur)
  5. Photos vacuomètre lors du tirage au vide (montre la valeur atteinte)
  6. Photos pressions BP/HP lors mise en service
  7. Photos plaques signalétiques UE/UI (n° série, charge, modèle)
  8. Photos installation finale : vues d'ensemble + détails raccordements
  9. Photos signature PV de réception (PV avec signature visible)
  10. Stocker dans dossier client (cloud ou disque externe), gardé 10 ans (durée garantie décennale)

Smartphone pro

Un smartphone récent + appli de prise de notes (Evernote, Notion, Google Keep) suffit. Crée un dossier par client, classe les photos par étape. Les EXIF (date/heure/GPS) servent de preuve datée.

Procès-verbal de réception

PV de réception de chantier — modèle

Référence chantier : ___

Date de réception : ___

Lieu : ___

Maître d'ouvrage (client) : ___

Entreprise : ___


Travaux exécutés :

« Pose et mise en service d'une pompe à chaleur air/eau ___ marque ___, modèle ___, n° série UE ___, n° série module ___, n° série ballon ECS ___. Charge fluide R32 = ___ kg. »


Vérifications effectuées :

  • Mise en service en mode chauffage : OK
  • Mise en service en mode ECS : OK
  • Pressions BP/HP conformes
  • Test étanchéité : négatif
  • Régulation paramétrée selon zone climatique
  • Démonstration au client : faite

Réserves émises par le client :

(à remplir, ou « Aucune »)


Documents remis au client :

  • Notice d'utilisation simplifiée
  • Carnet d'entretien
  • Attestation F-Gas
  • Facture finale

Signature du client (avec mention « bon pour réception sans réserve » ou « avec réserves ») : ___

Signature de l'installateur : ___

⚠ Réception « sans réserve » = couverture

Si le client signe « bon pour réception sans réserve », il ne peut plus contester un défaut apparent (ex. trace de plâtre sur sol). Les défauts cachés (ex. fuite hydraulique ultérieure) restent couverts par la garantie.

Si le client refuse de signer : lui adresser une mise en demeure de réception par lettre recommandée. Sans réponse sous 8 jours, la réception est tacite (jurisprudence).

Gestion d'un litige

Étapes

  1. Première plainte client — ne jamais réagir à chaud. Reformuler par écrit ce que tu as compris. « Je prends note de votre demande et reviens vers vous sous 48 h. »
  2. Diagnostic — déplacement de constatation. Photos. Mesures. Comparer avec PV de réception et état des lieux.
  3. Analyse — la plainte est-elle fondée ? Si oui, dans quelle proportion ? Garantie biennale ? Décennale ? Constructeur ?
  4. Proposition écrite — réparation gratuite, partielle, refus motivé. Toujours par écrit (email + recommandé si tendu).
  5. Négociation — privilégier la médiation à l'avocat. Le médiateur de la consommation est obligatoire (loi).
  6. Si recours judiciaire — passer par un huissier pour LRAR de mise en demeure. Faire le constat technique avec un expert assermenté. Saisir le tribunal compétent.

Médiateur de la consommation

Obligation légale d'inscrire un médiateur dans tes CGV / devis. Pour le bâtiment, plusieurs médiateurs disponibles (Médiateur du e-commerce, Médiateur de la consommation Paris, etc.). Choisis-en un et inscris-le dans tes documents commerciaux.

Règle de base : tu ne menaces jamais. Tu fais. Une mise en demeure non suivie d'effet, c'est plus dommageable que pas de mise en demeure du tout. Si tu lances la machine, tu vas au bout.

L'escalier du recouvrement — vue d'ensemble

ÉtapeQuandCoûtEffet typique
1. Relance amiable emailJ+8 après échéance0 €40 % paient sous 7 j
2. Relance téléphoniqueJ+150 €20 % paient
3. Mise en demeure LRARJ+30~6 € (LRAR)30 % paient
4. Injonction de payerJ+45 à J+6035,21 € + huissierProcédure judiciaire
5. Exécution forcée (saisie)Après ordonnanceFrais huissierRécupération réelle

L'effet psychologique de l'escalier

Chaque étape filtre les vrais mauvais payeurs des distraits / de bonne foi. 90 % des dossiers se règlent avant l'injonction de payer. Mais c'est parce que tu signales très tôt que tu iras jusqu'au bout, que les distraits paient à la 1ère relance.

Étape 1 — Relance amiable par email (J+8)

Email simple, factuel, sans agressivité. Objet clair, pièce jointe = facture. Tu fais ça 8 jours après l'échéance contractuelle, pas 30 (un client en bonne foi qui a oublié paie immédiatement).

Modèle email — Relance 1

Objet : Facture n° XXX du [date] — relance amiable


Bonjour [Prénom Nom],

Sauf erreur de ma part, votre facture n° XXX du [date], d'un montant de [montant] € TTC, échue le [date], reste à ce jour impayée.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir procéder au règlement par virement sur le compte habituel (RIB en pied de facture) ou par chèque à l'ordre de [ton nom / EURL].

Si ce paiement vient d'être effectué, merci de ne pas tenir compte de ce message.

Restant à votre disposition pour toute question,

Cordialement,
[Ton nom]

Étape 2 — Relance téléphonique (J+15)

Tu appelles, tu es poli mais ferme. Tu poses la question simple : « Avez-vous un problème particulier avec cette facture ? » 3 cas possibles :

  • « J'ai oublié, je règle tout de suite » → tu envoies à nouveau le RIB par SMS, tu vérifies sous 48 h.
  • « J'ai un souci avec la prestation » → tu écoutes, tu reformules par écrit (email récap), tu proposes un RDV constatation. Voir la procédure « Gestion litige ».
  • Mauvaise foi / esquive (« je verrai plus tard », ne rappelle pas) → passage à l'étape 3 immédiat. Pas de pitié.
Toujours doubler l'appel d'un email récap : « Pour faire suite à notre échange téléphonique de ce jour, vous m'avez confirmé que… ». Sans trace écrite, ton appel n'a jamais existé.

Étape 3 — Mise en demeure par LRAR (J+30)

La Lettre Recommandée avec Accusé de Réception est l'acte qui fait basculer l'affaire dans le juridique. Date butoir, montant, conséquences explicites. Tu peux l'envoyer toi-même (~6 € via La Poste, AR Online, ou par lettre recommandée électronique AR24/Maileva à ~3 €).

Modèle Mise en Demeure LRAR

Lettre recommandée avec AR
n° XXXX-XXXX-XXXX
[Lieu], le [date]


Objet : Mise en demeure de payer la facture n° XXX du [date]

Madame, Monsieur,

Je vous ai adressé le [date] la facture n° XXX d'un montant de [montant] € TTC, correspondant à la prestation de [pose / entretien / dépannage] réalisée le [date] à votre domicile sis [adresse].

Cette facture, échue le [date], demeure impayée à ce jour, malgré ma relance amiable du [date] et notre échange téléphonique du [date].

Par la présente, je vous mets en demeure de me régler la somme de [montant] € TTC dans un délai de huit (8) jours à compter de la réception de la présente lettre.

À défaut de règlement dans ce délai, je me verrai contraint, sans nouvel avis, d'engager une procédure d'injonction de payer auprès du tribunal compétent, conformément aux articles 1405 et suivants du Code de procédure civile. Les frais de procédure et indemnités forfaitaires (40 € au titre de l'article L441-10 du Code de commerce + intérêts au taux légal) seront à votre charge.

Espérant ne pas avoir à recourir à cette procédure, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature manuscrite]
[Ton nom – statut – SIRET]

PJ : copie de la facture n° XXX, copie email de relance du [date]

Mentions à ne pas oublier dans la mise en demeure

  • Mention explicite « Mise en demeure » dans l'objet (sans cette mention, c'est juste une relance, pas un acte juridique).
  • Date d'échéance + montant chiffres et lettres idéal.
  • Délai accordé clair (8 jours est la pratique standard).
  • Annonce explicite de la procédure judiciaire à suivre (l'injonction de payer).
  • Article L441-10 Code de commerce : indemnité forfaitaire 40 € + intérêts au taux légal en plus du principal.
  • Envoi en LRAR (l'AR sera ta preuve devant le juge — garde-le précieusement).

Étape 4 — L'injonction de payer (à partir de J+45)

Si la mise en demeure n'a rien donné, tu déposes une requête en injonction de payer au tribunal. C'est la procédure du recouvrement BTP, simple, rapide, peu coûteuse, sans avocat obligatoire.

Fiche identité — Injonction de payer

Procédure simplifiée prévue aux articles 1405 à 1425 du CPC. Pour toute créance certaine, liquide, exigible, contractuelle ou statutaire, sans plafond.

Coût greffe
35,21 €
Délai
2 à 6 sem
Avocat
Non requis
Tribunal
Tribunal judiciaire

Procédure — pas à pas

Identifier le tribunal compétent

Pour un client particulier (B2C) : tribunal judiciaire du domicile du débiteur. Pour un professionnel (B2B) : tribunal de commerce du domicile du débiteur (ou du lieu d'exécution du contrat). Tu vérifies sur justice.fr en tapant la commune.

Si le client est dans une autre commune (Albertville pour toi à Chambéry par ex.), c'est là-bas que tu déposes — pas chez toi.
Remplir le formulaire CERFA n° 12946*02

Téléchargeable sur service-public.fr (« Requête en injonction de payer une somme d'argent »). Tu indiques : ton identité, l'identité du débiteur, le montant en principal, les intérêts, l'indemnité L441-10 (40 €), et la nature de la créance (« facture n° XXX du [date], prestation de [type] »).

Joindre les pièces justificatives

Devis signé, facture impayée, AR de la mise en demeure, copies emails de relance, PV de réception ou bon d'intervention signé. Tout ce qui prouve la créance certaine et liquide. Plus le dossier est carré, plus l'ordonnance vient vite.

Déposer au greffe + payer 35,21 € de timbre fiscal

Dépôt physique au greffe (à l'accueil) ou par voie postale en LRAR. Timbre fiscal 35,21 € (achat sur timbres.impots.gouv.fr ou bureau de tabac). Tu reçois un récépissé de dépôt.

Le juge statue (souvent sans audience)

Si le dossier est solide : ordonnance d'injonction de payer délivrée sous 2 à 6 semaines. Le juge ne convoque personne, c'est une procédure non contradictoire à ce stade. Cette ordonnance est ton titre exécutoire, à condition de la signifier au débiteur dans les 6 mois.

Faire signifier l'ordonnance par huissier

Tu mandates un commissaire de justice (nouveau nom des huissiers depuis 2022) pour signifier l'ordonnance au débiteur. Coût : 60 à 120 € selon distance. Le débiteur a alors 1 mois pour faire opposition (sinon l'ordonnance devient définitive).

Tarifs huissier réglementés. Tu trouves un commissaire local sur commissaire-justice.fr. Demande devis avant.
Si pas d'opposition : tu lances l'exécution forcée

Tu remandates l'huissier pour saisir : compte bancaire (saisie-attribution), salaires, véhicule, voire saisie-vente du mobilier. C'est l'huissier qui agit, tu n'as plus rien à faire qu'à attendre le virement.

Si le débiteur fait opposition dans le mois : l'affaire bascule en procédure contradictoire normale, avec audience. Tu peux alors te faire assister d'un avocat (en B2C, ce n'est pas obligatoire en dessous de 10 000 €).

Le médiateur de la consommation — alternative et obligation légale

Avant l'injonction de payer (et en parallèle, pas en remplacement), tu dois au moins informer le client de la possibilité de saisir un médiateur de la consommation. C'est une obligation légale (art L612-1 du Code de la consommation) : tu inscris un médiateur dans tes CGV, devis, et site web.

Médiateurs adaptés au BTP / artisanat

  • CMAP (Centre de Médiation et d'Arbitrage de Paris) — large, polyvalent. cmap.fr
  • Médiation pour tous — médiateur agréé conso, secteur BTP. mediationpourtous.fr
  • SMC (Société de la médiation professionnelle) — adhésion environ 80 à 200 € HT/an. mediateur-conso-smp.fr
  • FNAIM / CAPEB médiateur — si tu adhères à une fédération artisanale, le médiateur est souvent inclus.

⚠ Sans médiateur référencé : amende

Ne pas mentionner de médiateur dans tes CGV / devis / site web peut entraîner une amende administrative jusqu'à 3 000 € pour personne physique, 15 000 € pour personne morale (art L641-1 Code conso). Choisis-en un, paie ton adhésion (souvent < 100 € HT/an), inscris-le partout.

Si le client est insolvable — quoi faire

Pas tout débiteur n'est récupérable. Si l'huissier te dit « compte bancaire à découvert, pas de salaire, pas de véhicule à son nom » : tu n'iras pas chercher tes 1 200 €. Dans ce cas :

  • Comptabiliser en perte à la clôture de l'exercice (créance irrécouvrable). Tu récupères la TVA payée à tort si tu peux prouver l'irrécouvrabilité (procès-verbal de carence de l'huissier).
  • Saisine du fonds de garantie si le débiteur est en liquidation judiciaire (déclaration de créance dans les 2 mois — date de l'avis BODACC).
  • Leçon retenue : à l'avenir, acompte 30 % à la commande, paiement intégral au PV de réception, jamais de chantier > 2000 € sans CB ou virement préalable au moins partiel.

⚠ Tes peurs face à un impayé

  • « Ça va me coûter une fortune en avocat »
  • « Je vais perdre des semaines à courir après cet argent »
  • « Le client va se retourner contre moi pour me faire taire »
  • « Je vais m'épuiser et abandonner »

✓ La réalité

  • Injonction de payer = 35,21 € + huissier 100 €, pas d'avocat sous 10 k€ TTC
  • 2 mois en moyenne, dont 80 % du temps tu ne fais rien (le tribunal et l'huissier travaillent)
  • Si le client a des griefs, c'est l'opposition qui les fera surface en débat contradictoire — c'est même utile
  • Si tu lances la procédure 1 fois, tu sais le faire 10 fois. Le 1er dossier prend 4 h, le 5ème prend 30 min

Outils numériques qui te facilitent la vie

AR24 (Lettre Recommandée Électronique)
LRE valeur juridique LRAR. ~3 € la lettre (vs ~6 € papier). Délai instantané, AR par mail.
3 €/LRE
Litige.fr / Justice.fr — service public
Plateforme officielle pour déposer une injonction de payer en ligne. Gratuit hors timbre fiscal.
0 € (+ 35,21 € timbre)
📑
Pennylane / Tiime / Indy
Gestion factures + relances automatisées (J+8 / J+15 / J+30). Tu programmes une fois, le système relance.
15 – 50 € HT/mois
Annuaire commissaires-justice.fr
Trouver l'huissier compétent par commune. Tarifs réglementés (Décret n° 2016-230).
Gratuit (devis huissier)

Le réflexe à instaurer dès le 1er chantier

Tu mets dans tes CGV, devis, et factures systématiquement : « En cas de retard de paiement, des intérêts au taux légal en vigueur seront appliqués, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (art. L441-10 Code de commerce). En cas de litige : médiateur de la consommation [coordonnées]. À défaut de règlement amiable, tribunal judiciaire compétent du lieu d'exécution. »

Cette mention en pied de devis change la donne : tu donnes un signal clair que tu connais tes droits. Les vrais mauvais payeurs lisent ça et passent leur chemin.

Assurances obligatoires & recommandées

Obligatoires

  • Garantie décennale : 10 ans, couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Obligatoire pour tout artisan du BTP. Coût : 1 200–3 500 €/an pour un solo selon CA.
  • Responsabilité civile pro : couvre les dommages causés à des tiers en cours de prestation. Coût : 200–600 €/an.

Recommandées

  • Protection juridique pro : prend en charge les frais d'avocat et expertises en cas de litige. Coût : 150–300 €/an.
  • Multirisque pro : couvre le matériel professionnel, le véhicule (au-delà de l'assurance auto classique), le local (si tu as un atelier).
  • Prévoyance pro : en cas d'arrêt de travail. Vital pour un solo (RSI ne couvre que partiellement). Coût : 50–150 €/mois selon couverture.

RGE = exigence assurance décennale spécifique

Pour la qualification RGE QualiPAC, ton assurance décennale doit explicitement mentionner les pompes à chaleur dans ses garanties. Vérifier que ton attestation comporte « pompes à chaleur air/eau » ou « équipements thermodynamiques » avant de déposer ton dossier RGE.

Attestation de capacité fluides frigorigènes (Cat. I)

  • Délivrée par un organisme certificateur agréé COFRAC : AFAQ AFNOR Certification, Bureau Veritas, Cemafroid, Climalife, etc.
  • 8 organismes COFRAC à jour 2026, vérifier sur le site de l'OACA
  • Catégorie I : tous équipements quel que soit le tonnage. Indispensable pour PAC + clim résidentiel.
  • Validité : 5 ans, renouvellement par audit
  • Coût initial : 800–1 500 € (formation + audit + adhésion)
  • Coût renouvellement : 400–800 € tous les 5 ans

Habilitations électriques

  • BR minimum (chargé d'intervention BT générale)
  • Recyclage tous les 3 ans
  • Coût : 200–400 €

RGE QualiPAC (recommandé fortement)

Obligatoire pour que ton client touche les aides MaPrimeRénov' et CEE. Sans RGE, tes prospects iront chez ton concurrent qui l'a. Voir onglet Contrôle RGE.

Statut

  • Auto-entrepreneur : limite CA 77 700 €/an (services), passable mais limitant
  • Micro-entreprise : idem auto-entrepreneur (même statut)
  • EURL / SASU : sans plafond, IS ou IR au choix, plus de structure
  • SARL / SAS : pour s'associer ou s'agrandir

Aptitude vs Capacité — la confusion classique

Aptitude personnelleCapacité d'entreprise
ConcerneToi (la personne)Ta boîte (l'entreprise)
ExamenThéorique + pratiqueAudit sur place (matériel + procédures)
ValiditéIllimitée (depuis 2018)5 ans, audits de suivi entre-temps
Catégorie ITous équipementsTous équipements
Suffit pour bosser ?NonOui (avec aptitude)

Pour intervenir légalement sur fluides, il faut les deux : une personne avec aptitude + une entreprise avec capacité. Si tu changes de structure (passage micro → SASU par exemple), la capacité ne te suit pas, c'est la nouvelle entité juridique qui doit être à nouveau attestée.

Les 3 conditions pour décrocher la capacité

  1. Au moins 1 opérateur avec aptitude Cat. I : c'est toi.
  2. Outils obligatoires détenus : liste précise ci-dessous, factures à montrer.
  3. Système de gestion des fluides : registre + compte Trackdéchets + procédure interne écrite.

Matériel à acheter — liste obligatoire Cat. I

L'auditeur vient sur place vérifier que tout y est, en état de fonctionnement, avec factures à l'appui. Ce qui suit n'est pas négociable :

OutilSpécification minimaleBudget Savoie 2026 (HT)
Détecteur de fuitesConforme NF EN 14624, calibration en cours800 – 1 500 €
Balance précisionPrécision 0,1 kg, plage 0–100 kg200 – 500 €
Manifold 4 voiesAvec flexibles 1/4" SAE BP/HP/vide/charge200 – 400 €
Pompe à videDual-stage, ≥ 100 L/min, vide < 100 µm Hg300 – 600 €
Vacuomètre digitalLecture en µm Hg (les manifolds analogiques ne suffisent pas pour l'audit)150 – 300 €
Bouteille azote + détendeurDétendeur 0–60 bar, flexible200 – 400 € + consigne bouteille
Station de récupération fluideAvec bouteilles vides étiquetées dédiées800 – 1 500 €
Bouteilles de récup videsAu moins 2, dédiées et étiquetées150 – 300 € pièce
Outillage frigoCoupe-tube, ébavureur, dudgeonneuse excentrique, clés dyna flare200 – 400 €
EPIGants frigo, lunettes, masque ABEK pour récup80 – 150 €

Investissement total réaliste

3 500 à 6 000 € HT pour passer la capacité avec du matériel sérieux. Aller plus bas : tu prends le risque que l'auditeur refuse (matériel pas conforme, balance pas assez précise, manifold sans vacuomètre digital, etc.). C'est l'investissement de démarrage incompressible du métier.

Procédure pas-à-pas pour faire reconnaître ta boîte

  1. Vérifier que ton aptitude personnelle Cat. I est bien à ton nom (la sortir du tiroir, photo, scan)
  2. Choisir un organisme certificateur COFRAC : Bureau Veritas, Cemafroid, Climalife, Dekra, AFAQ AFNOR, etc. Comparer les frais, certains sont moins chers que d'autres
  3. Acheter le matériel obligatoire (cf. tableau ci-dessus). Garder TOUTES les factures.
  4. Ouvrir un compte producteur déchets dangereux sur Trackdéchets (gratuit, en ligne, ~30 min)
  5. Créer ton registre fluides (carnet papier dédié, ou logiciel type Frigobook, ou tableur perso)
  6. Rédiger la procédure interne (1–2 pages) : comment tu manipules le fluide à la pose, à l'entretien, à la récupération, comment tu remplis le registre
  7. Constituer le dossier : K-bis ou attestation INSEE, attestation aptitude Cat. I, factures matériel, capture compte Trackdéchets, modèle de registre, procédure interne
  8. Envoyer le dossier à l'organisme certificateur
  9. Audit sur place (1/2 journée) : l'auditeur vérifie matériel + procédures + registre vide prêt à servir
  10. Si OK : attestation de capacité émise, valide 5 ans
  11. Si NC : corriger sous délai imparti puis re-audit éventuel

Coûts & délais

Adhésion organisme initiale
500–800 € HT
Audit initial
600–900 € HT
Audits de suivi annuels
400–700 € HT/an
Renouvellement à 5 ans
1 200–2 000 € HT
Délai dépôt → audit
4–8 semaines
Délai audit → attestation
2–4 semaines

À éviter — pièges classiques au démarrage

1Démarrer les chantiers avant capacité reçueConséquence : exercice illégal. Dénonciation possible par concurrent. Sanctions L541-46 (jusqu'à 75 k€). Fix : attendre l'attestation papier en main.
2Acheter du matériel d'occasion non calibréConséquence : détecteur fuite refusé à l'audit. Fix : détecteur neuf OU certificat de calibration de moins d'1 an.
3Manifold sans vacuomètre digitalConséquence : impossible de prouver vide < 250 µm Hg. NC majeure. Fix : vacuomètre digital séparé OU manifold avec lecture digitale.
4Pas de Trackdéchets ouvertConséquence : impossible de générer un BSFF, donc impossible de céder du fluide récupéré → bloqué dans tes bouteilles. Fix : ouvrir compte avant l'audit.
5Capacité de l'ancienne boîte transférée à la nouvelleConséquence : ne se transfère pas, K-bis = nouvelle entité = nouvelle attestation. Fix : redéposer dossier au nom de la nouvelle structure.

Stratégie démarrage solo

Compte 2 à 4 mois entre la décision et l'attestation en main. Acheter le matériel en bloc à un fournisseur unique (Climalife, Comap, Maquaire) qui peut te faire un pack démarrage frigoriste avec remise. Ouvrir Trackdéchets le jour même de la création d'entreprise, c'est gratuit et ça te coche une case majeure.

F-Gas — règlement UE 517/2014

Champ d'application

Tout équipement contenant un fluide frigorigène à effet de serre (HFC, HFO, etc.). Exemples concernés en résidentiel : clim split, PAC air/eau, PAC géothermique, CET, climatiseurs commerciaux, vitrines réfrigérées, climatisation embarquée.

Obligations principales

  • Détention attestation Cat. I pour intervenir sur les fluides
  • Tenue d'un registre par équipement (modèle, n° série, fluide, charge, dates interventions)
  • Contrôle d'étanchéité périodique selon charge en t éq. CO₂
  • Récupération obligatoire du fluide en fin de vie ou réparation (interdiction émission atmosphérique)
  • Quotas HFC en baisse : phase-down progressive, R32 PRG 675 standard 2026, transition R290 (PRG 3) en cours

Périodicité contrôle étanchéité

Charge en t éq. CO₂Périodicité
< 5Pas de contrôle obligatoire
5 → 5012 mois
50 → 5006 mois
≥ 5003 mois

Avec détecteur de fuite installé en permanence : périodicité doublée.

Évolution réglementaire

  • Phase-down progressive HFC haute PRG : R410A (PRG 2088) bientôt difficile à approvisionner
  • R32 (PRG 675) standard transitoire
  • R290 propane (PRG 3) en croissance, mais inflammable A3 → conditions d'installation strictes

BSFF — Bordereau Suivi Fluides Frigorigènes

Quand établir un BSFF ?

  • Récupération de fluide en vue de sa destruction / régénération
  • Cession à un installateur ou récupérateur agréé
  • Dans tous les cas où le fluide quitte ta possession

Trackdéchets

Plateforme officielle trackdechets.beta.gouv.fr (gratuite). Tu y crées un compte « producteur de déchets dangereux » (les fluides usagés sont classés 14 06 01* dans la nomenclature). Chaque cession génère un BSFF dématérialisé suivi par l'État.

Procédure pratique

  1. Tu récupères du fluide chez un client (réparation, fin de vie)
  2. Tu rentres au camion, transvases dans une bouteille de récup étiquetée (date, fluide, masse)
  3. Tu vas chez ton fournisseur ou récupérateur agréé (Climalife, Comap, etc.)
  4. Tu déposes la bouteille pleine, ils te donnent une vide en échange
  5. Tu remplis le BSFF en ligne avant le départ ou sur place
  6. Le suivi est automatique côté État

Registre F-Gas par équipement

Chaque équipement contenant ≥ 5 t éq. CO₂ doit avoir un registre tenu par l'exploitant ou l'installateur en charge. À conserver 5 ans après dernière intervention.

Informations à consigner

  • Type / modèle / n° de série de l'équipement
  • Type et quantité de fluide (kg + t éq. CO₂)
  • Date de chaque intervention
  • Nature de l'intervention (pose, contrôle, recharge, récupération)
  • Quantité ajoutée ou retirée
  • Identité de l'opérateur + n° certif Cat. I
  • Résultat des contrôles d'étanchéité

Formats acceptés

  • Carnet papier dédié (un par équipement, fourni par les organismes)
  • Logiciel dédié (Climalife Frigobook, Cemafroid, Syderep)
  • Plateforme nationale Syderep (recommandée) : déclaration annuelle quantitative obligatoire pour les distributeurs et exploitants au-dessus d'un seuil

Étiquetage de l'équipement

Apposer une étiquette physique sur l'équipement : « Cet équipement contient des gaz à effet de serre fluorés » + type fluide + charge + PRG + t éq. CO₂. Obligatoire.

Calculateur t éq. CO₂

— t éq. CO₂

Formule : t éq. CO₂ = charge (kg) × PRG / 1 000.

Exemples

ÉquipementFluideCharget éq. CO₂Périodicité
Mono-split 9kR320,7 kg0,47Aucune
Mono-split 18kR321,3 kg0,88Aucune
PAC A/E 8 kWR321,8 kg1,22Aucune
PAC A/E 12 kWR410A2,8 kg5,8512 mois
VRF immeubleR410A40 kg83,56 mois

Entretien annuel obligatoire

Décret 2020-912 du 28 juillet 2020

  • Concerne : PAC dont la puissance nominale est ≥ 4 kW et ≤ 70 kW
  • Champs d'application : chauffage et/ou production ECS
  • Logements résidentiels et tertiaires
  • Premier entretien : dans les 2 ans suivant la mise en service
  • Renouvellement : tous les 2 ans pour les équipements en service avant 2020, tous les ans pour les nouveaux

Contenu réglementaire de la visite

  • Vérification du système et de ses composants
  • Nettoyage des éléments accessibles
  • Réglages éventuels
  • Évaluation du rendement de la pompe à chaleur
  • Conseils éventuels au client (optimisation, remplacement)
  • Remise d'une attestation d'entretien (à conserver 2 ans par le détenteur)

Référence arrêté

Arrêté du 24 juillet 2020 relatif à l'entretien des systèmes thermodynamiques. À garder dans son dossier.

Fiche identité — DEEE pour artisan PAC/clim

Décret 2014-928 (transposition directive 2012/19/UE). Tout équipement déposé doit être tracé jusqu'à un éco-organisme agréé.

Statut
Producteur de déchets pro (DEEE Pro)
Filière
Ecosystem ou Ecologic
Coût
0 € si tu utilises les bons points
Sanction max
75 000 €

Les 4 voies pour te débarrasser proprement

Reprise par le distributeur (1-pour-1)

Quand tu achètes une PAC ou un split chez ton grossiste (Cedeo, Brossette, Richardson, Téréva, Cera), il a obligation de reprendre l'ancien équipement équivalent. Tu lui dépose ton ancien split en livrant le nouveau. Demande un bon de reprise DEEE — c'est ta preuve de traçabilité.

Si le grossiste te dit « laisse-le derrière », tu ne pars pas sans le bon de reprise. C'est ton parapluie réglementaire.
Points de collecte Ecosystem (gratuits pour pros)

Ecosystem (anciennement Eco-systèmes) gère 2 800+ points de collecte en France. En Savoie/Isère : Albertville, Chambéry-Bissy, La Motte-Servolex, Saint-Égrève, Voiron. Carte interactive sur ecosystem.eco. Tu prends ta carte SIRET, tu déposes, tu signes le bon DEEE.

Déchèteries pro intercommunales

Grand Chambéry, Grand Annecy, Grenoble Métropole, CA Arlysère acceptent les artisans avec une carte pro (souvent 50–150 €/an d'adhésion). Pratique pour mélanger DEEE + autres déchets de chantier (cartons, métal, gravats).

Récupérateurs ferraille (cas particulier)

Acceptent les unités vidées de fluide et démontées (compresseur, échangeur cuivre, tôlerie). Ils paient au poids le cuivre (~5–6 €/kg en 2026). Mais ce n'est pas un DEEE officiel — pour la traçabilité, complète par un dépôt Ecosystem du reste (carte électronique notamment).

Ne JAMAIS confier un équipement chargé en fluide à un ferrailleur. Récupération fluide obligatoire avant (BSFF/Trackdéchets).

L'ordre exact de démontage d'une PAC en fin de vie

  1. Couper l'alim électrique au tableau (consignation)
  2. Récupérer le fluide frigorigène à la station de récup (R32 ou R410A) avec bouteille de récup étiquetée
  3. Tracer le fluide récupéré sur ton registre F-Gas + créer le BSFF dans Trackdéchets pour son envoi au régénérateur (Climalife, A-Gas)
  4. Vidanger le circuit hydraulique (PAC A/E) : récupérer l'eau glycolée si présente (déchet dangereux à traiter séparément)
  5. Drainer l'huile compresseur dans un bidon hermétique (POE — déchet dangereux pro)
  6. Démonter l'unité de son support, désolidariser UE et UI (split)
  7. Charger dans le camion sur bâche
  8. Déposer en point Ecosystem ou chez le grossiste (bon DEEE en main)
  9. Archiver le bon DEEE dans le dossier client (10 ans)

⚠ Ce que tu ne dois jamais faire

  • Jeter une UE/UI à la déchèterie ménagère grand public — interdit aux pros (et la déchèterie te facturera ou te refusera).
  • Laisser un équipement chez le client en disant « la mairie passera » — ta responsabilité reste engagée jusqu'au point de collecte agréé.
  • Brûler des cartes électroniques ou de l'isolant dans un fond de jardin — délit Code env art L541-46.
Toujours : bon DEEE archivé client, photographie de l'équipement déposé, mention dans le PV de réception du nouveau (« ancien équipement déposé en filière agréée DEEE »).

Sanctions pénales — les plus lourdes

InfractionRéférencePeine maximale
Émission délibérée de fluide à effet de serreCode env. art. L541-462 ans + 75 000 €
Intervention sans attestation Cat. I valideDécret 2007-737 + L541-46Jusqu'à 2 ans + 75 000 €
Faux registre F-Gas / fausse attestationCode pénal art. 441-13 ans + 45 000 €
Travail dissimulé (au noir)Code travail art. L8221-33 ans + 45 000 € (×5 si récidive)
Exercice sans assurance décennale (BTP)Code assurance art. L243-36 mois + 75 000 €
Falsification BSFF TrackdéchetsCode env. art. L541-46Jusqu'à 2 ans + 75 000 €

Sanctions administratives — plus fréquentes

  • Amende administrative jusqu'à 75 000 € par manquement F-Gas constaté (DREAL, DDT)
  • Suspension de l'attestation Cat. I avec délai de remise en conformité (60–90 j)
  • Retrait définitif de l'attestation en cas de récidive ou non-correction
  • Suspension du RGE QualiPAC par Qualit'EnR — perte des aides MaPrimeRénov' clients
  • Inscription au registre des entreprises sanctionnées consultable publiquement (rgia.gouv.fr)
  • Médiateur de la consommation non référencé : 3 000 € PP / 15 000 € PM (art. L641-1 Code conso)

Conséquences indirectes — souvent plus graves que la sanction elle-même

⚠ Effet domino d'une sanction

  • Perte du RGE → tes clients perdent leurs aides → tes devis ne passent plus
  • Refus de couverture par l'assurance en cas de sinistre (faute intentionnelle exclue)
  • Refus de fournisseurs grossistes qui filtrent les pros sanctionnés
  • Réputation locale abîmée — en Savoie le bouche-à-oreille tue plus vite qu'une amende
  • Banque qui ferme la ligne de crédit pro

✓ Comment ne jamais être inquiété

  • Registre F-Gas tenu en temps réel. Une appli (Climalife, Cemafroid) ou un Excel structuré.
  • BSFF systématique sur Trackdéchets — c'est gratuit et légal.
  • Bons DEEE archivés avec les dossiers chantier (10 ans).
  • Attestation Cat. I et RGE renouvelées avant échéance — calendrier pro avec rappels 90 j avant.
  • Devis et facture en bonne et due forme avec mentions obligatoires (médiateur, garanties, SIRET, RC pro, décennale).

L'inspection DREAL en pratique

Les contrôles physiques sur les artisans solo sont rares (priorité aux gros opérateurs) mais quand ils tombent, ils tombent fort. La DREAL prévient rarement. Elle vient avec une liste précise de ce qu'elle veut voir : registre F-Gas, attestations à jour, BSFF récents, certificat de conformité de tes bouteilles de récup, étalonnage de ta balance F-Gas. Garde tout dans un classeur unique « Conformité » dans le bureau ou le camion.

Ce qui peut te le faire perdre

  • Audit raté avec non-conformités majeures non corrigées sous 60 j
  • Charte qualité Qualit'EnR non respectée (devis bâclé, dimensionnement absent, pas d'étude thermique)
  • Plainte client retenue par l'organisme
  • Adhésion annuelle non renouvelée
  • Assurance décennale qui ne mentionne plus la PAC
  • Capacité d'entreprise (Cat. I) non maintenue → vois l'onglet Réglementation

Calendrier type

  • Année 1 : audit initial déjà passé. Surveillance.
  • Tous les ans : paiement adhésion + déclaration des chantiers réalisés (souvent en ligne)
  • Audit chantier : 1 audit sur place tous les 2 à 4 ans selon barème
  • Année 4 : dossier de renouvellement complet à représenter

Bouclier solo

Ton meilleur ami pour passer les audits : un dossier client clean par chantier, archivé au fur et à mesure. Pas à reconstituer en panique 8 jours avant l'auditeur.

Audit chantier — à quoi t'attendre

Convocation

  • L'organisme te prévient 4 à 8 semaines avant
  • L'auditeur choisit un chantier dans la liste de tes 12 derniers mois
  • Il te demande : dossier client + accès au chantier (avec accord du client)
  • Demi-journée mobilisée chez le client (compte 3–4 h sur place)

Ce que l'auditeur regarde sur place

  1. Conformité de l'installation au devis signé (PAC, modèle, accessoires)
  2. Position UE : dégagements, surélévation, écoulement condensats
  3. Liaison frigo : isolant continu, protégée UV, pas de pliures
  4. Module hydraulique : vannes d'isolement, soupape évacuée, vase d'expansion
  5. Filtre/pot à boue présent et accessible
  6. Étiquette F-Gas apposée sur l'UE
  7. Tableau électrique : disjoncteur dédié, différentiel Type A ou F
  8. Régulation paramétrée (loi d'eau cohérente)
  9. Mesures de mise en service notées (BP/HP, ΔT)
  10. Photos du chantier disponibles

Ce qu'il regarde dans le dossier

  1. Devis détaillé conforme (matériel cité, MO, mentions légales, TVA 5,5 %)
  2. Étude thermique simplifiée (calcul besoin chauffage / dimensionnement)
  3. Documentation technique constructeur
  4. Bon de pesée fluide signé
  5. Attestation F-Gas remise au client
  6. PV de réception signé (idéalement sans réserve)
  7. Facture finale conforme
  8. Registre F-Gas du chantier à jour
  9. Charte qualité Qualit'EnR signée et appliquée

Dossier d'audit — checklist d'urgence

Au moment où l'auditeur te dit le chantier choisi, tu dois pouvoir lui sortir tout ça en 30 minutes :

  1. Devis signé et daté (avec acompte payé)
  2. Étude thermique / calcul de dimensionnement (peut être simple, mais doit exister)
  3. Photos avant chantier (façade, intérieur, tableau, chaufferie)
  4. Photos pendant chantier (carottage, raccordements, charge fluide, pressions)
  5. Photos finales (UE en place, module hydraulique, ballon ECS)
  6. Bon de pesée balance avec valeur lisible
  7. Photo vacuomètre montrant le vide atteint
  8. Photos pressions BP/HP en mise en service
  9. Plaques signalétiques UE/UI/module/ballon photographiées
  10. Attestation F-Gas remplie et signée
  11. PV de réception signé par le client
  12. Facture finale
  13. État des lieux signé (si présent)

Méthode dossier qui survit à l'audit

Un dossier numérique par client, dans un cloud (Google Drive, OneDrive, Dropbox) : 1 sous-dossier par étape (visite, devis, J1, J2, J3, MES, facture). Toutes les photos avec EXIF datées, zéro renommage. À l'audit, tu partages le lien à l'auditeur, il regarde tranquillement.

Non-conformités — types et délais

NC mineures

  • Document manquant non bloquant (ex. photo de plaque manquante)
  • Réglage perfectible (loi d'eau pas idéale)
  • Détail esthétique (goulotte mal alignée)

→ Délai de correction : 30 j. Justificatif à envoyer (photo, document).

NC majeures

  • Dimensionnement non documenté
  • Devis non conforme (mentions légales manquantes, TVA mal appliquée)
  • Absence de PV de réception
  • Mesures de mise en service non tracées
  • Étanchéité non testée ou non documentée

→ Délai : 60 j. Représenter un dossier complet ou refaire l'intervention si nécessaire.

NC critiques

  • Installation non conforme aux normes (ex. différentiel AC sur PAC inverter)
  • Risque sécurité (élec, hydro, frigo)
  • Falsification de document
  • Refus d'accès au chantier

Suspension immédiate du RGE jusqu'à correction. Possible retrait définitif si récidive.

⚠ NC critique = déclaration MaPrimeRénov'

Une suspension RGE peut entraîner le remboursement des aides MPR perçues par tes clients sur les chantiers concernés. Très lourd financièrement. Faire corriger immédiatement et sans rechigner.

Renouvellement à 4 ans

  1. Mettre à jour l'attestation de capacité d'entreprise (Cat. I) si renouvellement Capacité dans la même période
  2. Mettre à jour l'attestation d'assurance décennale (avec mention PAC)
  3. Justifier les chantiers réalisés sur la période (au moins 2 sur les 4 ans)
  4. Avoir au moins 1 audit de suivi positif sur la période
  5. Prouver formation continue (souvent 1 module Qualit'EnR à refaire)
  6. Charte qualité re-signée à jour
  7. Paiement adhésion + dossier renouvellement

Coût indicatif 2026 : 1 200–2 000 € (audit renouvellement + adhésion 4 ans).

Pourquoi ça monte vite

  • R32 (PRG 675) → quotas en baisse, prix qui monte
  • R410A (PRG 2088) → quasi disparu, à éviter en pose neuve
  • R290 (PRG 3) → conforme phase-down 2030+, naturellement disponible
  • Beaucoup de fabricants (LG Therma V, Vaillant aroTHERM, Viessmann Vitocal 250-A, Bosch Compress) ont déjà leur gamme R290

Les 3 gros points qui changent par rapport au R32

1. Inflammabilité A3

Le propane brûle. Concentration de 1,8 à 9,5 % dans l'air = mélange explosif. Toute fuite dans un local mal ventilé = bombe potentielle. C'est pour ça que les règles d'installation sont strictes.

2. Charge limitée par volume du local

La quantité de R290 admissible dépend du volume du local où peut fuiter le fluide. Pour de la PAC A/E résidentielle, c'est presque toujours OK car la charge est en UE extérieure (donc local infini = l'extérieur). Mais attention : si liaison en cave, conditions à respecter.

  • UE extérieure de plein air : pas de limite spéciale (l'air ambiant dilue)
  • UE en local technique fermé : ventilation haute + basse obligatoire, capteur gaz parfois requis
  • UE sur balcon couvert ou loggia fermée : conditions techniques précises (NF EN 378)

3. Outillage anti-déflagrant pour intervention

  • Détecteur de fuites spécifique hydrocarbures (le détecteur HFC standard ne marche pas)
  • Pompe à vide étanche certifiée Ex-proof ou utilisation à l'air libre uniquement
  • Manifold dédié R290 (ou bien rincé du fluide précédent)
  • Station de récupération R290 spécifique (ne pas mélanger avec R32)
  • Bouteilles de fluide R290 stockées en plein air (consigne séparée)
  • EPI : pas d'objets métalliques susceptibles de produire des étincelles près de la zone

Formation complémentaire R290

L'attestation Cat. I standard ne couvre PAS le R290. Il faut une formation complémentaire fluides inflammables (souvent 2 jours, ~600–900 € HT) délivrée par les mêmes organismes COFRAC.

  • Sans cette formation, tu ne peux pas légalement intervenir sur R290
  • L'audit de capacité regarde si ton matériel R290 est en règle (détecteur dédié notamment)
  • Validité formation R290 : rattachée à l'aptitude Cat. I

Cas pratiques

Pose PAC R290 résidentielle classique

UE installée en plein air, liaison frigo qui rentre direct dans la chaufferie ou le local technique. Pas de conditions particulières au-delà du matériel adéquat et de la formation. Le marché va vers ça en standard.

⚠ Pièges à connaître

  • Ne JAMAIS mélanger R290 et R32 (ni dans les bouteilles, ni dans les outils, ni dans le compresseur)
  • Une PAC R290 ne se recharge pas avec autre chose, même en SAV d'urgence
  • Stockage bouteilles : à l'extérieur, ventilées, à l'écart de toute source d'ignition (briquet, flamme, étincelle élec)
  • Évacuation des condensats UE : pas de canalisation rentrante dans la maison sans précautions (siphon dimensionné, ventilation locale)

Tarif différentiel

  • PAC R290 même puissance qu'une PAC R32 = +5 à +12 % en prix matériel
  • Pose R290 = MO légèrement plus longue (procédures plus strictes), facturer +5 % en MO
  • Aide MaPrimeRénov' identique R32 / R290
  • Argument commercial fort : tu vends une PAC « à la durée de vie réglementaire la plus longue », pas concernée par les futures interdictions HFC

Le principe en 30 secondes

Une centrale VMC DF a deux flux d'air :

  • Air vicié extrait des pièces humides (cuisine, SDB, WC) — sort de la maison après être passé par l'échangeur
  • Air neuf insufflé dans les pièces de vie (chambres, salon) — vient de l'extérieur en passant par l'échangeur
  • Dans l'échangeur au cœur de la centrale, les deux flux se croisent sans se mélanger : l'air sortant chaud cède sa chaleur à l'air entrant froid
  • Rendement typique de l'échangeur : 80–95 %

Pourquoi c'est un bon complément à la PAC

  • Maison étanche moderne (BBC / RT2012) = besoin VMC obligatoire
  • Récupérer 15–25 % de chaleur sur ventilation = la PAC tourne moins = moins de conso
  • Confort thermique : pas de courant d'air froid en entrée d'air
  • Filtration de l'air entrant (filtres F7, ePM1) = qualité d'air intérieur
  • Aides MPR + CEE existent (à vérifier — barèmes en évolution)
  • Le client qui investit dans une PAC est souvent intéressé par la VMC DF en même temps

Composants d'une VMC DF

ComposantRôle
CentraleCœur du système : échangeur + 2 ventilateurs + filtres. En combles ou local technique.
Bouches d'extractionDans les pièces humides (cuisine, SDB, WC). Souvent hygroréglables (modulent selon humidité).
Bouches d'insufflationDans les pièces de vie (chambres, salon). Souvent au plafond, pas dans la zone de séjour direct.
Réseau gaines2 réseaux distincts (extraction + insufflation). Souvent gaines isolées 50 mm pour limiter pertes.
Prises d'air1 prise air neuf extérieur + 1 rejet air vicié extérieur, à distance d'au moins 2 m l'une de l'autre.
By-pass d'étéQuand T° ext fraîche en été, l'échangeur est by-passé pour ne pas réchauffer l'air entrant — rafraîchissement nocturne gratuit.
Préchauffeur antigelRésistance électrique en entrée d'air pour éviter le givrage de l'échangeur quand T° ext < -5 °C. Indispensable Savoie.

Marques et gammes courantes

  • Aldes (DEE Fly, InspirAir, T.One) : leader français, très répandu
  • Atlantic (Duolix Max, Optimocosy) : bon rapport qualité/prix, distribution Atlantic Pro
  • Helios : gammes pro, allemand, robustes
  • Vaillant recoVAIR : souvent associé à leurs PAC
  • Zehnder (ComfoAir) : haut de gamme, rendement supérieur

Pose VMC DF — étapes principales

  1. Étude préalable : nombre de pièces, débits réglementaires (NF DTU 68.3)
  2. Choix emplacement centrale (combles isolés, local technique)
  3. Tracé du réseau de gaines (insufflation + extraction)
  4. Pose centrale + raccordement électrique (alimentation dédiée + sondes)
  5. Pose des gaines (souvent isolées 50 mm laine de verre)
  6. Pose bouches d'extraction et d'insufflation
  7. Pose prise d'air neuf et rejet (façade ou toiture)
  8. Mise en route + équilibrage des débits (anémomètre)
  9. Vérification du by-pass d'été et du préchauffeur antigel
  10. Démonstration au client + rappel de l'entretien filtres tous les 3-6 mois

Tarif Savoie 2026

VMC DF maison 80–100 m²
3 800–5 500 € TTC
VMC DF maison 120–150 m²
5 200–7 500 € TTC
VMC DF haut de gamme Zehnder
7 000–11 000 € TTC
Entretien annuel
90–150 € HT

Spécificité climat alpin Savoie

En Savoie, l'air extérieur peut descendre à -15 / -20 °C. Sans préchauffeur antigel, l'échangeur gèle et la VMC s'arrête. Préchauffeur électrique 1–2 kW obligatoire en altitude ou en zone H1c. Vérifier que le modèle commandé l'inclut.

⚠ Pièges classiques VMC DF

  • Gaines passées dans des combles non isolés sans isolation supplémentaire = pertes énormes
  • Prise d'air neuf à proximité d'une sortie chaudière ou d'une bouche d'égout = aspiration de polluants
  • Bouche insufflation au-dessus du lit = courant d'air ressenti la nuit
  • Filtres jamais changés = perte de débit + colmatage de l'échangeur
  • Pas d'équilibrage débits = insufflation et extraction déséquilibrés = surpression ou dépression dans la maison

Le principe en 30 secondes

Une PAC piscine fonctionne exactement comme une PAC air/eau classique, sauf que :

  • Le circuit eau = l'eau du bassin elle-même (via échangeur titanium pour résister au chlore/sel)
  • La T° de consigne est basse : 26–30 °C (vs 35–55 °C pour le chauffage maison)
  • Donc le COP est très élevé : 5–7 typiquement (vs 3–4,5 sur PAC chauffage)
  • Pas de régulation complexe : thermostat eau, c'est tout
  • Pose simple : monobloc qui se branche en série sur le local technique piscine, juste après le filtre, avant la régulation chlore/électrolyse

Pourquoi c'est un bon marché solo

  • Pose 1 jour en moyenne (matin chez le client, après-midi mise en service)
  • Marge nette intéressante : matos 1 800–3 500 € HT, facturé 3 500–6 500 € TTC posé
  • Saison : avril-octobre, complète tes périodes creuses chauffage
  • Entretien annuel : ouverture saison + fermeture hivernage = 80–150 € HT × 2 = récurrent
  • Bouche-à-oreille : les voisins de la piscine voient le boîtier et demandent
  • Peu de concurrence en Savoie sur ce créneau (les piscinistes le font souvent moyennement)

Dimensionnement

Volume bassinBâche / abriPuissance PAC à viser
20–30 m³Bâche à bulles5–8 kW
30–50 m³Bâche à bulles8–12 kW
50–80 m³Bâche à bulles12–17 kW
20–40 m³Sans bâchex 1,5 par rapport au tableau ci-dessus
20–40 m³Abri haut piscinex 0,7 par rapport au tableau ci-dessus

Hypothèses : T° eau cible 28 °C, T° air saisonnière moyenne 18 °C, montée en T° en 4 jours.

Bâche à bulles = règle d'or

Sans bâche, la piscine perd 70 % de la chaleur la nuit par évaporation. Toujours vendre la PAC piscine avec rappel client : « sans bâche, votre PAC va surchauffer et vous coûter cher en élec ». Si client refuse la bâche, surdimensionner la PAC en conséquence.

Composants d'une installation type

  • PAC piscine monobloc (toujours monobloc, pas de bibloc en piscine)
  • Échangeur titanium intégré (résiste au chlore, au sel, au pH variable)
  • Vanne 3 voies de by-pass manuelle (pour court-circuiter la PAC en hiver)
  • Branchement hydraulique en PVC pression piscine (Ø 50 ou 63)
  • Alimentation élec dédiée (mono 16–32 A selon puissance)
  • Bâche à bulles (vente complémentaire si client n'en a pas)

Marques et modèles

  • Zodiac (Z200, Z300, Z400) : leader piscine, très fiable, SAV efficace
  • Hayward (EnergyLine Pro) : bon rapport qualité/prix
  • Poolex : gamme large, prix accessible, qualité variable
  • Pacific PR : distribué chez les grossistes piscine
  • Astralpool : pro, robuste, plus cher

Pose en 1 journée — protocole

  1. Visite préalable : localiser le local technique piscine, identifier filtre et régulation existants
  2. Choisir emplacement PAC : à l'air libre, 2 m mini d'une fenêtre voisine, 30 cm dégagement arrière
  3. Couper la circulation eau piscine (vanne d'isolement local technique)
  4. Couper l'alim circulation
  5. Insérer un by-pass 3 voies manuel sur la canalisation entre le filtre et la régulation chlore
  6. Brancher PAC en parallèle via le by-pass (entrée et sortie eau de la PAC reliées au by-pass)
  7. Tirer l'alim électrique dédiée (depuis tableau piscine ou tableau maison)
  8. Disjoncteur dédié + différentiel 30 mA Type A ou F
  9. Remettre l'eau en circulation, purger l'air dans la PAC
  10. Vérifier l'absence de fuite (raccords PVC)
  11. Mise en route, régler la T° de consigne (28 °C typique)
  12. Vérifier le débit d'eau dans la PAC (souvent un capteur intégré, qui sécurise l'arrêt si débit insuffisant)
  13. Démonstration au client + protocole hivernage (vidanger la PAC + by-pass fermé)

Tarif Savoie 2026

Pose PAC piscine 8–12 kW
2 500–3 800 € TTC
Pose PAC piscine 14–17 kW
3 500–5 500 € TTC
Ouverture saison (printemps)
90–140 € HT
Hivernage automne
90–140 € HT

⚠ Hivernage — non négociable Savoie

Une PAC piscine non hivernée = échangeur titanium qui gèle = remplacement à 600–1 200 €. Toujours intégrer dans le contrat : vidange complète + by-pass fermé fin octobre, redémarrage en avril. Si client veut faire lui-même, le mettre par écrit dans le PV de pose pour dégager ta responsabilité.

Pas de F-Gas ni RGE

La PAC piscine est sur fluide frigorigène (souvent R32) → contrôle d'étanchéité reste obligatoire. Mais aucune aide MPR / CEE applicable : c'est du loisir, donc pas de RGE requis du côté du client. Cela simplifie ton dossier client (et ne te prive d'aucune subvention).

La différence avec un multi-split classique

CritèreMulti-split classiqueVRV / VRF
Nombre d'UI possibles2 à 5Jusqu'à 32–64
Longueur cumulée liaisons30–80 mjusqu'à 1 000 m
Chaud + froid simultanéNon (mode commun)OUI sur VRV à récupération d'énergie
RégulationTélécommandes individuellesCentrale + supervision (BMS, KNX, Modbus)
Marché cibleRésidentiel haut de gammeTertiaire (bureaux, commerces)
Prix matos par UI1 200–2 500 €2 500–5 000 €

Configurations courantes

  • 2-tubes : chaud OU froid commun à toutes les UI. Plus simple, moins cher. Le plus fréquent.
  • 3-tubes (récupération d'énergie) : chaud ET froid simultanés possibles sur des UI différentes. Idéal bureau (côté ensoleillé en froid + côté nord en chaud). Plus complexe et plus cher.

Composants spécifiques d'un VRV/VRF

  • UE de grosse puissance : 22 à 90 kW typiquement
  • Distributeurs de fluide (boîtes de répartition / refnet) sur le réseau frigo, pour orienter le fluide vers chaque UI
  • Boîtes BS (sur 3-tubes) pour gérer chaud/froid simultané par UI
  • UI variées : cassettes 4 voies plafond, gainables, muraux, consoles, plafonniers
  • Régulation centralisée : souvent par étage ou par zone, parfois interfacée à un GTB (Gestion Technique Bâtiment)

Marché : qui pose du VRV/VRF

  • Sociétés spécialisées CVC tertiaire (souvent > 10 salariés, gros stock)
  • Pas vraiment du marché solo classique — mais possible si tu te spécialises
  • Marché ciblé : cabinets médicaux, dentistes, opticiens, petits commerces (boulangerie, agence immo, banque), salles de classe
  • Dépannage VRV existant : marché solo accessible (rotation de SAV chez constructeurs Daikin / Mitsubishi)

Spécificités frigoriste solo

⚠ À aborder avec précaution en démarrage

Une pose VRV/VRF demande : (1) certification constructeur dédiée (Daikin VRV training par exemple, 2 jours, 1 200–1 800 €), (2) outils de mise en service spécifiques (logiciel, câble interface), (3) connaissance des protocoles de communication (Modbus, BACnet, KNX). Pas avant 2-3 ans de pose résidentielle solide.

Marques principales

  • Daikin VRV (le créateur du concept) — domine le marché en France
  • Mitsubishi Electric City Multi — concurrent direct
  • Hitachi Set Free
  • Toshiba SMMS / SHRMi
  • LG Multi V
  • Samsung DVM S

Tarifs ordre de grandeur (Savoie 2026)

VRV 2-tubes 8 UI cabinet médical
35 000–55 000 € TTC
VRV 3-tubes 12 UI petit immeuble
70 000–110 000 € TTC
Maintenance annuelle (par UI)
120–250 € HT/UI

Le marché type d'un solo en Savoie / Isère

  • Restaurants saisonniers stations (Méribel, Courchevel, Val-d'Isère, Tignes) : chambres froides + vitrines
  • Boulangers / bouchers / fromagers vallées (Chambéry, Annecy, Grenoble, Bourg-Saint-Maurice)
  • Caves coopératives savoyardes (Apremont, Abymes) — refroidissement cuves vin
  • Fleuristes — vitrines réfrigérées
  • Petits abattoirs / artisans charcutiers — chambres mixtes

Les 3 grands types d'équipements

1. Chambre froide positive (CFP)

  • T° intérieure : 0 à +5 °C
  • Stockage de produits frais (viande, légumes, fromage, fleurs)
  • Fluide : souvent R449A, R452A, R452B (remplaçants R404A en phase-down)
  • Évaporateur dans la chambre (souffleur), groupe frigo en local technique ou extérieur
  • Volume typique : 4 à 30 m³

2. Chambre froide négative (CFN)

  • T° intérieure : -18 à -25 °C
  • Stockage produits congelés (viande, glace, surgelés)
  • Fluide : idem ci-dessus, parfois R290 / R744 (CO₂) pour gros
  • Plus complexe : dégivrage automatique, isolation renforcée (200 mm panneaux sandwich), plancher chauffant antigel
  • Volume : 4 à 20 m³ typique

3. Vitrines réfrigérées

  • Vitrines de présentation boucher / fromager / pâtissier / fleuriste
  • Groupe intégré (plug-in) ou groupe à distance (en local technique)
  • T° souvent 2–8 °C
  • SAV fréquent : ventilateurs HS, joints de porte, dégivrage capricieux

Différences vs PAC résidentielle

CritèrePAC résidentielleFroid commercial
Plage T°+35 / +55 °C-25 / +8 °C
Charge fluide1,5 à 3 kg3 à 30+ kg
Périodicité F-Gasannuelle (charge faible)souvent semestrielle
Régulationstandard constructeursouvent automate dédié (Carel, Eliwell, Dixell)
FluideR32 / R290R449A, R452A, R744 (CO₂), R290
Tarif horaire SAV55–75 € HT70–95 € HT
Astreinte nuit / weekendoccasionnelletrès fréquente (denrées en jeu)

Pour s'y mettre — formations recommandées

  • Formation « Froid commercial Cat. I » ou « Froid commercial-industriel » (3-5 jours, 1 500–2 500 €)
  • Formation automate frigorifique (Carel, Eliwell, Dixell) — souvent gratuite via le constructeur
  • Formation R290 / R744 fluides naturels (souvent imposée pour gros tonnage)

Pourquoi c'est rentable

  • Tarif SAV +25 % vs résidentiel (denrées en jeu = urgence)
  • Astreinte facturée (50 % majoration weekend, 100 % nuit)
  • Contrats d'entretien souvent semestriels (vs annuels résidentiel)
  • Marge sur pièces de rechange (vannes, sondes, électrovannes) souvent 30–50 %
  • Clientèle fidèle : un boulanger qui marche bien avec toi te recommande aux autres artisans du secteur

⚠ Pas pour tout de suite

Le froid commercial demande : matériel spécifique (manifold haute pression CO₂, flexibles dédiés, station récup gros tonnage), formation, expérience SAV solide. À envisager après 1-2 ans de pose résidentielle, quand tu as roulé ta bosse et que tu connais le diag par cœur. En attendant, tu peux référencer un confrère sur le sujet.

3 niveaux de régulation à comprendre

Niveau 1 — Régulation constructeur standard

Chaque PAC a sa régulation native : thermostat d'ambiance + sonde extérieure + loi d'eau. C'est ce que tu poses par défaut.

  • Atlantic Cozytouch / Cozytouch+
  • Daikin Madoka + Daikin Cloud Service (appli)
  • Mitsubishi MELCloud (appli)
  • Viessmann ViCare (appli)
  • Connexion Wifi → appli mobile = standard 2026

Niveau 2 — Domotique grand public

Le client a déjà ou veut Tahoma (Somfy), Home Assistant, Jeedom, Google Home, Alexa. Il veut « parler » à sa PAC depuis ces écosystèmes.

  • Tahoma Somfy : compatible Atlantic, Saunier Duval natifs. Piloter PAC + volets + alarmes depuis une seule appli.
  • Home Assistant : open-source, exigeant techniquement, intégrations communautaires pour quasi toutes les marques (souvent via passerelles type MELCloud_NG, daikin_residential)
  • Jeedom : autre solution open-source francophone

Ton rôle : vérifier la compatibilité au moment du devis, et orienter vers une PAC qui colle au système client. Si client a Tahoma, lui poser une Atlantic Alféa. Si client a Home Assistant, plus de liberté.

Niveau 3 — Bus pro Modbus / KNX / BACnet

Tertiaire, gros résidentiel haut de gamme (chalets de 300+ m², villas étoilées). Le client a un GTB (Gestion Technique Bâtiment) qui pilote tout : chauffage, ventilation, éclairage, volets, sécurité.

  • KNX : standard international filaire, très répandu en haut de gamme. Cher mais robuste.
  • Modbus RTU / TCP : protocole industriel, très répandu en CVC tertiaire.
  • BACnet : protocole bâtiment américain, présent surtout en grand tertiaire.

Pour s'interfacer : la PAC doit avoir une carte d'interface dédiée (option payante constructeur, 200–600 €). L'intégration est faite par un domoticien spécialisé : ton rôle est de fournir l'interface, pas de programmer le GTB.

Ce que tu dois savoir en démarrage

  • Toutes les PAC modernes ont une connexion Wifi gratuite via l'appli constructeur. C'est la base.
  • Si client a une domotique grand public, vérifier la compatibilité au devis (souvent ça passe via une passerelle constructeur)
  • Si client demande KNX / Modbus / BACnet : c'est du tertiaire. Devis option « carte interface » constructeur, sous-traiter l'intégration au domoticien
  • Toujours vérifier la connexion réseau wifi au lieu de pose au moment de la mise en service : si pas de wifi à la chaufferie, prévoir répéteur ou liaison filaire

Argument commercial

« Votre PAC sera pilotable depuis votre smartphone, où que vous soyez » = argument de vente solide. Pour un client qui voyage ou qui a une résidence secondaire en Tarentaise, c'est un must-have. Devise : connexion wifi standard gratuite + démo le jour de la mise en service.

Comment l'utiliser sur le terrain

  • Doute sur un mot prononcé par un client/grossiste ? Tu tapes 2-3 lettres dans la barre, tu trouves la bonne définition en 5 sec, sans avoir à demander.
  • Catégories par filtre : tape « frigo », « élec », « hydro », « régl », ou « jargon » pour ne voir qu'un univers.
  • Termes oraux du chantier : « le 3/8 », « la qualif », « tirer le vide », « le dehors » — c'est ce que tu vas entendre avant de le voir écrit.
  • Termes réglementaires : F-Gas, BSFF, RGE, MaPrimeRénov', AGEC, CEE, MPR, RC pro… À connaître avant tout audit.
Astuce : en doute sur un mot pendant un appel client, ouvre le manuel sur ton téléphone et tape directement le terme — réponse en 5 sec, sans interrompre la conversation.

Filtrer dans l'onglet « Tout » — la liste complète y est cherchable.

Liste catégorie : voir l'onglet Tout, et taper « frigo », « bp », « surchauffe », « manifold », etc.

Filtrer dans l'onglet « Tout » avec « différentiel », « courbe », « disjoncteur », « habilitation »…

Filtrer dans l'onglet « Tout » avec « désembouage », « vase », « loi d'eau », « PCBT », « ECS »…

Filtrer dans l'onglet « Tout » avec « F-Gas », « MPR », « CEE », « RGE », « BSFF », « DEEE »…

Filtrer dans l'onglet « Tout » avec « jargon », « le dehors », « calamine », « tirer le vide », « le 5/8 », « OEM », « la qualif »…

Échéances majeures à retenir

AnnéeÉchéanceImpact terrain
2025Interdiction R410A en équipement neuf clim split < 12 kW (sauf exemptions)R32 standard sur clim mono / multi-split
2025Quotas HFC réduits de 24 % vs 2024Prix R32, R134a en hausse, allonge délais d'approvisionnement
2027Interdiction PAC monobloc < 12 kW utilisant fluide PRG > 150R32 (PRG 675) interdit en monobloc < 12 kW. Migration R290 / R454B inférieur à 150 PRG ou très bas
2027Interdiction clim split < 12 kW utilisant fluide PRG ≥ 750R32 (PRG 675) reste autorisé jusqu'en 2027 sur clim < 12 kW
2029Interdiction clim split utilisant fluide PRG ≥ 150 (pour < 12 kW)R32 totalement banni en clim mono-split. Migration R454B ou R290
2030Interdiction PAC bibloc < 12 kW PRG > 150R32 banni en PAC bibloc < 12 kW. Migration R290 / R454B
2032Interdiction PAC bibloc 12-50 kW PRG ≥ 750R32 banni sur grosses PAC. R454B (PRG 466) reste autorisé
2035Interdiction PAC bibloc 12-50 kW PRG > 150Quasi tout HFC interdit en neuf. Naturels ou nouvelles HFO < 150

Conséquences pratiques pour ton activité 2026-2030

📅 Roadmap 2026-2030 frigoriste solo

  • 2026 (cette année) : R32 reste majoritaire sur PAC bibloc et clim. R454B en progression. Quelques PAC R290 commencent à apparaître. Tu fais 80 % R32 / 15 % R454B / 5 % R290.
  • 2027 : bascule franche. Plus de PAC monobloc R32. Le R290 monte à 30-40 % du marché. Formation R290 indispensable d'ici là.
  • 2028-2029 : R32 en déclin sur clim split, R454B prend la place. R290 majoritaire en PAC bibloc nouvelle pose.
  • 2030 : R32 quasi banni en neuf. R454B / R290 / R513A dominent.

Recommandation : passer la formation R290 + ATEX dès 2026. Investissement ~800-1 200 € HT, valide 5 ans, te permet de prendre des chantiers R290 avant la concurrence.

Contrôles d'étanchéité périodiques (rappel R.543-78)

Charge en t.éq.CO₂Fréquence contrôle d'étanchéitéExemple R32Exemple R454B
< 5 t.éq.CO₂Aucune obligation< 7,4 kg< 10,7 kg
5 à 50 t.éq.CO₂1 contrôle / an7,4 - 74 kg10,7 - 107 kg
50 à 500 t.éq.CO₂2 contrôles / an74 - 740 kg107 - 1 070 kg
> 500 t.éq.CO₂4 contrôles / an + détection automatique fuite> 740 kg> 1 070 kg

La PAC bibloc résidentielle typique (charge 2-3 kg R32) est sous le seuil 5 t.éq.CO₂ : pas de contrôle obligatoire. Mais le frigoriste reste responsable du CERFA F-Gas à chaque MES, recharge, et dépose.

Tableau exhaustif des fluides courants

FluidePRG (AR6)CatégorieInflammable ?Application typique
R32675HFCA2L (légèrement inflammable)Clim split, PAC bibloc < 50 kW (jusqu'à phase-out)
R454B466HFO mixA2LDrop-in R410A, PAC neuve, clim grosse puissance
R454C148HFO mixA2LAlternative R32 PAC, conforme post-2027
R290 propane3HC (naturel)A3 (très inflammable)PAC bibloc, ECS thermo, froid commercial — futur
R744 CO₂1NaturelA1 (non inflammable)Froid commercial, supermarchés, CTA
R717 ammoniac0NaturelB2L (toxique + légèrement inflammable)Industrie, pas en résidentiel
R134a1430HFCA1Existant ; remplacement progressif R513A
R513A631HFC mixA1Drop-in R134a sans changement matériel
R410A2088HFCA1Existant ; interdit neuf depuis 2025
R407C1774HFCA1Existant ; en retrait progressif
R448A / R449A~1400HFC mixA1Drop-in R404A, froid commercial transitoire
R1234yf4HFOA2LClimatisation automobile
R1234ze7HFOA2LPompes à chaleur eau / eau, refroidisseurs
Pour mémoriser : objectif réglementaire UE = PRG < 150 sur tous les nouveaux équipements résidentiels d'ici 2030. Au-dessus de 750, c'est déjà très contraint. Au-dessus de 2000, c'est interdit en neuf depuis longtemps.

Calcul du tonnage CO₂ équivalent

📐 Formule clé

Tonnage CO₂ équivalent (t.éq.CO₂) = Charge fluide (kg) × PRG / 1000

Exemples concrets :

  • PAC bibloc Mitsubishi 14 kW Zubadan, charge 2,5 kg R32 : 2,5 × 675 / 1000 = 1,69 t.éq.CO₂
  • PAC bibloc Atlantic Alféa 6 kW R32, charge 1,2 kg : 1,2 × 675 / 1000 = 0,81 t.éq.CO₂ (sous seuil 5 t)
  • PAC bibloc Daikin Altherma R290 8 kW, charge 1,5 kg : 1,5 × 3 / 1000 = 0,005 t.éq.CO₂ (négligeable)
  • Clim multi-split 12 kW R32, charge 3 kg : 3 × 675 / 1000 = 2,03 t.éq.CO₂

Le tonnage CO₂ figure dans le CERFA case [3] et détermine la fréquence des contrôles d'étanchéité périodiques (voir sub-tab Calendrier F-Gas).

R290 propane — le futur du résidentiel PAC

🔥 R290 — propane HC

  • PRG : 3 (quasi nul)
  • Pression de service : similaire R22 / R134a, ~10-25 bar
  • Charge typique : très faible (1-3 kg pour PAC 8-14 kW), car R290 a une excellente capacité frigorifique volumique
  • Inflammabilité : classe A3, très inflammable. LIE 2,1 % vol dans l'air.
  • Application : PAC bibloc résidentielle, ballon thermodynamique, froid commercial < 50 kW
  • Constructeurs en tête : Daikin Altherma 3 H HT R290, Vaillant aroTHERM plus, LG Therma V R290, Atlantic Extensa A.I. R290 (à venir)

R744 CO₂ — froid commercial et industriel

❄ R744 — CO₂ naturel

  • PRG : 1 (référence)
  • Pression de service : très haute, 80-120 bar (vs 25 bar R32) — équipements spécifiques renforcés
  • Cycle : souvent transcritique (passe au-delà du point critique 31 °C / 73 bar)
  • Inflammabilité : A1 (non inflammable, mais asphyxiant en confiné)
  • Application : froid commercial supermarchés, chambres industrielles, certaines PAC industrielles
  • Limite résidentiel : peu utilisé en résidentiel (équipements coûteux + technicité)

R717 ammoniac — industriel uniquement

⚠ R717 — ammoniac NH₃

  • PRG : 0 (mais émissions toxiques en cas de fuite)
  • Pression de service : similaire R22 / R134a
  • Inflammabilité : B2L (toxique pour B + légèrement inflammable pour 2L)
  • Application : froid industriel grosses puissances (> 500 kW), patinoires, agroalimentaire
  • Limite : interdit en résidentiel et tertiaire de bureau du fait de sa toxicité. Réservé aux installations professionnelles avec personnel qualifié.
En résumé pour Savoie / Isère résidentiel : tu vas surtout faire du R290 dans les années qui viennent. Le R744 et R717 ne te concerneront que si tu te diversifies vers le froid commercial ou industriel. Investis dans la formation R290 dès cette année.

Charge maximale R290 selon volume du local

Type localVolume mini localCharge max R290 autorisée
Local technique non occupé (chaufferie, garage)Aucune mini fixe (calcul ventilation)Jusqu'à 5 kg avec ventilation forcée
Local accessible occupé (cellier, sous-sol habité)Calcul selon norme EN 378Limite 80 % de la LIE en cas de fuite totale → typiquement 1-2 kg
Pièce de vie (salon, cuisine)Très limité — installation déconseilléeQuasi impossible en pratique
Extérieur (UE PAC bibloc)Pas de limite (atmosphère ouverte)Pas de limite — généralement 1-3 kg

Équipements ATEX obligatoires

Détecteur électronique R290 (capteur catalytique ou IR)
Détection seuil < 0,5 × LIE (~1 % vol). Sennheiser, MSA, Drager. Indispensable pour recherche fuite. ~400-800 € HT.
🌬
Ventilation forcée local technique
Renouvellement 4-6 vol/h sur volume local. Déclenchée par capteur R290 ou en permanence. Évacuation vers l'extérieur, prise d'air opposée.
🚫
Coupure générale tous appareils non ATEX en cas détection
Détecteur lié à automate qui coupe tous les équipements pouvant créer une étincelle (interrupteurs, ventilateurs non ATEX, prises). Régul + circulateurs PAC R290 = ATEX.
🛢
Bouteilles R290 spécifiques
Robinet anti-retour spécifique R290, joint EPDM, étiquetage UN1978 (gaz inflammable). Stockage à plat ou debout selon constructeur. Ventilation locale stockage.
🔧
Outillage anti-étincelle
Clés en bronze, lampes torches ATEX, multimètre certifié ATEX. Pas obligatoire si tu travailles en extérieur sur UE, mais recommandé.

Procédure spécifique MES R290

1. Vérification ventilation local technique avant MES

Si la PAC R290 est en local intérieur : ventilation forcée présente, capteur R290 en place, automate de coupure testé. Sans ces éléments : refus net, mise en demeure.

2. Pas de flamme nue ni de cigarette dans rayon 5 m

Aucune source d'ignition (briquet, fumée, soudure flamme) à proximité de l'UE pendant intervention. Affichage signalétique sur le chantier.

3. Test étanchéité avant ouverture vannes

Test azote 16-20 bar 15 min, ΔP < 0,1 bar. Si fuite : ne PAS ouvrir vannes service R290 avant réparation et nouveau test étanche. La fuite serait dramatique en local.

4. Tirage au vide poussé (50 µm cible)

L'humidité résiduelle réagit avec le R290 mais surtout : augmente le risque de cycles défectueux qui peuvent finir en fuite. Cible plus stricte qu'avec R32.

5. Charge pesée précise (faibles quantités, marges étroites)

Charges typiques R290 : 1-3 kg pour PAC 8-14 kW. Précision < 5 g recommandée (vs 10 g pour HFC). 5 g de surcharge sur 1,2 kg = 0,4 % d'erreur.

6. Premier démarrage avec détecteur en main

Détecteur R290 allumé pendant le démarrage et les 30 premières minutes. Aucune lecture > 200 ppm tolérée. Si lecture : arrêt immédiat, recherche fuite.

7. Récupération R290 en bouteille déchets dédiée R290

Pas de mélange avec récupération HFC. Bouteille déchets spécifique étiquetée UN1978. BSFF Trackdéchets avec code 16 05 04*.

8. PV mentionne explicitement R290 + ATEX

PV doit indiquer : type fluide R290, charge totale, conformité ventilation ATEX, présence détecteur, formation R290 de l'opérateur (joindre attestation). Important en cas de litige ultérieur.

Sans formation R290, tu ne peux pas faire de MES R290 : obligation réglementaire. Formation 2-3 jours, ~800-1 200 € HT, valide 5 ans. Investissement très rentable vu la croissance R290 en 2026-2030.

Drop-in possibles (compatibles sans changement matériel)

Fluide d'origineDrop-in possibleCompatibilitéPRG avant / après
R134aR513ACompresseur, lubrifiant POE compatibles. ΔT échangeurs ≈ identique.1430 → 631 (-56 %)
R134aR450ACompatible. Légère perte capacité ~5 %.1430 → 605 (-58 %)
R404AR448ACompatible (vérifier joints). Compresseur identique.3922 → 1387 (-65 %)
R404AR449ACompatible. Performances similaires.3922 → 1397 (-64 %)
R410AR454BPas un drop-in pur. Pression similaire mais classe A2L (légèrement inflammable). Vérifier compresseur compatible. Joints à changer.2088 → 466 (-77 %)
R22 (interdit depuis 2010)R422D ou R438ADrop-in avec lubrifiant compatible. Performance dégradée 5-10 %.1810 → 2729/2265 (variable)

Drop-in IMPOSSIBLES (changement complet nécessaire)

⚠ Cas où il faut remplacer toute l'installation

  • R410A → R32 sur clim ou PAC : pression R32 trop haute pour compresseur R410A. Échangeurs et tubes pas dimensionnés. Remplacement complet UE.
  • R32 → R290 : compresseur, joints, électronique différents (ATEX). Pas de drop-in.
  • R134a → R290 : idem, ATEX requis.
  • R407C → R32 : pression et glissement très différents. Pas de drop-in.
  • R404A → R290 ou R744 : changement total architecture frigorifique.

Procédure rétrofit (drop-in compatible)

1. Vérifier compatibilité drop-in (notice constructeur ou retrofit guide)

Liste constructeur officielle des drop-in approuvés. Si pas dans la liste : pas de drop-in, remplacement complet.

2. Récupération complète du fluide d'origine

Station de récupération + bouteille déchets dédiée. Pesée, BSFF Trackdéchets.

3. Vidange + remplacement de l'huile (si nécessaire)

Certains drop-in nécessitent un changement de lubrifiant (ex : R22 → R422D nécessite huile POE alors que R22 utilisait minérale ou alkylbenzène). Vidange compresseur, remplissage neuf.

4. Remplacement filtre déshydrateur

Cartouche neuve, voire double cartouche en série pour piéger résidus de l'ancien fluide.

5. Test étanchéité + tirage au vide complet

Procédure standard, cible 200 µm + maintien.

6. Charge fluide drop-in à la balance

Masse de drop-in souvent légèrement différente de l'original (ex : R513A nécessite -5 à -10 % vs R134a). Voir notice retrofit.

7. Mesures + ajustements détendeur

Surchauffe peut nécessiter petit ajustement (vis détendeur thermo). Pression HP/BP mesurées et comparées à table P-T du drop-in.

8. Étiquetage et documentation rétrofit

Étiquette nouvelle sur l'UE indiquant le fluide actualisé + date rétrofit + opérateur. CERFA F-Gas mentionne récupération + recharge avec drop-in. Conservation 5 ans.

Conseil business : sur installations vieillissantes (10+ ans), évaluer si le rétrofit est rentable vs remplacement neuf. Coût rétrofit : 800-1 500 € HT en main d'œuvre + fluide. Coût PAC neuve : 5 000-10 000 € HT. Pour client serré sur le budget et installation encore saine mécaniquement, rétrofit prolonge 5-10 ans à moindre coût.

Étiquetage obligatoire

🏷 Mentions obligatoires sur étiquette bouteille

  • Nom du fluide (R32, R454B, R290…)
  • N° UN ADR (ex : UN1078 pour HFC non inflammables, UN1978 pour propane R290)
  • Pictogramme danger (gaz comprimé + inflammable si A2L/A3)
  • Masse nette (contenu effectif fluide)
  • Pression d'épreuve de la bouteille
  • Date de fabrication / requalification (bouteille requalifiée tous les 5-10 ans selon ADR)
  • N° de lot (traçabilité)
  • Code couleur normalisé selon fluide (ex : rose pour R32, jaune pour R32 chez certains, ne pas s'y fier seul)

Stockage atelier

Type fluideStockage
HFC non inflammables (R134a, R410A, R513A, R448A)Local sec, ventilé, à l'écart sources de chaleur. Bouteilles debout ou couchées (selon constructeur).
HFO inflammables (R32, R454B en classe A2L)Local ventilé, à l'écart sources d'ignition. Distance min 5 m d'autres sources de chaleur.
HC inflammables (R290 en classe A3)Local ATEX, ventilation forcée, capteur fuite, distance min 10 m de sources d'ignition. Quantité stockée limitée par règle ATEX (typiquement 50 kg max sans déclaration ICPE).
R744 CO₂Local ventilé (asphyxiant en confiné), bouteilles debout obligatoire (haute pression).

Transport en véhicule (ADR ou exemption "petites quantités")

🚐 Règles transport pour frigoriste solo

Le transport ADR complet (formation, plaques orange, équipement spécial) n'est obligatoire qu'au-delà de certaines quantités. En dessous, tu bénéficies de l'exemption "petites quantités" (ADR 1.1.3.6).

  • Limite par véhicule HFC non inflammables (UN1078) : 1000 points (= environ 333 kg de fluide)
  • Limite par véhicule R290 propane (UN1978) : 333 points (= environ 111 kg)
  • Au-delà : ADR complet obligatoire (formation 8 h, plaques orange, extincteur 6 kg, kit fuite)
  • Pour un frigoriste solo qui transporte 2-3 bouteilles 12 L (max 25 kg fluide), tu es très en-dessous

Mais même en exemption petites quantités, tu dois : arrimer les bouteilles (pas qu'elles roulent en virage), ventilation du compartiment de transport, document de transport (mention nature + quantité fluide), extincteur 2 kg minimum à bord, pas de stockage à long terme dans le véhicule (sortir le soir).

Bouteilles consignées vs bouteilles en propriété

ModèleAvantageInconvénient
Consignée (système Climalife / Westfalen / Air Liquide)Caution remboursable, échange standard, pas de stockage longCaution 100-300 €/bouteille immobilisée
En propriété (achat + remplissage)Pas de caution, gestion soupleInvestissement initial, requalification périodique à ta charge, recyclage en fin de vie

Pour un frigoriste solo : consigne recommandée. Plus simple administrativement, pas de souci de requalification, échange standard chez le grossiste à chaque MES.

Erreurs frigo (1–25)

1Vide insuffisant ou trop courtFix : < 250 µm minimum, 30 min minimum, vacuomètre digital obligatoire.
2Test azote zappéFix : 30–40 bar, 1 h, eau savonneuse tous flares.
3Couple flare à l'œilFix : clé dynamométrique systématique.
4Limaille dans tube après coupeFix : ébavurer + tube vers le bas.
5Oubli huile POE sur portéeFix : 1 goutte avant serrage.
6Charge complément non calculéeFix : formule constructeur, balance précision.
7Liaison pliée à 90° vifsFix : rayon ≥ 10× Ø tube.
8Pompe vide en bout de courseFix : vérifier huile + descend < 100 µm.
9Ouvrir grosse vanne avant petiteFix : respect ordre constructeur, sticker.
10Purge atmosphérique d'un fluideFix : illégal. Station récup obligatoire.
11Mélange fluides différents (R32 + R410A)Fix : jamais. Récup complète + recharge fluide pur.
12Détecteur fuite non calibréFix : calibration annuelle obligatoire NF EN 14624.
13Schrader oublié à platFix : capuchons systématiques après chaque manip.
14Surcharge frigoFix : charge selon plaque + complément précis. Sur-charge = HP qui claque.
15Sous-charge non détectéeFix : mesures BP, surchauffe, sous-refroidissement.
16Soudure cuivre sans azote balayageFix : azote pendant la soudure pour éviter calamine intérieure.
17Calamine bouchage filtre déshyFix : vérifier filtre déshy après tout brasage.
18Liaison frigo proche source chaleurFix : distance des cheminées, conduits chauds.
19Isolation liaison déchirée par UVFix : goulotte UV résistant, gaine alu.
20Évacuation condensats UE qui gèleFix : canaliser hors gel + résistance antigel siphon si très froid.
21UE sans dégagement air arrièreFix : 30 cm minimum.
22UE en zone neige sans surélévationFix : 30–50 cm sol minimum Savoie.
23Échangeur UE encrassé non détectéFix : vérification visuelle annuelle, soufflage / lavage.
24Clim/PAC en mode chaud sans ΔT mesuréeFix : mesure ΔT systématique mise en service.
25Registre F-Gas non tenuFix : obligatoire chaque intervention. Sanction lourde.

Erreurs hydraulique (26–45)

26Désembouage zappé sur ancien réseauFix : non négociable réseau > 15 ans.
27Inhibiteur pas poséFix : Sentinel X100 ou équivalent à la mise en eau.
28Filtre/pot à boue absentFix : magnétique sur retour PAC mandatory.
29Vase d'expansion sous-dimensionnéFix : 8–10 % volume circuit, pré-pression hauteur d'eau.
30Soupape pas raccordée évacuationFix : au siphon visible, dégât eaux sinon.
31Vannes d'isolement absentesFix : de chaque côté du module hydro.
32Bouteille découplage zappéeFix : selon préco constructeur, surtout PCBT.
33Antigel oublié sur monobloc altitudeFix : 25–30 % propylène glycol > 1000 m.
34Pression circuit pas calée à 1,5 barFix : 1,5–1,8 bar à froid, à vérifier mensuellement par client.
35Purges radia oubliéesFix : air = bruits + perfo dégradée.
36Manomètre pas visibleFix : à hauteur d'œil pour autocontrôle client.
37Groupe sécurité ECS pas évacuéFix : au siphon, sinon dégât eaux quand il s'ouvre.
38Anode magnésium oubliée à l'entretienFix : remplacement tous les 5 ans.
39Détartrage ballon trop tardifFix : 2-3 ans Savoie eau dure, sinon résistance HS.
40Loi d'eau plateFix : régulation par sonde extérieure obligatoire.
41Sonde extérieure plein soleilFix : nord ou nord-est, ombre permanente.
42Émetteurs sous-dimensionnés non détectésFix : recalcul à T° basse PAC, surdimensionner si insuffisants.
43Robinets thermostatiques tous fermésFix : au moins 1 radia ouvert ou bouteille découplage.
44Étage non équilibréFix : régler les robinets en début/retour selon longueur de circuit.
45Bypass auto absent sur PCBTFix : obligatoire pour garantir débit minimum.

Erreurs élec (46–65)

46Différentiel Type AC sur PAC inverterFix : Type A ou F obligatoire.
47Section sous-dimensionnée pour longueurFix : calcul chute de tension.
48Pas de disjoncteur dédiéFix : ligne dédiée mandatory.
49Borniers pas serrés au coupleFix : tournevis dynamométrique selon constructeur.
50Câble bus + alim 230 V dans même gaineFix : séparer ou câble blindé.
51Mise terre non testéeFix : mesure résistance < 50 Ω idéal.
52Polarité phase/neutre inverséeFix : vérifier au testeur, certains modules sensibles.
53Puissance souscrite client ignoréeFix : demander avant pose, parfois passer à 12 kVA.
54Délestage non géréFix : dispositif délestage si limite proche.
55Boîte dérivation IP44 absente extérieurFix : IP44 ou IP66 selon exposition.
56Câble alim non gainé extérieurFix : ICTA ou câble U-1000 R2V apparent.
57Repérage filerie absentFix : étiqueter chaque câble en sortie tableau.
58Habilitation BR pas à jourFix : recyclage tous 3 ans.
59Disjoncteur courbe B sur compresseurFix : courbe C ou D requise.
60Schéma élec absent du dossierFix : à laisser au client + dans dossier chantier.
61Test fonctionnel diff non faitFix : tester bouton « test » à mise en service.
62Tableau ancien sans norme NF C 15-100Fix : sous-tableau dédié obligatoire.
63Court-circuit 230/24 V régulationFix : séparer strictement les circuits BT/TBT.
64Tri non équilibréFix : répartir les charges entre les phases.
65Interrupteur sectionneur absent UEFix : obligatoire selon NF C 15-100, près de l'UE.

Erreurs devis & SAV (66–80)

66Devis sans visite préalableFix : non négociable, recotation x2 sinon.
67Devis sans clauses standardFix : 10 clauses minimum (voir Anti-litige).
68Acompte oubliéFix : 30 % à signature, sécurise commande matos.
69Médiateur consommation absent CGVFix : obligation légale.
70Périmètre flou (« reprise enduit »)Fix : exclusions explicites systématiques.
71Estimation orale non chiffréeFix : jamais. Tout par écrit.
72PV de réception zappéFix : à signer le jour même de la fin de pose.
73Pas de bon d'intervention SAVFix : traçabilité obligatoire, signature client.
74Sortie urgente facturée tarif standardFix : +50 % week-end, +100 % nuit.
75Pièces remplacées non documentéesFix : n° série + photo de la pièce HS.
76Garantie biennale oubliée du devisFix : obligation légale d'information.
77Délai d'intervention non préciséFix : indiquer les délais de pose / réparation au devis.
78Tarif horaire flouFix : HT/TTC + €/h ou forfait clair.
79Avenant verbal sans signatureFix : tout avenant par écrit, signé.
80Dossier client perdu après 5 ansFix : archivage 10 ans (décennale).

Erreurs sur soi-même (81–90)

81EPI absents (gants frigo, lunettes)Fix : brûlure à -40 °C, projection. Toujours.
82Travail seul en chaufferie ventiléeFix : détecteur CO + ventilation, prévenir client.
83Manutention seul pour UE 100+ kgFix : à 2 systématique, ou diable monte-charges.
84Trousse premier secours absenteFix : camion + chantier.
85Extincteur 2 kg absent camionFix : CO₂ ou poudre ABC obligatoire.
86Devis chiffré sans marge sécuFix : 30 % min de marge globale, sinon tu travailles à perte.
87Pas de prévoyance arrêt travailFix : 1 mois en arrêt = 3 000 € de manque pour solo.
88Surrépartition sur 1 clientFix : jamais > 30 % du CA sur un client.
89Pas de formation continue annuelleFix : F-Gas se renouvelle 5 ans, RGE 4 ans, technique évolue.
90Aucune comptabilité en temps réelFix : appli compta solo (Indy, Tiime, etc.) suivi mensuel.

Erreurs chantier (91–100)

91Bâche oubliéeFix : sol parquet/carrelage poli toujours bâché.
92Aspirateur chantier absentFix : aspiration carottage = client content.
93Chantier laissé sale fin de journéeFix : nettoyage 30 min en fin = relations long terme.
94Communication client défaillanteFix : SMS récap fin de journée, prochaine étape.
95Voisinage non prévenuFix : client doit prévenir, surtout si copro.
96Bruit après 19hFix : arrêt avant 19h, sauf finitions silencieuses.
97Pause repas chez le client sans demandeFix : demander OU pique-nique camion.
98Outils laissés sur place fin de journéeFix : tout ramené sauf accord client.
99Pas de mot de passe wifi demandéFix : utile pour mise en service appli, télécharger notice.
100Pas de selfie final avec installationFix : photo souvenir pro = ton portfolio + autorisation pour réseaux sociaux.
0% · checklists
⇄ Convertisseur
9k (clim split S)2,64 kW
12k (split M)3,52 kW
18k (split L)5,28 kW
24k (split XL)7,04 kW
Test azote pose30–40 bar
HP R32 froid22–28 bar
HP R32 chaud28–35 bar
BP R32 froid8–11 bar
T° base Chambéry vallée−10 °C
T° base plateau Bauges−15 °C
T° base Tarentaise−18 / −20 °C
1/4"6,35 mm
3/8"9,52 mm
1/2"12,70 mm
5/8"15,87 mm
3/4"19,05 mm
7/8"22,22 mm
1"25,40 mm
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